Aller au contenu

Mégille

Tribun de la Plèbe
  • Compteur de contenus

    6 385
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    37

Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. D'ailleurs, comment explique-t-on ce rebond de la gauche ? Ils n'étaient presque plus rien pendant la campagne présidentielle, et les voilà devenu des challengers sérieux, éclipsant complètement la droite. Effet de pub grâce au score plus haut que prévu de Méluche à la présidentielle, et grâce à leur alliance ? Moins forte abstention aux législatives des gauchistes, en moyenne plus politisés ? Peur de l'inflation (et fuite vers l'avant...) ?
  2. Vous surestimez le pouvoir de nuisance (pour nous) du nupes. Leur semblant d'unité risque de commencer à se morceler dès lundi. En attendant, ça reste juste une masse informe d'opposition à Macron, et même ça c'est bon à prendre. Ce qui m'intéresse par contre, c'est de savoir quels sont les partis au sein du nupes qui sortent le plus gagnant parmi les (futurs) élus. Un trop grosse majorité LFI serait effectivement inquiétante.
  3. En général, ce sont les opportunistes qui finissent dictateurs, pas les fanatiques. Le logiciel de Rousseau est fait pour s'opposer, pas pour diriger... Si son groupe se rapproche du pouvoir, elle trouvera quelque chose à lui reprocher et frondera. Suffit de voir la rapidité avec laquelle elle a tirée contre la nupes dès qu'elle a vu trop d'hommes sur un plateau. Ou la façon dont elle a sabordé la campagne d'eelv. Sur le long terme, on peut juger qu'elle contribue à tirer la fenêtre d'Overton dans un sens autoritaire, mais sur le court terme, elle est surtout un piège pour ses alliés, et donc, un atout pour leurs ennemis.
  4. Rousseau ne bosse pas pour le compte d'un régime proto-totalitaire et génocidaire. Et puis, elle est marrante. Je veux dire, Son Forget parti, il nous faut au moins ça.
  5. Dans le cas de Rousseau, c'est toujours mieux que son opposant macroniste.
  6. Concrètement, cinq gamins se sont fait gazer au lacrymo par une bande d'encagoulés (d'ailleurs, je ne serais pas surpris que ce soit des flics hors service), et de façon inutile puisque Dharma-nain venait de signer un avis d'expulsion et qu'ils étaient, apparemment, déjà sur le départ. Je ne sais pas ce que dit la loi, mais il me semble que si tu achètes un truc et que tu apprends par la suite que le vendeur était un receleur, il est évident que le bien doit être rendu à la victime du vol. Mais tu n'es pas toi même le voleur, tu es une victime de plus, et tu peux légitimement attendre un dédommagement de la part de l'escroc.
  7. Un type malhonnête, à des gens pas forcément très bien intégrés dans la société française et donc assez faciles à duper ?
  8. Toutafé, mais remarque que ce n'est pas propre aux relations poly. Je suis à peu près sûr que tu n'en trouveras pas beaucoup d'autres que moi pour le dire en ces termes ! En bons héritiers des soixante-huitards et des hippies, c'est un milieu ou le mot "moralement" fait presque aussi peur que "supérieur". Pourtant, on n'y parle que de ça, chez les poly, de façon morale de tisser des relations. Leurs opposants (dont Rothbard et ses "modal libertarians") les traite de relativiste et eux-mêmes s'en revendiquent avec beaucoup de fierté, mais c'est une erreur théorique des deux cotés. Je connais plusieurs personnes qui ont grandi avec des parents ayant eu des modes de vie alternatif, et ça ne les a pas détruit. J'ai une amie qui a grandi avec deux pères en couple ouvert, et c'est une personne équilibrée et accomplie professionnellement. J'ai rencontré l'été dernier un type qui avait été élevé par un trouple je crois, et à part une légère tendance à vivre nu dans la forêt, il est tout à fait normal. Et très bon musicien, et très bon cuisinier. Plus récemment, j'ai rencontré une femme qui a grandi dans une authentique communauté hippy (de ce qu'elle racontait, un espèce de baisodrôme au point que même moi j'y trouve des trucs un peu malsains), et elle était un peu bizarre, mais pas forcément plus que la moyenne des gens intéressants. Et puis, l'éducation communautaire est un fonctionnement normal chez beaucoup de société. Et d'ailleurs, en substituant l'autorité diffuse des ainés et des pairs à l'autorité monarchique des parents, et en permettant une transition continue vers l'autonomie, c'est un modèle qui échappe plus facilement aux apories concernant le droit et le statut des enfants sur lesquels les libertariens se cassent la tête.
