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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. La critique du positivisme par Lucilio est très bonne, mais encore une fois une philosophie du droit qui s’autolimite à la répression les actes en vertu desquels « aucune société humaine ne pourrait survivre dignement », ne va pas très loin. Et puis c’est quoi « dignement » ? Faut définir la dignité et en faisant ça on en vient à construire une philosophe morale complète, les fameux principes que Flashy voit comme une perception arbitraire de la réalité, et plus récemment aussi inconnaissables que la nature humaine… Et sans vouloir ridiculiser le jusnaturalisme, je ne crois pas non plus qu’on puisse bâtir une philosophie morale sur la seule connaissance de la nature humaine. Savoir ce qu’est l’homme est une chose, justifier que les lois doivent garantir sa liberté est tout à fait autre chose, c’est un parti pris politique. Et faire passer ses jugements politiques pour de la science neutre, c’est bon pour les marxistes.
  2. Le mandat impératif ? Il a existé, durant certaines périodes révolutionnaires, dans les conseils ouvriers (toutes les fois où ça ne se transformait pas en un comité-permanent-des amis-du-peuple-qui-vont-le-sauver-des-traîtres). Mais ça ne peut pas fonctionner comme institutions légitimes en période de paix. Remarque, avec des parlementaires ne pouvant voter que ce que leurs électeurs leur ont ordonnés en début de mandat, ça limiterait de facto l'inflation législative. Mais ils n'accepteront jamais. Il y a quelque mois, j'écoutais des députés raconter sur France Inter que le mandat impératif "viderait de son sens le travail parlementaire", tu vois le drame...
  3. Celui que tu lui donnes. Tout et n'importe quoi. Regarde Sanksion.
  4. Dans la démocratie athénienne du 5ème siècle, n'importe quel citoyen pouvait en poursuivre un autre s'il estimait qu'il avait proposé une loi illégitime. On pourrait adapter le processus en rendant les électeurs responsables des agissements de leurs élus, mais ça obligerait à rendre public qui a voté pour qui, ce qui pose d'autres problèmes. Personnellement je pense qu'à l'heure actuelle, la liberté est moins menacée par la configuration des institutions que par le contenu des politiques conduites. C'est pour cela que le slogan de la sixième république ne m'a jamais attiré, même avant de devenir libéral.
  5. Il a pas toujours été secret. L'isoloir a été introduit très tardivement. Le dix-neuvième siècle est plein de moments où les notables ont fait voter leurs paysans en plein air pour recueillir leurs suffrages. Regarde les Souvenirs de Tocqueville. Pourquoi les électeurs ne seraient pas responsables de leurs élus ?
  6. => http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/s_effondrer/27961
  7. Pas du tout. Tu parles de ce qu'ils peuvent légalement faire. La légitimité parlementaire repose sur leur capacité à défendre les intérêts de leurs mandataires. "Le système représentatif est une procuration donnée à un certain nombre d'hommes par la masse du peuple, qui veut que ses intérêts soient défendus." -Benjamin Constant, De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes. Donc des parlementaires qui agissent à l'encontre des intérêts de leurs mandataires sont illégitimes. CQFD.
  8. Notre civilisation est de toute évidente en passe de s'effondrer. Edit: grillé par JIM16.
  9. Moui, dans un paradigme où le Traité de Lisbonne est légitime. Alors qu'il a été ratifié par des parlementaires n'ayant pas été élus pour ça. C'est un peu comme l'Assemblée de 1870 qui décide du régime alors qu'elle avait élu pour négocier la paix avec Bismarck. "C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser." -Montesquieu, De l'Esprit des lois.
  10. Autrement dit il ne nous reste plus qu'à penser sans concepts. Oh wait. L'anarcho-primitivisme correspond à ces critères => https://fr.wikipedia.org/wiki/Anarcho-primitivisme
  11. Let's agree to disagree, comme dirait Miss Liberty. Renoncer à la Justice juste parce que les étatistes n'ont que ce mot à la bouche (mâtiné de "sociale", il est vrai), c'est leur faire un plus grand cadeau que de laisser passer la rétroactivité des crimes.
