Bisounours Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 11:08, Wayto a dit : j'ai du mal à voir comment les choses vont changer pour le pays. Expand En tout cas, c'est pas avec un maintien de l'ancien régime corrompu que ça aurait abouti à une amélioration. Et puis, bon, 56%, les Brésiliens ont majoritairement choisi le fachisme. C'est assez impressionnant d'entendre les msm parler de retour de la dictature en oubliant d'évoquer la situation du pays avec les précédents malfaisants. 1
Bastiat Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 @Wayto Tout ce qu'il peu faire réellement, c'est légaliser la production et consommation locale comme tout autre produit. Il peut légaliser leur passage, mais comme ce commerce est criminel en début et en fin de chaîne, il aura tjr des gangs violents sur son territoire qui feront leur beur avec. c'est aux pays destinataires principalement de légaliser.
Liber Pater Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 11:17, Bastiat a dit : Tout ce qu'il peu faire réellement, c'est légaliser la production et consommation locale comme tout autre produit. Il peut légaliser leur passage, mais comme ce commerce est criminel en début et en fin de chaîne, il aura tjr des gangs violents sur son territoire qui feront leur beur avec. c'est aux pays destinataires principalement de légaliser. Expand S'il légalise le passage des drogues, comme tu dis, il n'aura pas les problèmes de gang sur le territoire brésilien. Et dans tous les cas, un pays comme le brésil qui légalise, c'est un fort signal pour tous les autres pays de la chaîne. 1
Bastiat Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 11:49, Liber Pater a dit : S'il légalise le passage des drogues, comme tu dis, il n'aura pas les problèmes de gang sur le territoire brésilien. Et dans tous les cas, un pays comme le brésil qui légalise, c'est un fort signal pour tous les autres pays de la chaîne. Expand ça ne me parait pas si évident, parce qu'ils achètent et vendent leurs marchandises a des organisations criminelles, ce que ne feraient pas des gens honnêtes, et ils financeraient sans doute d'autres activités criminelles sur le territoire (cambriolage, contrats, esclavage sexuel, etc.). Par contre que les USA et l'UE libéralisent, ça oui
Liber Pater Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 12:15, Bastiat a dit : ils achètent et vendent leurs marchandises a des organisations criminelles Expand Ils suffit que lesdites organisations criminelles aient une filiale/ un associé de confiance au Brésil qui fait office de tampon. Et je te rassure, plein de gens honnêtes contractent avec des organisations plus ou moins louches (en partant de mes amis avec leur dealer tout simplement, ou mon oncle avec son fournisseurs d'absinthe, etc.) Le 29/10/2018 à 12:15, Bastiat a dit : ils financeraient sans doute d'autres activités criminelles sur le territoire (cambriolage, contrats, esclavage sexuel, etc.) Expand Ben j'ai des doutes sur ton "sans doute" justement. C'est plutôt en l'état actuel que ça finance des activités criminelles. Le 29/10/2018 à 12:15, Bastiat a dit : Par contre que les USA et l'UE libéralisent, ça oui Expand A libéralise, c'est mal. B libéralise, c'est bien...
