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Pegase

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  1. Non, je ne pense pas. L'idée serait surtout de ne pas prendre l'espèce comme un critère pertinent. Que les guépards disparaissent ne serait ainsi pas grave en soit, le problème c'est la souffrance des individus. @Mégilleoui, j'apprécie la cohérence de ces vegans là. Maintenant, je dois reconnaître que je suis attaché à ce critère esthétique et je suppose qu'on pourrait développer quelque chose dans la veine du réalisme moral, mais pas sûr d'accoucher de quelque chose de réellement cohérent. Je vais assumer une part d'irrationalité sur la question.
  2. J'ai eu une discussion intéressante avec quelques antispecistes. Quand on leur explique que la fin de l'élevage amènerait à la disparition d'espèces domestiques, le réflexe est de balayer tout ça d'un revers de la main car dans le fond, seul l'homme attribue une importance à la survie de certaines espèces, les individus qui la composent s'en moquent, n'étant pas capables de conceptualiser l'idée d'espèce (qui est déjà une construction sociale selon les antispecistes). Passe pour les vaches, mais les plus cohérents vont plus loin en estimant que les parcs naturels dans lesquels l'Ho
  3. Après la gifle de Macron, j'ai vu pas mal de personnes justifier la violence politique, rappeler le droit à l'insurrection de la constitution de 1793, les guillotines ressorties au moment des gilets jaunes etc. On n'est pas seulement sur Macron mais comment expliquer chez les Français cette fascination pour la violence politique dont ils abusent avec une grande frivolité, surtout quand ça finit toujours par le retour du parti de l'ordre (faire la révolution dans son coin, ça ne marche pas, c'est comme ça). Les Français aiment se gargariser d'être le peuple qui se passionne le plus
  4. https://www.google.com/amp/s/www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/restauration-hotellerie-sports-loisirs/vrai-ou-fake-avec-les-aides-de-letat-certains-restaurants-sont-ils-ressortis-gagnants-de-la-crise_4629535.amp Ça va être très intéressant de s'attarder après coup sur les gagnants du Covid qui auront su se goinfrer des aides d'un État visiblement à la ramasse comme d'habitude.
  5. Ça a légèrement changé. Ils ont viré le chapitre sur la Chine (un non sens total) mais le fond reste toujours le même. La caricature d'Andy Singer reste fréquemment utilisée par les profs, ne serait-ce parce que le document est pratique.
  6. J'aborde bientôt avec mes classes de quatrième le chapitre sur les Etats-Unis. Je déteste la manière dont on est construit ce thème. On force beaucoup sur l'idée de soft power, d'américanisation par le Mac Donald, ce qui m'a toujours semblé être une approche un peu franchouillarde relevant d'un anti-américanisme assez primaire. Cette posture qu'on retrouve autant à droite qu'à gauche m'agace systématiquement.
  7. Est-ce que vous avez quelques ressources sur la notion de matérialisme historique ? Si j'ai bien compris c'est l'idée que les hommes ne sont que ce que les conditions matérielles font d’eux, l’infrastructure détermine la superstructure. Jusque là, ça va. Mais pour un historien, cette idée est finalement assez inutile non ? Soit le rapport économie-social est bien saisissable dans les faits et les sources et donc l'appel à la théorie est quelque peu inutile. Soit on infère de son action malgré son absence et c'est donc un acte de foi ? J'ai du mal à voir concrètement ce que cette idée appo
  8. J'ai lu l'empire du moindre mal il y a longtemps, mais c'est le point qui m'avait semblé être le plus convaincant. Je suppose qu'il est hautement contestable.
  9. J'entends bien que la théorie soit critiquable (pour ne pas dire fumeuse). Doit-on la rejeter entièrement pour autant ? Quand je lis ça, je me dis qu'il avait quand même sans doute saisi quelque chose. De la même manière, quand Michéa affirme que le libéralisme est profondément incohérent et porte en lui-même les germes de sa propre destruction, je me demande s'il n'y a pas une part de vérité également.
  10. Du coup, comment pourrait-on répondre à ces gens tant à droite qu'à gauche qui utilisent le concept pour expliquer que finalement les SJW sont des libéraux ? J'ai personnellement l'impression que ce qui rend ce consumérisme de masse possible, c'est précisément l'explosion de l'endettement généralisé et l'inflation, mais c'est une intuition.
  11. Le 10 mai 81, Mitterrand était élu président de la république. Avec un peu plus de recul aujourd'hui, quel bilan peut-on faire de son héritage ? Sa politique de relance à complètement échoué avant qu'on connaisse "le tournant de la rigueur". J'ai trouvé un article d'ailleurs assez intéressant sur le déficit budgétaire et la manière dont il a été vendu aux Français et aux partenaires européens. http://blogs.lesechos.fr/dominique-seux/l-histoire-du-critere-de-3-a15011.html
  12. Merci pour la référence, je prends note. Oui on m'a prévenu que le style est très... ampoulé. Ce qui me dérange peut être plus que tout c'est que derrière cette critique du consumériste (phénomène qu'on peut déplorer d'un point de vue libéral, sans forcément être d'accord sur sa généalogie) se trouve souvent un bête puritanisme qui paraît un peu ridicule avec le recul (je crois que Clouscard méprisait le jazz et le rock, perversion de la musique populaire authentique). Ça et cette tendance à couvrir le petit peuple de qualités morales fantasmées (la Common decency de Michéa pa
  13. A gauche comme à droite, je vois souvent le concept qui vient de Clouscard, ensuite popularisé par Soral, être utilisé pour fustiger le libéralisme moderne sous sa forme consumériste, apatride, vecteur de déviances et d'atomisation des individus. Il a l'air d'offrir pour pas mal de gens une lecture assez limpide de la situation actuelle de la France, mais je n'arrive pas à m'empêcher de penser que ça cache souvent un moralisme un peu convenu. Je n'ai jamais lu Clouscard, mais de ce que les militants en présentent (et on sait qu'il y a toujours un fossé entre la pensée militante qui c
  14. Disons qu'après ce naufrage, oui, l'analyse d'Asselineau peut s'arrêter là. Pour être plus sérieux, j'ai du mal à prendre au sérieux des politiciens avec une vision aussi obtus de ce qu'est la souveraineté. Je ne pense pas que la mondialisation ait fondamentalement changé le rapport entre les grandes puissances. A partir de là, j'ai du mal à considérer qu'une France en dehors de l'UE et de l'OTAN, avec ses dettes et une inflation gigantesque pour sauver son modèle sociale, puisse être considérée comme une puissance souveraine. C'est systématiquement sur cette question que bottent en touch
  15. Je suis plus agacé par la vision très juridique de la souveraineté donnée par Asselineau. Comme une plante sous cloche qu'il faudrait protéger en permanence des influences extérieures. Ca lui donne un côté passéiste assez ridicule. Surtout ça fait fi d'une vision stratégique plus large, d'où son malaise profond sur la question, pourtant relativement simple, du coût d'un porte avion. Une vision trop abstraite du concept rend le souverainisme, qui possède une fenêtre médiatique assez étendue, très faible en nombre d'électeurs (et ça c'est sans compter les conflits d'égo qui se multiplient à mesu
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