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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. +1 Il faut reconnaître que dans le fond il n'a pas tort, Franck. Et c'est sympa de sa part de venir s'expliquer ici alors autant l'accueillir correctement.
  2. Message au lurker du futur qui aurait trouvé cette discussion par hasard : salut t'as vraiment du temps à perdre mon gars.
  3. +1 Ah, l'allemand, qu'est-ce que ça m'a fait galérer... Dire qu'à un moment donné j'arrivais à le lire presque correctement (et c'est la seule compétence en langue qu'évalue le bac, vraiment...).
  4. L'important c'est d'avoir fixé un point dans ces eaux-là à partir duquel bidouiller je pense Ce qui se passe dans ma tête pour 8*7 : "8*7 = 6*7+2*7 = 42+14 = 56" Pour ma part je crois que mon cerveau est tout bêtement mauvais pour intégrer des informations arbitraires. Ça marche pour les dates mais j'ai aussi toujours eu du mal à retenir les noms de personnes, de rues, les numéros de téléphone... Bref je ne pense pas que ce soit lié à l'autorité ou à l'utilité. Mais du coup quand on me présente un cours comme un catalogue de faits arbitraires sans modèle sous-jacent, ben ça bloque.
  5. Sinon je n'ai jamais appris mes tables de multiplication. Je sais compter deux par deux, cinq par cinq, neuf par neuf et je sais que 6*7=42, ça m'a toujours suffit
  6. Là dans le contexte on parlait plutôt de primaire/secondaire. Je n'ai jamais dit qu'on devrait idéalement se passer de par coeur, bien sûr que le par coeur est un socle essentiel à tout aprentissage. Mais son omniprésence actuelle est pour moi le signe d'un système d'enseignement qui s'est adapté aux élèves moyens, et qui s'appuie donc de moins en moins sur des facultés qu'utilisent typiquement les bons élèves comme le raisonnement logique et la créativité. C'est une différence qualitative dans le mode d'enseignement qui peut entraîner des difficulté, d'où les plaintes de certains ici sur le côté aliénant. Personellement (et ça m'a parfois posé problème dans ma scolarité) je suis infoutu de retenir quoi que ce soit si on me dit juste "c'est comme ça, ta gueule". J'ai besoin d'avoir un contexte, un schéma global, des liens logiques, choses que je vais chercher tout seul si le prof ne veut pas ou ne peut pas me les fournir. En effet. Deux parties, deux sous parties, c'est comme ça et pis c'est tout
  7. L'école pour la majorité des élèves c'est 80% de par coeur, 10% de sport et 10% d'art plastique.
  8. Est-ce qu'on prend la même définition de "lieux publics" que dans les lois anti-tabac ?
  9. Pour ceux que ça intéresserait, un article relativement récent sur la question du "mind-reading" via l'IRMf : http://www.cs.pomona.edu/~syang/arch/visual_decoding/haynes_2006.pdf
  10. Non non, pas forcément (contrairement au PET scan qui suppose qu'on injecte un élément radioactif). La vraie limite de l'IRM pour l'instant c'est que c'est gros et que ça coûte un bras.
  11. C'est ma conclusion oui. Enfin "sans trop de difficultés" c'est relatif, laisser tomber les 80% c'est politiquement très difficile. Attaquer par le brevet ou même le certificat d'études (pourquoi pas) serait moins casse-gueule à mon avis. Je ne dis pas le contraire.
