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Pour mettre tout le monde d'accord je propose qu'on n'appelle pas ça un sentiment de dynamique de guerre civile.

 

Plus sérieusement arretez votre combat d'infirmes gogol. On sait qu'il y a de la novlangue d'un coté, du putaclic de l'autre.

Balancez plutot les stats, faites des jolis tableaux Excel, debunkez les sources, et si possible pas dans l'ordre inverse de ce que je viens d'ecrire. On gagnera du temps.

 

Edit - sans "pas".

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Il y a 3 heures, Hayek's plosive a dit :

Pour mettre tout le monde d'accord je propose qu'on n'appelle pas ça un sentiment de dynamique de guerre civile.

 

Plus sérieusement arretez votre combat d'infirmes gogol. On sait qu'il y a de la novlangue d'un coté, du putaclic de l'autre.

Balancez plutot les stats, faites des jolis tableaux Excel, debunkez les sources, et si possible pas dans l'ordre inverse de ce que je viens d'ecrire. On gagnera du temps.

 

Les stats, c’est indispensable. Une bonne interprétation et explication de celles-ci l’est tout autant.

 

Par exemple, personne n’arrive à m’expliquer pourquoi on verrait une recrudescence de la violence dans les statistiques. La génération actuelle de délinquants est-elle pire que les précédentes ? Si, oui, pourquoi ?

 

Ou alors, la police et la justice sont-elles de moins en moins efficaces et inciteraient-elles, par leur inefficacité, les délinquants à passer à l’action ? Si c’est le cas, pourquoi diable alors parler d’ouvrir plus de prisons quand nous avons déjà plein de solutions libérales à ces problèmes d’inefficacité ?

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il y a 17 minutes, Johnnieboy a dit :

Par exemple, personne n’arrive à m’expliquer pourquoi on verrait une recrudescence de la violence dans les statistiques. La génération actuelle de délinquants est-elle pire que les précédentes ? Si, oui, pourquoi ?

 

Ca dépend jusqu'à quand tu remontes. Je dirais que le contexte les rend potentiellement plus violents. Densité urbaine qui précarise avec un cout plus élevé (depuis l'exode rural + les politiques immobilieres pro-NIMBY pro-socialos), faible niveau de qualifications dans une économie majoritairement de services (à la personne), tentation du repli communautaire vers une culture exotique mythifiée plus prononcé. Au doigt mouillé le repli communautaire me semble plus fort aujourd'hui que lors des vagues d'immigrations italiennes, espagnoles ou portugaises. Peut-être en partie parce que culturellement, un italien ou un ibérique peut passer pour un gars du sud plus facilement et qu'historiquement les vagues d'immigrations de ces régions remontent au XIIe siècle et auparavant (Montpellier par exemple).

 

Maintenant, comparée à il y a plus de 100 ans, la société française est laaaaaargement plus apaisée.

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il y a 29 minutes, poney a dit :

Y a un truc sur lequel je suis supposé réfléchir dans mon taf et que je ne sais pas par quel bout prendre, c'est le rapport (changeant, du moins supposément) aux autorités en général.

Pas que la police ou les pompiers, très généralement à l'administration ou aux experts, le covid est un bon exemple, en 2 semaines, le nombre de spécialistes et de sachants sur tantôt l'immunité ou les épidémies a fait un bon phénoménal dans le monde.

 

Je ne sais pas si le rapport à l'autorité à changé, c'est le point de vue de ma cheffe, je suis plus circonspect. Il y a peut-etre quelque qui en effet a évolué ou changé de ce coté

 

Dans le football pro, tous les coaches qui réussissent depuis quelques années n’usent pas vraiment de leur autorité. Ils en imposent de façon charismatique et humaine. Typiquement, un Klopp à Liverpool ou un Zidane à Madrid.

 

Les coaches à l’ancienne comme Mourinho n’y arrivent plus et se plaignent des nouvelles générations qui ne seraient plus à l'écoute. 

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il y a 2 minutes, Johnnieboy a dit :

 

Dans le football pro, tous les coaches qui réussissent depuis quelques années n’usent pas vraiment de leur autorité. Ils en imposent de façon charismatique et humaine. Typiquement, un Klopp à Liverpool ou un Zidane à Madrid.

