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Mégille

Tribun de la Plèbe
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Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. Et bien, l'article montre que même si elles sont susceptibles de représenter une plus grosses part des naissances, elles ne contribuent que très marginalement à la fécondité. Ca n'empêche peut-être pas un changement de la composition ethnique du pays d'accueil, mais effectivement, ce n'est pas le sujet. Je rentabilise mon adhésion (de curiosité) de l'an dernier... En y trollant un maximum.
  2. On pourrait aussi (on en sait rien, mais c'est dans le champ des possibles) avoir un effet très important des nuages dans un sens ou dans l'autre. On pourrait avoir un impact plus important que prévu du minimum solaire qu'on va probablement connaître au milieu du siècle. On pourrait aussi avoir de bonne grosses éruptions volcaniques surprises qui injectent du souffre dans la stratosphère. On pourrait aussi le mettre nous même, ce souffre. On pourrait commencer à voir le bout des prédictions des vieux écolos à base de peak oil se réaliser. Le pétrole se faisant de plus en plus rare, il deviendrait de plus en plus chère, ce qui fonctionnerait comme une incitation beaucoup plus efficace que n'importe quelle subvention étatique pour trouver de nouvelles alternatives. On pourrait aussi faire une découverte technique majeur, qui rendrait relativement moins rentable le fossile. Du coté du nucléaire, on a déjà le thorium qui vient, et on est jamais à l’abri d'un génie qui nous montre comment faire des centrales à fusions. On pourrait aussi trouver de nouvelles façons de stocker l'énergie, ce sans quoi l'éolien et le solaire sont tout à fait inutiles, et ce qui permettrait en outre de commencer à nous affranchir du fossile pour le transport. Voilà pour quelques changements positifs qui pourraient avoir lieu sans intervention de l'état. Mais on peut aussi avoir un état plein de bonne volonté écologique qui obtiens le résultat contraire, façon rats de Hanoi. Non seulement ça pourrait avoir lieu, mais ça a déjà eu lieu avec l'Allemagne. Du coté des effets sur nous, on pourrait aussi appliquer la même recette que pour le reste, c'est à dire, prolonger indéfiniment les tendances actuelles. Et la tendance actuelle, c'est que de moins en moins de gens meurent à cause du climat, et qu'il nous coûte de moins en moins cher, parce que l'on s'adapte à lui plus vite qu'on ne le change. On pourrait aussi voir les points positifs de certaines choses qui ne sont vue que comme des catastrophes, par exemple, les migrations climatiques. Si on prend en compte le fait que les gens vont quitter les lieux les plus négativement touchés pour aller vers ceux dont la situation va s'améliorer, c'est assez positif. Bref, tout "large mais réaliste" qu'il soit, le panel de scénarios de nos précieux experts a quand même pas mal d'angles morts.
  3. La natalisme est critiqué, mais les allocations familiales et le statu d'ayant-droit sont rarement perçu comme tel. (et le lien avec la retraite par répartition non plus) Souvent, ils n'y ont même jamais pensé, il faut juste que quelqu'un vienne leur suggérer l'idée... Tous ces arguments sont déjà testés et approuvés, en laboratoire et in vivo, par mes soins ! J'ai fait ragequit (je prend ça comme des victoires) plusieurs anti-natalistes écolos à Mensa avec ça. Cette asso est truffée de collapsologue, c'est une horreur.
  4. Il me semble que la monnaie, la vraie, c'est celle qu'on utilise comme intermédiaire d'échange. Et c'est bien le crédit des banques commerciales qui est utilisé comme tel. La monnaie centrale est seulement un outil de contrôle de la création monétaire. Mais que la monnaie scripturale des banques commerciales soit convertible (pour les banques) en monnaie scripturale de banque centrale, et que les deux soient convertibles en monnaie papier, rend la question un peu triviale. Ceci dit, les banques centrales créent aussi de la vraie monnaie lors des opérations d'open market et par le QE, la monnaie-dette qu'elles créent ainsi est directement mise sur le marché, non ?