Zagor Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 12:44, h16 a dit : Bon, je pense que ça s'impose : Expand L'original marche mieux , je trouve (c'est plus le style américain ce genre de chose): Bon par contre, on m'explique pourquoi tout ce bordel médiatique? Le Brésil ce n'est pas les USA et ça ne va pas influencer nos vies de tous les jours. Bon je présume que la gauche se rend compte que le monde entier ne veut plus d'elle et qu'elle flippe. Mais bon, elle n'avait pas qu'à créer la situation amenant ces monstres de Frankenstein. 1
Bisounours Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Parce que c'est un fachiste, de droite, et pis c'est tout, le camp du mal, le camp du bien. 1
Marlenus Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 12:56, Zagor a dit : Bon par contre, on m'explique pourquoi tout ce bordel médiatique? Le Brésil ce n'est pas les USA et ça ne va pas influencer nos vies de tous les jours. Bon je présume que la gauche se rend compte que le monde entier ne veut plus d'elle et qu'elle flippe. Mais bon, elle n'avait pas qu'à créer la situation amenant ces monstres de Frankenstein. Expand En même temps on a jamais autant entendu parler des philippines depuis Duterte. 1
Hugh Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 28/10/2018 à 10:21, Bisounours a dit : Ça lésine sur les qualificatifs sympas pour Bolsonaro sur BFM : le Trump brésilien misogyne, raciste, homophobe. Tous ces gens qui ont voté pour un fachiste, c'est dingue ! Tu as voté @Hugh ? Expand Oui. Nul (ici le suffrage est obligatoire). Le 28/10/2018 à 23:34, Bisounours a dit : Infos tévé, super accroche qu'on va entendre et lire jusqu'à la nausée : L'extrême drouate l'emporte avec 56 % des voix. LHLPS sont de retour, Pinochet blabla chasse aux zomos etc. J'aimerais autant de bruit pour la triste réalité des résultats tangibles de l'extrême gauche à l'oeuvre. Quelle pitié. Et donc 56 % des électeurs on en fait quoi ? Expand Mais 56%, en vrai singnifié 56% des votes valides, les votes nuls, blancs et absentions sont déclarés invalides. Donc: Population: 209 millions Votants: 147 millions Bolsonaro: 57 millions Haddad: 47 millions Nuls, blancs, absentions: 42 millions Le 29/10/2018 à 12:56, Zagor a dit : Bon par contre, on m'explique pourquoi tout ce bordel médiatique? Le Brésil ce n'est pas les USA et ça ne va pas influencer nos vies de tous les jours. Bon je présume que la gauche se rend compte que le monde entier ne veut plus d'elle et qu'elle flippe. Mais bon, elle n'avait pas qu'à créer la situation amenant ces monstres de Frankenstein. Expand Je ne sais pas, mais en Amérique Latine, Brésil est influente. Peut-être une préoccupation avec la possibilité d'une vague anti gauche sur le continent. 5
Fenster Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 13:20, Hugh a dit : Je ne sais pas, mais en Amérique Latine, Brésil est influente. Peut-être une préoccupation avec la possibilité d'une vague anti gauche sur le continent. Expand La France partage sa plus grande frontière avec le Brésil. 4
Zagor Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 13:26, Fenster a dit : La France partage sa plus grande frontière avec le Brésil. Expand Bon rappel, en effet. Ceci dit j'espère que l'on ne va pas avoir un flux de communistes/socialistes qui vont aller en Guyane française. 1
Calvin Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 13:29, Zagor a dit : Bon rappel, en effet. Ceci dit j'espère que l'on ne va pas avoir un flux de communistes/socialistes qui vont aller en Guyane française. Expand On ne verra pas la différence. Ça fait thon sur thon (rouge, évidemment). 2
Rincevent Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 12:56, Zagor a dit : Bon je présume que la gauche se rend compte que le monde entier ne veut plus d'elle et qu'elle flippe. Mais bon, elle n'avait pas qu'à créer la situation amenant ces monstres de Frankenstein. Expand La gauche s'en rend vaguement compte, et donc, elle accélère la cadence de sa marche vers la Révolution. Tout est normal.
0100011 Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 12:56, Zagor a dit : Bon je présume que la gauche se rend compte que le monde entier ne veut plus d'elle et qu'elle flippe Expand Je pense que c'est le cas. Le 29/10/2018 à 13:20, Hugh a dit : : Population: 209 millions Votants: 147 millions Bolsonaro: 57 millions Haddad: 47 millions Nuls, blancs, absentions: 42 millions Expand Ah quand même c'est très intéressant comme nombres !!
