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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Quel dogmatisme épistémologique !
  2. Je veux bien savoir aussi. On m'aurait menti ?
  3. Le pragmatique, c'est celui qui ignore son idéologie.
  4. Qu'est ce que ça veut dire, "le profit" ? Si, par exemple, je dis que "vouloir faire du profit" c'est chercher à augmenter la valeur de l'ensemble de ce qu'on possède, alors toute personne qui échange librement veut faire du profit, et elle y arrive par définition.
  5. Moins commercial à l'époque de ride the lightning que maintenant, quand même. Et le reste. Si on écoute ramin on passe de Verdi à U2 et Lady Gaga d'un seul coup, sans qu'il se soit jamais rien passé d'autre.
  6. Il peut être inévitable, ça ne m'empêchera pas de penser qu'il est débile. Même dans une perspective réaliste d'ailleurs : le but du jeu ce n'est pas de grossir pour grossir (et devenir le maître du mooonde) mais d'être suffisamment gros pour survivre, idéalement sans trop attirer l'attention.
  7. Tout ça m'inspire. Il faudrait faire une sorte de dating sim dont le but serait d'interagir avec des personnages variés (le syndicaliste, le prof, l'étudiant, le politicien, le journaliste, la famille… avec à chaque fois différentes variantes idéologiques imaginables) en essayant de monter leur score de libéralisme. Si c'est bien foutu ça pourrait être assez jouissif à jouer (et un moyen subtil de propagande).
  8. Cool, un test alakon Hum, ouais, ok…
  9. L'article est plus optimiste qu'il voudrait le faire croire. Observez comme toutes les objections de la première partie : Sont balayées par l'exposition des détails du projet dans la seconde :
  10. Le but est d'avoir un état européen pour rivaliser avec les méchants américains et chinois dans le concours de qui a la plus grosse (armée, monnaie, surface, population…). Oui, c'est débile, mais c'est le fond de l'idéologie européiste, ce qui est implicitement admis par tous ces gens, ce qui se cache derrière tous leurs discours et leurs gesticulations. L'étape d'après c'est l'état mondial.
  11. Texte très éclairant en effet, dont on peut tirer plusieurs choses. D'abord, il est possible de débattre de tout ça très clairement sans jamais utiliser le terme "ressources naturelles". Ensuite la notion d'utilité, que mon inculture économique notoire m'avait fait louper. Enfin, c'est un débat récurrent dont nous vivons le dernier avatar en date, et il me semble évident que le camp qui bénéficie le plus de l'introduction du concept de ressource naturelle n'est pas le notre.
  12. Je n'en sais rien. À vrai dire ce n'est pas une question qui me passionne, je suis plutôt là par goût pour les controverses obscures.
  13. On va croire que je fais une fixette sur eux mais les géolibertariens, par exemple. Leur fiche wikibéral est sans doute un bon début pour trouver des références pas trop loin de nous idéologiquement sur cette manière de penser. Ben non c'est logique. C'est une notion récente, la découverte et l'exploitation de la faille est encore plus récente, et les tentatives pour redresser la barre encore plus récentes.
  14. Ouaip. Pour moi, toutes ces solutions peuvent être valables selon la situation. N'étant pas adepte de l'agorisme (mais si la situation moisit encore un peu plus je pourrais y venir…), je retiens la cinquième (essayer de créer des communautés libérales indépendantes) mais pour le moment ce n'est pas possible (on verra ce que donneront le seasteading et la colonisation spatiale…), les deux premières (action politique et associative légale) pour lesquelles des choses commencent tranquillement à se mettre en place et la troisième que je pratique et qui est équivalente à la dernière
  15. Bah c'est bien le problème. Si une ressource naturelle c'est quelque chose qui a de la valeur en soi, comme tendent à le montrer les définitions données ici (par exemple "le pétrole est une ressource naturelle parce qu'un terrain gagne de la valeur quand il y en a dedans" qui est revenu souvent ou le résumé de Chitah que je commentais) et que sans dépense d'énergie humaine il n'y a pas de valeur, il y a contradiction quelque part. De toute manière, on peut aussi défendre l'idée que tout est matière première. La nappe de pétrole, sans même qu'on y touche, est la matière première issue du travail fourni à la fois pour la découvrir et savoir comment et pourquoi l'exploiter. D'autres arrivant après Hayek ont trouvé une faille dans le concept, qu'il ne pouvait par définition pas connaître ni corriger. Dans ces conditions on ne peut pas lui reprocher de l'avoir utilisé, ni en conclure quoi que ce soit sur sa validité.
  16. La gestion des ressources stratégiques par qui ? Tiens donc… Toutes ces choses peuvent être liées par la notion de "valeur". D'où ce que je disais l'autre jour : les ressources naturelles peuvent se comprendre comme tout ce qui a de la valeur intrinsèquement, sans nécessiter de travail. Ce qui nous amène directement dans les filets de l'appropriation.