  12. Je développais seulement mon point de vue (nivellement par le milieu) puisqu'il a été invoqué.
  13. L'EdNat c'est le nivellement par le milieu. On a tous les enfants de France qui arrivent chaque année à un bout du tuyau et le but du jeu c'est d'en faire sortir 80% par l'autre bout. Si on considère que le niveau des élèves est distribué selon une loi normale, la ligne de moindre effort va être de baisser l'exigence un peu au dessus du niveau moyen (j'ai la flemme de retrouver où exactement). Cela va impliquer un changement dans le contenu qualitatif des cours pour s'adapter au nouveau public-cible. Par exemple on va beaucoup plus se centrer sur le par-coeur et les exercices-type que sur la créativité et le raisonnement. On va moins chercher à s'appuyer sur la curiosité ou la motivation de l'élève. On va également revoir les mêmes bases de nombreuses fois et être globalement plus "scolaire". Tout ça en plus de la simple baisse de niveau. Bien sûr ces changements se font au détriment des bons élèves puisque la méthode pédagogique ne leur est plus adaptée. Ils sont en souffrance dans ce système qui leur coupe les ailes (impression de stagnation, ennui, découragement...). Ils ont intérêt à avoir une maturité émotionnelle et sociale importante pour tenir le coup, malheureusement c'est rarement le cas. Les plus mauvais élèves quant-à eux restent mauvais et ne reçoivent pas d'attention particulière. Mais comme l'école est obligatoire pour tous ils sont eux aussi en souffrance entre les redoublements et autres humiliations. Certains deviennent des perturbateurs et restent comme une épine dans le pied de tout le monde, baladés d'établissement en établissement au fil des expulsions. Les médiocres restent des médiocres, et dans ce contexte ils ont bien raison car ils sont encouragés dans leur médiocrité et obtiennent des résultats comparables aux bons. Les difficultés commencent pour eux dans le supérieur, et plus exactement au moment où, pour la première fois de leur vie, ils se retrouvent confrontés à une véritable sélection. Ils s'inscrivent en masse à la fac et 80% d'entre eux ne survit pas jusqu'au master. Malheureusement maintenant même les universités sont obligées de s'adapter à leur nouvelle clientèle, d'où la multiplication des cours pour apprendre à se servir de Word ou à écrire en français dans le cadre de la "lutte contre le décrochement". Et je ne parle même pas de l'effet pervers qu'est l'inflation des diplômes (des secrétaires à bac+3, des instituteurs à bac+5...). Il n'y a pas besoin de complot pour expliquer ce cercle vicieux qui détruit l'enseignement du bas vers le haut, tout ça découle logiquement de deux volontés politiques : l'école unique obligatoire et la réussite de 80% d'une tranche d'âge au bac. L'idéal serait de faire exactement le contraire : une multitude d'écoles adaptées aux besoins de chacun et des épreuves qui sanctionnent un vrai niveau d'excellence à la place d'un thermomètre cassé. En attendant, une solution qui resterait dans le cadre du système EdNat serait l'abandon des 80% au bac et la réhabilitation du brevet des collèges (qui serait de nouveau nécessaire à l'accès au lycée). Ainsi le lycée pourrait retrouver sa vocation naturelle de porte d'entrée vers le supérieur, et les offres de formation alternatives dans le secondaires pourraient enfin devenir compétitives.
  14. Les pédonazis, encore et toujours. Là on est en plein dans le volet "nazis".
  15. Dit-il sur un forum avec 75% de NT
  16. Oui. On donne incommensurablement plus d'infos (et des infos sémantiques donc exploitables) via les téléphones portables. Après en IRM on commence à faire des trucs rigolos en "lecture de pensée". Mais c'est pas près d'être miniaturisé et abordable.
  17. Ce sont des choses qui me posent problème aussi, le vrai anonymat ça n'existe pas, le droit à l'oubli non plus. Je suis certain que si quelqu'un avec des moyens s'en donnait vraiment la peine il pourrait tous nous retrouver. Partant de là il y a plusieurs stratégies : Augmenter le rapport difficulté/intérêt de la chose en évitant de dépasser certaines limites pour rester sous le radar et en protégeant dans la mesure du possible nos infos personnelles. Adoucir préventivement le choc en préparant nos proches et en ne disant pas trop de conneries qu'on ne pourrait pas assumer. Ceci dit ça rejoint assez la discussion de je ne sais plus quand où je parlais de l'outing. Est-ce que dire la vérité sur quelqu'un dans le but de lui nuire peut être considéré comme une agression ?
  18. Ben c'est déjà une meilleure réponse que toute l'agitation ministérielle et autres bidouillages légaux. Au moins là on reste dans le cadre de la société civile et de la liberté d'expression, qui est aussi la liberté de dire publiquement "voilà ce qu'a fait Untel, à bon entendeur". Ceci ne s'applique bien entendu pas si à terme ils se font arrêter. C'est sans doute vrai. En effet.
  19. J'ai du mal à imaginer que l'état soit miraculeusement assez compétent pour définir une telle politique et la mettre en oeuvre efficacement.
  20. Je dirais : "J'ai récemment visité une école dont j'étais autrefois membre du conseil d'admistration. À l'époque [...] ".
  21. Le progrès c'est ce qui arrive quand on prend en compte l'avis des INTJ, ce qui arrive dans deux cas de figures : On bosse avec des NT (de préférence INTJ) et on peut donc tenter des explications. On a la confiance totale du "chef" (hors d'une institution c'est le E qui a la plus grande gueule) et il s'occupe d'arrondir les angles. Autant dire que c'est pas gagné.
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