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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Oui mais non. Droit moral je veux bien, droit patrimonial il ne faut pas pousser. L'utilité de la propriété est qu'elle permet de gérer les conflits de possession dans un contexte de rareté, ce n'est pas du tout un concept pertinent concernant des choses intangibles et virtuellement illimitées. Encore faut-il déterminer ce qu'est la justice. Si je signe un contrat d'esclavage, l'état doit-il le faire respecter à tout prix ?
  2. Vraiment ? Même à long terme avec les effets pervers inhérents à toute intervention ? Même en prenant en compte ce qu'on ne voit pas ?
  3. Je suis assez d'accord sur le fait que ces mécanismes jouent, et c'est complémentaire avec ce que je disais : tout ça est aggravé parce qu'il n'y a pas d'obligation morale perçue pour le contrebalancer. Au final, nous sommes très peu incités à respecter le droit d'auteur sous cette forme, et il faudrait des mesures limitant par ailleurs notre liberté pour que nous le devenions. Ma question est la suivante : le jeu en vaut-il la chandelle ? C'est sur ce dernier point qu'il y a une différence avec le droit de propriété (qui, lui, est indiscutablement régalien).
  4. Je considère que les grandes maisons de disque qui fonctionnent effectivement comme ça sont l'arbre qui cache la forêt. Mais si j'apporte des contre exemples il sera facile de me répondre qu'ils ne sont pas représentatifs. Donc on ne tombera pas d'accord. Tout ce que je peux soutenir sans avoir besoin d'étude pour le prouver, c'est que des modèles alternatifs existent et qu'ils fonctionnent. Il faut donc se demander pourquoi ce type de restriction n'est pas pris au sérieux malgré la multiplication des messages et pourquoi tant de gens se conduisent comme si l'autorisation était la règle. Je dirais qu'une des raisons est que ces interdictions sont perçues comme n'ayant aucun lien avec la volonté des artistes, ce qui peut être une indication que ce droit de regard n'est en fait pas aliénable.
  5. Pas si évident que ça, en fait. Pas assez évident en tout cas pour défendre le statu quo sous prétexte que "de toute manière, législation ou pas, ça ne peut pas se passer autrement". Du coup c'est un modèle qui arrange tout le monde, en fait : les connus, les pas connus, le public… Disons que ça relativise le côté "tout le monde fait comme ça". Commercialiser, non. Par contre si je peux faire de la pub gratuite à des artistes peu connus, sans problème. En cas d'interdiction explicite de la part de l'auteur (qui peut avoir ses raisons) je ne le ferai pas, bien entendu.
  6. Mais c'est précisément le problème. Un cartel composé d'une partie des ayant-droits (l'écrasante majorité en question) se présente comme incontournable et impose ses solutions par lobbying parce qu'ils sont en train de se faire doucement grignoter par des modèles alternatifs plus adaptés à la situation technologique actuelle.
  7. C'est comme ça que je le comprends aussi. Ce type de raisonnement permet de conclure que dans la plupart des cas le marché libre est sous optimal par rapport à une situation de concurrence pure et parfaite et qu'une intervention adaptée permet de corriger les écarts. En fait, c'est exactement le néo-libéralisme tel qu'il est décrit dans l'autre fil. Et je crois que c'est une hypothèse fondamentale et nécessaire de l'économie mainstream (mais je ne suis pas encore assez calé pour en être certain).
  8. Non. Ce qui ne me laisse pas indifférent c'est qu'on prétende réguler mon Internet pour sauver ce modèle. Les maisons de disques elles-mêmes c'est comme les pédonazis, je n'en ai rien à cirer. Il se trouve que je n'ai jamais acheté un seul CD de ma vie et que je n'en ai jamais téléchargé non plus (sauf si on prend en compte le streaming mais c'est encore légal aux dernières nouvelles).
  9. D'ailleurs personne ici ne défend l'interdiction des DRM. Qu'ils essayent de perpétuer leur modèle obsolète avec leurs propres moyens et que le meilleur gagne.
  10. J'approuve Le niveau de charabia est tel que j'ai vraiment du mal à saisir le sens.
  11. Je suis au milieu de L'Opium des intellectuels. C'est très étrange. D'un côté c'est très juste et très bien écrit, presque toutes les phrases prises individuellement mériteraient d'être citées, mais de l'autre je m'ennuie affreusement. En fait, j'ai l'impression d'avoir déjà lu tout ça des dizaines de fois. ça doit être le signe d'un travail précurseur réussi. Sinon voilà 3 ans que je traine ici et je poste de plus en plus . Qui sait, peut être même qu'un jour j'ouvrirai un sujet.
