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Mégille

Tribun de la Plèbe
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Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. Mégille

    Prix Nobel d'économie

    Aux socialistes qui ironisent sur le faux-nobel de l'économie, pour insinuer que ce ne serait pas une discipline scientifique, il est toujours bon de faire remarquer que les maths n'ont pas de nobel non plus, alors que la littérature en a un.
  2. Vue la démographie, pour le moment seulement. Et le but n'est pas tant de l'équilibrer que de l'alléger, puisqu'il représente le plus gros bout de la redistribution, que le deuxième plus gros bout, la santé, bénéficie principalement aux mêmes, et que les bénéficiaires de tout ça sont globalement mieux lotis que les autres. J'avais oublié que ces trucs là n'avaient pas été supprimés... A ajouter au programme, donc.
  3. Programme du parti anti-vieux : - désindexation des retraites sur l'inflation (à la limite, sauf pour les plus petites retraites, pour ne pas fâcher tout le monde) - réduction des pensions retraites de l'équivalent d'une csg à taux plein et suppression de la csg - euthanasie à la canadienne - glisser un truc contre les confinements et l'autoritarisme médical dans la constitution
  4. Philosophiquement d'accord avec ça, mais ce n'est pas ce qui marche. Les partis ou groupe de partis dominants sont le parti anti-étranger, le parti anti-riche et le parti anti-les deux autres. Et personne ne sait très bien ce que chacun défend positivement. Théoriquement d'accord, mais le parti anti-fonctionnaire (et anti-assisté) est inséparable du parti des vieux, et a un trop gros angle-mort de ce coté là. Difficile d'en distiller ce qui y est valable. Un parti anti-vieux aurait aussi l'avantage d'être tellement scandaleux qu'il pourrait difficilement passer inaperçu.
  5. J'ai surtout l'impression de voir dans tout ça une dislocation de la gauche. Alors qu'elle était caractérisé comme le parti du progrès et de l'égalité, sous des formes différentes au cours du temps, on a aujourd'hui un parti égalitariste anti-progrès (wokisme et écologisme), et un parti (encore quasi-invisible électoralement) du progrès hiérarchie-friendly. Puisque c'est transversal aux anciennes associations d'idées essentielles à la gauche et à la droite, je ne trouve pas évident de les positionner à l'intérieur de ce clivage traditionnel.
  6. Si je peux me permettre une comparaison très légèrement osée... ça me fait penser au vote pro-esclavage aux USA juste avant la création du parti républicain. Même si c'était un vote surtout démocrate, c'était tout de même une base trop large pour que les whigs se permettent de se l'aliéner. Il faut créer un parti anti-vieux.
  7. Ca, c'est justement l'intérêt des productifs en fin de carrière.
  8. Pour ceux qui ne sont pas sûrs d'avoir le temps de lire, et dont l'IA du browser est peu coopérative, s'agit-il grosso modo de la même chose que le "TESCREAL" ?
  9. C'est parce qu'ils ont récupérés des idées de gauche à des périodes différentes. La droite ancienne, sur le continent comme outre-manche, était l'absolutisme royaliste. La différence, c'est que celle-là a perdu beaucoup plus tôt chez les anglo-saxons que sur le continent. Chez les anglo-saxons, la défaites de la droite ancienne a lieu dès le XVIIIème, et c'est les idées de gauche (grosso modo libérales) de cette époque qui vont s'imposer chez eux. Au UK, ça a lieu au XIXème, sous Disraeli, qui adopte les idées du centre-gauche du siècle précédent (Burke) pour en faire l'idéologie de sa nouvelle droite. Quant aux USA, les loyalistes/tories/anciens droitards ont fuit le pays dès la révolution, ne laissant que les "gauchistes" (libéraux) de l'époque. Leurs schismes gauche-droite ont eu lieu par la suite et de différentes façons, mais la référence aux sources les renvoie forcément à une certaine dose de libéralisme (à géométrie variable selon la pigmentation). Chez nous, l'ancienne droite s'est défendue beaucoup plus longtemps. Les révolutions de 89 et surtout de 91 ont faillit être une parenthèse honteuse de l'histoire après la restauration. Les révolutions de 48 (pour le coup, pan-européenne) ont données une nouvelle force aux gauches, mais déjà moins libérales, forçant les conservateurs suivant (Napoléon III, Bismarck...) à ajouter du socialisme à leur cocktail. Et ça a été bien pire lorsque la gauche du début XXème a eu d'encore plus grosse victoire.
  10. Je vais passer quelques jours déconnectés dans la montagne, sans réseau, et sans vêtements.
  11. Elliot Page s'était fait remarqué il y a quelques années. J'allais aussi mentionner Buck Angel, mais il est peut-être un peu plus confidentiel.