  17. J'ai aussi des doutes sur la voie politique mais c'est une autre question. Le fait est que cette initiative est totalement logique et défendable quand on adopte la perspective du PLD (qui est très largement partagée).
  18. Il faudrait agir de quelle manière ? Taguer des murs, tabasser des fonctionnaires ? On ne peut pas faire de politique sans réunir des gens dans une salle pour discuter. Ça n'a rien de risible.
  19. Je l'ai certainement déjà dit dans un autre sujet équivalent, mais la relation entre un enfant et ses parents c'est un équilibre très compliqué qui évolue au jour le jour. Il faut être sacrément arrogant, sûr de soi ou compétent pour prétendre s'y immiscer. L'état qui débarque là dedans à coup d'interdictions indiscriminées et de propagande braillarde, c'est le tyrannosaure dans le magasin de porcelaine.
  20. Je me demande ce qu'en penseront les végétariens.
  21. Question légitime. Mon impression, c'est que les 3 pelés en question sont en train de se multiplier (relativement à la taille du libéralisme en France, hein…) et tendent à devenir un pôle influent. Je vois par exemple de plus en plus de nouveaux qui débarquent ici en s'en réclamant. Le fait est que le point de vue géolibertarien est séduisant, tout particulièrement pour ceux qui sont proches du libertarisme ou de l'écologisme. Le géolibertarianisme, en quoi ça consiste ? On accepte la propriété privée et la liberté contractuelle MAIS on exploite une faille : Si, dans la lignée de Locke, on considère que c'est le travail qui légitime l'appropriation. Si, d'autre part, on admet l'existence de choses (la terre, l'air, l'eau…) qui ont de la valeur directement, sans nécessiter de travail. Alors on est obligé d'admettre que ces choses, les ressources naturelles, ne sont pas susceptibles d'appropriation. Elles appartiennent à tout le monde et à personne. Pourtant, en pratique, des gens profitent de ces ressources, ce qui est injuste. Comment régler ce problème ? Avec des impôts, un revenu minimal et ce qui s'ensuit… Apparemment, l'erreur dans ce raisonnement est que les ressources naturelles en tant que tel ça n'existe pas.
  22. Si on va par là, pour un type capable d'apprendre par coeur les manuels et les annales, toutes les études sont faciles Ce que je voulais dire c'est que la fac sélectionne quand même, à terme. Le glandeur qui arrive à avoir un master sans jamais travailler, c'est une légende (en tout cas dans les filières que j'ai fréquenté, je ne sais pas comment ça se passe en langue, en socio ou en art du spectacle…). J'en ai vu essayer, ils ont tenu quelques semestres puis ils ont eu des problèmes. C'est un grand mystère. J'ai aussi une très mauvaise mémoire pour les détails "hors contexte" qui m'a souvent joué des tours en partiels.
  23. C'est ce que je vérifiais quand j'ai posé ma première question. Apparemment mon association est pertinente. D'ailleurs si on regarde les citations dans l'article que j'ai mis en lien : On voit que le concept de ressource naturelle est tout à fait central pour eux. J'ai peur de ne pas comprendre l'objection. Quand quelqu'un dans la rue parle de "mauvaise humeur", il sait que la personne à qui il s'adresse n'a pas vraiment un surplus de bile ou autre. Cette utilisation est inoffensive parce que l'erreur est largement connue. Il ne s'agit pas d'être pour ou contre une abstraction mais une théorie qui a besoin (voire qui est une conséquence) de cette abstraction. Et être pour ou contre une théorie, tout de suite, ça a beaucoup plus de sens. Pourtant c'est le rôle de la science de créer des terminologies puis de sélectionner les plus adaptées à nos observations, sachant que la manière dont on observe est aussi déterminée par la terminologie qu'on utilise… En outre, d'un point de vue beaucoup plus large, on peut montrer en linguistique que les catégories mentales sont influencées dans une certaine mesure par celles du langage.
  24. Je peux répondre à tout ça en même temps en reprenant l'analogie : Un médecin devant un malade aura tout intérêt à se dire "les humeurs ça n'existe pas, il n'y a que différents liquides qui circulent dans le corps". L'utilisation d'une certaine terminologie, surtout dans un domaine technique, n'est jamais neutre. Le terme "humeur", même si il est adapté quand on considère uniquement sa définition, évoque la théorie des humeurs qui, elle, est à côté de la plaque. On peut se passer de ce concept, c'est-à-dire adopter (sans perdre en puissance explicative) une terminologie moins connotée dont découle le moins de confusion possible. Ainsi, les théories à côté de la plaque pourront peut-être être dépassées.
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