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Tout ce qui a été posté par Mégille
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Je suis en train de me plonger dans les classiques médiévaux de la kabbale pour séduire une joueuse de klezmer, qui n'est pas très religieuse, mais a un certain goût pour la mystique. Le Yetsirah et Azriel de Gérone sont très clairs, si on est un petit peu familier avec le néoplatonisme et la magie de l'antiquité tardive. Le Bahir est profondément incompréhensible. Et je suis maintenant perdu dans le Zohar. C'est un puits sans fond.
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La gauche et la culture
Mégille a répondu à un sujet de Paperasse dans Politique, droit et questions de société
Il me semble que cette tendance (autrefois qualifiée, négativement, de "loréalisme" en ces lieux, et de "modalisme" par Rothbard) est assez perpendiculaire à l'axe anarchiste/étatiste modéré du libéralisme. Concernant les expressions artistiques/culturelles, un libéral anarchiste aussi bien qu'étatiste modéré doivent également revendiquer une liberté légale à peu près absolue. Autrement, ni l'un ni l'autre n'est libéral. De même, l'un comme l'autre peut très bien adhérer (ou non) à des règles esthétiques, morales ou spirituelles, sans considérer qu'elles ne justifient un recours à la violence. Il me semble d'ailleurs qu'il y a bien quelques juifs pratiquants parmi les plus grands ancap, et que ceux-ci reconnaissent dont quelques choses comme 613 règles de plus pour leurs coreligionnaires et eux-mêmes. Ca colle assez peu avec ta caractérisation de l'anarchisme. -
Ca marche pour moi https://threadreaderapp.com/thread/1841856178474680786.html
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LA solution évidente et moralement optimale pour Israel et la Palestine.
Mégille a répondu à un sujet de Mégille dans Politique, droit et questions de société
L'Allemagne et le Japon étaient des puissances mondiales, Israël est une puissance régionale, et l'est en partie par le soutient des USA et du reste l'occident. Le désarmer ne sera pas évident pour autant, mais ça ne demande pas d'aller jusqu'à la guerre mondial, et peut-être même pas jusqu'à la guerre tout court. Il faudrait bien une force d'auto-défense pour le territoire partagé, mais elle devra être mixte, et sans rapports avec les structures précédentes de l'IDF (ou du Hamas, pour ce que ça peut faire). Quitte à se contenter des forces d'une coalition internationale neutre dans un premier temps. Quel avantage par rapport à une solution à trois états ? Et le problème reste le même pour Israël (vulnérabilité militaire de la partie centrale de son territoire coincé sur une fine bande entre la Cisjordanie et la mer), et pour la Cisjordanie (infrastructures israéliennes, et colonies israéliennes partout, notamment à la frontière avec la Jordanie). -
Je ne sais pas si un tel sujet est une bonne idée. Il ne mérite sûrement pas l'étiquette "sérieux", puisqu'il ne peut pas y être question que de la réalité. Mais à la fois, la réalité est tellement désolante et laisse si peu d'espoir d'une résolution humainement désirable à moyen terme qu'on ne peut pas se réfugier ailleurs que dans un imaginaire un peu optimiste. Il me semble aussi que sans cette projection dans une solution désirable pouvant servir de point de comparaison, les plaintes concernant le réel ont quelque chose d'un peu vain. Sans imaginer qu'il puisse y avoir (au moins) une "bonne" solution, se plaindre du cours présent des choses revient à admettre qu'on se plaindrait de toute façon... Bref. Je me lâche sur mon utopie. Libre à chacun de la critiquer, d'en proposer une meilleure, ou ce que vous voulez. Je m'attends seulement à ce que personne ne défende un génocide de qui que ce soit, et à ce que tout le monde garde juste assez de réalisme pour reconnaître que ni les uns ni les autres ne quitteront la région sans y être contraints par un degré de violence qui équivaudrait à un génocide. Ma solution idéale : co-territoralité de plusieurs états. La Palestine-Israël/Judée-Palestine/Canaan/whatever devient un seul territoire, partagé sans division entre a minima deux états. Chacune des deux communautés dispose de son