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Tout ce qui a été posté par Lancelot
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Mise à jour de ma liste des facteurs influençant la criminalité : - Des caractéristiques culturelles (culture de banlieue, rap etc.), - Des caractéristiques ethniques, - La pauvreté en soi, - La concentration de pauvreté dans certains quartiers qui servirait de catalyseur, - Les insuffisances de la justice (sentiment d'impunité + récidive + prisons bondées à cause des lois à la con), - Le manque d'éducation (et donc de perspectives d'avenir), - La pathologie (qu'on peut lier au grand banditisme), - Le ratio de Mesquida et autres explications quantitatives. Maintenant il serait intéressant de voir pour chaque position en présence quels sont les facteurs pertinents et les liens entre eux.
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Pas forcément non. Nous avons un mécanisme psychologique qui nous pousse toujours à vouloir plus que ce qu'on a. Sauf dans des cas extrêmes (par exemple si il n'a plus de quoi manger), l'envie d'un pauvre de devenir riche n'est pas plus forte que l'envie d'un riche de devenir encore plus riche. Par contre c'est vrai que la criminalité des pauvres n'est pas la même que celle des riches. Si on résume les facteurs déjà cités qui pourraient influencer la criminalité, on a : - Des caractéristiques culturelles (culture de banlieue, rap etc.), - Des caractéristiques ethniques (ça n'a pas été dit aussi clairement mais bon tout le monde l'a compris), - La pauvreté en soi, - La concentration de pauvreté dans certains quartiers qui servirait de catalyseur, - Les insuffisances de la justice (sentiment d'impunité + récidive). J'en oublie ?
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Pareil, je pige que dalle à cette prose. Je pourais lire du Lacan ou du Hegel que ça reviendrait au même.
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Le fil des séries (dont beaucoup trop se bousémotivent)
Lancelot a répondu à un sujet de Brock dans Sports et loisirs
Charmed, c'était vraiment le fond de poubelle de la trilogie. Après les premières saisons ils ont carrément abandonné toute idée de cohérence dans l'histoire. Ouais, Smallville c'est pourri aussi mais c'était déjà la fin de la période "trilogie". Ils ont quand même diffusé pas mal de séries cultes : Buffy, X-files, le Caméléon, Stargate, Dark angel… -
Les gender studies (et les machin studies en général), c'est le mal. Vraiment. D'un point de vue épistémologique, ça revient à prendre la méthode qui marche, à faire exactement le contraire et à proclamer qu'on fait un truc révolutionnaire que les réacs sont trop cons pour voir à quel point c'est génial et de toute façon ta gueule c'est magique. Je le sais, j'ai eu des cours.
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Personellement, j'avais toujours des notes pourries en philo sauf pour mon bac blanc et mon bac (12 aux deux).
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Le fil des séries (dont beaucoup trop se bousémotivent)
Lancelot a répondu à un sujet de Brock dans Sports et loisirs
Au sujet de la "révélation" dans True Blood, même le personnage concerné trouve ça débile (de mémoire, sa première réaction est "that's lame"). -
En même temps ce n'est pas le but. Il ne s'agit pas d'imposer une loi mais de réfléchir aux caractéristiques d'une bonne loi. Là où ça devient effectif et constatable, c'est qu'à force d'établir de mauvaises loi les états se retrouvent dans la merde. Bien sûr ça n'est pas immédiat, mais ça finit par péter et on ne peut corriger ça qu'avec des réformes… libérales qui se trouvent être plus respectueuses du DN. Dire que le droit c'est la force, c'est une vision statique qui n'est vraie qu'à court terme. Chassez le droit naturel, il revient au galop. Il s'agit justement de cette tendance, d'où elle mène et de ce qui la favorise ou pas. C'est que les relations internationales sont un problème spécifique (et sans doute plus urgent). Le danger de se faire détruire par une action extérieure n'est pas le même que celui de pourrir de l'intérieur. Napoléon a été un mauvais prince au sens de Machiavel : il était fort pour conquérir mais il n'a pas su préserver et pacifier ses terres assez longtemps pour s'assurer un règne durable. Et ce n'est pas qu'une question de force, mais de la manière de l'employer à bon escient.
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L'état a le pouvoir de me nuire, c'est une évidence, mais ce n'est pas le sujet. Un tueur fou qui me séquestre dans son garage peut aussi me forcer à faire ce qu'il veut, ce n'est pas pour autant qu'il en a le droit. Encore une fois, si la source de la légitimité est la force, alors tous les régimes se valent et sont parfaits, et il n'y a aucun intérêt à être libéral.
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C'est le sort qu'on réserve aux auteurs contre-révolutionnaires dans notre belle république.
