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Domi

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Tout ce qui a été posté par Domi

  1. Domi

    Nécrologies

    Par ceux qui nous avaient caché sa naissance.
  2. Domi

    Nécrologies

    Il est plus connu dans le domaine du Jazz mais voici deux oeuvres où son talent me touche particulièrement, l'une classique, à la clarinette : l'autre, dans le domaine de la variété française, au saxophone : Michel Portal est mort.
  3. Alors que la tragédie lyrique est l'équivalent français de l'opéra Séria italien, l'opéra comique est le pendant de l'opéra bouffe. Ses origines sont relativement complexes. En 1697, Louis XIV chasse à la demande de leurs concurrents français les comédiens Italiens de Paris. En réaction à cela, des Italiens restés en France et des forains développent dans les théâtres de foire Saint-Laurent et Saint-Germain (autorisés par le fait qu'ils étaient alors en dehors de Paris ?) des spectacles forains. Les comédiens français jaloux obtenant encore l'interdiction pour ses troupes de parler sur scène et de jouer en plusieurs actes, les forains réagissent en montant des spectacles mêlant comédie et Vaudeville (chansons sur des airs préexistants), les musiques originales étant également interdites. En 1714, de nouveaux règlements autorisent une troupe de la foire saint-germain menée par la veuve Baron à posséder son propre théâtre. Par ailleurs, les musiques originales étant désormais permises, seule subsiste la contrainte règlementaire d'intercaler chants et dialogues. La troupe de la foire Saint-Laurent menée par Catherine Vanderberg obtient quant à elle le droit de monter des pièces composées de chant, danses et symphonies. L'opéra comique était né. Par son inspiration la pièce qui suit se rattache au genre de l'opéra-comique tout en ne répondant pas à sa définition. C'est une curiosité puisque le devin de village a été composé par ... Jean-Jacques Rousseau :
  4. Ta réponse pose entre autres la question de l'effectivité de la norme juridique. L'écart entre la norme et la pratique peut avoir plusieurs causes. La principale réside dans les mentalités, les moeurs, le consensus social. Par exemple, tu peux avoir le droit de divorcer mais si tes voisins ne t'adressent plus la parole et si le boulanger refuse de te servir du pain, ce droit restera assez formel. Une deuxième cause très importante du caractère formel du droit repose sur la violence, particulièrement lorsque le chef d'un groupe mafieux a acquis assez de puissance pour corrompre les juges et les policiers et terroriser les témoins. Enfin, une dernière cause importante réside dans l'attitude des juristes qui peuvent estimer que le droit, c'est ce qu'ils auront décidé, quoique dise la loi. Je ne saurai dire si la disparation de la distinction entre capitalisme et non capitalisme dans ta pensée relève d'un de ces processus (probablement le premier ?) ou d'un autre qui reste à préciser. Quoi qu'il en soit, je ne suis pas vraiment convaincu par la disparition de la distinction que tu mets en avant. Le problème de l'opposition entre "propriétaires" et "technocrates" d'une part et de la relation de pouvoir entre les technocrates et les salariés est aussi vieux que l'apparition de la très grande entreprise ou du conglomérat qui datent au moins de la première moitié du XXème siècle. De plus, le fait que les propriétaires d'une très grande entreprise, héritiers du fondateur, moins qualifiés que les dirigeants salariés de cette structure pour la faire fonctionner, aient de ce fait relativement moins de pouvoir ne résout pas totalement la question de la répartition générale du pouvoir entre le capitaliste/entrepreneur et technocrate. Une autre question est la capacité de nouveaux entrants à concurrencer les grandes entreprises/technostructures installées. Or, les GAFAM, soit n'existaient pas, soient étaient de taille réduite en 1990, ce fait me parait à l'encontre de ta conclusion.
  5. Cela résume ce que je pense.
  6. La définition du capitalisme par Wikipedia, me semble assez juste en première analyse : A partir de là pour sortir du capitalisme, il y a plusieurs options : - un degré si élémentaire de division du travail qu'il n'y a pas vraiment de distinction entre production et consommation (le groupe de producteur consomme directement ce qu'il produit, un peu comme au paléolithique) - pas de propriété privée des moyens de production, (tout appartient à l'Etat), - Suppression de la distinction entre capitalistes et travailleurs (cas de l'autogestion : les travailleurs sont juridiquement propriétaires de l'entreprise, limitation au travail indépendant) - Modification du lien juridique entre propriétaires des moyens de production et travail : esclavage, servage etc, - Propriété privée mais absence de marchés pour faire fonctionner l'économie entre les entreprises mais l'association de propriété privée des moyens de production et l'absence de marché entre les entreprises entre elles d'une part et entre les particuliers et les entreprises d'autre part semblant difficilement praticable on reviendrait au 2ème exemple. A partir de quel degré l'intervention de l'Etat dans l'économie fait-elle sortir celle-ci du capitalisme ? Il y a en tout cas deux gros deux modes d'intervention. Celui que nous connaissons en France réduit les inégalités économiques par la redistribution en espèces ou en nature (sous la forme de services publics). Une autre forme, dont le saint-simonisme a été une des premières manifestation idéologique, moins voire pas redistributrice (par rapport aux écarts de richesse) vise plutôt à s'assurer que les gagnants soient ceux que l'on a désigné et non pas les plus efficaces selon les règles du marché. Pour ma part, je ne crois pas, sauf cas extrêmes que ni l'Etat providence à la Française, ni les néo saint-simonisme ne font sortir l'économie de son caractère globalement capitaliste.
