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jugurta

Dantec-muray-houellebecq

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Rien à foutre d'enfantillages comme "avoir le dernier mot".

C'est la vérité qui m'intéresse.

Dans ce cas, évidemment… :icon_up:

Comme disait un célèbre Minarchiste :

On se conduirait vraiment fort bien à l'égard de la vérité si on lui permettait quelque jour de se défendre elle-même.

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Doctrine conciliaire, qui est brièvement abordée dans l'article en lien wikibéral.

Mais, si tu veux en savoir plus, outre le bouquin de Nemo que j'ai déjà mentionné, je te recommande ce classique de Quentin Skinner:

Merci itou. Je suis plus que méfiant à l'égard de Nemo. En revanche, le Regius Pr of History de Cambridge ne pose pas de souci d'illusion idéologique a priori !

http://www.hist.cam.ac.uk/academic_staff/f…ls/skinner.html

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Merci itou. Je suis plus que méfiant à l'égard de Nemo. En revanche, le Regius Pr of History de Cambridge ne pose pas de souci d'illusion idéologique a priori !

http://www.hist.cam.ac.uk/academic_staff/f…ls/skinner.html

Pourquoi te méfies-tu de Nemo ? Au passage, je signale qu'il renvoie plusieurs fois à Skinner (ce qui est une preuve d'objectivité, vu que ce dernier n'est pas spécialement réputé libéral).

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Pourquoi te méfies-tu de Nemo ? Au passage, je signale qu'il renvoie plusieurs fois à Skinner (ce qui est une preuve d'objectivité, vu que ce dernier n'est pas spécialement réputé libéral).

Parce qu'il a écrit le livre de chevet d'un anarcap, pardi ! :icon_up: Et puis, si j'osais, je déclarerais que la science politique est encore dans l'enfance en France et beaucoup plus évoluée outre-Manche… (j'ai cotôyé naguère des politologues français très comme il faut - Sc Po + thèse - pour qui Aron était limite nazi et Jürgen Habermas l'horizon indépassable de la pensée politique…).

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J'ai rarement lu un argument aussi peu pertinent. Némo est un politologue français, or les deux ou trois politologues français que j'ai connus étaient des ultra-étatistes donc Némo est une personne dont il faut se méfier. Joli !

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J'ai rarement lu un argument aussi peu pertinent. Némo est un politologue français, or les deux ou trois politologues français que j'ai connus étaient des ultra-étatistes donc Némo est une personne dont il faut se méfier. Joli !

Il faut te décider : je suis un anti-belge obsessionnel et fanatiquement nationalisto-franchouillard ou bien ta profonde mansuétude m'accorde-t-elle quelque droit à des opinions, disons, plus "individualistes" et moins "ethniquement" marquées ? :doigt:

Te voilà maintenant à contester ma légitimité individuelle à porter un jugement sur certains de mes concitoyens et ex-collègues : au nom de ta connaissance intime des milieux académiques français en Sc Po, j'imagine ? A d'autres. :icon_up:

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Parce qu'il a écrit le livre de chevet d'un anarcap, pardi !  :icon_up: Et puis, si j'osais, je déclarerais que la science politique est encore dans l'enfance en France et beaucoup plus évoluée outre-Manche… (j'ai cotôyé naguère des politologues français très comme il faut - Sc Po + thèse - pour qui Aron était limite nazi et Jürgen Habermas l'horizon indépassable de la pensée politique…).

Navré si je vais être méchant, mais tu pontifies dans le vide absolu. J'apprécie les écrits de Nemo pour leur qualité intrinsèque et parce que ce type met son immense érudition au service d'un travail scientifique méritoire (mêrme si je ne suis pas nécessairement d'accord tout le temps avec ses conclusions). Je signale aussi que l'ambition de son "Histoire des idées politiques" était, notamment, d'en présenter enfin une en français qui soit débarrassée des scories marxisantes habituelles.

De plus, je le rappelle, il n'est pas anarcap.

PS: pour ma part, je discute sur ce forum avec des gens qui se figurent que Montesquieu ou Aron sont le fin du fin en matière de libéralisme, mais je ne m'en méfie pas pour autant.

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Navré si je vais être méchant, mais tu pontifies dans la vide absolu. J'apprécie les écrits de Nemo pour leur qualité intrinsèque et parce que type met son immense érudtion au service d'un travail scientifique méritoire (mêrme si je ne suis pas nécessairement d'accord tout le temps avec ses conclusions).

De plus, je le rappelle, il n'est pas anarcap.

Ne l'ayant pas lu, mes appréciations à son sujet sont en effet parfaitement fantaisistes : je ne m'attendais pas que tu leur prêtes un tel sérieux. :icon_up: Je connais la carrière académique de Nemo et son sujet de thèse (La Société de Droit selon Friedrich Hayek, sous la direction de Boudon et classée en…sociologie !). Il n'empêche que, normalien, français et né 1949, Nemo part avec un (très) lourd handicap dans l'étude de la Science Politique. C'est d'autant plus méritoire s'il écrit de bons livres avec une perspective libérale.

