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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Bref parce que contrairement aux libertariens ils assument d'être radicaux. Merci, au revoir. Parce qu'ils continuent à se revendiquer libertariens et pas fascistes, parce qu'ils forment un courant à part entière dans l'alt-right qui est séparé du courant fasciste et s'accroche avec lui.
  2. Le but n'est pas tant de dire qu'ils ont raison ou pas mais de comprendre ce qu'ils pensent et pourquoi (de manière un peu plus fine que "c'est des fascistes lol").
  3. I rest my case sur les féministes "modérés".
  4. Voyons ce qu'en disent les intéressés :
  5. Je pense exactement le contraire. Les libertariens vont vers l'alt-right parce qu'il sont fatigués de la mollesse émancipationniste d'un parti (aux États-Unis) qui a l'air de céder sur tous les points à part peut-être le cannabis.
  6. https://www.contrepoints.org/2013/11/28/147883-pourquoi-les-femmes-haissent-elles-la-liberte
  7. Ils sont aussi influents. Leurs délires sont considérés avec sérieux (au moins) et approbation (souvent) par les médias, les intellectuels et le pouvoir. Même ici on en arrive à discuter sérieusement du sexisme de la grammaire et des terrains de foot, c'est pour dire. Il existe sûrement des féministes libéro-compatibles mais (1) je doute qu'ils soient encore majoritaires (je ne crois pas à la majorité silencieuse dans ce cas, il suffit d'une discussion de deux minutes avec n'importe quel féministe "modéré" pour que la chienlit émerge) et (2) vu l'état de leur mouvement leur première préoccupation devrait être la même que la mienne, dénoncer le plus bruyamment et souvent possible les conneries des autres.
  8. Je n'ai pas l'impression d'inventer des problèmes pour les mettre sur le dos de la matriarchie mondiale. Je fais plutôt le contraire en soulignant qu'il ne faut pas prendre au sérieux les problèmes inventés qui seraient l'expression de la patriarchie mondiale. Tant qu'il y a des gens qui tombent dans le panneau (et soyons honnêtes c'est pas demain la veille que ça s'arrêtera) je considère que c'est important de le dire. Si c'est ridicule tant pis.
  9. C'est vrai que ce n'est pas du tout le genre des féministes d'attribuer du sexisme à tout et n'importe quoi. Là je donnerais bien des exemples mais je ne voudrais pas qu'on m'accuse d'être obsessionnel.
  10. L'idée derrière c'est qu'un fait peut être soit un délit, soit un crime, mais pas les deux à la fois ? Imaginons qu'il y ait effectivement eu une preuve de viol, ça resterait aussi par ailleurs une atteinte sexuelle sur mineure non ?
  11. Ce n'est pas possible de faire les deux à la fois ?
  12. Si le genre non marqué était le féminin, les féministes pleureraient que les femmes sont effacées et invisibles.
  13. Et je persiste à penser que cette question est tout à fait centrale pour comprendre les débats qui secouent actuellement le libéralisme, et qu'elle est très loin d'être résolue. Je suis libéral dans le sens que je donne à libéral. Ce n'est un "trou dans la doctrine" que quand on cherche à faire du libéralisme un axiomatisme borné. Si l'échiquier est trop gros c'est la merde.
  14. Direction le doctorat ?
  15. Descartes déconne parce qu'il voudrait que la perception que nous avons d'une chose coïncide avec la chose en soi (donc telle qu'elle existe indépendamment de l'expérience humaine). Il se rend compte avec justesse que c'est impossible à savoir et donc se sert de Dieu comme béquille pour se rassurer. On ne peut pas trop lui en vouloir parce que ce n'est ni le premier ni le dernier que ce problème a rendu dingue. Mon approche est résolument pragmatique (au sens épistémologique) : si c'est indépassablement en dehors de notre expérience, si quelle que soit la réponse ça ne changerait rien de notre point de vue, alors peu importe. Notre discours doit porter sur le point de vue humain, le seul qui nous soit accessible. Intuitivement je dirais que les normes discrètes peuvent se réduire à des normes continues mais que l'inverse n'est pas forcément vrai. Peut-être qu'il existe des contre-exemples mais sur le moment je n'en vois pas.
