-
Compteur de contenus
6 931 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
17
Tout ce qui a été posté par Vilfredo
-
Non mais on peut discuter des dérives politiques du covid (ça se saurait si on pouvait pas parce que depuis deux ans on ne fait à peu près que ça) mais en l’occurrence il s’agit soit de s’incliner devant la prescience de @Airgead soit reconnaître qu’on est aveugles, abrutis par les médias et naïf. Ergo trolling.
-
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Vilfredo a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Le raptor va pouvoir renouveler son meme “ça va bien se passer” -
(Désolé pour le temps de réponse) Alors autant pour moi, mais dans ce cas la psychanalyse apprend plutôt à réserver l'épanchement au cabinet et à lui donner une certaine forme qu'on pourrait qualifier, dans une vocabulaire commun, de "constructive". Pratiquement, tu ne racontes pas ta vie à un psy. Exemple: Eric Laurent raconte à Lacan qu'en venant chez lui il a ouvert sa portière côté circulation. Une voiture passe, emporte la portière. Il raconte tout ça à Lacan avec force détails. Lacan (après une pause): Donc en fait, ça n'a aucune importance. Pratiquement, cette circonscription rend dans un premier temps la personne plus supportable pour son entourage, et dans un deuxième temps elle se défait des objets imaginaires auxquels elle avait identifié son moi (la "traversée du désert" comme dit Eric Laurent). (J'évite les book pics pour l'instant, je voudrais en mettre après. Vers 8e minute) Oui, disons que mon programme est d'abord de maîtriser Freud au max pour ensuite lire Lacan plus en profondeur (pour l'instant je me repose sur la littérature secondaire et les séminaires II, VII, VIII et XI, ce qui n'est déjà pas mal; je n'accède pas encore aux Ecrits). Je crois que Lacan lisait Klein. Je suis intrigué par la Daseinanalyse (Binswanger). Donc il y a en effet du boulot. (La vidéo est terrifiante.) Dans le cas où je pense à une chanson en permanence, je crois qu'on a là un bel exemple de l'"absence de négation" dans l'inconscient: si j'essaie de ne plus penser à la chanson, ça demande que j'y pense (à cette chanson), et donc bien sûr je n'arrive pas à ne plus y penser (la double négation ne nous ramène pas non plus à la chose même). C'est le célèbre exemple d'un homme qui dit à Freud: "je ne sais pas qui est cette femme dans mon rêve mais s'il y a une chose dont je suis sûr, c'est que ce n'est pas ma mère!" (Bien sûr, il ne s'agit pas de faire l'andouille et de dire que le patient affirme toujours le contenu de ce qui est après l'opérateur de négation! Par exemple, sous l'influence de la culture pop psychanalyse aujourd'hui, on a souvent des gens qui vont voir un psy et qui vont tout de suite voir leur mère et du sexe dans tous leurs rêves, ça ne rend pas l'analyse plus facile (ni plus difficile, ça ne change rien).) Ensuite, pour le lien corps-esprit, Freud a cette idée des "intentionnalités affectives": il suffit que je pense à quelque chose qui m'excite sexuellement pour être sexuellement excité, il suffit que je pense à quelque chose qui m'angoisse pour être angoissé. Tu noteras que c'est une expansion du principe de: "l'inconscient ne connaît pas la négation." Tu ne peux pas rêver (à part peut-être les rêves lucides, je ne sais pas) et te dire: oh il faut absolument que je me souvienne de ne pas penser à ça! Aussitôt que la chose est convoquée, on y est comme "engagés" (un peu aussi fatalement qu'on est engagés ontologiquement à ce à quoi notre théorie fait référence; Zizek illustre la psychanalyse avec de la philo allemande, moi avec de la philo analytique). Pour en revenir à la question de l'intentionnalité affective, cela va un peu dans le sens de: si ça peut arriver à l'esprit, pourquoi pas au corps, et non dans celui (inverse) de: si ça peut arriver au corps (la main), pourquoi pas à l'esprit (ruminations intrusives), mais peut-être parce que, dans le cas de ces phénomènes (désir, angoisse), la séparation n'est pas pertinente: on pourrait très bien dire qu'être excité et penser à qqch d'excitant, c'est pareil (i.e. ce n'est pas un lien causal, par exemple). C'est à partir du moment où on suspend le lien causal entre la pensée et l'action qu'on rend possible des phénomènes d'auto-aliénation on dirait. C'est marrant que tu aies fait le lien inverse de moi (corps --> esprit), mais je pense que c'est pas étonnant que moi je fasse le lien esprit --> corps, parce que c'est bien le point de départ de Freud que le moi n'est pas le maître