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Il faut te décider : je suis un anti-belge obsessionnel et fanatiquement nationalisto-franchouillard ou bien ta profonde mansuétude m'accorde-t-elle quelque droit à des opinions, disons, plus "individualistes" et moins "ethniquement" marquées ?  :doigt:

Te voilà maintenant à contester ma légitimité individuelle à porter un jugement sur certains de mes concitoyens et ex-collègues : au nom de ta connaissance intime des milieux académiques français en Sc Po, j'imagine ? A d'autres. :icon_up:

C'est vrai, je conteste ta légitimité à porter un jugement, mais cela n'a rien à voir avec toi. En fait, j'ai connu un type dont le frère avait pensé un moment devenir statisticien. Et la mère de ce type, chose plutôt incroyable, pensait que le journaliste belge Philippe Dasnoy était un exécrable pêcheur à la mouche. Idée banale qu'il n'est pas besoin d'expliciter. Tu comprends donc que depuis lors je me méfie des gens qui ont suivi des études de statistique et leur conteste toute légitimité à porter un jugement. C'est l'évidence même.

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C'est vrai, je conteste ta légitimité à porter un jugement, mais cela n'a rien à voir avec toi.

Ouf ! Me voilà enfin rassuré.

En fait, j'ai connu un type dont le frère avait pensé un moment devenir statisticien. Et la mère de ce type, chose plutôt incroyable, pensait que le journaliste belge Philippe Dasnoy était un exécrable pêcheur à la mouche. Idée banale qu'il n'est pas besoin d'expliciter. Tu comprends donc que depuis lors je me méfie des gens qui ont suivi des études de statistique et leur conteste toute légitimité à porter un jugement. C'est l'évidence même.

Il avait un complexe oedipien classique, en somme !

C'est dommage, il y a d'excellents professeurs de statistique outre-quiévrain et visiblement, comme leurs collègues français, ils auraient à qui enseigner avec profit. :icon_up:

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J'apprécie les écrits de Nemo pour leur qualité intrinsèque et parce que ce type met son immense érudition au service d'un travail scientifique méritoire (mêrme si je ne suis pas nécessairement d'accord tout le temps avec ses conclusions). Je signale aussi que l'ambition de son "Histoire des idées politiques" était, notamment, d'en présenter enfin une en français qui soit débarrassée des scories marxisantes habituelles. 

D'ailleurs, puisque j'ai vu ce pavé à Gibert l'autre jour (plus de 1.500 pages si ma mémoire est bonne), je voudrais savoir si quelqu'un l'a lu et s'il est utile/agréable de le lire (surtout le second tome sur les temps modernes et contemporains). Pas pour tout de suite, pour moi en tout cas.

Et puis, Philippe Nemo est prof à l'ESCP-EAP. :icon_up:

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J'ai lu le second tome et des passages du premier. Je te les recommande instamment Eti-N.

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J'ai finalement eu l'occasion de lire La possibilité d'une île, de Houellebecq. Je crois que Beigbeder a bien résumé le bouquin en écrivant récemment :

Le livre dont on a le plus parlé avant sa sortie ? La possibilité d'une île, de Michel Houellebecq.

Le livre dont on a le moins parlé depuis sa sortie ? La possibilité d'une île, de Michel Houellebecq

Bref, énorme déception. C'est un mix des Particules et de Plateforme, dont il n'a gardé que le verbiage. Il aurait mieux fait d'écrire un essai (mais en est-il capable ?) plutôt que de remplir un roman de pensées disparates. Pas la moindre trace d'histoire… des dialogues chiants au possible et totalement non naturels. Des personnages inexistants. Une longue litanie totalement cynique, dépressive et à côté de la plaque. Dommage !

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Ah ? Houellebecq, c'est donc un écrivain ? On ne nous dit jamais rien, on nous cache tout !

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Ah ? Houellebecq, c'est donc un écrivain ? On ne nous dit jamais rien, on nous cache tout !

Moi qui croyais que c'était un physicien, spécialiste de la théorie des quanta…

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J'ai finalement eu l'occasion de lire La possibilité d'une île, de Houellebecq. Je crois que Beigbeder a bien résumé le bouquin en écrivant récemment :

Bref, énorme déception. C'est un mix des Particules et de Plateforme, dont il n'a gardé que le verbiage. Il aurait mieux fait d'écrire un essai (mais en est-il capable ?) plutôt que de remplir un roman de pensées disparates. Pas la moindre trace d'histoire… des dialogues chiants au possible et totalement non naturels. Des personnages inexistants. Une longue litanie totalement cynique, dépressive et à côté de la plaque. Dommage !