  5. Ca revient tout de même à prétendre connaître la fonction qui associe telles sorties à telles entrées. Une telle connaissance (sans entrer dans les détails de sa réfutation par les économistes autrichiens) n'est pas à notre portée, et ça, nous le savons empiriquement, car ça rendrait possible la planification de l'économie, et on voit bien qu'à chaque fois qu'on tente le coup, ça part en couille. Et je suis sûr qu'une bonne partie des français qui vont accepter sans aucun recul ces nouveaux modèles seront par ailleurs des partisans de T. Porcher et associés qui, pour s'opposer à l'économie orthodoxe, vont rejeter l'existence de toute lois économiques. Je n'ai pas beaucoup poussé, mais j'ai l'impression que ces nouveaux modèles ne se contentent pas d'envisager que les humains puissent émettre plus ou moins de GES (ce que font tous les modèles), mais qu'ils mettent en relation la quantité de GES émis avec différents choix sociaux, en supposant capitalisme inégalitaire -> beaucoup de CO2, écosocialisme redistribution avec transition énergétique planifiée (parce qu'il est inconcevable qu'un changement positif se fasse autrement que par l'intervention de l'état) -> bien. Contre les premiers, je garde toujours ça sous la main : https://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/29430/population.et.societes.568.2019.fecondite.immigrees.fr.pdf Les immigrées comptent pour 0.1% des naissances en France, et si on a une forte fécondité chez nous, ça vient bien des natives, probablement du fait de notre natalisme. Contre les seconds, d'abord, partir du sens commun : c'est bête de piler à la fois sur l'accélérateur et le frein... Ensuite, bien expliquer ce à quoi revient le natalisme, à savoir, punir ceux qui font moins d'enfants pour récompenser ceux qui en font le plus. On peut très facilement faire comprendre, même à un gauchiste, que c'est paternaliste et patriarcale (les femmes qui choisissent de ne pas faire d'enfants sont punies, et encourager à en faire beaucoup, et donc à être mère, + assignation à résidence, toussa). Pour le système des retraites, si rappeler qu'il repose sur une augmentation continue de la population n'est pas suffisant, rappeler qu'il est une redistribution en fonction de la longévité, et donc des ouvriers vers leurs patrons.
  6. J'attends avec impatiente la Terreur verte et la Solution finale renouvelable, pour une meilleure adéquation à l'Histoire politique européenne.
  7. Il me semblait que dans un système de réserve fractionnaire, elles en créent à chaque fois qu'elles prêtent. La quantité qu'elles peuvent créer dépend de la monnaie centrale qu'elles détiennent, et donc in fine, la création est piloté par la banque centrale, est-ce ce que tu veux dire ? Mais il me semble que même dans un système de banque libre avec réserve fractionnaire, comme ce qu'a eu le Canada, il y a une création de monnaie. En tout cas, je crois bien avoir entendu ça dans une vidéo d'un économiste rothbardien.
  8. Il n'y a jamais d'évaluation de la fiabilité avec les modèles climatiques ? C'est un peu aberrant. A propos de ce nouveau modèle made in France, je veux bien qu'on tente de modéliser les phénomènes physiques y tout (même si là, on s'attaque à un morceau très difficile), mais s'ils ont vraiment réussi à modéliser les évolutions de la société, alors ces gars là méritent trois ou quatre prix Nobel... A propos des délires anti-natalistes : ça peut très facilement être renvoyé contre eux. Suffit de rappeler que la France mène une politique activement nataliste avec sa sécurité sociale, et qu'il est donc prioritaire de supprimer les APL, le statu d'ayant-droit, et tant qu'à faire réformer notre retraite qui repose sur le natalisme.
  9. Temps d'infusion oui (sinon c'est dégueux), température non... J'évite de mettre l'eau bouillante, mais je n'y vais pas au thermomètre. Je bois du matcha, parfois. Rarement, car c'est long à préparer. Et je ne pense pas savoir vraiment l'apprécier, c'est juste pour me la péter avec mon matos traditionnel.
  10. J'ai lu ailleurs que si les banques centrales créent plus de monnaie qu'auparavant avec ces fameux QE, il n'y a pas tant plus de création monétaire que ce à quoi on est habitué depuis la fin de Bretton woods, voire même un peu moins, parce que les régulations qui ont suivit la crise de 2008 ont pour effet que les banques commerciales en créent moins. Est-ce vrai ? Et quelles conséquences, que ce soient les banques centrales plutôt que les commerciales qui créent ? (l'un est-il pire que l'autre ?)
  11. Leur système politique lors de l'âge d'or (quand ils se sont débarrassé des stathouders) était sympa, aussi.
  12. Les 4 mafias traditionnelles ont des territoires bien défini. Il me semble que la Cosa Nostra sicilienne a déjà tentée de s'opposer frontalement à l'état italien, mais sans grand succès (c'est ce qui a permis a la 'ndrangheta -une histoire de famille pour moi- de prendre le dessus). Et je crois bien qu'il y a des villages en Sicile où la mafia est plus respectée que l'état italien, et se charge de la justice (ce qui devrait donner à réfléchir aux juristes anglo-saxons, disciples de Hart, pour lesquels ce qui distingue l'état du bandit n'est rien d'autre que la reconnaissance sociale de la légitimité). Il y a aussi généralement une certaine forme de code d'honneur qui dépasse le simple business. En tout cas, dans la famille de ma grand-mère, ils ont l'air de prendre ça très au sérieux.
