F. mas Posté 16 février 2021 Signaler Posté 16 février 2021 Quelqu'un connaît ce livre ? https://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674707580
Rincevent Posté 16 février 2021 Signaler Posté 16 février 2021 il y a 27 minutes, F. mas a dit : Quelqu'un connaît ce livre ? https://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674707580 Entendu beaucoup de bien du livre, et plus encore de l'auteur, et ce depuis des années. Fonce !
Mégille Posté 16 février 2021 Signaler Posté 16 février 2021 Pas une lecture, mais un cours en vidéo que je suis en train d'écouter : https://akadem.org/sommaire/cours/l-antisemitisme-l-antisionisme-et-la-gauche/l-antisemitisme-aux-sources-du-socialisme-22-02-2011-12169_4241.php Sur les liens profonds entre l'antisémitisme et le socialisme.
Rincevent Posté 16 février 2021 Signaler Posté 16 février 2021 il y a 35 minutes, Mégille a dit : Sur les liens profonds entre l'antisémitisme et le socialisme. Les deux sont une réaction proprement moderne contre la modernité, issue d'une analyse faite de travers car employant des outils conceptuels inadaptés et proposant par conséquent des solutions à côté de la plaque. Pour le dire autrement, ce sont les enfants dégénérés de la partie la plus sombre des Lumières (rationalisme morbide et universalisme aveugle, pour l'essentiel, cf Hertzberg).
Doctrinaire Posté 5 mars 2021 Signaler Posté 5 mars 2021 Le 17/12/2020 à 13:53, Vilfredo Pareto a dit : Ca a l’air bien Comprendre la physique quantique de Bricmont Sinon je lis beaucoup de littérature anglaise (Auden, Shakespeare) et avec très grand plaisir avec chouchou et je vais bientôt lire The State de Jasay et Le Libéralisme et les limites de la Justice de Sandel. Hâte. Je confirme. Je suis en train de le lire, alors que je n'ai pas la moindre notion sur le sujet, il arrive à en parler de façon claire et sérieuse, en plus d'aborder le sujet intelligemment. Il n'expose pas simplement la physique quantique et ses fondements au profane, il tente aussi une approche qui sort de l'orthodoxie (ce n'est pas très étonnant de la part de Bricmont quand on connaît le personnage), mais rien à voir avec le mysticisme et les pseudosciences liés à la physique quantique qu'il réfute dès le début de l'ouvrage. Il y a d'ailleurs, vers la fin de l'ouvrage, tout un chapitre dédié à l'impact culturel de la physique quantique : pseudosciences, religions, théologie, le marxisme, le positivisme logique, le postmodernisme, etc. Il aborde surtout des questions que les experts jugent trop philosophiques ou métaphysiques, et cherche à comprendre pourquoi est-ce que la physique quantique fonctionne parfaitement. A cet égard, je trouve que ça apporte une plus-value au livre et le distingue des autres manuels que j'ai pu consulter sur le sujet. Sinon je recommande aussi "La physique quantique (enfin) expliquée simplement" de Vincent Rollet, où on a encore affaire à un livre qui fait confiance à l'intelligence du lecteur et ne le prends pas pour un idiot sous prétexte de vulgarisation. En parallèle je suis en train de lire un livre assez étonnant qui pourrait plaire aux mordus d'histoire des idées sur ce forum, c'est "L'autre tiers-mondisme : des origines à l'islamisme radical" de Philippe Baillet, un essayiste et un traducteur d'auteurs traditionalistes comme Evola, ou bien l'historien Ernst Nolte. L'auteur est un genre de païen identitaire qui a eu un parcours assez atypique et personnel, qui fait cavalier seul depuis plusieurs années par rapport à cette sphère nationalistes européens et racialistes. Dans son livre il parle d'un phénomène qui m'a toujours surpris quand j'observais sur ce qui se faisait chez la fachosphère internet début 2010 : l'accointance entre l'extrême droite, certains mouvements non-alignés et l'intérêt prononcé pour les causes du tiers-monde avec toujours cette rhétorique parfaitement identifiable : discours critique à l’égard de l’Occident et du capitalisme financier, apologie de figures telles que le terroriste Carlos, Fidel Castro, Hugo Chavez, antisionisme obsessionnel, intérêt pour le panafricanisme, promotion de la cause palestinienne, islamophilie, spiritualisme oriental (René Guénon notamment), etc. L'auteur montre que ces racines sont plus profondes que les délires internet de la "dissidence" - rien que cette appellation en dit long je trouve - on trouve ça au moins dans le préfascisme de D'Annunzio, en passant par des figures historiques divers et variées comme Hitler, Bardèche, et bien d'autres. Très intéressant ! On peut trouver un certain écho avec le lien posté par Mégille sur le socialisme et l'antisémitisme sous certains aspects. Il y a un chapitre intéressant à ce propos dans "Le capital : l'invention du capitalisme" de l'éminent et regretté Michel Leter.