Bisounours Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 @Hugh tu pourrais faire pour CP un autre petit, ou grand, article sur le résultat des élections, vues de l'intérieur ? Ça serait bien, non ? Le premier a été bien apprécié, je crois 6
Liber Pater Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Les propos de la journaliste du Monde à leur Q&R sont particulièrement biaisés : /!\ https://www.lemonde.fr/ameriques/live/2018/10/29/posez-vos-questions-sur-l-election-de-jair-bolsonaro-au-bresil_5376198_3222.html /!\
Hugh Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Bien, les résultats pour cité (mais non pour pays, pour la France c'est le même, mais n'est pas le cas de autres pays): Paris: Haddad 69,45% x 30,55% Bolsonaro https://especiais.gazetadopovo.com.br/eleicoes/2018/resultados/municipios-exterior/paris-ex/presidente/
Zagor Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 17:36, Rübezahl a dit : ... instructif Expand Très instructif car dans beaucoup de villes européennes, Bolsonaro gagne. Londres: 61.53% Madrid 59.83% Bruxelles:58,44% Budapest: 50.91% Frankfurt: 50.98% Les villes où il perd (en plus de paris donc) Berlin: 29,54% Prague 48,55% Helsinki 46,11% Surpris pour Prague (et dans le moindre mesure Budapest), la mentalité tchèque est bien plus proche de celle de Bolsonaro que de Haddad. Sinon si vous regardez les scores qu'il fait aux US c'est des scores monstrueux: Los Angeles 71% New York 76,4% Miami 91%. En tout cas, il ne semble pas avoir un recoupement ville bobo et vote pro Haddad (quoique Paris et Berlin...).
Zagor Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Sinon je suis assez écœuré du traitement de l'élection par la plupart des think tanks, centres de recherches en Relations internationales qui nous ressortent la soupe médiatiques à base de Bolsonaro ultra-libéral (mais parfois aussi anti-libéral), extremiste et non-politiquement correct (pas écolo et pas anti-social justice). Les même analyses que pour la victoire de Trump alors que la situation est différente et les causes locales sont plus complexes; aucune remise en cause du gouvernement précédent. Et ce n'est pas juste les think tanks de France, aux US et même à Prague c'est le même refrain. Mais ça ne m'étonne pas à vrai dire... 2 1
Rübezahl Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 18:15, Zagor a dit : En tout cas, il ne semble pas avoir un recoupement ville bobo et vote pro Haddad (quoique Paris et Berlin...). Expand J'en connais des beaux (de bobos) qui commutent entre ces 2 villes. Donc ça ne m'étonne pas trop. Par ailleurs, Berlin vit entièrement sous perfusion du reste de l'Allemagne. 1
Bisounours Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Il a été élu principalement pour son programme de sécurité, et ça peut se comprendre. C'est une leçon à retenir... 1
Alchimi Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Mon fil fb s'heureslesplussombresduretourdujedicontre-attaque depuis l'élection du nouveau président brésilien. Il est si vraiment trop méchant que ça?
Zagor Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Bon j'ai l'impression que les medias parlent déjà de risque de guerre civile. Ce dernier est réel ou non?
poney Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Je crois que le plus drôle est la réaction indignée des Economistes Atterants ou du Diplo. Les mecs veulent du socialisme pour niquer la finance et le capitalisme et ils s'offusquent que les marchés réagissent a la défaite d'un socialiste. Genre. Lol. En plus faudrait qu'ils meurent en silence. 1
Bisounours Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Mon hamoniste a posé sa grosse crotte sur l'élection, les chicago boys, l'ultralibéralisme, les fachistes blablabla et bien sûr a fait l'impasse sur les deux crapules de Lula et Roussef. Quelle fine analyse ! Il a pas évité un seul cliché, bravo ! Révéler le contenu masqué Saudade Eh voilà : un gouvernement autoritaire libéral de plus. La majorité des Brésiliens a voté pour son malheur. Pourquoi pour son malheur ? Il faut questionner les leçons de l'histoire : lorsque la CIA a installé des régimes fascistes criminels en Argentine, au Chili et au Brésil, elle a apporté avec elle des « économistes » libéraux, venus tout droit de l'école de Washington : les Washington boys. Ces