 

Les coaches à l’ancienne comme Mourinho n’y arrivent plus et se plaignent des nouvelles générations qui ne seraient plus à l'écoute. 

 

Au pif, est-ce que ca aurait un rapport avec internet en general et les reseaux sociaux en particulier?

 

Avant, l'autorité était a sens unique, du supérieur vers la masse, comme la télévision, la ou aujourd'hui les RS te branchent dans l'interaction permanente et la mediatisation est quasi-individuelle, avec un affect plus présent...

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57 minutes ago, poney said:

 Je ne sais pas si le rapport à l'autorité à changé, c'est le point de vue de ma cheffe, je suis plus circonspect. Il y a peut-etre quelque qui en effet a évolué ou changé de ce coté

Il y a des visions contrastés sur le rapport à l'autorité.

D'un côté on se plaind que les gens sont sont plus rebelles à l'autorité, de l'autre plus soumis.

Il y a peut être un irrespect plus marqué aux figures de l'autorité (État, président, aussi médecins et communauté scientifique en général), de l'autre à l'échelon local les gens paraît-il bronchent moins.

 

 

D'autres diront le contraire.

 

 

Je n'ai pas vu d'études quantitatives passer, ni même quali, sur l'acceptation de l'autorité dans le temps en fait.

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il y a 28 minutes, Hayek's plosive a dit :

 

Au pif, est-ce que ca aurait un rapport avec internet en general et les reseaux sociaux en particulier?

 

Avant, l'autorité était a sens unique, du supérieur vers la masse, comme la télévision, la ou aujourd'hui les RS te branchent dans l'interaction permanente et la mediatisation est quasi-individuelle, avec un affect plus présent...

 

il y a 6 minutes, Mathieu_D a dit :

Il y a des visions contrastés sur le rapport à l'autorité.

D'un côté on se plaind que les gens sont sont plus rebelles à l'autorité, de l'autre plus soumis.

Il y a peut être un irrespect plus marqué aux figures de l'autorité (État, président, aussi médecins et communauté scientifique en général), de l'autre à l'échelon local les gens paraît-il bronchent moins.

 

 

D'autres diront le contraire.

 

 

Je n'ai pas vu d'études quantitatives passer, ni même quali, sur l'acceptation de l'autorité dans le temps en fait.

 

Si ce phénomène existe, il doit être assez complexe à expliquer. La suggestion d’Hayek’s ne me semble pas mauvaise. Il n’existe plus trop de détenteurs de la vérité largement reconnus comme tels (coucou les complotistes) et c’est peut-être dû à internet et à la mondialisation.

 

 

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il y a 8 minutes, Johnnieboy a dit :

Si ce phénomène existe, il doit être assez complexe à expliquer. La suggestion d’Hayek’s ne me semble pas mauvaise. Il n’existe plus trop de détenteurs de la vérité largement reconnus comme tels (coucou les complotistes) et c’est peut-être dû à internet et à la mondialisation.

 

Quels sont les mécanismes psychologiques d'un jeune aujourd'hui qui a des milliers/millions de followers sur T/FB/IG?

Tu as une gratification immédiate avec des milliers de likes en quelques secondes quand tu mets des photos de toi avec le SWAG.

Ca booste ton ego. Et l'ego est a mon avis un tres bon vecteur dans la défiance (consciente ou inconsciente) à l'autorité. (et dans l'autre sens aussi, tu te soumets plus facilement si tu ne cherches pas le conflit, c'est borderline tautologique mais bon)

 

En face le coach doit créer une cohésion a partir d'individualités. Certains le font en imposant des choix avec autorité, et tant que ca portait ses fruits, personne ne moufte. Apres, jboy a l'air de dire que la recette ne marche plus. Auquel cas ca risque de mal se passer avec Koeman au Barca.

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En fait au stade actuel de mes réflexions, je vois deux choses, je ne sais pas encore comment proprement les articuler.

Il faut distinguer à mon avis le "mécanisme de l'autorité" du "support de l'autorité".
Je veux dire par là, le mécanisme qui fait qu'un être humain adhère à l'autorité de quelqu'un ou quelque chose (le support).

C'est une approche un peu wébérienne de l'autorité (charismatique, traditionnelle, légale).