  12. Tu sais ce qu'on dit: si une théorie (morale ou autre) est contredite par la réalité, ce n'est pas la réalité qui est fausse, mais la théorie qui ne décrit pas correctement la réalité. Dès lors opposer les principes à la réalité est imprécis, puisque le réel fonctionne bien selon certains principes. Le plus efficace, ce n'est pas un très bon critérium du bon et du juste...Au mieux ça permet de comparer des choses présentes avec des choses passées, mais pas des choses présentes entre elles, ou des choses présentes avec des possibilités non encore advenues. Ou alors c'est moi qui ne comprend pas ce que tu appelles efficace. L'idée que l'étatisme conduit nécessairement à l'effondrement me paraît aussi téléologique que celle en vertu de laquelle le capitalisme sera son propre fossoyeur. Une situation politico-sociale injuste peut au contraire durer très longtemps. Regarde combien de temps a duré l'esclavage.
  13. Mouai. Le goût des compromis opposé à l'inflexibilité, c'est léger comme philosophie morale. "S'il était vrai que la dictature est inévitable et que le fascisme et le communisme sont les deux « extrêmes » au bout de notre course, alors quel serait le choix le plus sûr ? Eh bien, le centre mou ! Le centre, avec la sécurité indéfinie, indéterminée, de son économie mixte avec un degré « modéré » de privilèges étatiques pour les riches et un montant « modéré » de subventions étatiques pour les pauvres ; avec un respect « modéré » pour les droits et une dose « modérée » de force brute ; avec une mesure « modérée » de liberté et un degré « modéré » d’esclavage ; avec un degré « modéré » de justice et un degré « modéré » d'injustice ; avec un degré « modéré » de sécurité et un degré « modéré » de terreur, et avec un degré modéré de tolérance pour tous, sauf pour ces « extrémistes » qui défendent les principes, la cohérence, l'objectivité, la morale, et qui refusent les compromis." -Ayn Rand, L'extrémisme ou l'art de la délation (1964).
  14. Tous les philosophes contractualistes, libéraux ou non (Hobbes, Spinoza, Locke, Rousseau, etc), soutiennent que dans l'état de nature, là où nul pouvoir politique ne s'exerce et où nulle loi n'existe, il ne peut pas y avoir de crime ou d'injustice. Mais d'un autre côté je n'aime pas le contractualisme. La position de Snow se défend aussi.
  15. C'était moi. Merci beaucoup
  16. C'est cohérent dans une perspective anarchiste de lutte des classes => https://fr.wikipedia.org/wiki/Reprise_individuelle
  17. Réponse: En trouvant une façon d'exprimer mon amour qui ne leur cause pas de souffrance. Mathieu_D doit manquer d'imagination, la réponse n'était pas très difficile.
  18. Pourquoi tout ce lyrisme pour Patrick Artus ?
  19. Merci Flashy
  20. Johnathan R. Razorback

    Kidzania

    Le combat des paradigmes. Un dialogue qui fera bientôt parti de la Geste de Liborg, à n'en pas douter.
  21. A l'Olympes plutôt. Mais c'est un peu l'idée.
  22. Quelle que soit la gravité du crime, on ne peut pas être condamné rétroactivement. C'est un principe de droit, qui complète le "nul n'est censé ignorer la loi".
  23. C'est ce que j'entendais implicitement, mais tu as bien entendu raison de corriger. Mais admettons un moment que Die Linke gouverne l'Allemagne, tu penses qu'il arroserait généreusement Athènes par "solidarité" (comme disent les collectivistes) ?
  24. Oui. On pourrait passer au gouvernement fédéral et aux euro-bonds. Mais normalement les Allemands ne l'accepteraient pas.
  25. Je savais pas que le droit naturel autorisait à suspendre le principe de non-rétroactivité des peines.
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