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Philiber Té

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  1. J'ai bien fait de préciser que je ne défendais pas les thèses de ces articles !
  2. Oui, c'était une clarification qui était également adressée à Pelerin Dumont, au cas où. Et justement, la question qui est posée au début du thread est "What’s the point of museums?". On peut aisément comprendre que les motivations de Henry Wellcome au XIXe siècle ne sont pas les mêmes que celles des conservateurs du musée aujourd'hui. L'objectif ne semble plus être d'exposer tel objet, qui vient de telle culture, pour dire qu'elle existe et que désormais les visiteurs le savent. Ou de limiter la question de la visibilité de ces peuples au simple fait de montrer un objet qui leur appartenait dans un musée. Surtout si la collection a été constituée et pensée durant la période coloniale, comme ils l'expliquent.
  3. Qu'on soit bien d'accord : j'ai partagé ces liens non pas parce que je défends la définition ou l'analyse de l'exotisme qui y sont présentées, mais bien pour te donner des éléments qui pourraient potentiellement t'aider à comprendre ces points de vue. Par contre, je trouve intéressantes les réflexions autour de la définition de l'exotisme, si toutes les sociétés abordent de la même façon ou non les autres cultures, comment cela peut varier en fonction du contexte de la découverte (ou de la confrontation), etc. Par exemple, est-ce que les choses sont véritablement équivalentes entre des occidentaux qui passent leur temps à repousser leurs frontières, qui enchainent les explorations à l'autre bout du monde, etc., et les japonais qui accueillent des délégations ou des marchands étrangers ? De la même manière, concernant le comportement ou le jugement que l'on perçoit comme réciproque, a-t-on suffisamment de recul sur notre conception de l'exotisme pour en comprendre toutes les particularités, ou bien, est-ce que l’attitude de l'autre n'est pas le résultat d'un cheminement bien différent ? Je doute que les collections de Henry Wellcome et celles du musée national d'art Occidental de Tokyo aient été constituées dans les mêmes conditions, avec les mêmes motivations et pour présenter le mêmes regard sur l'autre. Je ne suis donc pas très surpris qu'un musée décide de relater le passé de sa collection "qui racontait une histoire mondiale de la santé et de la médecine dans laquelle les personnes handicapées, les Noirs, les peuples autochtones et les personnes de couleur étaient exotiques, marginalisés et exploités - ou même complètement oubliés".
  4. Je pense qu'il reprend tel quel les notions employées par Turner. Je n'ai pas l'impression que le vocabulaire anglophone soit considéré comme plus "qualitatif" que le français en géographie (mais je ne connais vraiment que le monde de la géographie physique). Je ne sais pas ce qui te fait dire que ces éléments sont décorrélés dans l'article, mais l'auteur cherche surtout des explications (culturelles, c'est dans le titre) au changement de direction (géographique et utilitaire) de ces explorations. Ou, pourquoi les voyages qui ne sont pas motivés par des motifs matériels ou religieux se multiplient à la Renaissance ? Ce qui ne signifie pas pour autant qu'il s'agit de l'unique raison de traverser les mers ou les continents à l'époque.
  5. L'article reprend surtout la théorie de Victor Turner :
  6. Tu peux regarder les autres articles de ce numéro consacré au thème de l'exotisme, par exemple : Les racines culturelles de l'exotisme géographique, du Moyen Age à la Renaissance européenne L'occident peut-il être exotique ? De la possibilité d'un exotisme inversé
  7. "Before the 1800s, dogs were probably primarily selected for functional roles such as hunting, guarding, and herding. Modern dog breeds are a recent invention defined by conformation to a physical ideal and purity of lineage."
  8. Autant pour moi, il ne s'agit pas d'un compte parodique, le gus raconte juste n'importe quoi.
  9. Ouai enfin, excuse moi, mais avec tes 600 Ma de données sur les 4,6 Ga d'existence de la Terre... c'est clairement du cherry picking !
  10. En géologie, j'ai pour l'instant jamais vu de cas où on balançait un modèle numérique à des étudiants sans le justifier, le démontrer ou le critiquer. C'est peut-être le cas en L1 (il y a des trucs de sismologie ou de rhéologie par exemple, où il faut un peu de bouteille avant de comprendre le rôle de chaque engrenage). Par contre, en biologie, la chimie a vite tendance à prendre le pas sur le reste et je déplore un peu le manque de physique. Mais je maîtrise moins le contenu des cours de mes collègues. Oui, c'est pour ça que j'ai terminé mon message par le déséquilibre énergétique, il y avait comme un sous entendu sur le rôle des circulations atmosphériques / océaniques. De la même manière, le bilan radiatif que j’ai présenté plus tôt prend une valeur moyenne pour le rayonnement solaire incident, alors que la latitude, les saisons, etc. Mais la question de base était : pourquoi des W/m2 ? et pourquoi s'intéresser au sommet de l'atmosphère ? Après, venez pas me poser des questions sur l'échappement atmosphérique de la Terre, j'y connais rien.