propre état, et les relations entre les états sont définies par une charte commune, dont serait garante un conseil inter-communautaire aux prérogatives aussi réduites que possible, et au sein de laquelle chacune des communautés seraient égales (pour éviter une "guerre des ventres"). Je suis tenté de prôner aussi un troisième état communautaire pour les chrétiens, principalement pour servir de point d'équilibre entre les deux autres, et pour protéger les palestiniens non-musulmans si leur état vire islamiste, mais alors, il faudrait aussi un état pour les samaritains, les druzes, les bahais... ce qui ferait sans doute un peu trop. Peut-être un troisième état pour les minorités ? Je ne suis pas sûr là dessus. Chaque état communautaire disposerait de sa loi, permettant notamment de régler les différends intra-communautaires, de ses institutions nécessaires à l'établissement de sa loi (parlement, cours de justice, prisons...), de son mode de gouvernance (éventuellement avec une obligation d'être démocratique), de son mode de représentation au conseil et de sa politique extra-communautaire, de sa fiscalité, peut-être de sa propre monnaie, et de ses éventuels services publics dont l'accès peu être facilement contrôlé et restreint (écoles, hôpitaux, aides publiques). Les problèmes restant à traiter sont : les différends inter-communautaires, la sécurité extérieure et interérieure, l'immigration, et la gestion des infra-structures et ressources naturelles partagées. Pour les différends inter-communautaires, les parties du conflit pourraient choisir, d'un commun accord, d'être jugées selon les lois de l'une ou l'autre. Mais il faudrait aussi des cours intercommunautaires mixtes, avec des juges et des jurées des deux communautés. Ces cours devraient être soumises à un droit avec une partie pénale statutaire, fixé par la charte commune, très sévère afin de dissuader les violences, et une partie civile jurisprudentielle, en laissant juges et jurées créer ce droit en fonction de leur sens moral, au cas par cas. En ce qui concerne la sécurité extérieure : pas d'armée pour qui que ce soit. Abolition de l'IDF (avec bon gros procès pour tout son état major lors du processus), et interdiction de toute milice et groupe armé. Tout au plus, une force d'autodéfense intercommunautaire mixte, minimale. Et surtout, une garantie par la communauté internationale de l'intégrité du territoire. Pour la sécurité intérieure, certaines zones pourraient être protégée par la police d'une seule communauté, d'autre, de façon mixte par les deux, selon une carte définie par le conseil. Eventuellement avec une participation internationale ici aussi. Je n'ai pas d'avis sur l'immigration. J'imagine qu'Israël ne voudra pas du libre retour des "réfugiés palestiniens", et que la Palestine ne voudra pas du maintient de la Loi du retour. Au deux communautés de se mettre d'accord soit sur le maintient, soit sur l'abandon ou la modification des deux. Vu tout ça, je ne pense pas que la gestion des infrastructures communes soit le plus gros problème. Pourquoi cette solution-ci ? Personne ne semble vouloir de la solution à deux états là bas. Non seulement chacun se sent lésé, mais les deux territoires seraient tellement vulnérables l'un à l'autre qu'une cohabitation paisible ne serait pas plus possible qu'une solution à un état. Il est nécessaire que les deux renoncent à avoir une armée. Et deux états sans armées, c'est déjà presque ma solution... les frontières en plus, c'est à dire, des libertés en moins pour les uns et les autres (les frontières en question étant extrêmement rapprochées dans l'espace). Quand à la solution à un état (sans apartheid ni nettoyage ethnique), elle semble difficilement envisageable, ne serait-ce que parce que les deux communautés ont des idées de la justice et de la société trop éloignée, et que la lutte pour obtenir le pouvoir sur l'autre au sein de cet état risquerait de provoquer de l'instabilité et (attention, écoféminisme woke) une guerre démographique dont les droits des femmes et les ressources en eau risqueraient de pâtir. Les seules autres solutions que je vois sont la restauration du califat ottoman, de l'empire kurde ayyoubide ou du royaume franc de Jérusalem.