  12. Pourquoi l'ouvre-t-il là dessus ? Il y a un gouvernement de semi-cohabitation, et ni Matignon, ni le ministère de la culture n'appartiennent à sa clique. Il n'a pas son mot à dire là dessus. A moins que ce soit une sorte de power move mou, pour tenter de s'assurer avoir une influence même dans ces circonstances ?
  13. La plupart des personnes trans de ma connaissance sont des militants assez vénères (mais pas forcément tous), hommes comme femmes. Que les femmes trans soient un fantasme sexuel plus ou moins inavoués des antiwokes est une de mes hypothèses, ou un facteur possible de l'obsession pour elles. Qu'elles soient plus concernées par plusieurs sujets de controverse (les toilettes et les compétitions sportives) en est un autre, mais il n'est pas suffisant non plus, puisque les hommes trans sont plus concernés par les questions procréatives par exemple (il me semble que les quelques sarcasmes sur les hommes enceints restent plus rares que les paniques morales à propos des toilettes publiques). Je crois aussi que les femmes trans sont aussi victimes d'une sorte de bullying continu contre les garçons qui échouent à être de "vrais hommes" (et auxquels est aussi refusée cette porte de sortie, trop facile).
  14. Il y a une vraie fixette du mouvement anti-woke sur les femmes trans. L'existence des hommes trans, pourtant deux fois plus nombreux (chez les jeunes en tout cas), ne semble pas avoir été remarquée.
  15. Le mot "anarchie" est ancien, antique même, et "gros bordel" est son sens premier. L'anarchisme comme courant politique est moderne, beaucoup plus tardif donc, et il donne un autre sens au mot "anarchie". "L'ordre sans le pouvoir", pour reprendre les mots de Proudhon. Les deux sens sont donc acceptables, selon le contexte. Mais en théorie, un anarchiste n'est pas un partisan du désordre. En théorie... Ta critique est légitime, mais elle ne touche pas le bon ennemi. Elle touche certains libéraux étatistes en même temps que certains anarchistes, et épargne d'autres anarchistes autant que d'autre libéraux étatistes. Stirner pour le coup est un authentique, et peut-être le seul véritable, gros-bordeliste. Certains anarchistes socialistes le revendiquent aussi, et avec plus de raison que les ancap à mon avis. Il n'est pas un défenseur de la propriété privée ou du respect de la liberté de l'autre, il est au contraire un critique de tout ça. Il a lui-même passé sa vie à escroquer des prêteurs en changeant régulièrement de noms pour échapper à ses créanciers, sans aucun scrupule. Il est parmi nos ennemis. Ce n'est pas parce qu'il refuse la propriété collective qu'il défend la propriété individuelle. Et je n'aime pas beaucoup le mot "existentialiste". Qu'il signifie "à peu près proche de Sartre" (même pour ceux qui refusent le label) ou (ce qui serait plus mérité) "mauvais phénoménologue", il est assez flou. Pour comprendre sa place (mineure) dans l'histoire de la pensée occidentale, il est plutôt à ranger parmi les post-hégéliens, comme une parenthèse entre Feuerbach et Marx. Il achève la dés-idéalisation de Hegel par Feuerbach en rejetant les grandes idées abstraites sur lesquels celui-là repose encore ("l'Humanité", à coté de l'individu des libéraux et de la société des socialistes) et par là, en le vidant de tout contenu moral. Marx adhère pleinement à ça, et se contente d'ancrer les egos amoraux et matériels stirneriens dans une réalité économique déterminant leurs intérêts. Assez d'accord avec tout ton message, avec une précision toutefois à propos de ceci : l'état veilleur de nuit du libéral classique n'est pas un état réel passé dont on s'écarterait inéluctablement par une sorte de loi thermodynamique... Puisqu'il n'a jamais existé lui-non plus. Les dépenses publiques et le nombre de fonctionnaires étaient insignifiantes au XIXème comparée à aujourd'hui... Mais d'autres privations de liberté tout aussi importantes, quoi que plus barbares et grossières, les remplaçaient. Le libéralisme n'a jamais obtenu de victoire totale, mais a toujours été en lutte contre différentes formes de servilismes.
  16. Pourquoi donc ? Même s'ils le faisaient, ce ne seraient sans doute pas leurs doses homéopathiques de libéralisme qui s'additionneraient. Indépendamment de ces guignoleries là, je trouve plutôt sain que des politiques puissent se lancer indépendamment des partis établis. C'est tout au plus dommage que ça doive prendre la forme d'une création de partis bidons qui émulent la forme des plus grosses cliques. Bref, on devrait revenir aux partis de cadres. Les partis de masse, c'est une erreur, et c'est gauchiste.
  17. Mégille