  11. Malheureusement, il y a des cursus qui n'ont pas (ou quasiment pas) de cours de thermodynamique ou de physique... et les étudiants finissent par penser que les formules et les équations sont magiques ! M'enfin toutes les démonstrations ne sont pas plaisantes pour autant. Ah, je suis surpris ! En physique ? En lien avec le climat ? Pour le stéradian, Rincevent t'a répondu et, si je ne dis pas de bêtises, je crois me souvenir que même ces histoires d'irradiance et de luminance sont bien souvent exprimées en W/m2/sr. Concernant la limite de l'atmosphère, oui, c'est assez subtile d'autant qu'elle varie au cours du temps, etc... mais prenons ton hypothèse : considérons X compartiments depuis le sol jusqu'à X km d'altitude vers l'espace. Tu peux établir un bilan énergétique pour chaque interface entre ces compartiments, en observant par exemple ce qui arrive et ce qui part dans le compartiment supérieur. A un moment donné, tu te retrouveras avec un unique flux entrant, provenant de l'espace et qui correspondra au rayonnement solaire incident. A cette altitude, il n'y aura pas suffisamment de molécules présentes pour que ce flux soit modifié par un quelconque processus (réfléchi, absorbé, etc.). Tu pourras donc raisonnablement fixer la limite de ton système climatique terrestre à cette altitude. En théorie, tu pourrais fixer ta limite 10 km plus loin dans l'espace et tu devrais constater que ton rayonnement solaire est inchangé (venez pas chipoter, j'ai dit en théorie). Sur l'angle d'incidence et la répartition du flux solaire à la surface du globe, oui, c'est ce qui explique le déséquilibre énergétique des hautes latitudes.
  12. Quel prof de lycée a les capacités pour enseigner la génétique, l'évolution ou la reproduction ? Le principe du bilan radiatif, c'est de comparer la quantité d'énergie qui entre et qui sort dans ton système : ici, le système climatique terrestre (atmosphère, lithosphère, hydrosphère, cryosphère, etc.) et des rayonnements. On peut donc regarder ce qui se passe à l'interface espace / système Terre, autrement dit le sommet de l'atmosphère. Le principal* flux entrant est le rayonnement solaire qui arrive jusqu'à la Terre, soit une quantité d'énergie rapportée à une surface d'où les W/m2. Ce qui va dicter le climat terrestre, c'est bien l'équilibre de tes échanges entre espace / système Terre. Quand on parle de forçage radiatif, on s'intéresse donc à la propension d'un paramètre donné (GES, nuages, aérosols, etc.) à conserver à l'intérieur du système Terre ou à renvoyer vers l'espace une partie de l'énergie. Il est toujours question de flux en W/m2 (ce qui est physiquement parlant). Tu peux t'amuser à découper ton système en volumes, en différentes couches atmosphériques, en milieux, etc. in fine les entrées et les sorties globales se font au niveau d'une surface : le sommet de l'atmosphère. En passant, si tu prends l'exemple des saisons, c'est une histoire de rayonnement solaire incident et de latitudes. Si tu prends les paramètres de Milankovitch, tu retrouves encore des histoires de latitudes, d'inclinaison, etc. L'activité solaire ? Une variation du rayonnement incident... *On pourrait considérer la production de chaleur interne de la Terre mais c'est peanuts ! D'ailleurs, ça reviendrait à faire un bilan entre les flux entant et sortant avec une nouvelle interface correspondant à la limite supérieure de la lithosphère. Et là encore, on va se retrouver à parler de flux géothermique, d'insolation ou d'ensoleillement en W/m2. Oui, la question du rayonnement solaire devait déjà être abordée par le passé, pour expliquer la distribution de l'énergie reçue, les différences en fonction des latitudes, les grands types de climats, etc. Le sujet était peut-être également abordé en physique (lumière visible, infrarouge, etc.). Mais aujourd'hui les cours s'attardent davantage sur les flux et les processus. Les élèves doivent calculer des choses comme la valeur du rayonnement solaire incident à partir de l'irradiance ou l'albédo, et les trucs plus poussés comme la température effective et Stefan-Boltzmann n'arrivent qu'après le bac.