Je crois que fondamement les humains de 2020, même les sauvageons, adhèrent à une autorité de le même mécanisme que les humains d'il y a 100 ou 1000 ans, par contre le support sur lequel se fixe l'autorité a beaucoup changé.

Pour cela je n'adhère pas au discours "l'autorité se perd", "les jeunes ne respectent plus rien" (c'est le discours de ma hierarchie, principalement parce qu'elle représente de plus en plus un non-autorité), ... je crois qu'ils accordent par contre l'autorité à des supports qui nous échappent.

Je bosse dans la prévention urbaine, tu prends le même agent de prévention, tu lui colle une chemise avec des rabats sur les épaules, un pantalon droit et des chaussures cirées et qui crie quand le gars mets ses pieds sur le banc, tu n'auras pas le respect des kets des quartiers qui potentiellement vont foutre le dawa dans l'espace publique que t'es supposé gérer. Par contre, tu lui colles des fringues plus streetwear/sport, tu le transforme en animateur socio-cul qui sait taper un coup dans le ballon, connait les codes du coin et tu as quelqu'un qui peut obtenir des même jeune de faire des séances collective de ramassage des ordures dans le dit espace public sans forcer et qui pourra discuter ouvertement avec lui de choix scolaires ou professionnels.

L'autorité n'a pas disparu mais a mon avis elle dépend toujours un peu du groupe social auquel on s'adresse et qu'est ce qui représente pour lui un ordre charismatique, traditionnel ou légal.
Prenons des cas caricaturaux : un jeune de cité aujourd'hui verra dans un footballeur pro un leader charismatique, un jeune entrepreneur versaillais le verra dans Fillon ; un étatistes républicain accordera une grande importance à la légalité d' l'état de droit, un jeune déçu embrigadé par les salaf ne jurera que par la Sharia.

Revenons aux jeunes des cités-en-guerre-civile-mais-en-fait-non : a partir du moment où, à tort ou à raison (ça ne  change rien) tu es persuadé que l'Etat français t'as enfermé dans une cité, que tu es victime du racisme, que tu es écarté du marché du travail, que tu vis en vase clos et que la seule fois ou l'Etat français tu le vois au travail, c'est la BAC qui te claque un genou dans la nuque, il est évident que le respect de l'Etat, tu peux te le foutre là ou tu penses.

Territoires perdus ou territoires abandonnés ? La question de fond pour un libéral à mon avis c'est de ne pas tomber dans le tropisme (et le piège) des étatistes. C'est pas parce qu'on déverse du pognon dans ces quartiers en rebellion qu'on peut dire "ah mais on file du pognon donc c'est pas abandonné". Si je pensais que verser du pognon du ciel une fois pour repeindre les murs, une autre fois pour mettre un terrain de basket ou pour donner un coupe-file pour entrer à science pipo ça allait aider à pacifier les relations sociales, je serais pas libéral, je serais socialiste (encore plus que maintenant, imaginez).

 

 

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Il y a 1 heure, Hayek's plosive a dit :

Au doigt mouillé le repli communautaire me semble plus fort aujourd'hui que lors des vagues d'immigrations italiennes, espagnoles ou portugaises.

Plusieurs raisons à ça. La première, c'est que ces dernières pouvaient s'intégrer à l'église (d'autant plus quand la messe était en latin, parce que c'est un des rôles principaux mais pourtant méconnus du latin à l'église catholique, m'voyez).

 

Une autre raison, c'est qu'ils arrivaient dans un pays où, en gros, les Français étaient fiers d'être Français (mais si je parle de patriotisme, on va me dire que c'est pareil que du nazisme, au moins). Quand tu as un truc à proposer, une fierté à rejoindre, les nouveaux arrivant peuvent l'accepter ; quand tu dis que tu es haïssable, les nouveaux arrivants ont un peu raison de te mépriser.

