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Mégille

Tribun de la Plèbe
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Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. A priori, selon le fonctionnement de l'énergie noire, c'est soit ça, soit le big crunsh. Et si, somehow, en dépit de tout ce que l'on comprends aujourd'hui de l'univers, il continue à être tel qu'il est, avec toujours de nouvelles étoiles naissant grâce à une nouvelle énergie sortant de nulle part, permettant à une humanité de survivre à l'effondrement de ses planètes hôtes les unes après les autres, on garderait une proba >0 qu'elle s'éteigne, et donc, une proba tendant vers 1 qu'elle s'éteigne sur une durée suffisamment longue. Je ne dis pas que ce qui est fini est sans valeur. Je dis que si on peut donner de la valeur, du sens, à un héritage (biologique, culturel, etc) fini même face à l'infinité potentielle de l'univers, alors, il n'y a pas de raison qu'on ne puisse pas en faire tout autant d'une simple vie, sans héritage. Si le but de l'héritage, sous toutes ses formes, est l'immortalité véritable (et il est tout à fait possible que ce soit bel et bien le désir que l'on cherche à combler par là, à en croire de nombreux écrivains en tout cas), alors il est tout aussi vain que les potions magiques des empereurs chinois ou que l'immortalité par transhumanisme des sorciers californiens. Au contraire, si cette immortalité n'est pas ce qui est désiré, et si donc on ne mesure pas la valeur ou le sens de quelque chose à sa durée (parce que dans ce cas, tout ce qui est finis serait effectivement négligeable), il faut envisager qu'une vie même courte et sans héritage puisse être tout aussi bonne et pleine de sens qu'une autre.
  2. Je pensais à un oublie post disparition du leg. Un jour, ta lignée disparaîtra, la Joconde et la grande pyramide de Gizeh aussi, et l'espèce humaine, et la vie sur Terre, et le soleil... Ca fait sans doute très loin, mais pas infiniment loin.
  3. Pourtant, ça aussi finira par disparaître. En tant que stratégie pour obtenir l'immortalité, ça ne marche donc pas plus. Tout au plus, la différence est qu'avec un peu de chance, on est déjà mort lorsque notre oeuvre/notre lignage sombre dans l'oubli. Ca permet de vivre dans l'illusion que ce sera bien éternel... mais c'est le corollaire du fait du fait que l'on est justement déjà mort lorsque ça arrive, ce à propos de quoi personne ne peut s'illusionner. Même si la procréation et l'immortalité par les œuvres jouissent traditionnellement d'une meilleure image (et sont, étonnement, rarement jugées orgueilleuses et folles) que les moyens scientifiques ou pseudo-scientifiques d'obtention de l'immortalité, ma vision n'est pas tout à fait neuve non plus. C'est déjà celle de Platon, pour qui la recherche de l'immortalité par la procréation (et l'amour monogame, d'ailleurs) est le pallier le plus bas de la contemplation du Beau. (et de la reconnaissance de la part de nous qui lui est semblable, en quoi consiste la véritable immortalité)
  4. Le transhumanisme est une mauvaise réponse à la peur de la mort. Tant que la probabilité d'être accidentellement détruit est supérieure à 0, sur une durée infinie, la mort devient virtuellement certaine. On pourrait même ajouter que ça augmente l'incertitude concernant le moment de la mort, ce qui est peut-être pire. On peut envisager de répondre à ça en émettant l'hypothèse que les gens mettraient fin volontairement à leur vie au bout d'un certain temps, et le fassent en moyenne avant que le risque de mourir accidentellement ne devienne plus grand, mais ça reviendrait à admettre que la mort est souhaitable (puisqu'elle serait souhaitée) dans certains cas ou au bout d'un certain temps. Je dis tout ça en étant persuadé de pouvoir passer plusieurs millénaires sans m'ennuyer (et je plains ceux dont ce n'est pas le cas). J'aurais enfin le temps de lire tout ce que je veux lire, de méditer, d'avoir un nombre de partenaires sexuels réguliers égal à mon nombre de Dunbar, et peut-être même de jouer à des jeux vidéos. Mais une durée finie, au regard de l'infinité de l'immortalité qu'on