  12. Je suis sur le cul. Nous vivons vraiment des mois/années historiques, tout semble se mettre en branle en même temps.
  13. Ah, j'avais oublié ce détail. En tout cas, moi, je ne participais pas encore à l'époque, mais pour me faire pardonner je propose une autre recherche…
  14. Je ne comprends pas cette phrase, désolé. Ça rejoint ce que je sous entendais avec mon histoire d'artisan : avant de songer à adopter un régime spécial pour les artistes, il faudrait commencer par définir où commence l'art. Mais c'est difficile.
  15. À ce stade de connerie ça ne mérite pas de réponse constructive. Des moqueries, À la limite.
  16. Jusque-là, pas de problème. Là, je dubite. Il y a quand même une différence entre citer sa source et la rémunérer (sinon les scientifiques seraient bien plus riches…). Je ne comprend pas bien en quoi ça poursuit mon raisonnement mais oui, c'est une manière de voir les choses. La technologie atténue la frontière entre les deux, d'où la confusion. Confusion qui peut être prolifique si on s'inspire des meilleures normes de chaque côté. Si je me résume, je suis prêt à admettre la légitimité d'une sorte de droit d'auteur qui contiendrait : - La protection contre le plagiat (c'est-à-dire la diffusion sans citer la source). - La protection contre la contrefaçon (c'est-à-dire le fait de présenter comme authentique une imitation). - Toute autre stipulation (pouvant donc renforcer ou annuler les points précédents) entre l'auteur ou son représentant et l'acheteur.
  17. Concrètement, ça voudrait dire qu'un peintre a un droit de regard sur l'usage fait de tous les tableaux qu'il a vendu ? Je veux bien qu'il puisse exister de telles conditions dans le cadre d'un contrat, mais pourquoi est-ce que ça devrait être le cas général ? Il n'y a pas que les artistes qui vendent du style, du savoir-faire, du talent… La différence entre le vase et le cd, c'est que seul le second (pour l'instant) est très facilement copiable. Le jour où on pourra trivialement imprimer les caractéristiques de n'importe quel objet sur des blocs de matière vierge, la question du droit d'auteur se posera de la même manière pour un produit manufacturé. Je connais pas l'histoire. Il avait probablement raison dans sa logique (et celle de l'institution qui lui avait accordé le brevet) et tors sur le principe.
  18. C'est simple comme une recherche Google.
  19. Certes, mais c'était pas la question…
  20. Au nom de quoi il resterait "propriétaire" des caractéristiques d'un truc une fois qu'il l'a vendu ? D'ailleurs, ça soulève une analogie intéressante. Imaginons non pas un artiste mais un artisan, par exemple un potier (mais ça pourrait être un tailleur ou un menuisier). J'achète un vase (une création originale d'un goût exquis) dans sa boutique. Une fois rentré chez moi, je diffuse sur le net les caractéristiques de l'objet qui permettent à mon voisin (qui veut tester sa nouvelle imprimante 3D futuriste) d'en faire une copie. Est-ce qu'un droit d'auteur a été violé ?
  21. C'est pire que NationStates…
  22. Cette accusation de sectarisme revient souvent et dans la plupart des cas je ne la comprends pas. D'abord, pourquoi lier ça à l'anarcapisme ? Dès que quelqu'un de "pas tout à fait assez libéral" se fait un peu malmener, même sur un sujet qui n'a rien à voir avec l'anarchie, on en revient toujours à "de toute façon vous zêtes de sales zanarcaps sectaires". Ensuite, les nouveaux qui débarquent pour poser dans un français approximatif (l'équivalent sur le net d'être mal habillé et de sentir mauvais) des questions mille fois rebattues (ce qui montre qu'ils n'ont pas fait l'effort de se renseigner malgré la multiplicité des sources : anciens fils, Wikibéral…) et exigent qu'on leur réponde poliment sont accueillis fraîchement (même si on leur répond quand même). C'est normal. Enfin, concernant le nonossage, il faut y aller très fort pour le mériter. S'obstiner à poster sur un sujet sans changer d'un iota sa position, sans prendre en compte les éléments apportés par autrui et avec une argumentation plus viscérale que rationnelle. En d'autres termes, troller (et on peut troller sans en avoir conscience).
  23. Lancelot

    Un blog anti-wikipedia

    Eh ben, tout ça me rendrait presque Wikipédia sympathique. Sinon, bioman : tant qu'à s'attaquer à un site Internet il y en a qui font bien plus de dégâts. Facebook, par exemple…
  24. Lancelot

    Un blog anti-wikipedia

    Libéralisme sur google. Wikipédia est en première place mais Wikibéral est en première page.
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