Aller au contenu

Lancelot

Utilisateur
  • Compteur de contenus

    23 683
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    94

Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Disons que la construction est sensé être un phénomène permanent et spontané, alors quand on cherche à le diriger par la force, ça fout la merde. Par contre Machiavel relevait à juste titre qu'il existe une plasticité assez remarquable chez les populations : il suffit d'imposer une situation pendant une génération et la suivante sera née avec et ne la remettra plus en cause. Donc non seulement ça fout la merde, mais en plus les gens finissent par aimer la merde. Je suis tout à fait d'accord et c'est la raison principale pour laquelle je trouve la démocratie contre nature. Oui, normalement il existe bien un feedback, une interaction entre le peuple et l'élite. C'est ce que j'essayais de décrire au début de mon message. Mais actuellement ce mécanisme, bien qu'il existe encore dans une certaine mesure, est totalement faussé pour les raisons que j'évoquais.
  2. La politique est une chose étrange : il est quasi-impossible de s'en servir pour aboutir à un résultat prédéterminé mais il est extrêmement facile de s'en servir pour casser un truc qui fonctionne et empiler les problèmes. C'est ce que concluent les penseurs libéraux dans le domaine économique, d'ailleurs. En l'occurrence on parle de politique sociale. La situation normale du marché de l'opinion, c'est la division du travail. Une poignée de spécialistes (les intellectuels, l'élite, whatever...) s'occupe de fournir des orientations idéologiques à la mode au reste. Le reste est une force plutôt conservatrice qui y réagit plus ou moins bien (en pratique, pas question de débat) et détermine celles qui survivent. Bien sûr dans la situation actuelle ce système est totalement faussé. L'élite officielle (journalistes, intellectuels, professeurs, politiques) est au mieux médiocre et inintéressante. Le reste ne vaut guère mieux parce qu'on lui a pourri la tête en lui disant que, grâce à la démocratie, c'était désormais à lui de fournir les idées. Comme il a autre chose à faire de sa vie et qu'il n'y connait rien, il a tendance soit à suivre le courant sans se poser de question, soit à se tourner vers des postures faciles de pseudo-rébellion (décroissantisme, mélenchonnisme, soralisme, bourkisme...). À côté de ça les vraies décisions sont prises par la bureaucratie qui fonctionne de manière relativement indépendante des remous politiciens.
  3. Bon, c'était rigolo le temps que ça a duré. Puis je tiens à dire que c'est une bonne idée de réunir toutes les interventions d'un troll donné dans un seul thread : ça évite d'en perdre des bouts et ça laisse le reste propre.
  4. Lancelot

    Jeux vidéo

    Ça pour le coup c'est évident. C'est bien le principe Je trouve que ça remonte pas mal avec les deux ou trois dernières.
  5. On reprend : Le libéralisme n'est pas fondamentalement incompatible avec des positions dites de gauche. Le libéralisme n'est pas fondamentalement incompatible avec des positions dites de droite. La preuve en est que les questions qui opposent la sensibilité de gauche et celle de droite font débat chez les libéraux (et par pitié ne commençons pas à douter du libéralisme des uns ou des autres). Il y a des gens de gauche qui instrumentalisent le libéralisme pour défendre leur projet de société (par exemple les libertaires qui font ce qu'ils veulent avec leurs cheveux). Il y a des gens de droite qui instrumentalisent le libéralisme pour défendre leur projet de société (par exemple ceux qui réclament à l'état qu'il impose leur certaine idée de la France). Rien de tout ça ne m'indique que le libéralisme soit fondamentalement de droite ou de gauche, ou qu'il existe une réticence particulière chez les libéraux envers la droite (d'ailleurs c'est là qu'ils sont souvent placés qu'ils le veuillent ou non). Je crois qu'il est raisonnable d'admettre que, au moins sur le plan des idées, le caractère libéral ou non d'une opinion dépasse ce clivage. Maintenant, du point de vue de la stratégie politique, la question peut se poser de chercher à séduire plutôt un public de droite ou de gauche, ou de vendre du "ni de droite ni de gauche" qui sera interprété comme du centrisme. Je ne m'estime pas compétent pour y répondre.
  6. Comment peut-on interpréter mon post comme ça, ça me dépasse... Bref, il existe des libéraux qui ont des positions plutôt associées à la gauche et d'autres à la droite ? Pas possible, je pensais qu'on était tous des gauchos refoulés (qui refusent par tabou d'admettre la place naturelle du libéralisme à droite, voilà comme ça on ne pourra pas m'accuser de ne pas lire).
  7. Juste la marque d'un esprit à côté de la plaque qui s'obstine à vouloir faire rentrer au marteau tout un courant de pensée dans sa vision du monde en une dimension.
  8. Ouch, c'est un coup en dessous de la ceinture, ça.
  9. Lancelot