Rincevent Posté 5 mars 2021 Signaler Posté 5 mars 2021 Il y a 2 heures, Doctrinaire a dit : Je confirme. Je suis en train de le lire, alors que je n'ai pas la moindre notion sur le sujet, il arrive à en parler de façon claire et sérieuse, en plus d'aborder le sujet intelligemment. Il n'expose pas simplement la physique quantique et ses fondements au profane, il tente aussi une approche qui sort de l'orthodoxie (ce n'est pas très étonnant de la part de Bricmont quand on connaît le personnage) Il n'est pas aussi partisan de l'interprétation De Broglie-Bohm d'ailleurs ? Niveau originalité ça se pose pas mal.
ttoinou Posté 5 mars 2021 Signaler Posté 5 mars 2021 Tout à fait d'accord pour Thaler @Vilfredo Pareto
Lancelot Posté 5 mars 2021 Signaler Posté 5 mars 2021 14 minutes ago, Vilfredo Pareto said: La discussion du Nudge arrive à la fin et il ne me convainc pas avec son truc, mais c'est tricky, parce que ce que ça challenge vraiment est la théorie des préférences révélées. Si les gens agissent de telle sorte qu'ils ne poursuivent pas les buts qu'ils se sont consciemment fixés à cause de biais cognitifs inconscients, ils manquent inconsciemment la satisfaction de leur préférence, et le nudge n'est pas une intrusion dans leur liberté: il réalise leur liberté. D'un autre côté, je ne vois pas très bien quoi (1) c'est le boulot du gouvernement ni (2) en quoi les politiques sont exempts de ces biais (au contraire en fait). A la limite ça peut servir à éviter que les mecs pissent à côté de la pissotière mais bon je sais pas si cet achievement mérite un prix Nobel. Alors ça recoupe assez là où je voulais en venir l'autre jour avec ma question sur ce qu'est un vice/une vertu dans le thread sur l'éthique. Faudra que je prenne le temps de répondre là-bas.
Rincevent Posté 5 mars 2021 Signaler Posté 5 mars 2021 il y a 46 minutes, Vilfredo Pareto a dit : j'ai acheté un livre de Szasz (The Myth of Mental Illness) Je l'ai depuis un bail, en français en plus, mais pas encore lu. Tu me redonnes envie de l'ouvrir. il y a 49 minutes, Vilfredo Pareto a dit : (de toute façon avoir lu Zarka m'avait déjà fait comprendre à quel point Schmitt racontait de la merde sur Hobbes) On demande l'avis de @F. mas !
Johnathan R. Razorback Posté 5 mars 2021 Signaler Posté 5 mars 2021 Le 16/02/2021 à 16:31, Rincevent a dit : Les deux sont une réaction proprement moderne contre la modernité, issue d'une analyse faite de travers car employant des outils conceptuels inadaptés et proposant par conséquent des solutions à côté de la plaque. Pour le dire autrement, ce sont les enfants dégénérés de la partie la plus sombre des Lumières (rationalisme morbide et universalisme aveugle, pour l'essentiel, cf Hertzberg). Je vais faire mon historien des idées chiant subtil, mais le socialisme d'un Charles Péguy, d'un Édouard Berth, d'un William Morris, d'une Simone Weil, d'un Albert Camus, d'un George Orwell... n'est ni spécialement rationaliste (les 3 premiers sont clairement romantiques), ni spécialement tendre avec le monde moderne. C'est largement vrai de l'anarchisme aussi. Le socialisme ne peut pas être réduit au marxisme, et même s'agissant du marxisme le désigner comme un universalisme n'est que partiellement vrai puisque c'est un historicisme et un relativisme moral (pas de droit naturel intemporel mais seulement des croyances morales produites par une formation socio-historique particulière, etc). Dans la tendance socialiste conservatrice il y a eu Proudhon, Georges Sorel et de nos jours Michéa (et des michéens québécois, comme Gilles Lebelle) et Michel Onfray... De manière plus anecdotique, il y a eu des groupes nationalistes-révolutionnaires ou fascistes qui étaient réellement socialistes ou communistes (nationaux-bolcheviks allemands de l'entre-deux-guerres, chemises bleues en Chine). Le socialisme n'est pas systématiquement dans la lignée des Lumières.