 

Troisième raison, il n'y a pas eu de guerre d'indépendance longue et récente de ces pays contre la France. La guérilla espagnole contre Napoléon n'a pas duré dix ans et s'était achevée un siècle plus tôt, trois générations sont passées ; en revanche, pour ce qui est de l'Algérie, les militants du MNA sont arrivés en France alors qu'ils la combattaient encore moins d'un an auparavant (c'était ça ou être liquidés par le FLN) ; et la tradition de résistance en Algérie est très longue, avec Abd-el-Kader, Mokrani, Lalla Fatma et d'autres encore. La situation était marginalement moins tendue avec les Marocains, mais la campagne du Maroc et la Guerre du Rif ne remontaient qu'à une génération et les anciens qui s'y étaient battus étaient encore là pour instruire les jeunes de leurs exploits contre l'ennemi. C'est d'ailleurs peut-être plus marqué à l'ouest de l'Algérie qu'à l'Est, et dans les montagnes que sur les côtes des deux pays.

 

Encore une raison supplémentaire, un tiers des immigrés polonais et deux tiers des immigrés italiens sont repartis de France, soit qu'ils n'y avaient pas l'intention d'y rester, soit en constatant l'échec de leur intégration. Du coup, ne sont restés que ceux pour qui ça s'est plutôt bien passé et qui se sont intégrés. Je ne crois pas qu'il en soit de même avec les vagues plus récentes.

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24 minutes ago, Rincevent said:

Plusieurs raisons à ça. La première, c'est que ces dernières pouvaient s'intégrer à l'église (d'autant plus quand la messe était en latin, parce que c'est un des rôles principaux mais pourtant méconnus du latin à l'église catholique, m'voyez).

 

Une autre raison, c'est qu'ils arrivaient dans un pays où, en gros, les Français étaient fiers d'être Français (mais si je parle de patriotisme, on va me dire que c'est pareil que du nazisme, au moins). Quand tu as un truc à proposer, une fierté à rejoindre, les nouveaux arrivant peuvent l'accepter ; quand tu dis que tu es haïssable, les nouveaux arrivants ont un peu raison de te mépriser.

 

Troisième raison, il n'y a pas eu de guerre d'indépendance longue et récente de ces pays contre la France. La guérilla espagnole contre Napoléon n'a pas duré dix ans et s'était achevée un siècle plus tôt, trois générations sont passées ; en revanche, pour ce qui est de l'Algérie, les militants du MNA sont arrivés en France alors qu'ils la combattaient encore moins d'un an auparavant (c'était ça ou être liquidés par le FLN) ; et la tradition de résistance en Algérie est très longue, avec Abd-el-Kader, Mokrani, Lalla Fatma et d'autres encore. La situation était marginalement moins tendue avec les Marocains, mais la campagne du Maroc et la Guerre du Rif ne remontaient qu'à une génération et les anciens qui s'y étaient battus étaient encore là pour instruire les jeunes de leurs exploits contre l'ennemi. C'est d'ailleurs peut-être plus marqué à l'ouest de l'Algérie qu'à l'Est, et dans les montagnes que sur les côtes des deux pays.

 

Encore une raison supplémentaire, un tiers des immigrés polonais et deux tiers des immigrés italiens sont repartis de France, soit qu'ils n'y avaient pas l'intention d'y rester, soit en constatant l'échec de leur intégration. Du coup, ne sont restés que ceux pour qui ça s'est plutôt bien passé et qui se sont intégrés. Je ne crois pas qu'il en soit de même avec les vagues plus récentes.

 

Rajoutes la RATP, et tu montes à 5 raisons

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Il y a 3 heures, poney a dit :

En fait au stade actuel de mes réflexions, je vois deux choses, je ne sais pas encore comment proprement les articuler.

 

C'est bizarre de ne pas te voir ramener Arendt. Je suppose juste qu'on est dans la phase terminale de ce qu'elle décrivait comme la crise de l'autorité.

 

Mais elle l'écrivait quand une bonne partie de la population avait une nette notion de ce que c'était. Pour nous, 90% des gens nés depuis 60 ans n'ont jamais été élevés dans ce monde traditionnel où règne l'autorité.

 

Il y a 3 heures, Rincevent a dit :

Encore une raison supplémentaire, un tiers des immigrés polonais et deux tiers des immigrés italiens sont repartis de France, soit qu'ils n'y avaient pas l'intention d'y rester, soit en constatant l'échec de leur intégration.

 

Et c'est le mécanisme principal de marché qui a foiré.