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École & éducation : Le temps des secrets
Mégille a répondu à un sujet de Bézoukhov dans Politique, droit et questions de société
C'est pas ce qu'on appelle "privée sous contrat", ça ? C'est déjà presque tout le "privée" en France. -
Libéralisme et matérialisme
Mégille a répondu à un sujet de Paperasse dans Philosophie, éthique et histoire
Il faudra que je relise le contexte, mais s'il était question de faire dériver, par exemple, le NAP de l'évolution ou de la physiologie humaine, alors je garde mon hostilité à l'idée. Dans la nature, au niveau d'organisation du vivant, tout est fait de continuité, d'ensemble flou et d'exception. Si on fait découler le devoir de respecter la liberté de l'autre de tel lobe de notre cerveau, alors, il faudra considérer que les inévitables mutants ne le possédant pas ne sont pas soumis à cet impératif. -
Ca me fait penser à cette vieille blague : un juif inquiet annonce à une connaissance "te rends tu compte ? il paraît que le gouvernement veut déporter les juifs et les coiffeurs !". L'autre, perplexe "pourquoi les coiffeurs ?". Le premier : "ah ! tu penses donc qu'il y a une justification à déporter les juifs !"
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Jordan B. Peterson
Mégille a répondu à un sujet de Eltourist dans Politique, droit et questions de société
Le plus drôle avec ce costume c'est que la cravate est recouverte de petits Elon Musk. C'était son costume pour fêter le rachat de twitter. Je ne pense pas que ce soit un cadeau, qui d'autre pourrait penser à une chose pareille hormis lui-même ? Quant aux costumes doubles, je pense que c'est supposé représenter l'équilibre entre l'ordre et le chaos. Ca, ou sa bisexualité secrète. -
Outil très utilisé au pléistocène. Source :
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École & éducation : Le temps des secrets
Mégille a répondu à un sujet de Bézoukhov dans Politique, droit et questions de société
Pas mal de pays terminent les cours beaucoup plus tôt que nous, voire les concentrent le matin. Au hasard, les écoliers américains, japonais, italiens et espagnols finissent toujours vers 14h30 au plus tard, je crois. Il me semble qu'au Canada on finissait encore plus tôt, mais mes souvenirs sont imprécis. La proposition n'a rien d'absurde, donc, et s'il y a sans doute de bonnes raisons de garder notre modèle (une grande pause repas, c'est quand même pas mal), ne pas fermer les yeux aux autres possibilités est plutôt sain je trouve. Et être une ministre des élèves, c'est déjà un progrès, par rapport à un ministre de l'inspection et des bureaucrates. -
Questions religieuses et actualités des religions
Mégille a répondu à un sujet de Rincevent dans Philosophie, éthique et histoire
Malheureusement non, je n'ai pas une connaissance "sérieuse" du sujet. J'ai juste l'habitude de le fréquenter dans des articles d'encyclopédies, de lire les sources primaires (l'Avesta se trouve assez facilement en ligne, et un bon bout de la littérature en moyen-persan aussi), et occasionnellement de discuter avec des zoroastriens (natifs ou convertis) sur internet. -
Nationalisme et libéralisme
Mégille a répondu à un sujet de Paperasse dans Politique, droit et questions de société
Il me semble que d'un point de vue économique/de l'analyse rationnelle des stratégies individuelles (en laissant de coté les buts subjectifs des uns et des autres), la liberté n'est jamais autre chose qu'un simple mode de gestion du point de vue du dirigeant, qu'il dirige des concitoyens ou non. Le reste est pas mal une question de sentiments subjectifs des uns et des autres. Je reconnais que cette subjectivité dans la reconnaissance de l'autre comme un élément de la même communauté est un fait humain qu'on ne peut pas ignorer... mais je pense qu'il a un effet assez ambivalent. Autant il peut se traduire par une plus grande exigence de liberté individuelle... autant, puisqu'il suppose que les individus aient un certain degré d'identification au groupe, il peut prendre la forme de l'exigence d'une "liberté collective" au regard de laquelle les libertés individuelles divergentes seront vues comme traitresses. Par là, le nationalisme peut donner un enthousiasme qui peut renforcer tout aussi bien le libéralisme que certains de ses pires antagonistes. Je vois un autre problème, sur un plan plus théorique. A te lire (ou à lire généralement les discours natio), on pourrait croire qu'il y a d'abord