Johnathan R. Razorback Posté 5 mars 2021 Signaler Posté 5 mars 2021 Et puisqu'on parle de socialisme et de romantisme, je te conseille vivement ce texte que je viens de dénicher, en particulier les passages que j'ai mis en gras @Rincevent : Franklin Rosemont, « Le romantisme de la classe ouvrière révolutionnaire. La politique culturelle des Industrial Workers of the World » (forumactif.org)
F. mas Posté 5 mars 2021 Signaler Posté 5 mars 2021 Attention effectivement, Zarka n'est pas sérieux sur le sujet Schmitt.
F. mas Posté 5 mars 2021 Signaler Posté 5 mars 2021 36 minutes ago, Vilfredo Pareto said: Au sujet de Schmitt en général non, peut-être, mais c'est un spécialiste reconnu de Hobbes. De lui je n'ai pas lu La Décision métaphysique mais Hobbes et la pensée juridique moderne. Il critique la lecture strictement décisionniste que fait Schmitt de Hobbes et la confronte avec le texte. Elle semble factuellement inexacte. Oui la lecture schmittienne de Hobbes est très critiquable. C'est la lecture zarkienne de l'oeuvre de S qui est un peu loufoque Zarka sur Hobbes c'est ok (ce n'est pas Oakeshott mais Ok ?).
Johnathan R. Razorback Posté 5 mars 2021 Signaler Posté 5 mars 2021 Il y a 5 heures, Vilfredo Pareto a dit : Alors pour Jasay, je ne suis pas entièrement époustouflé, mais c'est très bien. Les problèmes du bouquin sont, à mon avis (je n'ai rien lu d'autre de lui mais j'ai Political Philosophy, Clearly qui m'attend) (1) les considérations historiques chiantes (grosso modo les 100 premières pages, jusqu'au moment où il écrit no chill que Jules Ferry était d'EG), (2) le fait que le développement sur les comparaisons interpersonnelles d'utilité est si convaincant et engageant qu'il prend un peu toute la place et tout l'intérêt du bouquin Oui, c'est un bon point du livre, je l'ai annoté à l'époque. Mais je ne trouve pas son écriture très agréable. Je me souviens en relisant mes notes que j'avais quand même été déçu par le fait que c'est un livre de sociologie politique et très peu de philosophie politique. La page 89 le montre bien: « Le premier concept constitue la quintessence du capitalisme en ce qu'il refuse d'avoir à fournir des justifications à la propriété. Certains disent que Locke a donné une idéologie au capitalisme. Cela me paraît inexact. Locke enseigne en effet que le bien appartient au premier occupant à condition qu'il en reste assez « en quantité et en qualité » pour les autres, clause nécessitant que l'on applique des principes d'occupation égalitaires et prenant en compte les « besoins» aussitôt que l'on a quitté la Frontière du défrichement pour passer à un monde de rareté. Il dit aussi que le droit du premier occupant tient à son travail qu'il y a « ajouté », principe analogue à ceux qui font dépendre la propriété du capital d'un mérite quelconque. « Il a travaillé dur pour ça », « il a économisé sou par sou », « il en a bavé », « il donne du travail à des tas de pauvres gens ». (Sous-entendu: s'il n'a rien fait de tous ces actes méritoires, alors de quel Droit prétend-il conserver son capital ? Même le fait que « son grand-père s'est échiné pour le lui gagner » devient une excuse trop mince parce que, voyez-vous, ces mérites-là sont déjà doublement anciens.) Dans la mesure où la montée du capitalisme ne s'est accompagnée d'aucune théorie tendant à rendre le droit de propriété indépendant de ces notions de valeur morale ou d'utilité sociale, et où il est encore moins parvenu à s'en donner une, on peut vraiment dire que le capitalisme n'a encore jamais possédé d'idéologie qui tienne la route. Cette lacune à son tour peut permettre d'expliquer pour une part la faiblesse intellectuelle dont le capitalisme a toujours fait preuve pour se défendre face à un Etat essentiellement prédateur et à sa logomachie, et aussi pourquoi les plaidoyers qu'il a réussi à élaborer n'ont abouti qu'à de pauvres arguties, des compromis boiteux voire des offres de capitulation plus ou moins honorables. »