  9. J'ai toujours trouvé étrange les gens qui vivent en polycule fermé, et pire encore, avec cohabitation. C'est comme un couple en ménage, mais en pire. N'ont-ils pas compris que le principal avantage du polyamour est de pouvoir dire à chacune de ses copines qu'on est avec une autre pour pouvoir prendre du temps pour soi et lire tranquillement ? Et à propos du polycule de l'article, il n'est pas si compliqué que ça, seulement, la journaliste décide délibérément de le présenter de façon confuse et alambiqué. Vous avez simplement deux couples hétéros et quasi-monogames formés (Samantha et Sylvain ; et Laurianne et Nounours), le premier avec enfants, le deuxième avec argent. Et puis vous avez un pont entre les deux, avec Sylvain et Laurianne qui sont amants. Ceci plutôt au détriment de Nounours, qui ressent de la jalousie et auquel la situation ne semble pas trop plaire, et dont le revenu semble profiter surtout aux autres. Il me fait l'effet d'un homme assez peu assertif, et susceptible de rester malgré lui, par peur ou par inertie, dans une situation qui ne lui convient pas. Ou alors, c'est seulement l'impression que la journaliste cherche à donner d'eux, impossible à savoir. (je devine le reste de l'article sous le paywall à partir des commentaires) Le polyamour, de façon générale et en lui-même, est certainement moralement supérieur à la monogamie, mais ce n'est pas pour autant que chaque relation polyamoureuse est saine et meilleure qu'une relation monogame. Et attends de découvrir "compersion", "polysaturation", "NRE" et "métamour"... Ce ne sont clairement pas des poètes qui ont créé tout le lexique, malheureusement. En ce qui concerne "polyamour", le croisement des racines est volontaire et choisi pour des raisons esthétiques. Et effectivement, en anglais, "polyamory", c'est assez beau. Le co-inventeur du terme s'en justifie :
  10. Le texte a l'air plutôt critique du post-modernisme dans l'ensemble. Qui est l'auteur ?
  11. Bizarre d'illustrer cet article par une image de Stranger Things, qui ne tombe pas du tout dans cette catégorie là (à moins de considérer que la seule présence d'un noir et d'une lesbienne parmi les personnages principaux suffit à être woke). Au contraire même, puisqu'elle repose sur la nostalgie des années Reagan, et qu'elle met plutôt en scène la victimisation du nerd et du freak (et dans la dernière saison encore plus), dans lesquels le geek pourra beaucoup plus facilement se reconnaître que le queer. Ceci dit, que *la* série à succès de netflix soit aussi la moins woke peut aller dans le sens de l'article. Mais dans tous les cas, il y a déjà eu un petit tournant dans la politique de netflix à ce sujet en général, non ? (mais j'ai du mal à l'évaluer, j'ai l'impression qu'ils ne sortent presque plus rien)
  12. On lit aussi, ici et là, que les acheteurs savaient, en réalité, que la maison était squattée (et mentent donc dans la petite vidéo), et ont pu l'acheter en dessous du prix du marché grâce à ça. Et d'autres part, que les squatteurs, qui auraient d'ailleurs été chassé para-légalement et de façon assez violente (et leurs enfants aussi), auraient eux mêmes "acheté" la maison en déboursant environ le même montant que le couple de nouveaux propriétaires légaux. Si cette partie là n'est pas un mensonge, le vrai coupable dans l'affaire me semble plutôt être celui qui a abusée de la crédulité d'une famille pour leur "vendre" un bien dont il n'était pas propriétaire.
  13. Un mauvais boulot reste un mauvais boulot, et un mauvais boulot qui implique l'usage de la violence reste un crime. Mais on peut toujours s'attendre à ce que ce soit moins fréquent si ce n'est pas de la part de l'état, et donc, il y a moins de raison de s'en méfier a priori. TIL, toutefois, même cette police semble définie par le fait qu'elle soit au service de l'état.
  14. Brave existe sur mobile aussi. Et même sans lui, sur téléphone, j'ai l'impression qu'il y a moins de pub sur le site yt que sur l'appli.