  16. En ce qui concerne les faveurs sexuelles, en France, la police est aussi là pour sanctionner les gens qui utilisent la violence, contrainte, menace ou surprise pour coucher avec quelqu'un...
  17. Donc on transforme "il ne faut pas voler" en "il ne faut pas être un voleur" ? Et ici on transforme "il ne faut pas voler" en "il faut éviter les actions qui nuisent à autrui" ? Si on combine mes deux remarques précédentes, cette déontologie intentionnelle continue aboutit à "il faut être une personne qui ne nuit pas à autrui", ce qui ressemble à s'y méprendre à une éthique de la vertu de mon point de vue. Dans la position naturaliste (que je ne défends pas particulièrement) on peut partir du principe que le bien peut se réduire à une quantité objectivement mesurable, et par conséquent on évite le problème (ou plutôt on le renvoie dans les présupposés méta-éthiques). On est dans la méta-physique, là, pas dans la méta-éthique. Pour faire court voici mon opinion sur la question : d'un point de vue ontologique on est obligé d'admettre, pour ne pas faire de contradiction performative, que nous existons, qu'un monde externe existe et que d'autres humains existent. À partir de là on peut définir l'objectivité d'un fait concernant le monde externe comme la capacité de n'importe quel humain de bonne foi et suffisamment informé à admettre ce fait. Cette définition est suffisante pour fonder une théorie de la connaissance sans s'occuper de la nature du monde tel qu'il serait perçu par autre chose qu'un humain, chose qu'on ne pourra de toute manière jamais appréhender.
  18. Ah ? Non.
  19. Comme dit @FabriceM, pour l'instant on est détendu Idée également centrale chez les anti-immigration ("on a le droit d'inviter qui on veut chez nous").
  20. Commencer à considérer les adultes comme des enfants c'est partir sur la mauvaise pente...
  21. Shift c'est pas mal, ça donne bien la notion d'une dimension orthogonale.
  22. Pour moi l'évolutionnisme est surtout une école de prudence envers la tentation rationaliste en ce qui concerne la compréhension des phénomènes sociaux. La survie et le maintien d'une institution dans le temps est en soi un signe que cette institution remplit une certaine fonction pour la société dans laquelle elle existe. Le fait que cette fonction ne soit pas directement compréhensible par un individu en particulier ne prouve rien d'autre que les limitations des individus par rapport à la complexité des phénomènes envisagés. En termes hayekiens il y a trop d'information et elle est trop diffuse pour être centralisée. Est-ce que ça veut dire qu'il ne faut jamais rien toucher ? Non. On peut isoler des conséquences négatives d'une institution et les juger suffisamment néfastes pour justifier de s'attaquer à elle pour contrebalancer ses effets positifs connus et potentiels. Il s'agit d'un arbitrage moral fondé sur la connaissance, pas d'une hybris constructiviste fondée sur l'ignorance ("je ne vois pas à quoi ça sert/ce n'est pas parcimonieux avec mon système arbitraire donc il faut le supprimer"). C'est comme ça qu'on peut condamner l'esclavage ou l'état. Par ailleurs je note que presque personne ne s'intéresse à mes questions : est-ce qu'exercer du chantage pour obtenir des faveurs sexuelles ou pousser un individu au suicide devrait être accepté de la même manière qu'exercer du chantage pour obtenir de l'argent ? Si oui pourquoi, si non pourquoi ?
  23. Et si la condition pour ne pas divulguer son secret est qu'il se suicide ?
  24. Et si au lieu de l'argent on demande des faveurs sexuelles ?
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