Doctrinaire Posté 6 mars 2021 Signaler Posté 6 mars 2021 Il y a 23 heures, Rincevent a dit : Il n'est pas aussi partisan de l'interprétation De Broglie-Bohm d'ailleurs ? Niveau originalité ça se pose pas mal. Effectivement, il avoue lui-même que c'est une position minoritaire et désavouée par les physiciens, mais il trouve intéressant de l'exposer car selon lui elle "résout les mystères de la physique". Je ne suis pas qualifié pour avoir un avis dessus, mais je comprends bien ce que la théorie implique et connaissant Bricmont, je comprends son inclinaison à se pencher vers des théories désapprouvées par la "doxa" et à y trouver des mérites par-ci par-là. Ca doit être en partie dû à sa déformation non pas professionnelle, mais intellectuelle, typique du gars qui est très politisé. Maintenant, je suis toujours friand de ces auteurs qui font des réhabilitations plus ou moins audacieuses dans des domaines qui me sont inconnus, j'ai au moins le sentiment agréable qu'il existe encore un pluralisme en science. J'ai trouvé cette même satisfaction en lisant Raoult à propos de sa vision "postmoderne" de la science.
Rincevent Posté 6 mars 2021 Signaler Posté 6 mars 2021 il y a 4 minutes, Doctrinaire a dit : Effectivement, il avoue lui-même que c'est une position minoritaire et désavouée par les physiciens, mais il trouve intéressant de l'exposer car selon lui elle "résout les mystères de la physique". Je ne dirais pas "désavouée". Il me semble que la plupart des spécialistes de quantique sont soit copenhaguiens, soit everettiens ; si j'étais méchant, je dirais que les premiers le sont par fainéantise, les seconds le sont par abus de science-fiction, et que les deux manquent bien souvent de formation philosophique et épistémologique sérieuse. (Il y a aussi ceux qui refusent d'adopter une interprétation particulière, les "feynmanniens", qui la ferment et se contentent de calculer ; ça ne me semble pas tout à fait satisfaisant, mais au moins ça a la vertu de la prudence, à défaut d'être sexy ou de fournir une base pour l'intuition.) Le plus souvent, on entend deux arguments contre l'interprétation "deBB". D'une part, la violation des inégalités de Bell est censée montrer l'absence de "variables cachées" ; c'est très subtilement à côté de la plaque, parce que ça ne réfute que la possibilité de variables cachées locales et soumises à causalité, ce qui n'est pas le cas dans deBB. D'autre part, le rasoir d’Ockham "interdirait" de poser un objet supplémentaire (l'onde pilote) obéissant à une équation supplémentaire dans la mesure où ça n'aboutirait à aucune prédiction supplémentaire par rapport aux interprétations classiques ; si l'argument semble juste, il me semble que la simplification de l'épistémologie est une valeur en soi, et si il faut ajouter un objet pour se débarasser d'un authentique merdier conceptuel, ça peut être un prix correct à payer. On ne peut pas raisonnablement soutenir que les axiomes/postulats de la physique quantique ont un niveau de généralité/conceptualisation adapté à une théorie physique générale (dire que la mesure serait une idée, un concept sur lequel baser la physique, c'est un putain de vol de concept), tout comme on ne peut pas nier que deBB apporte une solution naturelle à la question du passage quantique-classique, entre autres problèmes épistémologiques qui plombent les autres interprétations. N.B. : ça fait fort longtemps que je ne me suis pas penché sur le sujet, ma mémoire a sans doute émoussé divers détails ici et là.