  15. Oui mais je n'ai pas participé au tour de manège précédent, j'ai envie de faire celui-ci ! (et même avant, ce n'est pas la première fois que cette discussion-ci a lieu) On n'appelle pas "policiers" les agents de sécurité privé. Je pense que le fait d'être au service de l'état et de jouir de certains privilèges fait partie du concept. C'est donc bien la police en elle-même qui est le problème, si on la définit ainsi, même si ce n'est évidemment pas le service de sécurité en lui-même. Et pour répondre à @Bisounours, ce n'est évidemment pas le fonctionnaire, de droite (flic/soldat) ou autre, qui en tant qu'individu est porteur d'un vice intrinsèque et incurable. Mais son mode de vie, ses sources de revenu, ses intérêts donc ainsi que les biais qui en découlent concernant sa compréhension de la société, tout ça ne le pousse pas à être un honnête homme.
  16. Non, pas plus que je ne lèche les tongs des entrepreneurs ou de qui que ce soit. Mais je m'attendrais, et assez rationnellement je crois, à avoir moins de raison de me méfier d'eux, tout comme pour n'importe quel service rendu autrement que par l'état à travers ses fonctionnaires.
  17. TIL qu'il existe une "espèce" de salamandres, toutes femelles, qui ne donnent naissance qu'à de nouvelles femelles, mais qui pour se reproduire ont besoin de mâles de différentes autres espèces. La nature est étrange. https://en.wikipedia.org/wiki/Mole_salamander#Hybrid_all-female_populations
  18. C'est toujours amusant de voir de nouveaux libéraux s'évertuer à prendre la défense de fonctionnaires.
  19. Concrètement, quelle était la différence entre leur milice et une police ?
  20. Fun fact : les castes en Inde ont été l'un des premiers systèmes de domination contre lequel on a cherché à lutter par la discrimination positive - à ma connaissance, LE premier*. Dès l'indépendance de l'Inde en 47, malgré le fait que le début de la constitution déclare ne pas reconnaître les castes (principalement sous l'influence de Nehru), la suite du texte (principalement sous l'influence de Ambedkar) prévoit différentes mesures pour venir en aide aux castes et aux tribus les plus défavorisées. Trois quarts de siècle plus tard, on peut établir que si le but était de faire disparaître les castes, ça n'a pas marché. (et ce alors même qu'on parle d'une discrimination entre des groupes qui ont souvent la même couleur de peau, la même langue et la même religion). *fun fact bis : à ma connaissance toujours, le deuxième pays à avoir tenté le coup est la Chine de Mao, qui a établi la liste officielle des 55 ethnies minoritaires (en plus de l'ethnie han représentant 90% de la population) afin de lutter contre le "chauvinisme han". Concrètement, il s'agissait de s'appuyer sur les minorités afin de contrer les populations desquelles émanaient traditionnellement le pouvoir, ces dernières étant susceptibles de faire obstacle à l'avènement du nouveau monde socialiste. Encore une fois, 70 ans plus tard, on ne peut pas dire que les ethnies minoritaires chinoises aient toutes été vraiment gagnantes à ce jeu là.
  21. Je suis vraiment le seul à avoir trouvé ce film nul ? (j'ai bien aimé Sympathy for mr vengeance, par contre)
  22. On se calme, je n'ai encore jamais parlé d'uniformes, moi. Sinon, je n'ai rien compris à cette histoire. Des flics anglais basanés sont venu semé le chaos à Paris, quelque chose comme ça ? En tout cas, je sais pourquoi je ne suis pas le foot.