régimes criminels n'ont reculé devant rien pour mettre en place le dogme du libéralisme économique par la force, et ont torturé et tué des dizaines de milliers d'opposants. Ces dictatures ont prétendu « remettre de l'ordre » dans le pays, éradiquer la corruption, relancer l'économie. L'ordre n'a pas régné malgré les milliers de morts et disparus, la corruption a explosé, l'économie s'est effondrée. Qu'est-ce qui a mis fin à ces dictatures ? Une révolution ? Non … C'est l'échec économique des Washington Boys et du libéralisme économique qui a mis dans l'impasse ces pays pourtant à fort potentiel de développement. Les dictateurs ont fini par abandonner le pouvoir devant leur impuissance à gérer l'économie malgré les dogmes des prétendus économistes néolibéraux de la CIA. C'est la preuve que cette doctrine (le néo- ou l'ultra-libéralisme) apporte d'une part la violence, d'autre part la ruine économique. Thatcher a laissé la Grande Bretagne plus pauvre qu'elle ne l'a trouvée, ayant détruit son industrie pour tuer les syndicats, et cela avec une violente répression. Le Chili, l'Argentine, le Brésil ont beaucoup perdu dans cette période, qui malgré la fin des « trente glorieuses » restait une période économiquement vivante. Le Brésil s'est donné hier à un nouveau maître, qui confond démocratie et ordre militaire. Bolsonaro s'est choisi un nouveau Washington Boy pour diriger l'économie, et défaire tout ce que la gauche avait réussi. Les millions de pauvres des favelas vont le sentir passer, puis les classes moyennes, et seuls les plus riches en profiteront, ayant acquis pour une bouchée de pain les biens communs du Brésil. L'écologie sera oubliée au profit de la déforestation de la forêt amazonienne, la corruption va exploser, le seul moyen de faire régner l'ordre étant de « déléguer » aux gangs la police dans les Favelas. L'économie, après un semblant d'amélioration du à la vente des biens communs des brésiliens va s'effondrer, les protections sociales disparaître, les avancées sociétales seront arrêtées puis effacées sous la pression de la religion « évangéliste ». Les mécontentements vont se généraliser. Les répressions créeront des révoltes à leur tour réprimées dans le sang, et dans quelques années les libéraux quitteront le pouvoir après s'être enrichis en pillant les richesses du Brésil et laissant leur pays exsangue. Oublier le passé, c'est être condamné à le revivre, dans son horreur et dans la souffrance. Les électeurs brésiliens sont si jeunes qu'ils ne se souviennent pas de leur histoire, de la dictature et l'auto-amnistie des criminels. Un peu partout la démocratie se meure, ou n'est plus qu'un simulacre. Il ne reste qu'un choix : le libéralisme de gré ou de force. Les boulangismes se multiplient et en quelques semaines on voit émerger des nouvelles têtes dont on ne sait rien, sinon qu'elles ont subitement accédé au pouvoir. Les régimes libéraux autoritaires, les replis nationalistes renaissent ici et là dans le monde. Les citoyens n'exercent plus leur citoyenneté, mais suivent aveuglément des nouveaux Hitler et Mussolini, Vidella et autres : des Bolsonaro, Trump, Erdogan, Poutine … Le libéralisme qui est au pouvoir économique apporte avec lui - en adhésion ou en réaction violente - tous les relents qui précèdent et amènent les périodes de guerres et de misère: le repli, le nationalisme, l'autoritarisme, l'oppression des petits et l'arrogance des puissants. Ce que nous croyions définitivement écarté revient en force « Le ventre est encore fécond d'où surgit la bête immonde » Plus exactement, : la matrice est encore féconde d'où « ça » est sorti en rampant ( Bertolt Brecht )… car les fascismes arrivent déguisés en sauveurs, et ne montrent leurs vrais visage qu'une fois qu'ils ont pris le pouvoir. 1
Bisounours Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Tiens allez, pour le fun, à la santé des socialistes