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Il y a 9 heures, Hayek's plosive a dit :

Pour mettre tout le monde d'accord je propose qu'on n'appelle pas ça un sentiment de dynamique de guerre civile.

 

Plus sérieusement arretez votre combat d'infirmes gogol. On sait qu'il y a de la novlangue d'un coté, du putaclic de l'autre.

Balancez plutot les stats, faites des jolis tableaux Excel, debunkez les sources, et si possible pas dans l'ordre inverse de ce que je viens d'ecrire. On gagnera du temps.

 

Edit - sans "pas".

 

En fait il y a un phénomène que vous avez l'air de négliger ici, c'est la montée d'une forme de séparatisme dans nos banlieues.

 

Sauf qu'elle commence à être assez documentée ("retour" marquée de la religion musulmane avec une vision dite rigoriste, fonctionnement clanique dans les banlieues [et pas que], financement des associations border ayant un rôle structurant dans ces mêmes banlieues, accaparement de nombre de business illicites par les "descendants d'immigrés" les enfermant d'autant plus dans cette dynamique négative et, dernièrement, arrivée en politique d'une génération d'hommes politiques issus de ce sérail culturel antagoniste).

 

Quelques livres sur le sujet:

 

L'archipel français - Jérome Fourquet

Les territoires conquis de l'islamisme - Bernard Rougier

Le grand abandon : Les élites françaises et l'islamisme - Yves Mamou

Le Maire et les Barbares - Eve Szeftel

 

Donc à partir de là, si vous êtes un français lambda (ie un gars qui essaye de s'en sortir sans chier de manière trop virulente dans les bottes de son voisin), la pression monte progressivement dans la cocotte, surtout quand cela engendre un certain nombre de coûts cachés (cf le Cartel des fraudes de Charles Prats).

 

Il y a forcément une limite à tout cela, et je ne peux pas croire que cela puisse continuer des années ainsi, je pense que cela pétera (comme répété), il faudra un ou plusieurs événements catalyseurs, plus ou moins rapproché, mais ça me semble inéluctable.

 

Une interpellation manquée, un attentat sordide (type Bataclan), une multitude d'agression au couteau, l'accès au pouvoir du FN, une proposition de loi débile... Le plus terrible c'est que les motifs sont infinis. Je ne parle même pas des échauffourées dans les cités, et dans des villes éloignées de plusieurs kilomètres, que l'on observe parfois (ils ont la capacités de s'organiser, il faut le garder à l'esprit).

 

A partir de là vous pouvez faire le choix de ne rien voir et/ou de vous persuader que cela ne donnera, in fine, rien. Je pense différemment, c'est tout.

 

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J'ai pas ramené Arendt mais j'y ai pensé tellement fort que tu l'as fait pour moi :)

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il y a 12 minutes, Loi a dit :

En fait il y a un phénomène que vous avez l'air de négliger ici, c'est la montée d'une forme de séparatisme dans nos banlieues.

 

Ou alors c'est toi qui n'a pas compris que nous parlons des causes et non des conséquences...

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Il a un marteau dans la tête et tape sur tous les clous qui passent. 

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il y a 24 minutes, Hayek's plosive a dit :

 

Ou alors c'est toi qui n'a pas compris que nous parlons des causes et non des conséquences...

 

Considérant que la première phrase dans le message que je cite fait globalement référence à certains de mes propos, je ne vois pas pourquoi je me serais privé de te répondre... 

 

Bon, j'apprécie quand même le fait que tu parles d'infirmes au pluriel, je ne suis donc pas tout seul ! 

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Mais sinon pour te répondre sérieusement, tu confonds la situation qui n'est pas propre à la France de la séparation des élites et des masses, du changement des rapports d'autorités dont les anti-vax et tant d'autres sont autant d'avatar et le séparatisme islamiste qui s'engouffre dans la brèche dans les cité mais c'est une conséquence bien plus qu'une cause.
Je t'invite à lire René Otayek (sur le radicalisme islamique au sud du sahara en 1993 qui arrive aux meme conclusion, sur l'identité vers 2000) ; globalement toute la littérature de science politique ou anthropologie politique qui prend l'islam africain et ses rapports à l'état et qui montre bien toujours une volonté d'autonomie et une imagination politique particulière (christopher harisson, martin klein, david robinson, ..), l'histoire de la colonisation du sénégal et le role des confreries islamique, l'histoire des djihad peuls ou comment l'islam a aussi servi notamment d'assise idéologie pour le séparatisme Touareg depuis...avant larrivée des Français au 19ième. Aussi le premier livre de Gilles Kepel sur l'islam des banlieue publié en 1988 de mémoire ou le bouquin du sociologue (qui a vécu en cité lors de l'élaboration du livre en vrai ethnographe) de Lepoutre publié en 1998 ou 1998 "coeur de banlieue" où il montre notamment les logiques de la violence.
Ca t'interessera surement.