Rincevent Posté 6 mars 2021 Signaler Posté 6 mars 2021 il y a 32 minutes, Doctrinaire a dit : Maintenant, je suis toujours friand de ces auteurs qui font des réhabilitations plus ou moins audacieuses dans des domaines qui me sont inconnus, j'ai au moins le sentiment agréable qu'il existe encore un pluralisme en science. J'ai trouvé cette même satisfaction en lisant Raoult à propos de sa vision "postmoderne" de la science. Le pluralisme est essentiel en science et en épistémologie. Sans pluralisme, pas de recherche (entendue au sens de "exploration dans des directions diverses parce qu'on n'a aucune idée de quelle direction privilégier avant d'être arrivé à ce qu'on cherchait").
Sloonz Posté 6 mars 2021 Signaler Posté 6 mars 2021 18 minutes ago, Rincevent said: dire que la mesure serait une idée, un concept sur lequel baser la physique, c'est un putain de vol de concept 17 minutes ago, Rincevent said: les seconds le sont par abus de science-fiction, et que les deux manquent bien souvent de formation philosophique et épistémologique sérieuse J’ai l’impression que tu as pris au premier degré une interprétation assez artistique du point de vue "everettien", dans laquelle une "mesure" "créerait" de "nouvelles branches" dans le "multivers".
Doctrinaire Posté 6 mars 2021 Signaler Posté 6 mars 2021 il y a 27 minutes, Rincevent a dit : Le plus souvent, on entend deux arguments contre l'interprétation "deBB". D'une part, la violation des inégalités de Bell est censée montrer l'absence de "variables cachées" ; c'est très subtilement à côté de la plaque, parce que ça ne réfute que la possibilité de variables cachées locales et soumises à causalité, ce qui n'est pas le cas dans deBB. D'autre part, le rasoir d’Ockham "interdirait" de poser un objet supplémentaire (l'onde pilote) obéissant à une équation supplémentaire dans la mesure où ça n'aboutirait à aucune prédiction supplémentaire par rapport aux interprétations classiques ; si l'argument semble juste, il me semble que la simplification de l'épistémologie est une valeur en soi, et si il faut ajouter un objet pour se débarasser d'un authentique merdier conceptuel, ça peut être un prix correct à payer. On ne peut pas raisonnablement soutenir que les axiomes/postulats de la physique quantique ont un niveau de généralité/conceptualisation adapté à une théorie physique générale (dire que la mesure serait une idée, un concept sur lequel baser la physique, c'est un putain de vol de concept), tout comme on ne peut pas nier que deBB apporte une solution naturelle à la question du passage quantique-classique, entre autres problèmes épistémologiques qui plombent les autres interprétations. N.B. : ça fait fort longtemps que je ne me suis pas penché sur le sujet, ma mémoire a sans doute émoussé divers détails ici et là. J'avoue que c'est passionnant. Le livre dit aussi que la théorie de De Broglie-Bohm est un contre exemple aux affirmations - apparemment communes au milieu - disant que la physique quantique implique la fin du déterminisme, qu'elle attribue un rôle particulier à "l'observateur" et que la physique quantique est quelque chose que personne ne comprend réellement. il y a 35 minutes, Rincevent a dit : Le pluralisme est essentiel en science et en épistémologie. Sans pluralisme, pas de recherche (entendue au sens de "exploration dans des directions diverses parce qu'on n'a aucune idée de quelle direction privilégier avant d'être arrivé à ce qu'on cherchait"). C'est sûr, mais ça m'a changé des discours simplets sur le consensus, rabâchés à longueur de temps sur tous les réseaux l'année dernière, pour les raisons que l'on connaît.
Rincevent Posté 6 mars 2021 Signaler Posté 6 mars 2021 il y a 8 minutes, Sloonz a dit : J’ai l’impression que tu as pris au premier degré une interprétation assez artistique du point de vue "everettien", dans laquelle une "mesure" "créerait" de "nouvelles branches" dans le "multivers". Je tape surtout sur les copenhaguiens dans mon message ; ce statut quasi-axiomatique de la mesure, ça vient d'eux. Les everettiens me semblent plus abstraits que les copenhaguiens dans leur approche (au sens où l'épistémologie everettienne me semble difficilement testable / confrontable à la réalité, mais pas fondamentalement malsaine). Si je devais faire un reproche aux everettiens, ce serait "il vaut mieux donner une définition utilisable de que vous entendez par multivers avant d'en causer".