dans sa maison (et je pense que ce n'est pas un hasard s'il fait ici une analogie avec une entité physique). Je dis ça parce que l'approche causale institue une distance entre la pensée et ce à quoi la pensée "fait référence" (de même que l'idée que la pensée "fait référence à" institue la distance entre le mot et la chose; c'est pourquoi Lacan a plutôt recours à la distinction signifiant/signifié dans Saussure), mais on peut très bien considérer que ce n'est pas comme ça que fonctionne la pensée. Et ici, c'est un point de vue qui dépasse largement Freud. Il y a un exemple de Anscombe dans son article Events in the Mind: "Alors que je me levais de ma chaise pour aller chercher le dictionnaire, l'horloge a sonné 8h et je me suis souvenu que je n'avais pas encore souhaité Joyeux Noël à John." Est-ce que cette phrase est au discours indirect (auquel cas il faudrait dire: "ce corps s'est levé pendant que j'ai eu l'intention de etc")? Que se passe-t-il pour le sujet dans cette situation (on a ici l'exemple type de la question qui m'intéresse)? Est-ce qu'il a deux pensées ("allons chercher le dictionnaire *ding dong* oh, j'ai oublié d'écrire à John!"), auquel cas les mots "allons chercher le dictionnaire" et "oh, j'ai oublié..." donnent la signification des pensées, ou bien (autre façon de voir les choses), ce qui se passe pour le sujet est qu'il a présente à l'esprit la signification de ces mots à ce moment. On pourrait dire que les mots qu'il est susceptible d'avoir prononcés ne font que signaler l'occurrence de la pensée (il pourrait dire autre chose de plus concis que les phrases que j'ai imaginées, ce sont différents "sens" de la même "signification"). Ce qui se passe pour le sujet est quelque chose (un cri étouffé, un sursaut, une pensée) qui signifie la même chose que: "j'ai oublié d'écrire...". On peut faire le chemin de la chose à la signification, mais pas le chemin de la signification à la chose (comme Frege dit que le sens détermine la référence, mais no way back from reference to sense), et de même (c'est une triple analogie!) entre le comportement du corps (le sursaut e.g.) et la pensée. La manière dont la pensée fait référence montre cependant (Anscombe argues) que la pensée a elle-même une signification plutôt qu'elle n'est la signification des mots: par exemple quand je pense à "John", je ne pense pas à la référence de John, càd l'homme John avec tous ses traits distinctifs. Imaginons que John a un grain de beauté entre les omoplates: je ne pense pas à ça quand je pense: "j'ai oublié John etc." Si la pensée était la signification des mots, je devrais y penser (parce que c'est la signification du mot: "John", et que ma pensée était: penser à John. Il importe toutefois, pour le lien avec ce que je disais plus haut, de bien voir que, tout en pensant à John sans penser à la forme de ses omoplates, je n'ai pas pensé: "ne pense pas à la forme de ses omoplates!") Dès lors, le comportement a une signification au même sens que la pensée a une signification, plutôt qu'elle n'est la signification, ou même n'exprime la signification d'autre chose. On peut en dire autant de tous les processus intentionnels, qui ont une signification au sens où ils ne sont, justement, intentionnels, que sous une certaine description (donc linguistique) qui en est donnée, et qui institue une forme de sémantique différente. Par exemple, je peux voir de la "neige" dans mon rêve et ne pas savoir (et ne pas pouvoir savoir), par exemple, quelle est l'épaisseur de la couche de neige. Je peux même voir des flocons de neige sur la vitre; il y en a un certain nombre. En fait, il y en a 79 au moment t, et je regarde la vitre enneigée au moment t. Est-ce que ça veut dire que je vois 79 flocons de neige? Pas dans le même sens de "voir" (i.e. dans le premier cas, c'est un sens intentionnel et dans l'autre, non-intentionnel; évidemment il n'y a pas de sens non-intentionnel dans des expériences "subjectives" (douleur, rêve etc.)) Ça peut avoir l'air bizarre mais il y a une vraie connexion entre (cette approche de) la philosophie de l'esprit (Wittgenstein, Anscombe, mes chouchous) et la psychanalyse. ("Vraie connexion" := je ne suis pas le seul dans ce délire)
-
-
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Vilfredo a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
qu’est-ce que c’est que cette histoire de tonnes -
Je suis le seul à trouver ça un peu ridicule de tweeter “find this man now”? Genre la police va lui répondre yes Pr Peterson we’re on it. — Good. I want him alive.
