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Tout ce qui a été posté par Mégille
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Yup, je me présente parce que j'ai envie de voir la section "modération". Et je suis mandaté par l'internationale woke pour faire de l'entrisme dans le mouvement libertarien, ou l'inverse, je ne sais plus. Après, si quelqu'un d'autre veut le poste, pas de souci.
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Par pitié non, ne me forcer pas à lire Douguine pour y chercher du Platon ! Il me semble que Platon était réellement "totalitaire" dans la mesure où il voulait un état total, régissant chaque aspect de la société. Mais il n'a absolument rien à voir avec les totalitarismes historiques et leurs idéologies. Difficile d'imaginer quoi que ce soit de plus éloigné d'un éloge de la rationalité et de la modération. Si on se donne une définition plus substantielle du totalitarisme, à la Arendt, comme un certain mouvement de masse au sein duquel tout ordre est aboli, et gravitant autour de l'arbitraire individuelle d'un guide charismatique, alors ce que prône Platon en est même le stricte opposé. Et il se trouve que les tyrans réels n'ont pas vraiment pour habitude de se revendiquer de Platon. Des trois "ennemis de la société ouverte" de Popper, le seul dont l'étendard est réellement brandi par les sauvages est Marx. J'ai l'impression que Popper essaie de le rattacher à une tradition rationaliste et spéculative justement parce que ça l'arrange, de pouvoir ranger avec les nazis ses adversaires en épistémologie. Mais Marx est justement le moins rationaliste des trois, puisqu'il voit dans l'idéalité de sa propre théorie un simple reflet de la matérialité du rapport de force réel en train de se jouer et de sa propre pratique révolutionnaire. Même si c'est avec de l'approximation (et ça l'était pour Marx aussi), les tyrans aiment généralement beaucoup plus Nietzsche que Platon ou Hegel. Ca reste un détail de la République. On oublie que toute la discussion politique est enclavé dans une discussion psychologique. C'est toujours de la "république" (ou plutôt, de la constitution) intérieur d'un individu dont il s'agit. La partie sur les autres formes de régimes (les livres VIII et IX principalement), chacun provenant de la décomposition du précédent, est en fait une forme de psychopathologie morale. Le renvoie de chaque type de cité à un certain type d'âme, de moins en moins heureux, est même explicite. On peut considérer que c'est bien la partie politique la plus importante, bien qu'elle soit contenue dans la partie psychologique, par exemple, en considérant que la psychologie n'était qu'une prétexte pour aborder cette grosse parenthèse. Mais il faut alors considérer que la partie politique n'était elle-même qu'un prétexte pour aborder la partie épistémo-ontologique qu'elle contient.
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Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Oh mais c'est pas réservé aux couples, tout ça. Outre les trois nanas en question avec lesquelles je ne sais pas ce que ça va donner, j'ai deux copines stables, et cette année, je vais passer au moins une semaine de vacance avec chacune. En partageant les frais, sans faire d'excès (et sans mettre d'enfants dans l'équation), ça m'a l'air tenable financièrement (et pourtant, je vais à Barcelone puis à Stockholm). Ce serait peut-être plus rentable de partir avec tout le monde à la fois, mais si il faut aussi ramener leurs autres copains et copines, et leurs autres copains et copines à eux, ça commence à faire beaucoup. Les agences de voyages n'ont pas encore de tarif "polycule nombreux", malheureusement. C'est marrant, j'avais beaucoup plus ce problème, de confondre avec le prénom d'une ex, quand j'étais mono. Peut-être à cause de la peur de le faire ? Ou bien, peut-être parce que l'amour exclusif consiste souvent en un transfert sur une seule personne de l'amour que l'on a pour d'autres ? C'est peut-être un peu plus facile quand on est prof que lorsqu'on est chef d'entreprise, aussi ! -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Le truc, c'est d'éviter la cohabitation. Voir trois ou quatre personnes régulièrement est beaucoup plus facile que voir la même personne en permanence (et idem pour la personne en question). -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
(oui, jrml à nouveau uniquement pour vous rappeler pourquoi vous devez avoir des scrupules à voter pour moi en guise de tribun, si jamais ça vous était passé par la tête) -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
J'ai une relation super bizarre avec trois filles en ce moment, et je ne sais pas quoi en faire. On s'est rencontré tous les quatre à un café poly. J'ai commencé à flirter avec l'une d'entre elle. Une autre a commencé à essayer de flirter avec la même, et avec moi. J'ai invité la première au bar, elle a invité la deuxième, et la troisième s'est ajoutée. Bref, ça c'est transformé en simple sortie amicale (malgré les gens ligotés autour de nous et le gloryhole dans les toilettes - le Baston est un très chouette bar). Je n'arrive pas à déterminer si la première est attirée par moi. La deuxième l'est, mais j'ai une autre copine qui ne l'aime pas trop. Et maintenant, elles sont toutes les trois en mode bff et veulent qu'on se revoit sur une base régulière. Alors qu'on ne s'est vu que deux fois. Bref, je suis perplexe, je ne comprends pas ce qu'elles veulent (il y en a au moins une qui veut maintenant nous pécho tous les trois, et une autre qui ne veut que des potes, et l'autre... ??). Je croyais avoir enfin percé le mystère des relations sociales. Visiblement, il y a encore des énigmes de niveau supérieur. -
TIL Alexandre Dougine. Il va falloir que je creuse un peu, je n'arrive pas à déterminer s'il a une réelle influence ou s'il est seulement le nerd de la court, ni s'il est original ou un simple mystico-conservateur parmi d'autres.