Maintenant revenons à

Authoritah.0.jpg

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il y a 14 minutes, poney a dit :

Considérant que dans le message initial y avait pas de citation...

 

Mais un mot sur lequel nous avons beaucoup débattu :)

 

à l’instant, poney a dit :

Mais sinon pour te répondre sérieusement, tu confonds la situation qui n'est pas propre à la France de la séparation des élites et des masses, du changement des rapports d'autorités dont les anti-vax et tant d'autres sont autant d'avatar et le séparatisme islamiste qui s'engouffre dans la brèche dans les cité mais c'est une conséquence bien plus qu'une cause.
Je t'invite à lire René Otayek (sur le radicalisme islamique au sud du sahara en 1993 qui arrive aux meme conclusion, sur l'identité vers 2000) ; globalement toute la littérature de science politique ou anthropologie politique qui prend l'islam africain et ses rapports à l'état et qui montre bien toujours une volonté d'autonomie et une imagination politique particulière (christopher harisson, martin klein, david robinson, ..), l'histoire de la colonisation du sénégal et le role des confreries islamique, l'histoire des djihad peuls ou comment l'islam a aussi servi notamment d'assise idéologie pour le séparatisme Touareg depuis...avant larrivée des Français au 19ième. Aussi le premier livre de Gilles Kepel sur l'islam des banlieue publié en 1988 de mémoire ou le bouquin du sociologue (qui a vécu en cité lors de l'élaboration du livre en vrai ethnographe) de Lepoutre publié en 1998 ou 1998 "coeur de banlieue" où il montre notamment les logiques de la violence.
Ca t'interessera surement.

Maintenant revenons à

Authoritah.0.jpg

 

Je n'ai pas dit que la situation était propre à la France, malheureusement, mais on était dans le fil sur l'actualité française... Je vais me renseigner sur le livre que tu cites mais à première vue je ne vois pas en quoi il contribuerait à modifier ma perception de la situation chez nous. La problématique me semble inextricable (avec un État comme le notre). J'ai du mal à voir la pertinence de ta comparaison avec les anti vax. La population "antagoniste"/"anti elite" des banlieues chez nous est bien plus "massive". Donc les conséquences éventuelles de leur dissidence est sans commune mesure. 

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@Loi : Tu n'as peut-être pas remarqué, mais on n'est plus dans "Aujourd'hui en France". Ici c'est un nouveau fil (splitté de l'ancien), parce que le sujet est différent.

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il y a 7 minutes, poney a dit :

Tu confonds toujours causes et effets ou conséquences

 

Bah non, c'est simplement que j'ai cité quelques conséquences éventuelles de cet état de fait (défiance généralisée etc.). Parmis lesquelles, la guerre des banlieues, la sécession de certains territoires, la dégradation de la situation dans nos grandes villes, les "attaques" répétées contre le français moyen... 

 

Mais je trouve très intéressant le fait de s'intéresser aux causes. 

 

il y a 4 minutes, Rincevent a dit :

@Loi : Tu n'as peut-être pas remarqué, mais on n'est plus dans "Aujourd'hui en France". Ici c'est un nouveau fil (splitté de l'ancien), parce que le sujet est différent.

 

Si si bien reçu j'ai juste usé d'un droit de réponse (un message qui avait pour objet de clore la polémique en donnant un certain nombre de refs plutôt que de relancer un débat). 

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Le 25/09/2020 à 13:22, Johnnieboy a dit :

La génération actuelle de délinquants est-elle pire que les précédentes ?