    Jeux vidéo

    Dans le fond c'est pas super important non ? C'est un type qui fait des vidéos un peu rigolotes sur Internet. Il a certainement un biais gauchiste mais c'est loin d'être à un niveau insupportable par rapport à n'importe quelle émission de télé. Quoi qu'il en soit il défend une vision un peu moins kikoolol du jeu vidéo et c'est déjà pas mal.
  10. Les inconnus c'est génial. http://www.youtube.com/watch?v=VtznWpAqY90
  11. Franchement, d'une part j'en doute et d'autre part quoi qu'il en soit le personnage m'est tellement antipathique que je ne veux m'associer à lui en aucune façon. Je suis trop occupé et je n'ai pas assez faim pour fouiller les poubelles à la recherche d'un truc comestible.
  12. "Mais quand même il a des sketch très marrants et tout le monde l'empêche de s'exprimer." /réponse systématique quand le sujet est soulevé Dans le même genre on a "Mais quand même elle est bien courageuse et digne devant la critique Marine Le Pen.", "Mais quand même il est sincère et il n'a pas peur de dire ce qu'il pense Soral." et ainsi de suite. Ce qui me donne à chaque fois envie de distribuer des baffes.
  13. Alors que tout le monde sait très bien que c'est une île. Hu, hu. Merci d'illustrer si bien le point d'High explosive.
  14. C'est pas les écolos qui militent pour l'arrêt de la recherche sur le nucléaire ou les OGM ? Pas terrible pour "faire le tri"... Indeed, c'est pas "tu as tors" mais "tu ignores l'évidence par pure perversité". On retrouve la même chose chez tous les défenseurs d'un sens de l'Histoire.
  15. Moui c'est bien gentil tout ça mais venons-en au coeur du sujet : l'addiction au porn.
  16. En SF qu'on peut lire (ou plutôt qu'on doit lire) avec son cerveau débranché, il y a Traquemort. Je classifierais ça en "space-opéra-nanard" : des héros surpuissants, des méchants très méchants, des voyages, de l'action, des explosions, des one-liners. C'est à peu près le contraire de ce que cherche Barem
  17. Il y a beaucoup de vrai là-dedans. De fait les gens s'engagent dans des études supérieures parce qu'ils ont été conditionnés à penser que sinon ils ne trouveront jamais de boulot convenable. Là, ils adoptent la même méthodologie qui était encouragée et leur a permis de survivre dans le secondaire, à savoir le par-coeur bourrin. En face, le personnel des universités est confronté à des étudiants de plus en plus mauvais chaque année (d'une part le niveau du lycée baisse, d'autre part les meilleurs se font bouffer par les prépas, médecine etc.) qu'ils ne peuvent pas refuser. Ils n'ont pas d'autre choix que s'adapter en sacrifiant le contenu pour reprendre des bases, d'où les multitudes de cours de méthodologie, certains pour apprendre à utiliser Word ou écrire en français (!). Mais la sélection existe toujours de manière insidieuse : les glandeurs s'en vont d'eux-mêmes au cours de la licence, les besogneux ne survivent pas au master. La bonne nouvelle c'est que plus on monte, plus c'est intéressant. À condition d'être intéressé Et lire n'est jamais une perte de temps. Je n'ai pas assez de doigts pour compter les partiels où j'ai été sauvé par des connaissances personnelles. +1, c'est tout aussi vrai. Faurait vérifier sur son profil meetic...
  18. Hum, je n'ai jamais vraiment été fan des dystopies. En fait je crois que c'est V pour Vendetta qui m'a le plus marqué favorablement dans cette litérature, et non seulement c'est une BD mais c'est au final plutôt optimiste Mais on peut peut-être faire un raccord via le cyberpunk, genre que je connais trop peu ? Je suis justement en train de lire Neuromancer et c'est de la balle. Rendons à César ce qui est à César, je trouve qu'il a une capacité impressionnante à trouver des concepts surprenants et géniaux.
  19. Je n'aurais pas conseillé cet auteur pour commencer (trop de mindscrew). Dans les classiques plus digestes je dirais pour commencer Ender's Game (juste le premier), Dune (juste le premier), n'importe quoi d'Asimov, peut-être du Heinlein mais j'ai cru comprendre que c'est très mal traduit. Au delà de ça il va falloir être plus spécifique
  20. Les normes et leur application sont certes en grande partie influencées par la culture, mais il y a tout de même un fond commun (qu'on pourrait appeller la nature humaine) qui entraîne des régularités non négligeables. Je me permets de recommander une nouvelle fois La dimension cachée qui s'intéresse précisément à ce problème (les variations culturelles dans la perception de l'espace), avec des développements concernant l'urbanisme et l'intégration sociale. Pas spécialement libéral mais pas spécialement non libéral non plus. L'atomisation des valeurs est sans conteste un facteur qui entraîne une augmentation de la demande d'interventionnisme, ce qui rend très difficile la tâche des libéraux parce que la société est droguée à l'état et doit être sevrée. Un tel sevrage impliquerait un "rééquilibrage" mécanique vers des formes plus homogènes.
×
×
  • Créer...