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Mégille

Tribun de la Plèbe
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Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. A votre avis, l'Iran est suffisamment pragmatique pour accepter de *ne pas* raser Israel en échange de *ne pas* se faire raser quelques villes, ou non ? Je me doute que ça bouleverserait pas mal la géopolitique de la région, mais je ne me rends pas bien compte du risque véritable de part-en-couillage. D'un coté, je ne vois pas comment qui que ce soit pourrait vouloir une telle catastrophe, mais d'un autre, j'ai beaucoup de mal à comprendre la perspective iranienne sur les relations internationales, autrement que sous un prisme théologique (peut-être parce que je ne suis pas encore assez renseigné). Bon, après, je me dis que le Chine est déjà armée depuis Mao, que le Pakistan l'est aussi, et peut-être la Corée du nord, et jusqu'à présent tout va assez bien... Donc j'ai envie d'être optimiste, et de ne pas trop modérer mon envie de militer pour le droit des iraniens à la b.n.à.u.r. Mais tout de même, c'est un tourment constant, d'être à la fois un admirateur à la fois d'Israel et de la culture iranienne. Encore pire que d'être fan à la fois de SoD et du hard rock de propagande azéri.
  2. Petite contradiction dans son discours : si la grande variété des sujets favorise ceux qui ont un fort capital culturel, alors, on peut trouver ça injuste, mais ça n'est pas une loterie... A partir du moment où on décide d'évaluer entre autre les connaissances de l'élève (je pense qu'il vaudrait mieux se contenter d'évaluer ses capacités de raisonnement, mais soit), alors évidemment qu'avoir un capital culturel aide. Et qu'importe si c'est en partie dû à l'environnement familial ? La familiarité avec les programmes d'histoire géo et de français aussi. Et surtout, il ne faudrait pas oublier que la culture, ça ne se transmet pas par les gènes... La mienne en tout cas ne me vient ni de ma prolo de mère ni de mon beauf de père. Que les élèves fassent un petit effort, merde. Et que les profs fassent un effort pour leur donner envie de faire cet effort. Avec moi ça marche très bien. (bon, en même temps, avec mes classes de 10 petits bourgeois catholiques blancs, je me la coule douce...) Donc même à supposer que ce soit un facteur moindre, la variabilité due aux correcteurs me semble plus dramatique que celle due aux sujets. Je ne sais pas très bien ce qui pourrait être fait... Supprimer le bac et l'éducation national serait un bon début. Mais évidemment, si on me donnait moins de notions à traiter, ou plus de temps pour les enseigner, je ne me plaindrais pas. Edit : je pense à un truc. Le monsieur de la vidéo (pas Mr Phi, l'autre, celui qui dit "république" une phrase sur deux) m'accuserait sans doute d'avoir une approche méritocratique, à propos de cette histoire de capital culturel. Mais justement non. Dans un concours de musique, le jury cherche à évaluer qui est le meilleur musicien, et il y a des chances que celui qui a un bon environnement familial soit aidé pour ça. Mais ce serait justement vouloir éviter ça qui supposerait un jugement de valeur, selon lequel, le candidat moins favorisé, quoi, "mérite", plus, puisqu'il aurait fait plus d'effort.
  3. TIL Graveyard Seamounts. Voilà ce qui se passe quand on donne à un métaleux le pouvoir de nommer des trucs :
  4. Mais dans ce cas, faut-il aussi laisser de coté les tentatives de meurtre ? Même s'il n'y a pas d'intention de tuer, un comportement irresponsable peut augmenter suffisamment les chances de tuer quelqu'un d'autre pour que l'on puisse attendre de la personne qu'elle l'évite. J'ai entendu parler d'un couple de youtubeurs... Pour une vidéo, l'une avait tirer sur l'autre qui se protégeait avec une Bible. Evidemment, ça n'a pas suffit, et un darwin award a été gagné. Je ne sais pas comment ça s'est réglé juridiquement... Mais ici, il n'y avait aucune intention de tuer (que l'on sache). Imagine maintenant que le fusil ait été dysfonctionnel, et n'ai pas tiré. Faut-il alors considérer qu'aucun mal n'a été fait ? Mais qu'il y aurait bien eu crime si la tireuse avait en fait bel et bien l'intention de profiter de la stupidité de son mari pour le tuer de cette façon là ? Oui, je comptais sans doute écrire quelque chose comme "... alors il faut considérer que le quatrième aussi", my bad.