  13. Tu considères donc la mafia italienne comme un "bandit politique" et non comme un "bandit voleur" ?
  14. Les économistes se soucient essentiellement des jeux primairement coopératifs entre les individus (l'échange, la division des tâches) et des jeux y compris compétitifs qui en découlent (concurrence), et ont tendance à ne concevoir les antagonismes primaires (rapport brigand-victime, ou état-citoyen) que comme des exceptions à la règle générale de la coopération. Les philosophes (et les politologues de droite, et les sociologues de gauche) font l'inverse, et ont souvent des théories très fines de l'antagonisme primaire, et des formes de coopérations qui peuvent en découler, mais en oubliant la véritable coopération. Ce texte de Nietzsche en est un bon exemple. Tout ceci doit sûrement pouvoir être résorbé au sein d'une praxéologie vraiment générale.
  15. Au fait, est-ce qu'il y a moyen de savoir quelle part des dettes d'états se retrouve dans les mains des banques centrales ? A force de tout acheter, ça doit faire gros, non ?
  16. J'ai deux questions cons sur btc : Quand on aura atteint les presque 21 millions et que miner ne rapportera plus rien, pourquoi qui que ce soit minerait ? (les plus gros propriétaires de bitcoins paieraient des mineurs à la façon dont on paie un coffre fort, quelque chose comme ça ?) Et, si miner ne rapporte plus assez (pour la raison ci dessus, ou si il y a une crise des cryptos et que plus personne n'en veut), est-ce que les bitcoins ne risquent pas de disparaître sans laisser de trace ? Et, en cas de début de manque de mineurs, est-ce que la peur que ça arrive ne risque pas d'inciter encore plus les gens à chercher à se débarrasser de leurs coins, accélérant ainsi le phénomène ?
  17. Reconnaître qu'il y a des alarmistes extrémistes, c'est déjà un bon gros progrès. Et c'est loin d'être admis par tout le monde (et par tous les journaux).
  18. Je ne pense pas que Maurras, grand amoureux de l’occitan, aurait approuvé que c'est par la destruction des langues locales que le génie français a été créée. Sinon, quelle raison as-tu d'être "nationaliste" plutôt que "régionaliste" ou "civilisationaliste" ? Pourquoi ce niveau-ci plutôt qu'un autre ? Je ne definirai pas le conservatisme et le progressisme de cette façon là. Le conservatisme, que ce soit sous sa version britannique (Burke, Oakshott) que l'on voit souvent défendue ici (et qui se laisse facilement opposer à la Réaction) ou sous sa version française (Chateaubriand et autres réactionnaires) est toujours au moins anti-révolutionnaire. Et le nationalisme est profondément révolutionnaire, qu'il soit de droite ou de gauche. Nope, la France a été inventée au XIIIè siècle, et l'idée de nation, seulement un peu avant la révolution. Clovis c'est un franc, un bosch, qui parlait une langue plus proche de l'afrikaner que du français, qui s'était taillé un bout de royaume sur un territoire multi-ethnique (et il ne serait venu à l'idée de personne d'associer le pouvoir à une identité ethnique particulière à l'époque), et qui était (théoriquement) fédéré par l'empire. Le sacre de Charlemagne (qui n'est pas plus français qu'allemand ou italien, et qui est sans doute moins tout ça que néerlandais), c'est un coup d'état du Pape contre l'empereur de Constantinople. Par ce titre d'empereur, il s'identifie essentiellement à Rome, et on est donc loin d'une identité française. Ou alors, une identité française comparable à l'identité bretonne d'un breton qui s'identifie français. Le titre d'empereur (qui reste sur une seule tête, le royaume des francs est plusieurs fois divisé, mais pas l'empire) est perdu quelques temps lors des invasions vikings et hongroises, mais vite restauré par Othon I. Hugues Capet, son neveu, est son vassal, comme ses successeurs. Ce sont les trois gros capétiens directs (Philippe "Auguste", "Saint" Louis et Philippe le bel enfoiré) qui vont tenter de créer une identité française des siècles plus tard, en spoliant les seigneurs locaux (et les juifs, et les templiers) de leurs droits, et en s'adossant à l'autorité papale pour court-circuiter l'autorité impériale, donc en gardant toujours la France subordonnée à une autre entité politique plus grande, qu'est la chrétienté occidentale. Ce n'est que sous satané Louis qu'apparaît, dans les universités françaises (où l'on distinguait alors les "nations" picarde et normande de la "nation" française, soit dit en passant), la doctrine (mais qui reste une simple théorie juridique, pas une déclaration, et encore moins traité reconnu bilatéralement) selon laquelle le roi de France est "empereur en son royaume". Et c'est uniquement en faisant assassiner le Pape et en s'associant à un antipape que Philippe le faux-monnayeur s'affranchit (officieusement, mais en y restant théoriquement subordonné) de l'autorité du Saint Siège. Une certaine forme d'idée d'une identité française apparaît lors de la guerre de cent ans (qui est une conséquence directe de la création de l'état français par les trois tyrans sus-nommés), qui était une guerre entre deux dynasties françaises, soit dit en passant. Mais même alors, on est loin de l'idée de nation souveraine, puisque ce qui va motiver Jeanne est la croyance en un fondement théologique du pouvoir royal, idée étrangère aussi bien aux anciens (pour qui seul soit le Pape, soit l'Empereur, tenait son pouvoir directement de Dieu) qu'aux véritables nationalistes (qu'on soit chez Renan ou Maurras), dont l'idée essentielle consiste à faire de la nation la source du pouvoir elle-même. Et la plupart des gens du royaume de France ne s'identifiaient certainement pas comme français.