une existence pré-politique des nations, comme faisant partie du paysage, et ensuite les états, avec pour mission de les servir. Il me semble au contraire que la construction culturelle de cette idée d'appartenir à un groupe commun est toujours la conséquence, et non pas la cause, de l'identification à un projet politique : soit soutenir un état existant et créé sans soucis des nationalités, soit soutenir la création d'un état à partir d'une population qui ne s'est reconnu comme nation que par ce projet. Ce qui sépare un empire cosmopolite d'une méga-nation (à propos de laquelle tout ce qu'on dit sur les états nations devient vrai) au fond, ce n'est rien d'autre qu'une question de temps. Est-ce que l'empire romain est devenu plus libéral quand tout le monde s'est mis à parler grec ou latin en oubliant ses anciennes langues, est-ce que l'empire arabe est devenu plus libéral quand les syriens et les égyptiens se sont mis à se considérer comme arabes eux aussi... je n'en suis pas sûr. Il me semble que ce qui fait que tu vois la nation comme une meilleure garante de la liberté est que tu vois mieux en quoi elle peut être prise comme une source de légitimité, et donc, quelques stratégies pour exiger une liberté individuelle en s'appuyant sur elle. Mais il me semble que tous les états durables doivent se trouver une source de légitimité quelconque, et qu'avec suffisamment d'inventivité, on pourra toujours s'en servir pour cour-circuiter l'autoritarisme. Donne moi même une théocratie de n'importe quelle confession, je te trouve un bidule dans leur texte qui devrait impliquer le libéralisme. D'ailleurs, même la théorie du droit naturel s'est d'abord développé essentiellement pour justifier les prétentions à dominer le monde de Rome. La France de 1914, qui allait de Lille à Brazzaville, en passant par Alger et Tombouctou, n'avait pas grand chose d'une nation hors de sa petite partie centrale, effectivement. Mais je répétait ici l'analyse de Arendt, qui va dans ton sens : les états européens auraient cessé d'être des nations en devenant des empires coloniaux, et les totalitarismes seraient nés non pas par excès de nationalisme, mais simplement par application dans les métropoles des logiques administratives (dé-politisées et dé-nationalisées) issues de la gestion des colonies. Et c'est bien joli... mais ça omet que c'est bien le nationalisme qui nous a poussé à subjectivement accepter les totalitarismes, et que c'est en essayant de transmettre notre identité subjective aux colonisés qu'on a essayé de pérenniser leur domination. -
[Sérieux] Immigration : questions et débats libéraux
Mégille a répondu à un sujet de Salatomatonion dans Politique, droit et questions de société
Une décision administrative peut être illégale, hein. Et c'est une bonne chose qu'il y ait une possibilité de recours contre une décision administrative. -
Oui enfin, l'IDH n'hésite pas à y aller au sniper pour s'en prendre à des femmes dans une église. On aurait pu croire que ce serait le genre de chose à choquer un chrétien... https://www.aljazeera.com/news/2023/12/17/israeli-forces-kill-two-christian-women-in-cold-blood-inside-gaza-church
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Attaque du Hamas & répercussions
Mégille a répondu à un sujet de Freezbee dans Europe et international
La tyrannie d'un groupe est tout aussi possible et néfaste que celle d'un seul individu. D'ailleurs, l'URSS et la RPC ont été la plupart du temps des oligarchies de facto, la plupart des présidents ayant été des figures assez faiblement influentes et choisies justement pour cette raison afin de maintenir le statu quo entre les différentes factions au sein de l'élite. Et même la Suisse, tout en ayant été encore moins gouvernée qu'aujourd'hui par le passé, n'a pas toujours été le summum du libéralisme. Je crois me rappeler que Voltaire s'y plaignait d'une sorte de tyrannie du voisinage, et qu'il lui semblait trouver une plus grande liberté individuelle (malgré la moindre grande liberté politique) en France. Pour l'instant, le mieux que l'on ait trouvé pour permettre le libéralisme, c'est de mettre un chef en face d'un assemblée et de leur donner le pouvoir de s'emmerder mutuellement. Evidemment, ça ne fonctionne que si le public est suffisamment libéral et intelligent pour chercher à faire pencher la balance du coté de la liberté à chaque fois. -
J'adore les machines de Toulouse. Bien plus impressionnantes que celles de Nantes. Vraiment d'enfer.