  7. J'ajoute ma propre analyse qui convaincra qui voudra l'être. Un peu de chronologie : A partir du moment où la voiture repart vers l'avant jusqu'à son arrêt, sa conduite suit en gros deux phases : Une première phase où elle avance à peu près perpendiculaire à la route, disons à 20° si 0° représente le fait d'avancer perpendiculairement et 90° dans le sens de la route. Une seconde phase où elle avance plutôt dans le sens de la route (disons à 70 °). L'agent, d'après le son tire trois fois, même si seul le premier tir est identifiable par un panache de fumée. Le premier tir a lieu plutôt durant la première phase de conduite du véhicule (encore que), les deux autres durant la seconde phase. Les tirs 2 et 3, correspondant à la seconde phase de conduite du véhicule ne correspondent en aucun cas à une situation de légitime défense. Je ne crois pas qu'il y ait au final de désaccord là-dessus entre nous. Par exemple @Lancelot reconnait que l'agent n'aurait alors pas du tirer. Il reste l'interprétation de la première phase de conduite du véhicule et celle du premier tir. La conductrice a-t-elle délibérément voulu heurter l'agent ? Et ce dernier se trouvait-il de ce fait en situation de légitime défense ? Avant de répondre à la question des intentions de la conductrice dans le cadre de la première question, on peut au moins reconnaitre que son véhicule se dirigeait bien dans la première phase vers l'agent de l'ICE placé devant elle. Dans l'intention de le heurter ? C'est possible mais je ne le crois pas pour deux raisons. Tout d'abord la première phase de la manoeuvre peut s'expliquer par le fait qu'elle devait contourner une voiture devant elle pour repartir. Ensuite, si son intention était d'écraser l'agent ICE, on voit mal pourquoi elle serait repartie dans la direction de la route. Parce que ce dernier lui a tiré dessus ? En réalité, même avant le premier tir, au moment où l'agent braque son arme en direction de la conductrice, les roues de la voiture sont déjà braquées pour repartir en direction de la route. Dans tous les cas, quelles qu'aient pu être les intentions de la conductrice, elles n'éclairent guère la qualification de la réaction de l'agent de l'ICE. En effet, le premier tir ne lui était pas nécessaire pour éviter le véhicule, il lui suffisait de se détourner de la trajectoire du véhicule pour éviter d'être heurté, ce qu'il avait d'ailleurs suffisamment fait au moment du premier tir puisqu'il n'était plus dans l'axe de conduite du véhicule. A mon avis, aucun des tirs de l'agent ICE ne correspond à une situation de légitime défense. Tout au plus pourrait-on lui reconnaitre des "circonstances atténuantes" dans l'appréciation de la peine s'il s'est senti menacé et a pour cette raison mal apprécié la situation. Sauf erreur, ces circonstances n'existent plus en tant que telle dans le droit pénal français dans le droit pénal français, je ne sais pas ce qu'il en est dans le droit pénal américain. Note : j'ai écrit ce commentaire en regardant les cinq premières secondes de la vidéo et non l'analyse qui a suivi, mais globalement les deux concordent.
  8. Il n'aurait peut-être pas la même légitimité populaire pour agir ainsi.
  9. Ce qui complexifie un peu la réflexion est que le respect de la souveraineté des Etats peut-être vue comme du "réalisme" ou de "l'idéalisme" selon les contextes ou les motifs supposés d'intervention.
  10. Je fais un retour à l'Opéra Italien. L'Opera Seria ayant trois actes, les compositeurs écrivirent des petites farces, des pièces bouffonnes durant les entractes, les intermezzi. Assistant dans un premier temps à deux pièces séparées, les spectateurs des entractes virent la représentation d'une même pièce, séparée en deux. Enfin, on joua cette pièce en lever de rideau. L'Opéra bouffe était né. Une des pièces les plus réussies de ce genre est la Serva Padrona de Pergolèse où la pièce commence par les récriminations d'Uberto contre sa servante Serpina et s'achève, grâce à l'habileté de cette dernière, par leur mariage : Je recopie la présentation de Youtube pour vous permettre d'apprécier les airs sans écouter la totalité de la pièce : Part 1: 02:35 Aria: Aspettare e non venire ~ Uberto 04:16 Recitativo: Questa e per me disgrazia! ~ Uberto, Serpina 07:52 Aria: Sempre in contrasti ~ Uberto 11:27 Recitativo: In somma delle somme ~ Serpina, Uberto 13:02 Aria: Stizzoso, mio stizzoso! ~ Serpina 16:29 Recitativo: Benissimo! ~ Uberto, Serpina 18:38 Duetto: Lo conosco ~ Serpina, Uberto Part 2: 23:03 Recitativo: Or che fatto ~ Serpina, Uberto 26:38 Aria: A Serpina penserete ~ Serpina 29:50 Recitativo: Ah, quanto mi fa male ~ Uberto, Serpina 31:52 Aria: Son imbrogliato io gia ~ Uberto 36:03 Recitativo: Favorisca, Signor ~ Serpina, Uberto 39:40 Duetto: Per te io ho nel core ~ Serpina, Uberto 42:35 Contento tu sarai! ~ Serpina, Uberto • Umberto: Furio Zanasi • Serpina: Sonya Yoncheva • Vespone: Roberto Carlos Gerboles • Tafano: Pablo Ariel Bursztin
  11. Domi