  5. En effet, mais qu'en est-il de celui qui, sans le savoir, peut se douter qu'il a des chances de l'avoir ? Par exemple, s'il participe fréquemment à des orgies gays sans protection. Qu'il n'ai pas une certitude absolu de l'avoir suffit à rendre son cas qualitativement différent ? Pourtant, même celui qui a été testé positif au vih n'en a sans doute pas une certitude absolu, j'imagine que ce test là aussi a son taux de faux positifs, aussi fin soit-il.
  6. Ne pas porter de capote ne signifie pas avoir le sida... A partir de combien d'orgies gays dois-je considérer comme une agression mon habitude de coucher sans capote sans avertir mes partenaires de mes risques ? (et renoncer à mon poste d'eurodéputé ?)
  7. La différence c'est que l'on a pas un droit opposable au boulot ou au sexe, alors qu'on a bien un droit de ne pas se faire fusiller ou empoisonner. Qu'on ait de toute manière bel et bien ces droits est ce qui reste à expliquer. Une question de justice dans les peines est peut-être suffisante. Si je fais courir à quelqu'un un risque de 1% de chopper une maladie à laquelle il a 1% de chance de succomber, je mérite un dix-millième de la peine que j'aurai mérité si j'avais, par négligence, failli commettre un homicide involontaire, et que la victime n'y avait échappé que par miracle. J'imagine que c'est souvent suffisamment bas pour ne pas mériter une procédure. (après petite recherche, un homicide volontaire sans circonstance aggravante, c'est jusqu'à 5 ans de prison et 75k€. Divisé par 10000, ça fait environ 7,50€ et 4h de colle... J'ignore si, et comment, en droit français, est susceptible d'être puni le fait d'avoir fait courir un risque mortel à quelqu'un par négligence, mais sans le tuer, mais du coup j'imagine que c'est encore moins que ça). Remarque que ça autorise des punitions plus conséquentes selon la maladie et selon les risques. Il me semble normal que soit punissable le fait de baiser sans capote, en ayant le sida, en le sachant, et sans en avertir son ou sa partenaire. Pourtant, baiser entre personne consentante me semble aussi être un droit assez élémentaire. Et je ne vois qu'une différence de degré entre ça et discuter sans masque et sans être vacciné en période de pandémie (mais avec quand même pas mal de degrés entre les deux !). Bien entendu, tout ça ne justifie pas n'importe quel usage du droit au nom de la santé publique... Le droit doit rester un outil pour permettre aux individus de régler leurs différents paisiblement, et pas un outil entre les mains du planificateur pour accomplir un projet quelconque, autrement, ce n'est plus du droit.
  8. Je te propose une autre petit classement des actions nuisibles/pouvant violer le droit d'autrui (par exemple, je peux tirer un coup de fusil dans une direction donnée, et quelqu'un peut se trouver au bout.) L'action, ou sa conséquence néfaste possible, peut être intentionnelle ou non (je peux tirer pour m'amuser, et ne pas savoir qu'il y avait quelqu'un à tel endroit), c'est une distinction importante. Et d'autre part, intentionnelle ou non, l'action peut avoir ce résultat ou non. Que je cherche à tirer sur quelqu'un ou non, la balle est susceptible de le toucher, ou non. J'ai l'impression que tu cherches à exclure la dernière case, celle des actions non-intentionnelles pouvant nuire mais n'ayant pas effectivement nuit, du domaine des devoirs de droit, au nom de l'évitabilité. Je ne pense pas que ce soit pertinent, puisque le mal fait, ou pouvant être fait, reste évitable à un coût (subjectivement) plus ou moins élevé, indépendamment du fait qu'il soit intentionnel ou effectivement réalisé. La victime, ou victime potentielle, de mon coup de feu aurait très bien pu se trouver ailleurs... Mais ça reste vrai que j'ai cherché à la tuer ou non, et que je l'ai effectivement tué ou non. Il me semble que si on considère chacun des trois autres cas condamnables (volontaire et réussi, volontaire et raté, involontaire et "effectif" -les juristes ont sans doute un terme précis, mais je ne le connais pas.) Et puis, il me semble qu'il y a une continuité entre tous ces actes. Imagine que je sais avoir un poison mortel parmi mes épices, mais que je suis susceptible de ne pas savoir dans quel bocal elle se trouve, ceux-ci étant mal étiquetés. Si je sers un invité en sachant parfaitement lui offrir du poison, et à son insu, il s'agit clairement d'un homicide volontaire. Si je lui offre du poison en étant sûr que ça n'en est pas, j'imagine que c'est un homicide involontaire. Mais si je lui offre un plat, en pariant sur le fait que je ne l'empoisonne