Zagor Posté 29 octobre 2018 Signaler Posté 29 octobre 2018 Le 29/10/2018 à 19:52, Bisounours a dit : Mon hamoniste a posé sa grosse crotte sur l'élection, les chicago boys, l'ultralibéralisme, les fachistes blablabla et bien sûr a fait l'impasse sur les deux crapules de Lula et Roussef. Quelle fine analyse ! Il a pas évité un seul cliché, bravo ! Révéler le contenu masqué Saudade Eh voilà : un gouvernement autoritaire libéral de plus. La majorité des Brésiliens a voté pour son malheur. Pourquoi pour son malheur ? Il faut questionner les leçons de l'histoire : lorsque la CIA a installé des régimes fascistes criminels en Argentine, au Chili et au Brésil, elle a apporté avec elle des « économistes » libéraux, venus tout droit de l'école de Washington : les Washington boys. Ces régimes criminels n'ont reculé devant rien pour mettre en place le dogme du libéralisme économique par la force, et ont torturé et tué des dizaines de milliers d'opposants. Ces dictatures ont prétendu « remettre de l'ordre » dans le pays, éradiquer la corruption, relancer l'économie. L'ordre n'a pas régné malgré les milliers de morts et disparus, la corruption a explosé, l'économie s'est effondrée. Qu'est-ce qui a mis fin à ces dictatures ? Une révolution ? Non … C'est l'échec économique des Washington Boys et du libéralisme économique qui a mis dans l'impasse ces pays pourtant à fort potentiel de développement. Les dictateurs ont fini par abandonner le pouvoir devant leur impuissance à gérer l'économie malgré les dogmes des prétendus économistes néolibéraux de la CIA. C'est la preuve que cette doctrine (le néo- ou l'ultra-libéralisme) apporte d'une part la violence, d'autre part la ruine économique. Thatcher a laissé la Grande Bretagne plus pauvre qu'elle ne l'a trouvée, ayant détruit son industrie pour tuer les syndicats, et cela avec une violente répression. Le Chili, l'Argentine, le Brésil ont beaucoup perdu dans cette période, qui malgré la fin des « trente glorieuses » restait une période économiquement vivante. Le Brésil s'est donné hier à un nouveau maître, qui confond démocratie et ordre militaire. Bolsonaro s'est choisi un nouveau Washington Boy pour diriger l'économie, et défaire tout ce que la gauche avait réussi. Les millions de pauvres des favelas vont le sentir passer, puis les classes moyennes, et seuls les plus riches en profiteront, ayant acquis pour une bouchée de pain les biens communs du Brésil. L'écologie sera oubliée au profit de la déforestation de la forêt amazonienne, la corruption va exploser, le seul moyen de faire régner l'ordre étant de « déléguer » aux gangs la police dans les Favelas. L'économie, après un semblant d'amélioration du à la vente des biens communs des brésiliens va s'effondrer, les protections sociales disparaître, les avancées sociétales seront arrêtées puis effacées sous la pression de la religion « évangéliste ». Les mécontentements vont se généraliser. Les répressions créeront des révoltes à leur tour réprimées dans le sang, et dans quelques années les libéraux quitteront le pouvoir après s'être enrichis en pillant les richesses du Brésil et laissant leur pays exsangue. Oublier le passé, c'est être condamné à le revivre, dans son horreur et dans la souffrance. Les électeurs brésiliens sont si jeunes qu'ils ne se souviennent pas de leur histoire, de la dictature et l'auto-amnistie des criminels. Un peu partout la démocratie se meure, ou n'est plus qu'un simulacre. Il ne reste qu'un choix : le libéralisme de gré ou de force. Les boulangismes se multiplient et en quelques semaines on voit émerger des nouvelles têtes dont on ne sait rien, sinon qu'elles ont subitement accédé au pouvoir. Les régimes libéraux autoritaires, les replis nationalistes renaissent ici et là dans le monde. Les citoyens n'exercent plus leur citoyenneté, mais suivent aveuglément des nouveaux Hitler et Mussolini, Vidella et autres : des Bolsonaro, Trump, Erdogan, Poutine … Le libéralisme qui est au pouvoir économique apporte avec lui - en adhésion ou en réaction violente - tous les relents qui précèdent et amènent les périodes de guerres et de misère: le repli, le nationalisme, l'autoritarisme, l'oppression des petits et l'arrogance des puissants. Ce que nous croyions définitivement écarté revient en force « Le ventre est encore fécond d'où surgit la bête immonde » Plus exactement, : la matrice est encore féconde d'où « ça » est sorti en rampant ( Bertolt Brecht )… car les fascismes arrivent déguisés en sauveurs, et ne montrent leurs vrais visage qu'une fois qu'ils ont pris le pouvoir. Expand C'est voulu de parler de Washington boy au lieu de parler de Chicago boy ou il encore plus con et inculte qu'on ne le pense?
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