  19. Socialiste ! Fasciste ! Bienvenue. Le nationalisme, que ce soit sous sa forme originelle (révolution française) ou sous ses formes plus avancées (fascisme) a toujours été révolutionnaire. Il est donc, en essence, aussi opposé que possible au conservatisme. De plus, la nation, que tu dis première sur toutes les autres structures sociales, est une invention très récente (guère plus de 200 ans), au contraire de la famille, par exemple.
  20. Ca fait plusieurs mèmes libertariens sur le Monopoly que je vois passer... je pense qu'il vaudrait mieux s'abstenir. Ce jeu a été inventé spécifiquement dans une perspective anti-capitaliste, pour montrer que la propriété privée et le jeu du hasard mèneraient à des situations d'injustices et de monopoles. En plus ce jeu est nul, je ne comprends pas pourquoi les gens y jouent/il se vend aussi bien.
  21. Pareil ! Enfin de la vraie heroic fantasy !
  22. Suisse, Norvège et Islande sont dans Schengen, l'UK et l'Irlande non.
  23. Les sticky prices, c'est pas un truc de "nouveaux keynésiens", qui ont pris acte de la critique de Lucas ? (je n'ai jamais vu le rapport entre ça et les esprits animaux et toute la macro-économie keynésienne traditionnelle). Okay, ce n'est peut-être plus vrais des keynésiens actuels, mais j'ai l'impression que la spirale de peur et de sous-investissement de Keynes est peut-être, dans une certaine mesure, un phénomène qui peut avoir lieu dans une bourse, mais pas dans un marché où l'information est dispersée. Par exemple, son analogie du "concours de beauté" s'applique beaucoup plus à une bourse qu'à un marché non organisé, je trouve. Et nos keynésiens publics, les Piketty, Généreux et compagnie, sont-ils vraiment de l'école des sticky prices ? De loin, j'ai l'impression qu'ils sont plus old school. Mais je n'ai jamais pris le temps de mettre vraiment le nez dans tout ça.
  24. Il y a quelques petites malhonnêtetés sur ce graphique. Déjà, est-ce que ça rime vraiment à quelque chose de comparer la consommation de viande française aux émissions de co2 mondiale ? Qu'est-ce qui justifie ce changement d'échelle ici ? Pour se faire une idée claire de la chose, ne vaudrait-il pas mieux mettre l'agriculture française à côté des émissions françaises, ou, si on veut regarder les émissions mondiales, les comparer à l'élevage dans le monde entier ? Une action de la France toute seule restera insignifiante, évidemment. Mais ça ne veut rien dire de plus que nous sommes face à un bon vieux paradoxe de l'action collective, et que nous sommes tous des free riders. Ce ne change rien à la possibilité qu'il y ait problème, même si ça ne nous dit pas quoi faire. Ensuite, cette histoire de corrélation entre le développement économique et la consommation de viande... est-ce que l'auteur cherche vraiment à insinuer que c'est la bidoche qui fait le développement ? Et la part des indiens est encore négligeable. Par pays, on est à quelque chose comme 30% Chine, 15% USA et 10% UE. Par personne, viennent d'abord les pays pétroliers (+ de 20t/hab), puis les anglo-saxons hors Europe (environ 15t/hab), puis les chinois et les européens (entre 5 et10t/hab), allemands en haut, français en bas, chinois -pour l'instant- au milieu. Le reste est globalement négligeable. Je ne veux culpabiliser personnes, l'attitude de free rider est rationnel, et pas forcément immorale, et je ne pense pas que le rca soit une catastrophe. Mais ces arguments contre la viande sont un peu boiteux.
  25. On connaît déjà des troubles très sévères qui vont en s'empirant. Ce petit site au joli nom montre de façon assez éloquente les conséquences de la fin de l'étalon-or : https://wtfhappenedin1971.com/
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