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Largo Winch

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Tout ce qui a été posté par Largo Winch

  1. Pour un célibataire, peut-être. Mais dès que tu as une famille à nourrir je pense que les plats cuisinés coûtent moins (économie d'échelle toussa...).
  2. [Mode Mégile] Et surtout le français ! [/Mode Mégile]
  3. Un exemple de la froide inhumanité de la bureaucratie publique. Le rectorat dans ses oeuvres :
  4. Je ne sais même plus s'il faut en rire, en pleurer ou en s'en inquiéter...
  5. Je dirais une bonne dizaine d'années environ. C'est lié à la massification des études sup àmha. Oui mais là on parle des études sups... Les étudiants sont censés être majeurs. D'ailleurs les secrétaires ont pour instruction d'envoyer paître les parents, gentiment.
  6. Ça arrive désormais également à l'université : des parents qui appellent le secrétariat pour se plaindre des notes obtenues par leur mouflet, des décisions de jury, du fait qu'il ne parvient pas à trouver de stage, le pov' chou, comment se fait-il que l'université ne les aide pas davantage dans cette tâche... Eh oui...
  7. Ah, j'ai oublié de préciser : on avait fourni une calculette aux étudiants ! C'est l'incapacité à bâtir un raisonnement en arithmétique.
  8. Oui des étudiants en entrée de bac+1, études de gestion. Entre la nullité en français et l'incapacité à faire un calcul basique, autant le dire clairement : l'EN envoie désormais dans le supérieur quantité de gens qui n'ont pas les prérequis pour suivre ce genre d'études. Bon, au moins, ils sont désireux d'apprendre, volontaires et sympas. Je vais finir par m'en satisfaire...
  9. Concernant le problème arithmétique "le beurre et la crème", il y avait 3 questions (3 calculs à faire de niveau école primaire...). Résultats du test : 0% des étudiants ont réussi les 3 calculs 28% des étudiants ont réussi 2 calculs sur 3 16% des étudiants ont réussi 1 calcul sur 3 56% des étudiants n'ont réussi aucun calcul
  10. Après vérification, cet étudiant qui a obtenu -72/20 à la dictée a un bac général avec mention bien et avec 14/20 à l'écrit de français...
  11. Oui, bien sûr, ce sera fait. Le but est d'orienter vers des cours de remise à niveau en présentiel ou en ligne via le projet Voltaire. J'ai eu l'echo qu'ils ont pris l'épreuve très au sérieux et que beaucoup sont sortis blêmes... Demain, ils planchent sur le problème d'arithmétique du certif 1930 dont on avait parlé il y a quelques mois :
  12. Très peu ont fait une faute à ce mot. Aujourd'hui les ventes de vinyle dépassent celles de CD, et les principaux acheteurs sont les jeunes de 15-35 ans.
  13. https://www.projet-voltaire.fr/origines/expression-bayer-aux-corneilles/
  14. J'ai oublié de préciser : cette faute n'était pas comptée si l'étudiant écrivait "bâiller".
  15. Test effectué en cette rentrée par un collègue avec les étudiants bac+1 : la dictée suivante, choisie parce qu'elle ne comporte aucune grande difficulté, réalisée dans les conditions d'examen. Barème : /20 -1 point par faute (ponctuation comprise car elle était dictée) Pour rappel, je vis dans une ville bourgeoise, privilégiée économiquement. IUT sélectif : plus de 3000 candidatures, les 111 étudiants retenus ont tous obtenu le bac avec au moins la mention bien. Résultats : aucun étudiant obtient la moyenne 17% des notes sont comprises entre 0 et 8 83% des notes sont négatives note la plus faible : -72/20 Si vous voulez voir dans le détail, les différentes notes obtenues, c'est ici : Notes dictée.pdf Non, vraiment, le problème urgent à régler en France est l'abaya...
  16. C'est logique : la grosse bureaucratie, j'entends par là le rectorat et son administration pléthorique (recteur + inspecteurs généraux + inspecteurs pédagogiques + agents administratifs), ce sont des frais de structure, c'est-à-dire des frais fixes indépendants des évolutions des effectifs. Or tout ce personnel, objectivement inutile car l'EN pourrait parfaitement fonctionner sans, obtient les rémunérations les plus élevées : un inspecteur général par exemple, qui ne sert pourtant strictement à rien, est nettement mieux payé qu'un professeur d'université : dans l'esprit de la République française, être un technocrate en réussissant un concours administratif est beaucoup plus méritant que d'avoir démontré des qualités scientifiques.
  17. Et il annonce l'expérimentation de l'uniforme ! Attal a déclaré hier qu'il y avait 513 établissements concernés par les soucis d'Abaya. En fait tout ce ramdam est encore plus insignifiant que je ne l'imaginais. Il y a 59 650 établissements scolaires en France : ce "problème" qui est devenu l'unique préoccupation des politiques et de la presse ne concerne que 0,86% des établissements. Ainsi, les graves atteintes à la laïcité qui mettraient en péril la République ne concernent même pas 1% des établissements. Mieux : selon les chiffres officiels fournis par l'EN, sur l'ensemble des établissements scolaires, 298 personnes se sont présentées hier en abaya et 67 ont refusé de l'enlever. Il y a plus de 6 millions d'élèves dans le secondaire. Il y a donc 0,001% d'élèves du secondaire qui portent de graves atteintes à la laïcité. Il est urgent d'expérimenter l'uniforme ! Quel pays de débiles.
  18. En dehors des gesticulations actuelles concernant l'abaya, ce thread intéressant rappelle les vraies problématiques de l'école en soulignant ses principales contre-performances en matière d'instruction. Thread à lire ici : https://threadreaderapp.com/thread/1698308623854686265.html
  19. Largo Winch