désire, reste toujours négligeable (ou alors, tout aussi susceptible d'être "bonne" ou "pleine de sens" si elle est courte). Mais pour la même raison, l'immortalité que l'on est susceptible de chercher par l'accomplissement d'oeuvres (artistiques ou autre), ou par la reproduction, est tout aussi factice et vaine. Il me semble que si la mort est nécessaire, alors elle ne peut pas être dite mauvaise, puisque le bon et le mauvais, étant normatifs, ne s'appliquent qu'à ce qui dépend de nous et que l'on peut changer. (il me semble que ce qui n'est pas une possibilité réelle ne peut pas être une nécessité, même morale) Inversement, il me semble que si l'immortalité est espérable, on ne peut qu'espérer l'avoir déjà, puisque je ne vois pas comment un changement pourrait nous rendre, à un certain niveau, hors de tout changement. L'auteur fait un petit saut logique quand il saute de l'immortalité à une vie plus ou moins longue. Vouloir vivre un million d'années, ce n'est pas la même chose que vouloir vivre sempiternellement, et l'infini est tout aussi grand du point de vue du millionnaire (en années de vie) que du notre ou de celui du papillon. Et ceci étant dit, de deux vies finies quelconque, il me semble que la plus longue n'est pas toujours la meilleure. Ca me semble presque idiot de le préciser, mais je préfère de loin 30 ans de bonheur, de joie d'être bien entouré, de fierté de mes accomplissements, etc, à 100 de souffrance de maladie chronique, de solitude, de honte et de culpabilité.
  5. C'est vraiment défensif tout ça (on s'attend à ce que les russes débordent de l'Ukraine ?)... ou on est actuellement en train de se préparer activement à passer à l'offensive ? A minima, on est en train de menacer de le faire comme moyen de dissuasion, non ? Parce que ça ressemble quand même pas mal à l'accumulation de troupes russes autour de l'Ukraine avant l'invasion.
  6. Et pourtant, quelques années plus tard, ça ne fait pas des lycéens bons en français...
  7. Tu veux dire, la Mongolie avec une onzaine d'armées ?
  8. Jeanne d'Arc avait effectivement une expression de genre un peu inhabituelle. Ceci dit, parler de trans-identité serait clairement un anachronisme, voire un mégenrage, et de plus, vu ses fréquentations, je ne suis pas sûr que tenter de la revendiquer soi une bonne idée. Tiens d'ailleurs, c'est plus ou moins elle, l'instigatrice de l'idée de monarchie de droit divin en France, non ?
  9. Peut-être l'un des miens
  10. Qui a envie de voir ?
  11. Yup. Mais ce n'était pas interne au lycée. (convocation nationale pour des corrections d'épreuve, dans l'éducation agricole, ce n'est pas numérisé, on fait ça sur place) La plupart bossaient dans le public, je crois.
  12. Aujourd'hui, en correction d'une épreuve de culture g et d'économie à la fois, dans une salle avec des profs de lettres et d'économie, quelqu'un partage, pour se moquer (faut bien s'amuser un peu) un élément apparemment ridicule. Un candidat, en parlant du bitcoin, a prétendu que l'inflation était dû à la création monétaire ! Hilarité chez les profs d'économie. Je fais timidement remarquer que ce n'est pas inapproprié dans la mesure où btc repose sur une théorie hétérodoxe qui explique de cette façon l'inflation... Je n'ai pas eu le courage (ni le temps, surtout) de leur demander ce qui causait l'inflation à leur avis...
  13. Donc un effet collatéral de la subvention des étudiants, qui mène à une surpopulation de diplômés de matières cool mais peu utiles à la marge, qui se retrouvent à envahir des métiers qui auraient eux besoin d'autres compétences ? Mais les autres européens ne subventionnent ils pas autant leurs étudiants ? Ou alors, sont-ils culturellement moins enclin à aller vers les humanités ?
  14. Vrai question : comment on fait pour être aussi nuls en math ? Je sais que le concerné n'est plus là, mais je précise tout de même : il n'y a pas le prétexte des nouarabes, puisqu'il me semble que les pays du Maghreb produisent de bons matheux. Et ce n'est pas non plus la disparition des math du tronc commun du bac général, vu le niveau dont on parle. Qu'est-ce qui a changé à l'école primaire ?