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C'est effectivement orthogonal à la question suivante, mais sans nier ces deux arguments, il y en a aussi un autre qui va de le sens contraire (deux selon la variété inter-culturelle que l'on peut observé, mais j'ai lu tout et son contraire à ce sujet) : l'humain se distingue fortement du reste de la vie animale, y compris de nos plus proches cousins, par notre capacité d'apprentissage. Il serait donc surprenant que notre comportement ne laisse pas une beaucoup plus grande part à l'acquis. Remarque que la contraception, la pma, la gpa, la réduction du nombre d'enfants et le fait que la procréation n'est plus culturellement aussi importante qu'avant, peut contribuer à rendre ce critère moins pertinent pour structurer la société. Hm... c'est prouvé, ça ? Je connais des exceptions à ça et à sa réciproque. Sans compter que de plus en plus de "garçons efféminés" risquent de se mettre à s'identifier comme femmes, sans pour autant devenir exclusivement attirées par les hommes. Je pense que nos pratiques, nos désirs et la façon dont on est amené à s'identifier varie beaucoup en fonction de notre façon de conceptualiser tout ça. Je doute qu'être gay ait eu la même signification aujourd'hui et avant l'époque victorienne. L'influence de facteurs innés non plus. A qui revient la charge de la preuve ? Ce n'est pas clair. Alors... d'une part, le mythe en question illustre une thèse à laquelle Platon s'oppose, ou au moins qu'il trouve très incomplète (qu'on pourrait résumer à : l'amour est une attraction du même pour le même ; à laquelle s'oppose la théorie d'Erixymaque pour lequel il s'agit d'une attraction des contraires. La position de Platon étant que l'amour est une attraction pour le beau en tant qu'on a nous même une part de beauté en nous, mais incomplète). D'autre part, dans le même mythe, il y a bien une division originelle de l'humanité, mais en trois : les doubles hommes qui viennent du soleil, les androgynes qui viennent de la Lune et les doubles femmes qui viennent de la Terre. Ma position actuelle : le genre est tout à fait analogue à la parenté. Il y a un truc biologique derrière, de toute évidence. Il y a aussi une signification sociale donnée à ce fait biologique, qui peut varier d'une culture à une autre. On aimerait bien séparer entièrement le biologique et le culturel (genre/sexe, parent/géniteur, etc), mais on ne le fait jamais complètement, ne serait-ce qu'au niveau du vocabulaire. Le phénomène culturel, tout en étant lié au phénomène biologique, et tout en en étant sans doute initialement une interprétation/une intégration au sein de la société, peut tout à continuer à fonctionner socialement tout en étant en décalage avec le biologique. Certains ont des parents adoptifs. Certains ont un genre adoptif. Dire à quelqu'un qu'il n'est pas "vraiment" l'enfant de ses parents adoptifs n'est ni très agréable, ni vraie dans la plupart des sens du terme, voir parfaitement aberrant (si on pense au nom de famille par exemple. Personne n'a un "vrai" nom de famille par nature, hors de la parenté comme construction sociale) Idem pour le genre.