    Bar du football

    Doué me parait plus fort que Barcola. Pour le reste, notre addition de talents individuels est en effet impressionnante mais nous restons sur deux matches où nous avons été laminés collectivement par l'Espagne.
  12. Cinquante ans après Lully, le prochain grand représentant de la tragédie lyrique française sera Jean-Philippe Rameau (1683 - 1764). Auparavant reconnu comme théoricien, auteur d'un traité sur l'harmonie, il connaitra à partir de 1733, à l'âge de cinquante ans, alors que son oeuvre musicale était encore très mince, une impressionnante série de succès au théâtre. Je n'ai jamais assisté à un opéra de Rameau mais leur déroulement, qui correspond aux habitudes de l'époque, peut étonner. Les danses et scènes joyeuses succèdent systématiquement aux airs mélancoliques ou tragiques selon une alternance codifiée. Voici en tout cas quelques uns de ses airs les plus fameux : Forêts paisibles (les indes galantes) : "Puissant maître des flots" (Hyppolite et Aricie) : Tristes apprêts (Castor et Pollux) : et enfin "Nature, amour qui partagez mon coeur" du même Castor et Pollux :
  13. Domi

    Chanson franchouille

    A condition de préciser la catégorie auquel il appartient, "chanson populaire amusante", on peut sans doute parler de chef d'oeuvre.
  14. Pas de souci. Je ne voyais pas de meilleur terme à opposer aux catégories des étrangers et immigration récente.
  15. Si je compte bien 20 % qui font 80 % du travail, cela représente un écart de 1 à 20 entre la moyenne des 20 % les plus productifs et la moyenne des 80 autres % . Si on évoque les personnes exerçant le même poste, mon ressenti serait plutôt de 1 à 2 entre les extrêmes et au doit mouillé 50 % de productivité en plus pour les plus productifs par rapport aux autres.
  16. Je précise que mon propos n'était pas de plaider pour un départ massif des populations immigrées mais de dire pourquoi selon moi, il n'y a pas de fatalité au fait que les "français ne veulent plus travailler" si les conditions étaient réunies. Sinon, je suis plutôt d'accord avec ton message.
  17. J'ai tendance à penser (je suis là aussi dans le ressenti) que si la main d'oeuvre immigrée/étrangère disparaissait de certains métiers, elle serait partiellement réinvestie par les français de souche. Ils y travaillaient avant et certains métiers strictement immigrés en ville sont occupés par des populations d'ancienne souche française en ville. Et à l'inverse le même raisonnement vaut pour la délinquance qui serait davantage réinvestie par les français de souche si les immigrés s'en allaient.
  18. Plusieurs points. D'abord, il est impossible d'argumenter sur des chiffres que tu tires de ton ressenti personnel sans aucune évaluation sérieuse. Ensuite, les écarts de productivité ne posent pas de problème d'emploi si salaires s' ajustent sur les productivités respectives de chacun. Enfin, il faut distinguer les écarts de productivité entre postes équivalents et postes différents.
  19. Comme symptôme de la mentalité française, on peut rappeler également le succès du discours selon lequel les entreprises auraient reçu énormément de cadeau pendant le Covid alors que dans le même temps les français trouvaient normal d'être payés à ne rien faire.
  20. Ils vont également dans le même temps comptabiliser les charges patronales dans les taxes sur les salariés mais présenter les réductions de charges comme des cadeaux aux entreprises.