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Pauvres gamins d'avoir été poussés à jouer là dedans. Et l'évaluation du risque de se faire tuer dépend… des normes concernant le meurtre. Duh. Ben si. Pas de norme = pas de sanction, la fête du slip, une famille se fait trucider et ses voisins n'en ont rien à foutre. Parce que si on commence à prendre en compte les représailles, ça évolue directement vers la situation plus équilibrée qu'est le tribunal. C'est ça qu'il faut comprendre, la justice est quelque chose qui se met en place naturellement. C'est exactement comme pour la monnaie : les gens qui proposent de supprimer la monnaie sont à l'ouest parce que dans le monde réel une nouvelle forme de monnaie se mettrait tout de suite en place naturellement, et si on pousse l'expérience de pensée jusqu'à partir du principe que l'absence de monnaie se maintient (ce qui implique dans le fond qu'on n'aurait plus affaire à des humains), la société devient impossible et se désagrège. Dans la réalité, les humains fonctionnent en mettant en place des instutitions normatives pour gérer leurs conflits. J'ai bien dit "dans la réalité". Je ne suis pas en train de faire une expérience de pensée, là, ni de raisonner sur du vent en fonction de ma compréhension personnelle de la justice : j'ai des dizaines de milliers d'années d'histoire pour m'appuyer. Ce n'est pas moi qui est dogmatique et borné dans ce débat. Les deux cas ne peuvent exister que s'ils sont fortement encadrés par des normes strictes. You made my point. Quoi, c'est tout, en fait c'était une question de taxes ? Mais je suis anarcap, moi aussi je suis contre le monopole de la justice, ça n'a rien à voir. Je suis aussi contre l'éducation nationale, ce n'est pas pour ça que je remets en question l'utilité de l'instruction. Et je suis convaincu que les gens instruiraient leurs enfants si l'ednat n'existait pas, tout comme je suis convaincu que des tribunaux privés prendraient la relève si le monopole de la justice disparaissait. Dans ce cas à quoi bon être libéral, hein. L'état a raison puisque c'est lui le plus fort. Je suis à deux doigts du là. Ma patience a des limites mais faut pas exagérer.
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Dont j'ai appris qu'il s'agit d'un extrait tiré de ceci :
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Le facteur fun n'est pas négligeable. On vient pour le fun, on reste pour les arguments.
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Il y a aussi ce(ux) qu'on ne voit pas. Je pense à tous les lurkers qui visitent liborg en partie parce qu'ils veulent de l'action. Je le sais, j'en ai fait partie. Et puis démonter un troll ça ne le convaincra peut-être pas (en tout cas pas sur le moment) mais ça a des vertus pédagogiques sur les spectateurs.
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Confusion entre norme statistique et norme morale. Avoir un QI de 160 c'est statistiquement hors norme mais c'est neutre du point de vue moral. On peut aussi contribuer à propager ses gènes par d'autres moyens qu'en se reproduisant personnellement. En facilitant la reproduction de ses parents proches, par exemple.
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Ah, elle était magique celle-là
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La question écadutive
Lancelot a répondu à un sujet de Barem dans Politique, droit et questions de société
Ouaip. Ami lycéen libéral, si tu as pris ce sujet et l'a traité sérieusement, tu t'es fait avoir et tu auras une note de merde. Mais de toute manière comme la plupart des gens auront une note de merde en philo quoi qu'il arrive… -
Trois sujets presques intéressants, pas mal. Le machin sur le travail est un grand classique où il faut régurgiter Sartre : l'existence précède l'essence chez l'homme et notre essence découle de nos actes donc dans le travail nous nous façonnons en même temps que nous façonnons le monde, ce qui explique la possible aliénation par le travail blablabla développer ça sur plusieurs pages. C'est dingue que j'aie toujours ces conneries toute prêtes à l'emploi qui traînent au fond de mon cerveau. Comme quoi les cours de philo sont vraiment du lavage de cerveau.
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Le fil des séries (dont beaucoup trop se bousémotivent)
Lancelot a répondu à un sujet de Brock dans Sports et loisirs
Décidément, l'urban fantasy est à la mode. Après un long moment sans regarder aucune série je me suis mis à Community, c'est très bien dans le genre comédie/méta/pop-culture. Mieux pour moi que Big Bang Theory dont je trouve les gags un peu faciles et parachutés, ça doit être le côté "série sur les geeks pour les non geeks". -
Je ne suis pas contractualiste pour deux raisons qui sont liées. D'une part je ne crois pas du tout à une apparition volontaire et raisonnée des normes. Je ne peux pas envisager d'état de nature dans le sens d'un groupement humain sans normes. D'autre part, en conditionnant l'adoption des normes à un cacul ou une décision populaire, le contractualisme ouvre la voie au constructivisme et au relativisme (toutes les normes se valent tant qu'elles peuvent se justifier logiquement ou sont acceptées par le peuple). Or, des études historiques ou anthropologiques peuvent dans une certaine mesure permettre d'évaluer objectivement les conséquences de l'adoption de telle ou telle norme. Après, des modèles logiques (l'extrait de Platon ressemble assez à de la théorie des jeux avant l'heure) sont bien sûr utiles pour expliquer comment ça marche (ou, comme l'axiomatisme, formuler plus simplement ce qui marche), mais ils sont pour moi impuissants à expliquer pourquoi c'est apparu, et on doit faire attention à garder un ancrage dans le réel.