-
Oui je n’en ai pas gardé un très bon souvenir (au sens aussi où je ne m’en souviens pas très bien) à part de quelques détails assez ridicules comme une scène de surf…? Mais la fin est très bien. J’ai aussi pas mis Vampires alors que j’ai le souvenir d’une sorte de western horrifique super cool avec James Woods qui repousse les limites de la badassitude. Vivement la prochaine rétrospective Carpenter au Champo
-
Vous voyez trop de gens
-
Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Vilfredo a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
Y aurait que Melenchon et Zemmour, on les voit assez comme ça. Non en fait on parle de rhétorique la et le seul débat que je voudrais vraiment mater c’est Macron vs Zemmour. Parce qu’à mon avis, Zemmour ressortirait en pièces détachées. Et pourtant Dieu sait si les discours de Macron sont nuls. C’est intéressant parce que c’est le talent rhétorique inverse du tribun: Macron est bon dans le small talk, dans le face a face, et (/Rincevent) il a sans doute un écart type de QI de plus que Zemmour (/Rincevent). Tout ça pour dire qu’être bon en débat et être bon en discours c’est différent. Melenchon est parfois ok en débat (C’est pas le pire, mais il peut être nul) mais il est surtout bon en meeting -
Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Vilfredo a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
C’est vrai. Mais le fait qu’il se cite lui même et qu’il cite cette émission me laisse penser que s’il est bon à qqch, rhétoriquement parlant, c’est à niquer des gens comme Attali Domenach et Schiappa sur BFM. Pas plus. Un peu comme Ben Shapiro en fait. Cela dit lui s’il faisait des discours il faudrait surtout qu’il apprenne à parler moins vite. -
Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Vilfredo a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
Non juste flemme de recopier du Zemmour Effectivement en voyant la vidéo (mort à la musique bordel je suis pas là pour écouter du piano) je dois reconnaître que maintenant il arrive à se tenir debout sans s’agripper à la tribune. Ce qui est un progrès. Pour le jour de son élection peut-être il pourra marcher tout seul. Cela dit je dirais plutôt qu’on est partis encore avant de la: Donc plutôt une baisse -
Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Vilfredo a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
Oui il refait d’abord le speech avec Attali (depuis mille ans/encore mille ans) et ensuite il s’y met: “rien ni personne” (n fois) (“ne nous fera abandonner nos envies” wtf) Ensuite “ils ne nous (verbe) pas” Ensuite “c’est nous” Ensuite “vive nous qui sommes les plus beaux et les plus intelligents” Kolossale éloquence. Ich sehr impressionné. -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Vilfredo a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Merci je vais écouter ça. -
Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Vilfredo a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
“Vive notre intelligence ! Vive notre grandeur!” … Vive nos chevilles aussi? La moindre anaphore et les bœufs dans la salle se mettent à beugler -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Vilfredo a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Ok tant mieux. Je dois dire que j’ai passé l’an dernier à citer son livre sur l’URSS que je n’ai point lu. -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Vilfredo a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Pas un peu le genre à dire que tout le monde est con sauf lui? J’aurais bien aimé avoir l’avis de @poney -
Ben non, Fight Club est mis en scene, a des images marquantes, un script magnifiquement écrit, un usage parmi les plus originaux de la voix off (vu la schizophrenie), des acteurs incroyables et un usage (pour l’époque et même aujourd’hui) révolutionnaire du numérique (la scène de l’explosion de l’appart) qui fait partie des gimmicks de son réalisateur (on retrouve le genre de mouvements de caméra “impossible” dans Panic Room) qui, qu’on le veuille ou non, est un des cinéastes les plus importants en vie aux usa. A côté on a une adaptation ratée (si j’en crois les lecteurs de Alan Moore) avec un message anti parlementariste primaire tourné par un mec dont personne n’a jamais entendu parler Et oui sur Fincher c’est un argument d’autorité mais c’est comme ça: même quand on aime pas Kubrick on peut pas le comparer à Luc Besson Et oui j’ai senti venir le troll, (avec Fight Club C’est même plus du troll c’est un appeau, un master-bait) tant pis je suis trop naïf
-
Précision indispensable. Dans la version que je connaissais, il était seulement son fils adoptif. Comme quoi.
-
Fan Club de fxbellamy
Vilfredo a répondu à un sujet de RaHaN dans Politique, droit et questions de société
Bah c’est un point de vue philosophique, je ne vois pas à quelle mesure actuelle il s’oppose concrètement (à part la GPA, comme beaucoup de gens sur le forum et moi même je ne suis pas fermé au discours de FXB sur le sujet) -
Kœnig : Un libéral dans la course présidentielle (sisi)
Vilfredo a répondu à un sujet de F. mas dans Politique, droit et questions de société
MBTI question Im often unaware of my physical environment (—> Strongly agree) -
Kœnig : Un libéral dans la course présidentielle (sisi)
Vilfredo a répondu à un sujet de F. mas dans Politique, droit et questions de société
TIL -
Ok bah on peut dire “Intersubjectivité, psychanalyse et philosophie de l’esprit”. C’est vrai que c’est tout sauf organisé mais c’est une conversation, pas une dissertation, et la plus intéressante que j’ai eue depuis longtemps sur le sujet
-
Apparemment Si la moderation pouvait en effet splitter (et éventuellement mettre une étiquette “sérieux” pour ce fil,) je lui en serais éternellement reconnaissant
-
Pas dans mes préférés de Carpenter, je le trouve un peu caricatural et Roddy Piper remplace pas Kurt Russell. C’est le grand film politique de Carpenter (anarchiste un peu gauchiste), aussi l’héritier d’une grande tradition de sf politique qui est morte avec la guerre froide ou qui maintenant ne survit que dans des navets (V pour vendetta etc). Cette fameuse scène de baston est un concept marrant mais à regarder on dirait plus une performance. Comme @Alchimi mon préféré est The Thing. Ensuite sans doute (dans l’ordre) Escape from New York, Halloween, Assault et Prince of Darkness. Je suis d’accord que ses BO sont cultes, même si dans le cas de The Thing cest du Morricone. J’avoue aussi que ses films ne me font pas vraiment peur (comme Cronenberg me fait viscéralement peur par exemple; vraiment je sens mon estomac se nouer), l’horreur est trop jouissive pour terrifier.