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Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Mégille a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Coté économique, parce qu'il a dépensée plus, pour commencer... mais c'est peut-être une simple continuité dans laquelle la gauche (et la droite) se seraient aussi glissé. Mais il y a aussi, pour le coté symbolique, qu'il ait eu le culot de nommer un "haut-commissaire au plan". Il me semble aussi être plus intrinsèquement planiste. Le politicien gauchiste moyen va s'opposer au capitalisme principalement au nom de l'égalité, mais il ne va pas forcément croire que c'est meilleur pour le pays, tant et si bien que si un économiste lui objecte que c'est mauvais pour la croissance, il envisagera de se déclarer décroissant. Macron semble vraiment croire en un état ultra-interventionniste nécessaire pour aboutir à un capitalisme vert high-tech et prospère. Quand au sécuritarisme, je pense que le coup de l'état d'urgence dans le droit commun, on ne l'aurait pas autorisé à un droitard. -
Ca ne va pas plaire au Vatican, qui, j'en suis sûr, tire une certaine fierté d'être comme Paul "le plus petit" !
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Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Mégille a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Il est méritocrate plutôt qu'égalitariste. D'où une ou deux décisions accidentellement pas débiles en fiscalité. Mais ça ne l'empêche pas d'être beaucoup plus interventioniste et planiste que la gauche, et beaucoup plus autoritariste que la droite. -
Écologie, développement Duracell & topinambours
Mégille a répondu à un sujet de ModernGuy dans Politique, droit et questions de société
Il me semble que même Servigne a reconnu qu'il exagérait un peu et que l'effondrement qu'il prédit aura lieu sur le temps long... Les effondrements civilisationnels (perte des techniques et des savoirs, baisse des populations et changement de leur structure, morcellement des anciens réseaux) ça existe. Notre bout du monde (en gros le quart nord-ouest de l'ancien monde) en a connu trois gros : celui de la civilisation mégalithique, celui de l'âge du bronze, et celui de l'antiquité classique. Notre civilisation mondiale actuelle finira elle aussi sans doute par s'effondrer... Mais les scénarios catastrophes sont une mauvaise façon de se le représenter. Ca a toujours lieu sur plusieurs générations, voire plusieurs siècles, ces affaires là. Tant et si bien que ceux qui les vivent ne voient généralement pas la différence.- 5 491 réponses
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Questions religieuses et actualités des religions
Mégille a répondu à un sujet de Rincevent dans Philosophie, éthique et histoire
Moi ou le zoroastrisme ? Moi je suis néoplatonicien. Donc pas zoroastrien pour un sous. Les zoroastriens, on peut les considérer comme monothéistes ou non, selon que l'on considère "Dieu" comme signifiant "principe premier" (auquel cas ils ne sont pas mono, puisqu'ils en ont deux), ou comme "être suprême digne d'adoration" (auquel cas je pense qu'on peut les considérer comme monothéiste, puisque les amesha spentas, les sept serviteurs d'Ahura Mazda, sont des sortes d'archanges plus que des dieux à proprement parler). Oh, j'oubliais un argument à propos du fait que l'islam ne s'est pas répandu si vite que ça en Perse : la quasi-totalité de la littérature zoroastrienne que l'on a, outre l'Avesta lui-même, datent d'une période entre le IXème et le XIème siècle, donc bien après la conquête arabe (VIIème s). Ce qui montre une grande vivacité intellectuelle zoroastrienne à l'époque. Il y a même des traités polémiques contre l'islam (sans le nommer, mais avec des arguments le ciblant clairement, comme : "s'il n'y a pas de dieu du mal capable de faire face à votre bon dieu, alors, comment expliquez vous qu'il y ait du mal"), ce qui montre une relative tolérance religieuse, loin des persécutions qu'on imagine avoir eu lieu immédiatement. -
Questions religieuses et actualités des religions
Mégille a répondu à un sujet de Rincevent dans Philosophie, éthique et histoire