pas, mais sans en être sûr... Là ça devient intéressant. Si je n'ai qu'une très faible certitude de ne pas servir du poison, et mon invité, une très forte certitude de ne pas s'en voir offert, il me semble évident que je suis en tort en faisant courir activement un grave danger à cette personne. Si on fait varier mon degré de certitude, on arrive à une situation banale : je ne peux jamais être absolument certain que mes épices ne contiennent pas un poison mortel à mon insu, mais je n'ai aucune raison de m'attendre à ce que ce soit le cas. C'est ma situation habituelle. Si on fait varier le degré de certitude de l'invité, on peut imaginer qu'à un certain moment, il a conscience du risque qu'il court et en prend pleinement la responsabilité. Mais ces deux choses là varient par degré. Et il me semble que le fait d'avoir un comportement sanitairement prudent ou non se situe quelque part dans ce flou.
  9. Bonne année Liborg ! Réjouis-toi car le grand soir ancap n'a jamais été aussi proche !* *offre sans garantie de proximité absolue dudit grand soir
  10. C'est ironique, quand même, d'avoir réservé le mot "austérité" en politique au bon sens budgétaire. Parce que je vois difficilement ce qu'on pourrait imaginer de plus austère que la politique sanitaire actuelle.
  11. @Vilfredo Pareto Pas sûr que le caractère intentionnel et déterminé (par opposition à seulement probabiliste) d'une agression soit nécessaire pour qu'elle soit condamnable. Si un mal-voyant prends la voiture sans ses lunettes, et qu'il tue malencontreusement quelqu'un, il me semble qu'on pourra, moralement, le tenir pour responsable non seulement de cette mort accidentelle, mais aussi d'avoir par négligence pas mal contribué à ce que ça puisse avoir lieu. Pourtant, cette mort n'était ni intentionnelle, ni certaine. Le fait de contaminer quelqu'un en ayant manqué de précaution me semble un peu analogue, quoi qu'à une autre échelle. Pour juger de la gravité de cette quasi-agression, il faudrait prendre en compte à la fois le niveau de confiance que le quasi-agresseur peut avoir en sa santé (si a de bonnes raisons de croire qu'il n'est pas contagieux, ce n'est évidemment pas la même chose que s'il a des symptômes et vient de recevoir le résultat positif d'un test pcr), et le niveau de danger auquel sont exposés les "quasi-victimes". Dans un pays ou beaucoup d'enfants sont allergiques aux fruits à coque, je peux concevoir qu'on juge fautif de mettre des arachides dans un repas de cantine en toute connaissance de cause, mais sans savoir si des allergiques seront servis. Là encore, on a un "crime", une quasi-agression, ni intentionnelle, ni certaine (il pourrait n'y avoir aucun allergique). Et encore une fois, c'est évaluatif. A partir de quel pourcentage d'enfants allergiques dans la population en général le cuisinier doit-il être tenu pour responsable ? Et en deçà de quel seuil faut-il considérer que c'est à l'enfant de faire attention plutôt qu'à la société de s'adapter ? Il peut sans doute y avoir des règles formelles qui tranchent ce genre de cas, et il en faut, mais elles ne sont pas données naturellement, elles sont à négocier lorsque la situation se présente. Que l'on traverse une épidémie fait bouger la première des deux variables que j'ai évoqué : on se met à avoir un peu plus de raisons de croire que l'on puisse être contagieux. Mais on reste effectivement dans une continuité avec la situation ordinaire, ou l'on est toujours susceptible de pouvoir transmettre quelque chose à notre insu. (maintenant que j'y pense, ça s'applique aussi très bien au MST. Un sidactif, qui sait l'être, et qui couche sans protection, par négligence plus que par mauvaise intention, mais tout de même sans prévenir son ou sa partenaire - peut-il être tenu pour responsable ? Il me semble que oui, même si les chances de transmission ne sont pas forcément très hautes. Et s'il ne sait pas s'il est sidactif, mais qu'il a de plus ou moins bonnes raisons de soupçonner l'être ? La limite avec la situation ordinaire n'est pas facile à tracer). Attendre plus de précautions en période d'épidémie au nom d'une volonté de réduire les contaminations en général, pour la santé publique - ça par contre, ça me semble mauvais, puisque ça détourne le devoir de droit de sa vocation pour les mettre au service d'un projet collectif. Je précise que j'estime que même avec un risque modéré d'être contaminé, le calcul des chances de tuer quelqu'un reste assez bas, et que la juste peine risque de ne pas être bien haute, pas forcément assez pour justifier une intervention de la force.
