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F. mas

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Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. Sacré Harry.
  2. Astérix le gaulois.
  3. Il faisait lequel des frères Duke, David Duke, dans Shérif fais-moi peur ? #Charlottesville

     

  4. Absolument pas : cette gourdasse ne sait pas lire un texte économique niveau première année, rien dans ces archives privées ne corroborent ses vagissements et tout le monde, du New York Times au Washington Times, trouve ça normal. Presse de mongoliens.
  5. J'évoque brièvement ce bouquin honteux dans mon dernier article sur Contrepoints. https://www.contrepoints.org/2017/08/10/296498-google-bourreau-nouveau-puritanisme-progressiste Ce qui est écœurant, c'est de voir la presse "mainstream" de gauche reprendre ce livre comme parole d'évangiles. Quelle médiocrité.
  6. Oui, et pas christianisme. cf le venin du magnificat etc.
  7. Rappelons quand même que Bainville est agnostique. Et que je suis à deux doigts de sortir un extrait de la vie de Brian sur les Romains.
  8. @BozJe confirme, c'est très compliqué, et l'entreprise straussienne me paraît titanesque. Une bonne partie de ma thèse était consacrée à la tentative straussienne (des élèves de S) de remettre en selle la science politique aristotélicienne (et donc de la comparer aussi aux autres néoaristotélicismes en vogue dans la philosophie morale US) pour juger de la démocratie d'aujourd'hui. J'avoue que ça m'a rendu plutôt sceptique sur la démarche, mais aussi certaines prétentions contemporaines de l'aristotélisme, et cela malgré le très grand talent de certains straussiens (cf par exemple H Jaffa, S Salkever ou T Marshall).
  9. Sur la conception grecque de l'histoire (et Thucydide), et sa différence avec la conscience historique moderne : Strauss (en particulier La cité et l'homme), et Arendt.
  10. L'historicisme est une manière d'aborder les textes classiques très répandue, c'est même la chose qu'on fait le plus naturellement, puisque pour nous la contextualisation historique nous paraît tout à fait faire sens pour mieux comprendre les actes et les paroles de nos prédécesseurs. Si l'histoire n'appartient pas au monde commun de la philosophie classique, alors chercher à coller cette grille de lecture à leur réflexion ne fait pas que nous les comprenions mieux qu'ils ne se comprenaient eux-mêmes, mais qu'au contraire, nous ne sommes plus capables de les comprendre, ne serait-ce que basiquement, comme ils se comprenaient eux-mêmes. Qu'est ce qui, par exemple dans l'oeuvre de Platon, garantit qu'il existe une progression chronologique/historique dans son oeuvre, depuis ses œuvres de jeunesse jusqu'à celles de la maturité ? Qu'est-ce qui nous garantit que c'est la meilleure manière de comprendre le rapport des textes entre eux (et pourquoi pas, par exemple, le même message philosophique au fil des oeuvres mais sous différents angles) ? Là encore, je n'ai pas le temps ni la motivation pour développer, et je te renvoie à ce que Strauss a écrit sur le sujet dans qu'est-ce que la philosophie politique.
  11. Alors qu'on pouvait se contenter d'en faire des emballages pour fish and chips.
  12. Oui, c'est bien Léon Robin.
  13. C'est un principe de précaution : les traductions plus récentes les plus utilisées par les spécialistes sont en règle générale moins fantaisistes, et cela sans chercher forcément à coller au texte par tous les moyens possibles. Par exemple, la traduction de la Politique d'Aristote par Pellegrin est souvent considérée comme plus proche du texte que celle de Tricot. Seulement je la trouve illisible, c'est donc bon pour recouper et vérifier, mais pour lire sans s'embêter dans un français impeccable, ça va très bien. Maintenant, tu parlais aussi de Shakespeare : j'ai pratiquement tout lu de S via les traductions Hugo du 19e siècle, et c'était très bien. Un jour, je recommencerai en vo, mais de mémoire, la trahison du traducteur n'est pas trop forte.
  14. Non.
  15. C"est plus "historique" (anecdotique), et ça donne peut être un peu de chair à toutes ces écoles philosophiques et sophistiques classiques qui se concurrençaient. C'est très agréable à lire et c'est rigolo. Il y a en plus plein de détails historiques qu'on ne connait que via Laerce. Donc bonne idée de lecture pour cet été par exemple.
  16. Ah sinon, je rappelle que si l'idée n'est pas vraiment de comprendre la philosophie mais d'en avoir une vague idée rigolote "en rapport avec le contexte historique", alors il y a Diogène Laerce et sa "vies et doctrines des philosophes illustres" !
  17. J'aurais tendance à privilégier les trads récentes qui font autorité (Tricot pour Aristote, Brisson, Canto pour Platon). Personnellement, quand j'ai eu notamment à me lire Aristote pour ma thèse, je croisais les trads de J Tricot et P Pellegrin (et parfois Bodeus). Je trouve la trad Tricot plus lisible, mais tombe bien sûr dans le présentisme, jusqu'à parler d'"Etat" ou de "volonté" par exemple dans l'Ethique, là où les deux concepts n'existent pas au sein de la philosophie politique classique. Pour Aristote, je conseillerais les Ethique (à Nicomaque, à Eudème), la politique, la métaphysique. Classique quoi. Peut être avant la métaphysique les premieres analytiques. Il ne me semble pas bon de remplacer la lecture des oeuvres par de la littérature secondaire, aussi bonne soit-elle, même si elle peut aider à mieux comprendre le texte (j'ai par exemple bénéficié des cours et des écrits de Terence Marshall, à mettre entre toutes les mains). "ça me paraît naturel étant donné que mon véritable objectif est de "sentir" la vision du monde, l'état d'esprit d'une époque/culture plutôt que d'emmagasiner le maximum de connaissances philosophiques" : l'objection, toute straussienne, qu'on pourrait avoir à l'endroit de cette démarche, est de dire que les Platon et Aristote ne partageaient pas notre conception herméneutique de l'histoire (ils n'avaient pas de point de vue historique, en particulier sur leur propre oeuvre). Du coup, plutôt que de chercher à reconstituer la chronologie de oeuvres, il est peut être plus intéressant de chercher du côté de la logique interne des textes.
  18. Quelqu'un pour les ss titres de la vid ?
  19. Bring back good ol' Dale Cooper !
  20. Ouh là là
  21. La 4ème révolution industrielle, c'est maintenant ! https://fee.org/articles/the-fourth-industrial-revolution-is-now/
  22. C'est un grand classique, qui a posé, comme le livre de K Pomeranz the great divergence, les bases de toute la réflexion contemporaine sur l'explosion de prospérité en Occident. Incontournabeul.
  23. Oui. C'est intéressant mais il faut se méfier des analogies historiques, surtout quand c'est pour défendre une plus grande centralisation du projet européen. Si par exemple j'avais voulu défendre la thèse inverse, j'aurais pris appui sur l'excellent livre d'Eric Jones The European miracle.
  24. De mémoire, la très pauvre interprétation d'Aristote de RO (assez partagée par certain de ses collègues analytiques) est l'une des raisons qui m'a conduit à ne pas trop approfondir son oeuvre (j'ai dû lire un ou deux de ses livres il y a une dizaine d'années). Pour moi, il faisait partie de la bande à Canto et Audard, donc plutôt des clowns, mais bon. Les lecteurs intelligents sont capables de tirer des enseignements des pires éducateurs.^^
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