Dommage que la vidéo parle plus des relations (parfois très spéculatives et un peu douteuse) entre le zoroastrisme et d'autres religions que du zoroastrisme lui-même. Il y a pourtant beaucoup à dire sur la structure de son livre sacré, sur sa cosmogonie, son eschatologie (qui pour le coup, est vraiment très influente sur les religions abrahamiques en général !), et son clergé (les fameux "mages" !). Et puis, il y a quelques erreurs. L'idée selon laquelle Ahura Mazda aurait d'abord été un principe divin unique, puis qu'il aurait été par la suite associé au seul principe du bien opposé au principe du mal est issue d'une réinterprétation très tardive des Gathas, par Martin Haug, un allemand, au XIXème. Ca a plu, parce que ça permettait de faire des zoroastriens des monothéistes comme les autres... Mais c'est tiré par les cheveux IMO. Les Gathas parlent déjà de "deux jumeaux", personnifiant le Bien et le Mal dès le début, même si ce n'est que pour parler du gentil ensuite (forcément, les gathas sont des hymnes et des prières...). Quand à Zurvan, ce principe neutre unique à l'origine des deux autres, il semble avoir été propre à une hérésie assez tardive, datant sans doute de l'époque romaine, et dont on a pas de trace directe. J'ai même discuté avec des zoroastriens qui me disent que ça n'a jamais existé, et que c'est juste une grosse incompréhension des greco-romains. A propos de la conversion rapide des zoroastriens à l'Islam... Je doute. Je lisais il y a quelques mois le "Livre des Rois" de Nizam al Mulk, un grand politique du XIème siècle (en Perse sous l'empire seldjoukide). Et des "guèbres" (zoroastriens) y apparaissent ici et là, assez occasionnellement, mais sans que leur présence ne soit présentée comme particulièrement surprenante ou dérangeante. Je soupçonne que l'Islam ne soit devenu vraiment majoritaire auprès du gros de la population (quoi qu'après avoir conquis l'élite dès le IXème s au moins) que vers le XIème, notamment avec la création des Madrassa par le même al Mulk. Et qu'il n'a vraiment sévèrement décliné, au point de faire fuir des zoroastriens en Inde, qu'à partir de l'arrivé des mongols. Pas de trace des parsis d'Inde avant ça. (et d'ailleurs, l'Arabie était déjà monothéiste, chrétienne ou juive, depuis plusieurs siècles avant l'islam, contrairement à ce qu'on en dit souvent, et ce que répète la vidéo) -
Nationalisme et libéralisme
Mégille a répondu à un sujet de Paperasse dans Politique, droit et questions de société
Même si les mariages trans-frontaliers concernaient essentiellement le sommet des aristocraties, 1) ça ne change pas mon argument essentiel (au delà de la parenthèse que tu commentes), qui était justement que le nationalisme était d'abord une opposition aux royautés, qui étaient bel et bien cosmopolites, et 2) même sans les mariages, il me semble bien qu'il y avait bien une appartenance à une même culture internationale et européenne d'à peu près toute la noblesse. Je doute qu'un noble français du XVIIIème se soit senti plus proche du paysan d'à coté, dont il ne parlait probablement même pas la langue, que d'un noble allemand qui parlait le même français que lui. On peut penser au Dom Juan de Molière, donné à un public de nobles français qui devaient trouver tout naturel qu'un noble au nom espagnol et son valet au nom italien parlent la même langue qu'eux, et à la fois, bien rire de ne rien comprendre au baragouin du paysan français Pierrot. Et puis, on peut aussi se souvenir que ce sont ces nobles qui ont inventé le tourisme avec le "Grand Tour", et qui étaient tous par là uni par une série d'expériences communes dans leur jeunesse. La Jet set avant l'heure, quoi. Difficile de faire plus anywhere que ça avec des calèches. Un empire supra-national (ou une cité-état infra-nationale d'ailleurs) n'étant pas une nation, et pouvant être libéral, je ne vois donc toujours pas en quoi la nation serait essentielle à la fameuse coopération. Quelque chose dans ton argument doit m'avoir échappé. D'accord avec la première phrase. Au niveau individuel, je n'accorde même qu'une valeur instrumentale à la liberté. Le but est le Bien, et la liberté individuelle est tout au plus une condition nécessaire mais non suffisante pour l'atteindre. Simplement, étant libéral, il me semble que l'usage légitime de la violence, qu'il s'agisse de l'état ou de toute autre forme qu'il