  21. En réalité, une "victoire" paradoxale du libéralisme car le discours libéral prouvant que les gens payaient plus de prélèvement obligatoire que ce qu'ils pensaient a été entendu et utilisé par Zucman pour montrer que les classes populaires et moyennes avaient des taux de prélèvement obligatoires (par le biais des charges sociales et patronales) plus importants que les "ultra-riches" mais les gens en ont tiré des conclusions socialistes. J'aurais tendance à en conclure que le libéralisme est une doctrine plutôt rationnelle et vouloir trop l'axer sur les intérêts et les passions ne fonctionne pas.
  22. L'opéra Italien a globalement dominé l'Europe musicale des XVIIème et XVIIIème siècle, les grandes capitales étrangères important des compositeurs italiens. Un pays toutefois fit une résistance particulière : la France. Alors qu'existait un lien manifeste entre les premiers opéras et les ballets de cours, les français ne comprenaient visiblement pas l'intérêt d'une action théâtrale mise en forme par le chant. Mazarin fit des tentatives infructueuses pour importer des opéras Italiens. Ce fut finalement Jean-Baptiste Lully, qui , sous la protection de Louis XIV, adapta le principe de l'opéra en France par des compositions originales (non reprises des succès italiens), en français et adapté au goût des français de l'époque (plus soucieux notamment de compréhension du texte que d'exploits vocaux). Lully composa essentiellement, des ballets de cour, des comédies ballets (sur des livrets de Molière) et enfin des tragédies lyriques, équivalent français de l'opéra seria italien. Voici un extrait d'Armide, une de ses plus fameuses tragédies lyriques (de 1686) : et du bourgeois gentilhomme (1670) : On voit dans l'extrait précédent le chef d'orchestre marquer le rythme avec un bâton. En répétant ainsi lors d'un Te Deum destiné à la guérison du roi, Lully s'est blessé au pied. Cette blessure a provoqué une gangrène dont le compositeur est mort.
  23. Après l'émergence de l'opéra à Florence, différentes écoles domineront la péninsule italienne, l'école romaine particulièrement faste entre 1620 et 1660 et la Vénitienne durant la même période. Le public vénitien sera plus populaire que les publics romains et florentins. A partir de 1770, c'est l'opéra napolitain qui triomphera, pas seulement en Italie mais dans toute l'Europe, les compositeurs d'opéras Italiens s'exportant dans de nombreux pays. Malgré son nom il serait légitime de douter du caractère "sérieux" de cet opéra "Seria" : compositions en série (certains compositeurs atteignent facilement la centaine d'opéras), souvent sur les mêmes livrets, des représentations présentant un patchwork de divers opéras sous le nom d'un opéra célèbre, dont les scènes sont représentées dans le désordre, devant un public désinvolte, discutant sans se gêner le moins du monde durant les récitatifs avant d'applaudir et de hurler à tout rompre lorsque la soprano ou le castrat vedette chante un aria ! Pour se faire une plus juste idée de ce type d'opéra, voici quelques arias d'Alessandro Scarlatti, père de Domenico :
  24. Question naïve : comment les post-libéraux parviennent-ils à prendre le contrôle de ses revues/Think tank ? Entrisme ? Certains changent d'opinion ? Si le post-libéralisme a le vent en poupe, il serait plus logique que ses propres revues gagnent en lectorat et influence à l'inverse des revues du conservatisme américain traditionnel.
  25. Pour mémoire, dans A la recherche du temps perdu : https://www.lelivrescolaire.fr/page/7366024
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