 

Tiens une autre piste de réflexion: les gens sont plus violents parce qu'ils sont plus immatures, ou qu'ils restent immatures plus longtemps, parce qu'ils sont bloqués au début de l'âge adulte dans une zone merdique. Donc tous les trucs du genre avoir un travail, accès à la propriété, fonder une famille, des trucs qui te responsabilisent, arrivent plus tard.

 

A chaque étape, l'Etat étant malfaisant. 

 

  • Yea 3
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Sur l'autorité, j'aurais tendance à dire qu'elle ne va plus de soi, mais qu'elle a besoin de sens pour s'imposer sans difficultés. 

Pour dire simple, autrefois la forme suffisait voire l'uniforme pour incarner l'autorité et la faire respecter. 

Aujourd'hui c'est le fond qui compte. L'autorité doit se justifier pour s'exercer, et comme les attentes sont divergentes, ça devient compliqué.

A propos de la situation des banlieues, il semble que le fossé entre les différentes catégories sociales se soit creusé ces 30 dernières années, malgré les différentes politiques, sociales, justement. Malgré tout, on entend encore et toujours le même genre de discours social, justice sociale, en faire plus ...

Qu'est ce que peuvent dire les libéraux de cohérent et de plus intéressant que cette antienne éculée du "social" ?

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La couche avant l'autorité, c'est le respect.

Il y a évidemment des torts des 2 cotés,

mais quand les détenteurs de l'autorité ont perdu tout respect, car ils font 100% nawak depuis 40 ans,

ceux sont ama eux les 1° responsables.

Et il est complètement contre-productif d'essayer de faire semblant de croire qu'ils méritent respect ou autorité.

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il y a 6 minutes, Rübezahl a dit :

La couche avant l'autorité, c'est le respect.

Il y a évidemment des torts des 2 cotés,

mais quand les détenteurs de l'autorité ont perdu tout respect, car ils font 100% nawak depuis 40 ans,

ceux sont ama eux les 1° responsables.

Et il est complètement contre-productif d'essayer de faire semblant de croire qu'ils méritent respect ou autorité.

 

Par détenteurs de l'autorité tu parles bien des politiques? Si oui je suis 100% d'accord avec toi, ça te pousse un peu à tout remettre en question (dans le mauvais sens du terme).

 

Mais en ce qui concerne l'autorité au sens la police, si tu as été éduqué à peu près normalement tu n'es pas censé t'y frotter de manière répétée... Donc la question du respect ne se pose pas, elle est naturelle (bonjour madame, bonjour monsieur, bref la base quoi et pas des "wesh wallah barrez vous" qui amènent généralement à des échanges assez dégradés entre jeunes/autorité). 

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Ne pas confondre politesse et respect de l'autorité, ça peut être lié, mais pas forcément. 

La politesse ce sont des codes plus ou moins bien enseignés et intériorisés, c'est plus le signe d'une forme d'intégration à une société qu'un signe de respect de l'autorité en tant que tel.

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Il y a 2 heures, Loi a dit :

Par détenteurs de l'autorité tu parles bien des politiques? Si oui je suis 100% d'accord avec toi, ça te pousse un peu à tout remettre en question (dans le mauvais sens du terme).

Mais en ce qui concerne l'autorité au sens la police, si tu as été éduqué à peu près normalement tu n'es pas censé t'y frotter de manière répétée... Donc la question du respect ne se pose pas, elle est naturelle (bonjour madame, bonjour monsieur, bref la base quoi et pas des "wesh wallah barrez vous" qui amènent généralement à des échanges assez dégradés entre jeunes/autorité). 

oui, je parle des politiques et de leur vecteur, l'état.

Et c'est complètement relié à la police, qui est à la fois sous leur ordres/autorité, mais aussi dont la mission 1° est la protection de l'état (et pas des citoyens).

 

Quand un donneur d'ordre s'avère être un charlot depuis et pendant longtemps,

au bout d'un moment ça finit par entacher aussi sa domesticité. C'est normal (et probablement aussi sain).

 

Le poisson pourrit par la tête, selon le dicton.

L'"élite" a ama beaucoup moins d'excuses que la racaille.

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Plus généralement et sans tomber dans la caricature des Charlots, on peut parler aussi de la sécession des riches/des élites du monde.

 

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