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La question écadutive
Lancelot a répondu à un sujet de Barem dans Politique, droit et questions de société
Un lycéen qui ne connait pas Facebook ? Someone give this guy a medal. -
En fait si, moi je l'ai dit Mais bien sûr c'est plus subtil que "tout le monde se sauterait instantanément à la gorge dans l'instant si la loi n'interdisait plus le meurtre", qui n'est rien d'autre que du Kant mal digéré (alors que je ne suis même pas kantien). C'est une inversion de la cause et de l'effet : ce n'est pas parce que le meurtre est interdit que les gens ne se tuent pas, c'est parce que les gens normaux ne veulent pas se faire tuer que le meurtre est interdit (et non, ce raisonnement ne s'applique pas à l'homosexualité parce que les gens normaux ne veulent pas non plus qu'on vienne contrôler ce qu'ils font de leur cul). Plus prosaïquement, la perspective de pouvoir se faire tuer impunément à tout instant serait un frein énorme à l'économie, à l'innovation et à toute possibilité pour les individus de former des projets. En pratique une nouvelle forme de contrôle du meutre se mettrait en place presque immédiatement. Si on pousse l'expérience de pensée pour rendre cette réaction (naturelle) impossible, alors la société s'effondrera. Avec le recul je ne suis sans doute pas la bonne personne pour faire de la pédagogie sur le DN, parce que ma terminologie et mes préoccupations se concentrent sur des points qui me font avoir l'air d'être en contradiction avec ses autres défenseurs.
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Ben si. Si "général" est entre guillemets dans mon message, c'est qu'il s'agit d'une citation : "En général ils sont même plusieurs centaines et ils arrivent par bateaux entiers" etc. Il y a souvent des cas de pédophilie, de meurtres, de viols, de torture… Pour autant je pense que tout le monde peut se rendre compte qu'il ne s'agit pas de situations générales, ni normales. Et oui, je fais un jugement de valeur en écrivant ça, c'est tout plein de bons sentiments, ce qui est mal. Oh, mais minute, dire que c'est mal est aussi un jugement de valeur. Damned! Quoi qu'il en soit, on ne peut pas se passer des jugements de valeur pour parler de Droit, et les miens au moins sont explicites et raisonnés. Dans le cas de l'axiome de non agression et ce qui s'y rapporte, j'irais même jusqu'à dire que mon jugement de valeur est prouvé dans la mesure où une hypothèse peut l'être en science humaine. Ben bien sûr. Un exemple d'anomie stable (c'est à dire qui se maintient un temps significatif sans qu'aucun système juridique n'émerge) ? Je viens de me lever de ma chaise et de sauter sur place. Pendant un moment je n'étais plus en contact avec le sol. Est-ce que ça constitue un contre-exemple à la gravitation ? Certaines mutations aboutissent à des impasses évolutives. Est-ce que ça remet en cause la théorie de l'évolution ? Des patients meurent tous les jours dans les hopitaux sans qu'on puisse expliquer pourquoi. Est-ce que ça remet en cause la médecine ? Nous avons un problème épistémologique ici. Toute théorie réfutable est fausse par définition, on la garde jusqu'à ce qu'on trouve mieux (une autre théorie qui explique au moins autant de phénomènes avec au moins aussi peu de concepts). C'est la base, et ça s'applique à toute connaissance scientifique. En l'occurrence le DN est une explication à la fois réfutable et puissante. On constate un rapport entre les institutions juridique d'une société et sa capacité à survivre et prospérer (par exemple, un respect minimal du droit de propriété semble nécessaire si on ne veut pas finir à l'état de tribu sauvage arriérée). Bien sûr, si on s'intéresse aux rapport entre les sociétés (comme le rapport conquistadors/autochtones), ça complique les choses.
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I rest my case. Je suis donc heureux d'apprendre que la colonisation sud américaine est le cas "général". J'aimerais savoir ce qu'on peut déduire du comportement sexuel humain à partir du cas "général" qu'est l'affaire Dutroux.