  12. Ca fait plusieurs semaines que les groupes fb d'e-g sur lesquels je lurk mème là dessus. Je ne parviens pas à déterminer si ils se moquent de lui, ou s'ils se reconnaissent en lui et sont fiers d'avoir des références culturelles communes avec lui. Sans doute un peu des deux. Ce mème là est bonus :
  13. Ce n'est pas si évident, en fait. Jouer à la roulette russe sur quelqu'un d'autre est certainement une agression, même si la victime est "chanceuse". Donc pourquoi exposer quelqu'un au risque, même faible, d'attraper une maladie qui a un risque, même faible, de le tuer, ne serait pas aussi une violation du NAP ? Bon, en même temps, le simple fait de sortir de chez soi, prendre la voiture, ou même de respirer hors d'une période de pandémie fait aussi courir un risque aux autres, quoi que faible. A partir de combien d'emplacement vide dans le révolver est-ce que ça cesse d'être une agression ? Je ne pense pas qu'il y ait une réponse naturelle à la question, c'est au droit positif de trancher (c'est à dire, idéalement, à la jurisprudence, pas à l'état). Ou alors, on peut considérer qu'un principe de proportionnalité des peines rend la punition suffisamment insignifiante dans certains cas que chercher à la faire respecter serait une perte de temps ridicule pour tout le monde.
  14. Ca, ou alors les gens vont trouver un bouc émissaire et avoir la brillante idée de résoudre le problème par encore plus d'état.
  15. La lenteur est sans doute en partie due au refus de se vacciner d'une partie de la population. Ce qui est une bonne raison, dans notre pays au moins, pour distribuer le vaccin librement plutôt que de façon planifié : si on laissait tous les pro-vaccins aller se faire vacciner d'eux même les premiers au lieu d'aller d'abord demander à tous les petits vieux méfiants, on se rapprocherait bien plus vite de l'immunité collective.
  16. S'il-te-plait. Je suis beaucoup de choses... mais pas un furry !
  17. Y a-t-il quelques journalistes pour, sans remettre en cause le confinement, affirmer la nécessité de privatisations et de dérégulations pour survivre à ce qui vient, et ne pas crouler sous la dette ? Il me semble qu'on pouvait entendre ce genre de discours il y a quelques années dans des médias pro-business à la bfm. Maintenant, plus personne ?
  18. A Noël, mes frères, hilares, m'ont offert "un plumeau pour faire le ménage", m'ont-ils dit. Ma pauvre mère a mis un certain temps à comprendre qu'il s'agissait d'une queue de renard avec un plug anal comme fixation. J'ai beau faire des efforts, je reste le moins hardcore de la fratrie. Ils m'impressionnent.