  15. Les médias ont au moins raison de s'en alarmer et d'y voir un événement important parce que ça ressemble beaucoup (en particulier, que ça ait lieu maintenant, et que plusieurs états en profitent pour effectivement interdire) à une sorte d'échec du féminisme actuel à convaincre la population -ce qui est un peu censé être le but du militantisme. On se souviendra de la première vague pour avoir obtenue le vote, de la deuxième, pour la contraception, l'avortement, et la facilitation de l'accès au travail, mais si ce que laisse la troisième est un drapeau arc-en-ciel à Wall Street et quelques séries sur Netflix au prix de la perte d'au moins l'un des "acquis" les plus importants de la génération précédente, ce serait un peu la honte.
  16. Mégille

    Tweets rigolos

    Ceci est une preuve, s'il en fallait, que les libéraux ont tort de laisser aux socialistes le monopole du public débile. Tout con qu'il soit, celui là est liberhallal. Je lui donne 5+15i.
  17. Je corrige une épreuve terminale "d'expression culturelle et socio-économique" de BTSA (bts agricole) en ce moment, et ils ont un texte de Koenig au sein d'un petit corpus de doc. C'est chouette. Ca parle d'IA.
  18. Effectivement, il semble qu'aux USA, ce sont les afro-américains qui avortent le plus. (je tombe sur des chiffres différents d'une source à une autre, mais toujours pour la même conclusion, alors flemme de creuser)
  19. *mensuration Ceci dit, l'antiquité est pleine d'inconnus et de mystères...
  20. Ou alors, il conclut une alliance avec le PS et EELV. Il ne lui manquerait alors plus qu'une poignée de "divers" pour avoir sa majorité (ou alors, les communistes, qui ne sont pas assez nombreux pour avoir leur propre groupe). Et puisque les partis de gauche (contrairement à LR) risquent beaucoup plus de se faire phagocyter par la mélanchonie que par la macronie, ce ne serait pas une mauvaise stratégie pour eux.
  21. J'ai l'impression que ça reste une idée assez répandue, mais elle n'est pas particulièrement invoquée dans ce débat là. Comme autres arguments, j'ai déjà entendu : -La transition hormonale équilibre les choses, au moins en partie. -Il y a une variation individuelle intra-genre des prédispositions innées, et on ne puni pas les plus favorisés (ex : en mettant des poids au pied des coureurs ayant de plus grandes jambes) -Osef du sport, it's about sending a message. A propos du deuxième argument, on peut imaginer la situation suivante : une coureuse trans a de grandes jambes, plus grandes que la moyenne des femmes, mais dans la moyenne des hommes. Une autre, cis, en a d'aussi grandes, voire plus grandes encore. Pourquoi faudrait-il interdire à la première de concourir, alors qu'elle n'est de toute évidence pas favorisée par rapport à la deuxième ? Je fais ici comme s'il n'y avait pas d'autres différences que la taille des jambes, mais on peut tout aussi bien imaginer que la première a un taux d'androgènes/de fibres musculaires/etc anormalement bas pour une personne née mâle, ou inversement que l'autre a un taux de tout ça anormalement haut, peu importe. Je pense que l'argument des transféministes ici est que considérer l'avantage de la première comme pertinent pour la sport puisque dû à son sexe, mais que l'avantage de la deuxième comme un hasard de la nature ne méritant pas d'être pris en compte, revient justement à poser une distinction arbitraire au sein des aléas naturels en vu de faire du sexe une catégorie spéciale justifiant les discriminations. (c'est une opinion que je m'efforce de transmettre/reconstruire, personnellement, je m'en fiche un peu, je suis pour une liberté des fédérations sportives d'imposer les normes de leur choix, et je verrais d'un bon oeil un pluralisme à ce sujet)
  22. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12158052/ tl;dr : si ce que tu veux est un impact sur la démographie, interdire l'avortement ne change rien si tu n'interdis pas aussi la contraception.
  23. De ce que j'en comprends, elle revient simplement à dire que la constitution n'interdit pas elle-même aux états d'interdire l'avortement. Ce qui revient en fait seulement à entériner l'état actuel des choses, puisque des états comme le Texas restreignent déjà assez durement l'avortement. Mais ça ne revient pas à interdire au gouvernement fédéral de légiférer là dessus. J'imagine qu'une lecture conservatrice de la constitution/du Xème amendement pourrait permettre à la SCOTUS de juger anticonstitutionnelle une telle loi fédérale, mais ça demanderait un nouveau gros boulot à la scotus et un débat dont l'issue ne serait pas certaine.