Rincevent Posté 6 mars 2021 Signaler Posté 6 mars 2021 il y a 3 minutes, Doctrinaire a dit : la théorie de De Broglie-Bohm est un contre exemple aux affirmations - apparemment communes au milieu - disant que la physique quantique implique la fin du déterminisme, qu'elle attribue un rôle particulier à "l'observateur" J'en suis convaincu. Une épistémologie malsaine comme celle de Copenhague, c'est la quasi-garantie que les physiciens vont à un moment ou à un autre aboutir à raconter ce genre de trucs (confondant une interprétation particulière avec la théorie / les expériences), soit parce qu'ils sont complètement paumés intellectuellement sans s'en rendre compte (ce que les feynmanniens, eux, admettent ouvertement, et ils en tirent les conséquences en matière d'humilité), soit parce que ça les arrange notamment parce que ça leur permet d'épater le bourgeois et la bourgeoise dans les dîners mondains (ce qui n'est pas une affirmation théorique de ma part).
Sloonz Posté 6 mars 2021 Signaler Posté 6 mars 2021 27 minutes ago, Rincevent said: il vaut mieux donner une définition utilisable de que vous entendez par multivers avant d'en causer Non, je ne pense pas que ce soit important. On va prendre une analogie. En cosmologie, on sait que du fait de l’expansion de l’Univers, certains objets sortent de notre cône de lumière. Quand on parle de l’Univers, il y a donc une certaine ambiguité : est-ce qu’on inclut ce qui existait dans notre cône de lumière mais qui n’y est plus, ou non ? Établissons une convention selon laquelle tu dis Multivers si tu réponds oui, Univers si tu réponds non. Penses tu qu’un cosmologiste qui utiliserait cette distinction de univers/multivers devrait "donner une définition utilisable avant d’en causer" ?
Rincevent Posté 6 mars 2021 Signaler Posté 6 mars 2021 il y a 2 minutes, Sloonz a dit : Non, je ne pense pas que ce soit important. Pour ma part je pense que oui, mais surtout je pense que ce n'est pas aussi grave que le copenhaguisme.
Sloonz Posté 6 mars 2021 Signaler Posté 6 mars 2021 Pour ceux que ça intéresse, il y a d’ailleurs une discussion intéressant sur ce sujet en ce moment même sur le blog de Scott Aaronson : https://www.scottaaronson.com/blog/?p=5359
Cthulhu Posté 23 mars 2021 Signaler Posté 23 mars 2021 Pas vraiment une intro, mais ça se lit bien: https://www.amazon.com/Finance-Democratic-Process-Collected-Buchanan/dp/0865972206 Ça se trouve tombé du camion, mais je ne te conseille évidemment pas de recourir à des moyens illégaux. 1
F. mas Posté 23 mars 2021 Signaler Posté 23 mars 2021 Je conseille aussi 'The entreprise of Law', de Bruce Benson. C'est assez pédagogique et rapide à lire.
Lancelot Posté 23 mars 2021 Signaler Posté 23 mars 2021 Bah ça tombe bien le gouvernement te donne plein de temps libre 1
F. mas Posté 23 mars 2021 Signaler Posté 23 mars 2021 Bon courage ! Je suis certain que ça va bien se passer.
Nick de Cusa Posté 23 mars 2021 Signaler Posté 23 mars 2021 Je me suis lance dans le traite sur la nature humaine de Hume. Je ne comprends pas tout. Deja, qu'appelle-t-il extension ? Mais ca m'hypnotise, d'une certaine facon. Je ne suis pas trop philo mais j'ai lu la petite intro qu'en a fait Bertrand Russell et ca a eveille mon interet. Je pense qu'il tombe dans la categorie tres bon petit bouquin ! Sinon en parallele, A Passage to India. J'aime la litterature du debut du XXeme, cette espece de desillusion du monde. 1
Ultimex Posté 23 mars 2021 Signaler Posté 23 mars 2021 il y a 25 minutes, Nick de Cusa a dit : extension Surface, étendue spatiale je dirais. https://www.quora.com/In-A-Treatise-of-Human-Nature-how-would-one-define-Hume-s-idea-of-extension 1
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