  13. Est-ce que tu as regardé ce qu'était le rayonnement solaire incident ? Et le bilan radiatif de la Terre ? Tu devrais trouver assez facilement la réponse à ta question à propos des W/m2. Ma remarque sur le programme du lycée était à prendre dans la continuité de mon message précédent. Avant de parler du réchauffement climatique, on présente aux élèves les différents mécanismes du climat. De mémoire, avant ces nouveaux programmes, le bilan radiatif était abordé à la fac, probablement en L1.
  14. Si tu prends par exemple le rayonnement solaire incident, il est exprimé en W/m2. C'est l'un des flux pris en compte lorsque tu dresses le bilan radiatif de la Terre (énergie reçue / perdue). Au lycée, le bilan radiatif est vu en première et le forçage radiatif en terminale.
  15. Peut-être à cause de son importance dans le forçage radiatif ? Et on parle assez régulièrement du méthane. Par exemple, juste en jetant un oeil aux actualités sur Google. En France, la photosynthèse est abordée en seconde et le climat en terminale. Les élèves sont censés déjà connaitre les différents mécanismes du cycle du carbone avant de parler de réchauffement climatique :
  16. Il y a une différence entre considérer que le progrès technique n'est pas une solution suffisante pour un problème donné et avoir la haine de la technologie, non ? Mon entourage n'est probablement pas représentatif mais ils sont nombreux à parler des véhicules électriques, du nucléaire de 4ème génération, de la séquestration du carbone, des panneaux solaires souples, etc.
  17. On va dire ça. Ou alors, c'est une manière de rendre pénible la lecture et la réponse ? Je n'ai pas compris l'intérêt de cette remarque (et d'autres qui suivent...). "Oui, enfin personne n'a dit [...] Et puis [...]." N'est-ce pas également le cas de la monogamie ? Pourquoi est-ce que d'autres formes de relations émergent ? Notamment aujourd'hui, puisque le sujet était l'acceptation de la polygamie qui progresse. Ça ne répond pas à ma remarque sur l'incompatibilité de cet héritage avec notre époque (ou les siècles précédents). Et il me semble que ces civilisations monogames connaissaient également des formes d'union plus ou moins libres.
  18. Non, ce n'est pas du tout ce que je dis. Je pense que tout ce travail préalable ne sera pas mis en péril par la polygamie. Tu évoques les influences des civilisations grecque et romaine : au XVIIIe (et aux siècles suivants), ces idées qui ont alimenté la tradition intellectuelle libérale n'étaient pas soudainement frappées d'incompatibilité avec le contexte historique, culturel, économique, etc. de l'époque. J'estime que c'est la même chose pour le libéralisme dans une société où le mariage gay, le couple libre, la polygamie, etc. existent et où la monogamie n'a pas besoin d'être socialement imposée.
  19. Oui, enfin personne n'a dit qu'il fallait systématiquement bruler et oublier tout ce qui nous vient de nos ancêtres... Et puis apprendre des choses, c'est bien gentil mais ça n'implique pas forcément qu'il faille les répéter à l'identique, sans regard critique. Tu imagines tout un tas de conséquences et de transformations de la société qui découleraient de l'acceptation de la polygamie et qui rendraient la société imperméable au libéralisme. Qu'en est-il d'autres paramètres qui ont évolué depuis l’apparition du libéralisme ? L'espérance de vie ou la mortalité infantile, par exemple. Je pourrais aussi te tendre une perche et citer le mode de vie urbain, la quantité de personnes venues s'installer en ville, etc. Est-ce que là aussi, nous sommes trop loin des conditions du passé pour revoir un jour du libéralisme quelque part ? Personnellement, je ne perçois pas la polygamie (ou le reste) comme un obstacle à la liberté. A l'inverse, j'accuserais bien le racisme d'entre être un, tant qu'à parler de frustrations, de violences, etc. Mais on me rétorquera vite que c'est dans la nature humaine... Est-ce que, comme pour la monogamie, le multiculturalisme socialement imposé frustre la tendance naturelle des xénophobes, et c'est bien ?
  20. Pas compris la blague (ou même si c'en est une pour dire vrai).
  21. Y a un étudiant qui a cité un créationniste dans son devoir... faut dire que le nom de domaine est particulièrement fourbe : sedimentology.fr Vous savez s'il y a un moyen de connaitre son "référencement" dans google ?
  22. Boarf, on nous a déjà fait le coup avec les familles homoparentales, puis avec les couples libres et maintenant ça... Les conservateurs aiment se faire peur avec ce qui sort de leur cadre de pensée, non ? Je suis certainement un progressiste naïf mais le seul prérequis nécessaire pour le maintien du libéralisme me semble être l'attachement à la liberté. Pourquoi se focaliser sur les conditions passées de l'apparition du libéralisme alors qu'aujourd'hui tant de paramètres sont différents et nouveaux ?
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