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Images fun et leurs interminables commentaires
Mégille a répondu à un sujet de Librekom dans La Taverne
Je n'arrive toujours pas à voir d'autres trucs que le sexuel. Ma copine et son autre copain non plus. -
Je blâme l'héraclitéisme latent de notre société qui nous a fait appeler "essence" un truc qu'on fait cramer pour produire du mouvement.
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Je créer un nouveau topic pour le plaisir de faire ce jeu de mot. J'ai vu la hausse des prix de l'essence être attribuée à la guerre, mais ça me semble assez invraisemblable, puisque c'est loin d'être de ce coin là du monde que l'on importe le plus. Du coup, quelle cause ? Apocalypse jancovicienne, ça y est il n'y a plus rien et les producteurs ont menti sur leurs stocks pour des raisons géopolitiques ? Ou, plus vraisemblablement, premier gros effet notable de la création de la monnaie covid (inflation + effet cantillon) ? J'ai à imaginer le trajet du nouvel argent, sert-il à acheter du pétrole rapidement après sa sortie du monde financier ? La même inflation du pétrole avait-elle eu lieu lors de la dernière crise financière ? En terme de conséquences, j'imagine qu'on devrait pas trop tardé à voir les prix d'à peu près tout augmenter autant et aussi vite à cause du coût du transport, non ?
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Joseph "Robinette à pognon" Biden
Mégille a répondu à un sujet de Hayek's plosive dans Europe et international
On est quand même sur de la merdouille sensiblement supérieure à la moyenne. Gros scandale en vue ? -
Je découvre le menton de mes élèves. Ils n'avaient pas vraiment l'habitude de masquer le reste de leurs visages de toute façon.
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Joseph "Robinette à pognon" Biden
Mégille a répondu à un sujet de Hayek's plosive dans Europe et international
La FDA a merdée dans les années 70 ? -
Le premier gestalt shift, qui fait passer l'image d'un profil édité à un portrait de face découpé, ou l'inverse, rend l'image intrigante. Le deuxième gestalt shift, qui fait voir un mec avec la tête toute plate et longue, rend l'image hilarante.
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Guerre en Ukraine : Impacts dans le reste du monde
Mégille a répondu à un sujet de Lameador dans Europe et international
Puisque la Russie en ressortira affaiblie quelle que soit l'issue, on peut aussi s'attendre à des évolutions dans toutes les situations où elle joue un rôle dans la balance des puissances. Pour sûr, dans le Caucase et en Syrie. Peut-être aussi en Lybie et en Centre-Afrique, je n'arrive pas très bien à comprendre ce que les russes font là bas ni à quel point leur rôle est important. Ca n'avait pas commencé avant la guerre, ça ? C'est tant de la faute aux russes que ça ? Il ne me semble pas que ce soit d'eux que l'on importe le plus. (d'ailleurs, je n'ai pas très bien compris ce qui provoque cette hausse. Effet monétaire, ou variation des stocks ?) -
Si un candidat à la présidentielle avait sorti ça, je me serais précipité pour me faire refaire la carte d'électeur ! (je suis quand même dans le coin la plupart du temps, hein)
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Je veux bien me présenter, mais il y aura de temps en temps quelques jours/semaines où je ne pourrai pas garantir d'être très actif.
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Le fil des séries (dont beaucoup trop se bousémotivent)
Mégille a répondu à un sujet de Brock dans Sports et loisirs
Quelqu'un regarde Severance de apple+ ? J'aime beaucoup l'esthétique très "liminal spaces" et l'influence visible de the stanley parable. -
Présentation - GastronokThePonderous
Mégille a répondu à un sujet de GastronokThePonderous dans Forum des nouveaux
C'est surtout trois livres en un, avec un très faible rapport les uns avec les autres. Le premier est faux, mais d'une façon intéressante, puisque comprendre ses erreurs revient à comprendre la possibilité de l'anarchisme. Le deuxième est bon, mais confus. C'est un sac à arguments et à réflexions pour ainsi dire sans structure. Le troisième est plutôt bon, mais assez naïf. -
Comme si la situation n'était pas encore suffisamment wtf... On va bientôt apprendre qu'il fait parti du groupe Wagner ?
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Est-ce qu'on ne serait pas en train d'assister au début de l'inféodation de la Russie à la Chine ?