    Immobilier

    A propos de ces (hypothétiques ?) dernières, attention à ne pas se faire avoir par les chiffres chinois : en ce qui concerne les municipalités-provinces, les villes-préfectures et les villes-districts, la population des villages avoisinants est comptée avec celle de la ville.
  18. On n'est pas loin, mais il me manque le dernier ingrédient. Les chrétiennes vierges, ça se fait rare. Plus sérieusement, est-ce vraiment un bon move de la part de Poutine ? Vaut-il vraiment mieux pour lui faire venir quelques chudjak occidentaux, qui risquent de repartir en déchantant, pour partiellement pallier à sa dépopulation, plutôt que de s'assurer de la présence d'une minorité qui lui est favorable et qui peut influencer la balance politique en sa faveur dans les pays qui lui sont hostiles ?
  19. Leurs femmes sont belles aussi, mais tu ne risques pas de te faire pendre si tu as une histoire avec l'une d'entres elles.
  20. Goldberg qui prend le pseudo "Goldstein" pour provoquer de l'antisémitisme. Lol.
  21. Si tu prends le début de ma phrase, tu verras que ce n'est qu'à propos des expressions artistiques que je revendique ça, et pour dire que c'est commun au libéralisme ! Le "faire n'importe quoi", c'est la définition de l'anarchie avant que l'anarchisme n'existe et ne détourne le concept. Quand à la définition de l'anarchisme, ça va, à gauche, de l'opposition à toute forme de domination, ce qui pourra inclure pour eux non seulement l'état, mais aussi les rapports de pouvoir au sein de la famille, de la religion et du travail, à, de notre coté, l'opposition radicale et stricte à la violence non-défensive, jusqu'à l'opposition aux formes de violence nécessaires à l'existence même d'un état. J'imagine qu'entre les deux se trouve un spectre (principalement théorique, avec Proudhon tout seul quelque part au milieu et quelques primitivistes ici et là) de différentes définitions de "domination" et de "violence" se recoupant partiellement. Justement, je n'ai pas du tout dit le contraire. J'explique simplement que ceci n'a rien à voir avec l'opposition entre anarchiste et libéraux étatistes. Le libéral étatiste pour tout aussi bien qu'un anarchiste être un relativiste moral et esthétique pour tout ce qui ne tombe pas sous le coup de la loi, et un anarchiste peut lui aussi tout aussi bien accepter des normes et des valeurs universelles sans pour autant renoncer à son anarchisme. Personnellement, mon anarchisme est 1) une sorte de lunette théorique, aidant à regarder la réalité de la violence sans son emballage idéologique, et 2) un engagement assez abstrait, consistant simplement à considérer que dans l'absolu, l'abolition de l'état est possible et souhaitable, mais possible uniquement dans le sens où elle ne viole aucune loi logique ou anthropologique universelle, sans pour autant être possible en l'état actuel des choses (principalement à cause de facteurs culturels et moraux, tout comme il aurait été impossible d'abolir l'esclavage il y a deux milles ans), et sans qu'il ne soit souhaitable de chercher à le réaliser maintenant.
  22. Parce que quelques unes comptent comme des cas particuliers du NAP, et ne sont pas "de plus" ?
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