Je suis moins déçu que toi, même si c'est loin d'être un chef d'oeuvre. Sa lecture m'a passionnée, les vertus de la narration classique faisant encore leur effet, mais les personnages soint àmha moins bien caractérisés que dans Plateforme par exemple et manquent de plausibilité. Le nihilisme destructeur de l'auteur est souvent compensé par le réalisme psychologique de ses personnages, qui m'a paru un peu faible cette fois-ci. Les lecteurs de Schopenhauer sont à la fête, en revanche, mais le pessimisme devient un peu systématique et tourne vite court. Pour autant, cela reste un auteur majeur mais il est dans l'impasse, semble-t-il.

En tout cas, cela m'a permis de voir Houellebecq en interview et celui-ci m'a fait une excellente impression : humour, courtoisie et impertinence (tout ce que j'aime :icon_up: ).

Une critique intéressante d'Alain Besançon (si si, on parle bien du même) qui a lu Plateforme pour la revue Commentaire : http://www.asmp.fr/fiches_academiciens/tex…houellebecq.pdf

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Il faut dire que Houellebecq et Besançon semblent tous deux se prendre pour d'éminents islamologues. Cela rapproche…

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Les lecteurs de Schopenhauer sont à la fête, en revanche, mais le pessimisme devient un peu systématique et tourne vite court. Pour autant, cela reste un auteur majeur mais il est dans l'impasse, semble-t-il.

Les lecteurs de Schopenhauer préfèreront Schopenhauer lui-même plutôt que de lointains épigones. De plus, Schopenhauer n'est pas nihiliste et est un philosophe, lui. Et pour ce qui est de son "pessimisme", tout est relatif.

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Guillaume Dustan est mort. J'avais apprécié (sans plus) Dans ma chambre, mais Nicolas Pagès m'avait laissé totalement froid. La chronique d'Assouline à ce sujet est bien.

http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/

Guillaume Dustan, 40 ans, a été retrouvé mort hier chez lui. Il est décédé des suites d'une "intoxication médicamenteuse involontaire" selon têtu.com. Il avait plaqué sa véritable identité (William Baranès) et son métier (juge administratif) pour se consacrer à l'écriture : Dans ma chambre publié par POL, Nicolas Pages, son journal intime Génie divin jusqu'à son dernier livre paru chez récemment chez Flammarion sous le titre prémonitoire Dernier roman. Le scandale suscité par ses récits, apologie des rapports non protégés entre homosexuels séropositifs, trouvait un prolongement dans la collection "Le rayon gay" qu'il avait animé chez Balland.

La lecture de Dans ma chambre m'avait frappé par sa violence, sa radicalité et son absence totale de compromis dans la fascination pour la mort. Après, un certain systématisme dans la provocation m'avait éloigné du personnage, pour ne rien dire de la dimension criminelle de certains de ses textes: comment qualifier autrement l'éloge de la contamination volontaire ?

Il aurait voulu devenir une sorte de Mishima français mais, faute d'avoir consrtruit une oeuvre, il n'a jamais été de son propre aveu qu'un "alter Angot".

Ce qui me frappe aujourd'hui, c'est qu'on l'évoque essentiellement comme l'écrivain voué aux gémonies par la majeure partie des gays pour avoir écrit: "la capote ne pourra jamais être la règle en matière de sexualité". Ecrit et défendu de livre en livre. Indépendemment de toute jugement moral, si c'est là tout ce que l'on gardera de lui, ce n'est pas d'un écrivain dont on se souviendra mais d'un militant qui s'est servi du support "livre" pour propager ses idées..

L'Irlandais John Banville vient d'être couronné contre toute attente du prestigieux Booker prize alors que tout le monde attendait Julian Barnes ou Kazuo Ishiguro. Mais lui, à sa mort, on évoquera ses treize romans et celui qui vient d'être distingué The sea, splendide méditation sur l'absence de l'être aimé et sur la mémoire, sans se souvenir que les bookmakers le donnaient loin derrière les favoris à 7 contre 1.

C'est toute la différence.

Ce qui reste d'un écrivain, ce qui doit rester de lui, ce sont ses livres. Sinon, ce n'était pas un écrivain mais juste l'éphémère acteur de phénomènes de société.

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Je ne me souviendrai de lui que pour ses appartitions télévisées.

Il aurait voulu devenir une sorte de Mishima français mais, faute d'avoir consrtruit une oeuvre, il n'a jamais été de son propre aveu qu'un "alter Angot".

Ce passage est clair et "to the point", mais c'est cruel.

A propos du blog d'Assouline, je conseille la lecture de son message sur "Le livre noir de la psychanalyse" et du long débat qui s'en est suivi dans les commentaires. Sidérant…

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Je ne me souviendrai de lui que pour ses appartitions télévisées.

A l'époque où je regardais encore la télé, je l'avais vu chez Delarue. Il avait été pathétique.

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