peut prendre dans un imaginaire ancap, est limité à la protection de la liberté. Ton argument ici est-il que la nation a une valeur intrinsèque, et est un bien en soi pour les individus ? Je ne suis pas d'accord avec ça, mais pour ce qui nous intéresse ici, ça m'est plutôt indifférent. Je me contente de défendre que si la nation *peut* être utile à la défense de la liberté, elle ne l'est que de façon contingente. Encore une fois, je ne vois pas très bien en quoi cet argument s'oppose au mien... d'ailleurs, si j'avais fait cessé l'alliance objective entre libéralisme et nationalisme au milieu du XIXème s, c'est justement parce qu'on a vu, lors du printemps des peuples, le nationalisme commencer à s'allier plutôt avec les socialismes. A propos ta deuxième définition, si par "communauté politique", tu veux dire "groupe obéissant à des règles communes définissant les usages légitimes de la violence", alors c'est le seul morceau qui m'intéresse, parce que c'est le seul qui peut être libéral ou non. Si le "territoire défini" et la "personnification par une autorité souveraine" sont nécessaires à son existence et à sa forme libérale, alors soit, j'accepte leur nécessité à cette condition. Mais à propos de l'autre définition que tu veux ajouter à celle là, vraiment, je n'en vois pas l'intérêt. Si les gens tiennent à ce qu'il y ait un drapeau tricolore au fronton des bâtiments institutionnels, plutôt qu'un drapeau blanc ou à fleurs de lys, un drapeau bleu étoilé, ou encore un drapeau arc-en-ciel, très bien. Ca me semble assez cosmétique... et si j'ai bien conscience que ça cesse de l'être dès lors qu'il y a une idéologie derrière chacun d'entre eux, je rappelle simplement qu'aucune d'entre elle n'est un allié naturel du libéralisme. Elles sont tout au plus des alliés objectifs, tactiques, et toujours provisoires. Je n'ai pas de donnés ou d'études sous la main, mais je ne suis pas sûr du tout que le gallois, l'écossais ou l'irlandais moyen de la fin du XVIIIème ait parlé le même anglais que les anglais, ni même qu'il ait parlé anglais tout court. (tout dépendra d'où on place ce "moyen", j'imagine) Pour moi, la folklorisation commence dans la deuxième moitié du XIXème, avec entre autre WS justement, et il se trouve que c'est l'époque ou les grands états européens de l'ouest, ou au moins, la France et l'Angleterre, cessent d'être des états-nation(s) pour devenir des empires coloniaux. Pas d'accord. Il y avait dès le début d'importantes communautés de huguenots, de néerlandais et de suédois à NY et aux alentours (depuis avant que NY soit NY d'ailleurs), de français au Vermont et en Louisiane, d'hispaniques au Texas, en Floride et en Californie (avant et après que tout ça ne rejoigne les USA). Puis, dès le milieu du XIXème, d'importantes vagues de migration d'Europe centrale, d'Italie et d'Irlande. Et c'est sans compter les afro-américains, qui y sont depuis aussi longtemps que les wasp (et donc depuis bien plus longtemps que l'américain blanc moyen actuel, descendant d'allemands bouffeurs de hambourgeois et de saucisses de Francfort), qui ont très tôt développé leurs propres formes culturelles, différentes de celles de leurs maîtres. J'ai vaguement entendu parlé d'autres groupes ethniques minoritaires qui étaient là depuis un peu plus longtemps, aussi... La politique identitaire est une aberration, évidemment. Mais bonne chance pour trouver une période de l'histoire des USA où ce n'était pas un salad bowl. -
Les droitards, quelle plaie
Mégille a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Politique, droit et questions de société
J'allais le dire. Le droitard est par définition conservateur, et dans un pays au socialisme incrusté depuis suffisamment longtemps, le conservatisme est nécessairement un socialisme. Réciproquement, nos gauchistes économiques, comme Roussel ou Ruffin, sont maintenant beaucoup plus des social-conservateurs que des révolutionnaires. Plutôt que de s'appuyer sur un projet de société utopique, ils sont essentiellement attaché à un roman social-national, et invoquent les luttes sociales du passés et le programme de la résistance comme Burke aurait invoqué la guerre civile ou l'habeas corpus.- 3 480 réponses
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