    Plagiats de thèse

    Un concours est préférable à une thèse pour sélectionner, oui. En revanche, pour évaluer des compétences, je doute. Mais surtout, la finalité d'une thèse n'est pas là. On oublie souvent que le doctorant est un étudiant : le doctorat c'est avant tout un long et lent processus d'apprentissage d'un métier, celui de chercheur, qui nécessite ce temps long. Et d'ailleurs, contrairement au concours, où tout se joue le jour de l'épreuve, pour un doctorat, ce n'est pas la soutenance finale qui est décisive (tout est joué d'avance), le doctorat se joue durant le lent et long processus de thèse. En fait, ce que tu es en train d'imaginer-là est assez proche de quelque chose qui existe déjà : la qualification. En France, pour être enseignant-chercheur, il ne suffit pas d'avoir un doctorat, il faut obtenir auprès d'une instance nationale disciplinaire, une qualification. Par exemple, ici, pour qu'Aberkane puisse être enseignant-chercheur en sciences de gestion, il faudrait qu'il dépose un dossier examiné par le CNU06 (CNU = Conseil national des universités ; 06 = sciences de gestion). Le dossier est composé de la thèse, du rapport de jury de thèse, des autres productions scientifiques du candidat (communications dans des colloques, articles publiés). Deux rapporteurs, indépendants du jury de thèse, examinent le dossier. Il est évident qu'Aberkane ne pourrait pas être qualifié : thèse de complaisance (facilement identifiée ici puisqu'il n'y a aucun prof de sciences de gestion dans son jury) + zéro communication dans des colloques scientifiques avec comité de sélection + zéro article dans des revues scientifiques peer reviewed = zéro pointé.
  20. Largo Winch

    Plagiats de thèse

    Le jury non plus n'était pas apte à se prononcer : des profs de maths, de physique, de neurosciences ou d'économie n'ont pas les compétences pour valider une thèse de doctorat en sciences de gestion. Le plus scandaleux dans cette affaire n'est pas qu'Aberkane ait pu obtenir un doctorat en faisant du plagiat, mais que des profs aient pu diplômer quelqu'un alors qu'ils n'en ont pas les titres, et qu'ils ne seront jamais inquiétés pour cette faute professionnelle.
  21. Largo Winch