  19. Je me retrouve de plus en plus souvent à hésiter entre la réaction "rire" et "pleurer"...
  20. Mégille

    Coût de l'épidémie

    Même si on veut laisser de côté le confort de vie, le bien-être et l'attachement subjectif à la liberté, il vaudrait tout de même mieux comparer les années de vie totale gagnée ou perdue plutôt que les vies sacrifiées ou non. Il n'est pas question de mettre ou d'enlever un fusil sur la tempe de qui que ce soit, il est surtout question de vies abrégées soit par la maladie, soit par la pauvreté (enfin, c'est à dire, soit par cette maladie là, soit par d'autres...). Sachant que : -L'espérance de vie à 80 ans en France est de 10 ans, et que les âges moyens et médians des victimes du covid sont au dessus de 80 -L'écart d'espérance de vie en France entre les plus pauvres et les plus riches est supérieur à 10 ans -beaucoup plus de gens sont rendus pauvres à causes des mesures (déjà 1 million tombés sous le seuil de la pauvreté, je crois, et les faillites n'ont pas encore commencées) que de gens ne sont tués par la covid Il me semble assez évident que les mesures tuent plus qu'elles ne sauvent. Je dirais que grosso modo, pour chaque personne dont on a préservé 10 ans de vie, on a abrégé de 10 ans la vie de 100 autres personnes. Avec une grosse incertitude, puisqu'il faudrait connaître W, et le futur, pour le savoir. Au lieu de 100, c'est peut-être 10, c'est peut-être mille, mais c'est clairement plus. Mon calcul est boiteux parce que 1) les morts du covid ont souvent des comorbidités, et donc sans doute une espérance de vie inférieur à 10 ans même sans covid, et 2) les gens tombés dans la pauvreté ne sont pas les plus riche, et tombent de moins haut. Mais je ne sais pas quel poids accorder à chacun de ces deux facteurs, je fais donc comme si ils se compensent. Bref, V<L. Sans compter les conséquences politiques.
  21. *vérifie le profil de Prouic* Ils y connaissent rien, tu es clairement socialiste
  22. Il y a un petit paradoxe intéressant, sur lequel un lecteur de Arendt pourrait sans doute écrire un peu. Ce qu'on vit a un paquet de point commun avec le totalitarisme tel qu'elle le décrit : que l'état se substitue aux liens sociaux traditionnels et fasse d'eux des antagonistes, la forte adhésion d'une masse devenue nihiliste, les rituels collectifs (surtout durant le premier confinement avec les applaudissements), la justification scientifique semi-bidon... Pourtant, c'est en radicalement opposé sur d'autre point. Sur la violence, déjà. Les totalitaristes de Arendt sont violents, et vu et accepté comme tels et parce qu'ils le sont. Là au contraire on a un effacement et un oubli de toute violence, c'est ne pas coopérer, même en esprit, qui est perçu comme une violence. Et autre grosse anomalie : pour elle, le totalitarisme est essentiellement un mouvement, plus qu'une structure de pouvoir statique donnée. C'est en faisant constamment bouger tout le monde dans le même sens que ça subsiste. Ironique que l'on parvienne à un résultat semblable en forçant les gens à rester immobiles. On a peut-être là la mise en application du corolaire du "paradoxe de la reine rouge" : puisque dans un monde toujours mouvant, il faut bouger pour rester au même endroit, ne pas bouger est la meilleures façon de se retrouver n'importe où.
  23. J'ai aussi l'impression depuis le départ que l'épicentre du délire se trouve au centre-gauche. Plus à gauche, la tendance dominante est à la collaboration, et il y a quelques charognards pour se réjouir du coup porté au capitalisme (sans aucune considération pour les personnes réelles derrières), mais il y a aussi des minorités significatives qui vont soit relativiser la gravité de la pandémie à coté du climat, ou encore, avoir des instincts libertaires qui se réveillent, parfois arrosés de conspirationisme.
  24. Les confinements et semi-confinements vont s'enchaîner jusqu'au printemps, ce sera évidemment grâce à eux et rien d'autre que les courbes descendront quand la température remontera. Et évidemment, dans un an ou deux, quand ce sera terminé, ce sera uniquement grâce aux deux ou trois mille personnes vaccinés, et sans aucun rapport avec l'immunité collective acquise naturellement par le reste de la population.
  25. Question toute con, juste pour être sûr. Si je comprends bien ce graphique : En gros, il y avait souvent beaucoup plus d'inflation avant les années 70, mais elles étaient compensées par des déflations, alors que depuis la fin de l'étalon-or, il y a une inflation faible, mais constante ? J'ai pourtant l'impression qu'il n'y a pas tant eu de déflation que ça des années 40 aux années 50, alors qu'il y a eu de gros pics d'inflation (plans de relance keynésiens ?) sans que la ligne bleu ne grimpe si vite. Pourtant, la ligne rouge, c'est bien sensée être la dérivé de la ligne bleu ? Ce sont mes yeux qui me jouent des tours, et l'aire au dessus du 0% n'est pas si gros que ça ? Autre petite question : comment se traduisait, au quotidien, la plus grande variation de l'inflation ? On voyait vraiment le prix des oeufs être tantôt multiplié par deux, tantôt divisé par deux, d'une année à l'autre ?
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