  24. De toute évidence : le super-héros aux sens surhumains décrit par Plutarque dans son "Le démon de Socrate" ! Plus sérieusement, je peux voir comment le Socrate de Platon (ou un Socrate proche de lui) a aussi pu être celui des cyniques. Leur rejet de l'artificiel et du conventionnel peut être vu comme une radicalisation, du coté pratique, de l'examen critique des opinions. (tout comme le rejet du sensible peut être vu comme une radicalisation de la même chose, mais du coté théorique, même si ici, l'influence de Pythagore vient s'y ajouter, plus ou moins secrètement, mais sans que ça ne trompe personne dans l'antiquité) D'ailleurs, je relisais le Banquet de Platon récemment, et je me suis aperçu d'un petit détail qui m'avait échappé (comme à chaque fois que je relis Platon...). Le dialogue est rapporté par Apollodore, qui l'a lui-même entendu de Glaucon, qui l'a entendu d'Aristodème. Je prends généralement ces longues chaînes de transmission de Platon (idem dans le Parménide, ou avec l'Atlantide dans le Timée, par exemple) comme des indications assez insistantes sur le fait que les événements n'ont pas véritablement eu lieu, ou au moins que leur possible historicité est hors de propos (parce que la connaissance indirecte, par transmission, est la forme générale de la fausse connaissance, de l'opinion, dans le Ion et le Ménon, par exemple). Par contre, j'avais assez peu fait attention aux maillons de cette chaîne ci auparavant. Qui sont-ils, et pourquoi eux ? Apollodore est montré comme un personnage perçu comme un "fou furieux", agressif, très critique envers tout le monde, y compris lui-même, mais faisant une exception pour Socrate. Et il semblerait qu'il raconte les événements devant un public de citoyens riches, qui se sentent agressés par lui. Quant à Aristodème, il est décrit comme un disciple très proche de Socrate qui comme lui va toujours pieds nus... Sont-ils des cyniques ?! Ils y ressemblent beaucoup, en tout cas. En poussant un peu, on peut même envisager qu'ils soient en fait Diogène et Antisthène, respectivement, désignés de façon détournée. Leur description est susceptible d'avoir évoqué assez clairement les deux hommes à leurs contemporains (pour Diogène, j'en suis sûr, pour Antisthène, je spécule, il faudrait connaître ses menstruations, Aristodème étant décrit comme "petit"). Je ne sais pas très bien ce que tout ça veut dire. Peut-être Platon cherche-t-il à indiquer que ce dialogue est une réponse aux cyniques, en montrant que son mode de vie contemplatif est le véritable aboutissement d'un rejet des désirs factices de la foule ? Je ne comprends pas très bien non plus ce que le frère de Platon vient faire au milieu de cette chaîne de transmission. Dans l'introduction du Parménide, parce qu'il est avec Adimante et face à Céphale, sa présence me semble être un renvoie à la République, dont il va s'agir de discuter et d'approfondir un point important. Ici par contre, puisqu'il est tout seul... Doit-il être vu comme un proxy de Platon lui-même ? Ou alors, est-ce une façon pour Platon d'indiquer qu'il est lui-même, hypothétiquement, perpendiculaire à cette chaîne, puisqu'il aurait forcément entendu le discours de Glaucon directement, sans passer par Apollodore ? Ca pourrait être une façon d'indiquer qu'il s'agit d'une réponse à Diogène/Apollodore, puisqu'en mettant ces mots dans sa bouche, il lui indiquerait ce qu'il devrait véritablement dire, tout en signifiant qu'il est lui-même un meilleurs disciple de Antisthène/Aristodème, puisque plus proche de la source. Reste à déterminer pourquoi Diogène aurait été surnommé "cadeau de Apollon", et Antisthène, "meilleurs/vertu/excellence [du] peuple". Marques de respect ? Ironie ?
  25. Pour ceux qui ne sont pas sur twitter, quelle est la carte qui vient après celle du maïs ? (je ne peux pas répondre au sondage) edit : je suis con. Vigne ?
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