    Plagiats de thèse

    Qu'Idriss Aberkane ait pu obtenir un doctorat de sciences de gestion est tout bonnement hallucinant. Aucun de ses deux directeurs de thèse n'est prof de sciences de gestion, aucun de ses deux rapporteurs n'est prof de sciences de gestion. Je ne comprends pas comment ça a pu être possible : des profs de physiques, maths, neurosciences et éco qui attribuent un doctorat dans une discipline qui n'est pas la leur... Il semble évident qu'il s'agit d'une "thèse de complaisance" qui a profité d'un laxisme institutionnel : le pire étant que ce sont a priori deux établissements sérieux, Polytechnique et Paris-Saclay, qui sont embourbés dans ce merdier. Je lis d'ailleurs dans d'autres articles que les deux établissements sont en conflit et se refilent la patate chaude. Qu'il y ait un chapitre plagié dans la thèse devrait arranger les deux établissements : ça leur permettra de jeter un voile pudique sur leurs carences institutionnelles.
  22. Tu es pénible. Ou alors tu n'as pas eu le temps de voir la vidéo dont on parle. Je répète : dans la vidéo, aucun gamin n'a évoqué la question des luttes contre le racisme, aucun n'a évoqué la question de l'égalité des droits des gens de couleur différente. AUCUN. Ce n'était donc évidemment pas du tout la question dont devaient traiter les gamins.
  23. Ce n'était pas un sujet politisé mais un exercice de style, fondé sur l'anaphore "I have a dream". Si ça avait été un sujet politisé, ou piloté "par des cadres de l'EdNat", les productions des gamins auraient porté sur la lutte contre le racisme. Or aucun des gamins lauréats n'a eu l'idée d'évoquer le sujet dans la vidéo.
  24. Désolé mais je crois que vous êtes sur ce sujet totalement à côté de vos pompes. Sans vous en rendre compte, vous êtes en train d'expliquer qu'en France, dans des cours d'anglais, les profs d'anglais devraient s'interdire d'évoquer toute référence au monde anglo-saxon... Ca aussi c'est à côté de la plaque. Reprenons les choses dans l'ordre : Il y a à la base une initiative pédagogique concernant l'enseignement de l'anglais : un concours nommé "The More I Say", qui encourage la pratique créative de l’anglais au collège. Chaque année, un thème différent. Cette année, comme c'était les 60 ans du discours de Martin Luther King, les organisateurs ont imaginé comme exercice pédagogique une profession de foi des élèves pour un monde meilleur en débutant par l'anaphore "I have a dream". Ca ne me semble pas totalement déconnant comme exercie pédagogique ; ça m'aurait davantage surpris qu'on fasse travailler leur maitrise de la langue anglaise sur le thème "Our ancestors the Gauls"... Bref, l'anniversaire du discours de Martin Luther King n'est qu'un prétexte pédagogique. L'année prochaine, ce sera un autre thème. Pour donner de l'ampleur au concours et valoriser les participants, une reception de remise de prix est organisée en fin d'année au ministère, en présence du Ministre de l'EN. C'est à cette occasion que les lauréats, c'est-à-dire les plus méritants, sont filmés. Le jour de la date anniversaire du discours historique, le 29 août, le ministère trouve sympatoche de publier la vidéo pour valoriser les lauréats du concours. Que voit-on ? Des gamins qui se prêtent volontiers au jeu pédagogique et déclament avec beaucoup de conviction des propos certes très naïfs, mais ce sont des collégiens, hein. Au passage, aucun n'évoque les problèmes de lutte contre le racisme... Bref quand on voit la production des gamins, ça ressemble bien à un exercice de "pratique créative de l’anglais" sans être téléguidée sur le fond par les profs. Eh bien moi, j'aurais plutôt tendance à applaudir. Au final, la plupart des réactions et les titres de presse comme celui du Point sont totalement hors sujet : ce n'était pas du tout à la base un hommage organisé par l'EN à MLK, il s'agissait tout bêtement de valoriser un exercice pédagogique en anglais. La France crève d'une politisation de tous les sujets. Et particulièrement l'EN. C'est la deuxième fois en une semaine : L'affaire de l'abaya n'avait pas à être politisée comme je l'expliquais sur l'autre fil. Tout le monde applaudi Attal et particulièrement la droite, alors que ça va produire exactement l'inverse de ce qu'elle espère : un affaiblissement de l'autorité au sein des classes. Ici, gauchistes comme droitards, racistes comme anti-racistes, tous les commentateurs y vont de leur petite indignation politique, en se foutant totalement de la seule vocation de l'EN, l'enseignement, et pire en négligeant totalement ce que ressentiront les victimes collatérales de leurs préoccupations idéologiques : les gamins lauréats de la vidéo qui, au lieu d'être valorisés pour leur mérite, se sentiront floués et rabaissés.
  25. Lisnard tient un discours libéral à l'université d'été du MEDEF : dénonciation du capitalisme de connivence, critique de l'Etat-providence, critique de la bureaucratie et promotion d'une réduction du périmètre de l'Etat. Dire en plein congrès du MEDEF qu'il faut supprimer les aides aux entreprises et lutter contre le capitalisme de connivence, ou accuser le patronat d'être drogué à la dépense publique, notamment lorsqu'il a soutenu le "quoi qu'il en coûte" durant la crise Covid, c'est plutôt pas mal...
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