  23. Intéressant, je n'avais pas envisagé les choses de cette façon.
  24. C'est juste la principale hypothèse concernant l'intérêt évolutif de l'anisogamie. Après, si tu as mieux... (dans tous cas, ça ne change rien pour le reste) Je parlais du gamète femelle. Chez les animaux gonochoriques, on a souvent une division des tâches à peu près similaire (c'est généralement le mâle qui va chercher la femelle, et la femelle qui s'occupe du plus gros des dépenses énergétiques de la procréation elle-même, d'où Bateman-Darwin, etc), ce qu'on peut sans doute expliquer par ce qui se passe d'abord au niveau des gamètes. (il ne s'agit pas de dire que les hippocampes ne peuvent pas exister, mais d'expliquer pourquoi c'est leur cas qui est une exception) Le truc c'est qu'on ne peut pas se priver de "ought", de normativité, ne serait-ce que parce qu'il faut des normes à la pensée pour pouvoir discriminer une bonne d'une mauvais description des "is". Mais refuser de faire jaillir les normes des faits, ce n'est pas forcément refuser les normes en elles-mêmes... Je suis plutôt kantien ici : les normes valent par elles-mêmes, indépendamment de la nature. Mais même si on refuse leur transcendance, il est plus facile d'y voir des conventions, des fruits de la liberté humaine, que de les trouver en observant la nature ou en disséquant des concombres de mer. Oh, mais je reconnais même qu'il y a un lien. S'il n'y avait pas de sexe, on aurait sans doute pas inventé les genres. Et une fois que les genres existent, si il y a quelque chose comme des tendances comportementales innées et différenciées en fonction du sexe chez l'humain, je veux bien croire que ça contribue à l'identification à son genre. Tout ce que je dis, c'est que ce lien n'est une nécessité ni naturelle (il a des exceptions, de fait) ni morale. Parfois, faire ce genre de distinction est rendu nécessaire par le contexte. Si on se met à discuter du fait que des blancs peuvent avoir un enfant noir, et bien il faudra se demander ce qu'on veut dire par "parent". De la même façon, la discussion actuelle implique de faire quelques distinctions (qui n'ont rien de plus compliquées que la précédente) dans ce que veulent dire les mots "homme" et "femme". Dans les milieux activistes, le critère sera plutôt la façon dont la personne se désigne elle-même. Personne ne va essayer de sonder l'âme des autres pour savoir s'ils sont "vraiment" du genre qu'ils prétendent être... (certains jouent à ça, et c'est très mal vu). Tu peux débarquer dans un groupe de parole en non-mixité de genre en disant être une femme ou non-binaire, sans rien changer à ta façon de te comporter, sans mentir sur quoi que ce soit d'autre que l'étiquette que tu te donnes, et je suis prêt à parier que personne ne te dira rien là dessus. Si jamais quelqu'un laisse insinuer que tu n'es pas à ta place, tu n'auras qu'à dire très clairement "non, je suis une femme", sans chercher à te justifier plus que ça, et on te laissera tranquille. (par contre, attention à ce que tu diras qui est susceptible d'offenser d'autres personnes... on y trouve parfois des gens *très* susceptibles) Mais un groupe militant, un espace de parole, etc, n'a pas la même fonction qu'une administration ou un tribunal. Le but de ces endroits est aussi d'offrir un espace où se sentir en sécurité pour des gens qui ont l'habitude de voir remis en question ce qu'ils sont. Quand à ce qu'est "vraiment" le genre, et bien, je pense que la plupart des transactivistes seront d'accord avec moi pour dire que c'est un objet social multi-dimensionnel. L'auto-identification en est une dimension, l'identification par les autres aussi (ça ferait grincer des dents, mais je pense pouvoir faire reconnaître à un activiste qu'une personne trans est "moins" de son genre si ce n'est pas reconnu par les autres), l'identité administrative aussi, le comportement aussi, son intériorisation aussi... Imagine une société dans laquelle l'adoption est souvent pratiquée de façon informelle, et n'est pas systématiquement enregistrée administrativement, ou encore, n'est pas toujours possible à faire reconnaître légalement. Et imagine devoir répondre à la question "qu'est ce que la parenté ?" dans cette société ! C'est un peu la même chose. Et si dans une telle société il y a des groupes de parole de personnes adoptées qui ont subi des discriminations pour cette raison là, on comprendra qu'ils se contenteront de se croire sur parole quand ils se disent les uns les autres adoptés, sans poser plus de question. Et bien, de fait, la natalité...
  25. "On"... Moui, vous remarquerez que les français et les allemands tentent de calmer le jeu et de trouver des solutions diplomatiques. Ce sont les anglais et les américains qui sont les plus vas-t-en guerre. Si on veut lire ça de façon réaliste, on dira que c'est parce que l'UE est proche du front et a surtout intérêt à ce que ça ne s'envenime pas, là où les anglo-saxons voient une façon "gratuite" (sans s'engager eux-mêmes, et avec un bon prétexte) d'affaiblir l'ennemi et modifier en leur faveur la balance des puissances. Mais reste que, qu'il y ait ou non des gentils et des méchants dans l'histoire, ce qui ne fait pas de doute est qu'il y a un agresseur et un agressé. Et au niveau international comme aux autres, c'est plutôt une bonne chose que les agresseurs se fassent taper dessus.
×
×
  • Créer...