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Pas d'accord. Le modèle poutinien est un vieux truc, ce qu'on faisait au XIX, là où nos pouvoirs sont toujours en train d'innover en matière de contrôle. Poutine cherche à limiter sa dette et à dépendre le moins possible de l'extérieur (bon, ça n'a pas été suffisant, visiblement...) là où on a transformé l'endettement perpétuel en un outil de domination ; il cherche à minimiser le chômage, quitte à ce que les travailleurs soient improductifs, pour éviter d'avoir une classe oisive possiblement mécontente et subversive, là où on entretient volontairement cette classe en la rendant dépendante du système, pour ensuite que les autres s'y assimilent et deviennent tout autant moralement dépendant ; il s'appuie sur l'église, sur les provinces les plus reculées et sur la masse inertielle de la société, là où on s'appuie sur les intellectuels, les artistes et les centres-villes, et le mouvement perpétuel, etc. Poutine, c'est le vieux monde de la discipline et de la vodka. Nous, nous sommes encore en train de bricoler le nouveau monde du contrôle, des anxiolytiques, des antidépresseurs et du cbd.
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Archéologie de la valeur & entropie liborgienne
Mégille a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
Je trouve Lordon trop inintéressant pour mériter une réfutation. A propos de cet article, je n'en ai lu que le début, mais j'ai l'impression qu'il défend la théorie des "ciseaux de Marshall", selon laquelle la détermination du prix impliquerait une offre (objective) et une demande (subjective), d'une façon analogue aux deux lames d'une paire de ciseaux, toutes deux nécessaires pour couper. De cela découlerait que les conceptions objectives et subjectives de la valeur seraient toutes les deux vraies et indissociables. Contrairement à ce que prétend l'article, qui semble très heureux de se croire très hégélien et très hétérodoxe et très profond en allant par là, il me semble que c'est bien la thèse néoclassique orthodoxe. En tout cas, c'est celle que j'ai vu dans les premiers chapitres de tous les manuels d'économie pour étudiants de L1 que j'ai potassé quand je n'avais que ça à faire. Si Lordon accuse la majorité des économistes de rester attaché à la valeur travail, alors il n'a pas tout à fait tort. Quel dommage qu'il n'ait pas entendu parler de l'école autrichienne (mais j'imagine que ça ne l'empêche pas de prétendre attaquer Hayek de temps en temps quand il lui faut un vilain). La réponse autrichienne à ça (avec laquelle Lordon serait d'accord ?) est que les deux cotés de la pair de ciseaux sont subjectifs, puisque lorsqu'il s'agit d'attribuer un coefficient à chaque heure de travail (une heure d'un ingénieur n'a pas la même valeur qu'une heure d'un ouvrier non-qualifié chez Marx), il s'agit en fait d'évaluer subjectivement la valeur de ce travail (enfin, d'une unité ajouté à la marge de ce type de travail). Les théories "objectives" de la valeur, en faisant découler celle-ci de l'offre, cherchent en fait à faire de la valeur d'une chose son coût (et à long terme, comme les marxistes aiment le dire, effectivement, celle-ci tend vers celui-là... à la condition que l'on ait une concurrence pure et parfaite, ce que les marxistes évitent de mentionner). Mais le coût n'est rien d'autre que la valeur subjective que l'on sacrifie. Un autre angle mort est que la limitation objective de l'offre ne vient pas seulement du travail, mais aussi de la nature, comme aime le rappeler Jancovici. Mais qui commet à son tour une nouvelle forme de théorie de la valeur objective, en donnant une petite cousine à la vieille physiocratie. J'ai arrêté de lire de l'économie autrichienne depuis un moment, puisque j'ai l'impression qu'on finit très vite par y tourner en rond et y répéter les mêmes banalités. Pourtant, à chaque fois que je tombe sur une nouvelle tribune d'un génie, en général français, qui prétend prendre un peu de hauteur sur l'économie en générale, on tombe toujours dans les mêmes écueils facilement réfutables par nos vieux autrichiens. Si seulement il y avait ne serait-ce qu'un ou deux cours, par-ci par-ci, sur Mises et Hayek au programme des licences d'économie en France ! -
Je trouve utile d'entendre ces gars dire que c'est l'accès à internet qui leur a permis de réfléchir. On se doute bien qu'en Russie, pour soutenir l'invasion, il faut vraiment se être limité aux médias les plus strictement contrôlés par l'état. Si seulement ceux qui veulent faire les gendarmes des réseaux sociaux pour lutter contre le complotisme et les fake news pouvaient le comprendre !
