Rincevent Posté 23 octobre 2023 Signaler Posté 23 octobre 2023 il y a 4 minutes, Johnnieboy a dit : Je suis d'accord mais ce n'est plus pertinent de nos jours, si ? Il existe des séparatistes tchétchènes ? Oh, sans doute pas de mémoire de journaliste... https://fr.wikipedia.org/wiki/Première_guerre_de_Tchétchénie https://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_guerre_de_Tchétchénie
Tramp Posté 23 octobre 2023 Signaler Posté 23 octobre 2023 Il y a eu une vague d’attentat en Corse il y a 10 jours.
Bisounours Posté 18 décembre 2023 Signaler Posté 18 décembre 2023 Ça donne idée de l'ambiance pour les prochains JO https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/accuses-d-avoir-prepare-dans-une-boucherie-de-brest-des-attentats-six-hommes-renvoyes-aux-assises-4834088 Dans une sonorisation du 9 décembre 2019, Mohamad D. dit ainsi à Wahid B. : "Il nous faut un peu d'entraînement, il nous faut des armes, et il faut apprendre certaines choses (...) On peut y aller pas trop loin, par exemple, on va voir les campagnes. On passe à quatre ou cinq, armés, tu tues tout le village en une seule nuit, c'est facile (...) Il faut avoir l'audace, et que tu aies tout prévu", ajoute encore cet homme aujourd'hui âgé de 38 ans. Mais il semblerait que ce ne soit que des paroles en l'air, sorties de leur contexte. 1
Soda Posté 19 décembre 2023 Signaler Posté 19 décembre 2023 Le 18/12/2023 à 10:03, Bisounours a dit : Ça donne idée de l'ambiance pour les prochains JO https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/accuses-d-avoir-prepare-dans-une-boucherie-de-brest-des-attentats-six-hommes-renvoyes-aux-assises-4834088 Dans une sonorisation du 9 décembre 2019, Mohamad D. dit ainsi à Wahid B. : "Il nous faut un peu d'entraînement, il nous faut des armes, et il faut apprendre certaines choses (...) On peut y aller pas trop loin, par exemple, on va voir les campagnes. On passe à quatre ou cinq, armés, tu tues tout le village en une seule nuit, c'est facile (...) Il faut avoir l'audace, et que tu aies tout prévu", ajoute encore cet homme aujourd'hui âgé de 38 ans. Mais il semblerait que ce ne soit que des paroles en l'air, sorties de leur contexte. Des fidèles de l’Eglise Saint-Nicolas-du-Chardonnet abonnés au média Livre noir à n’en pas douter, Darmanin à du boulot. 1 1 1
Freezbee Posté 23 décembre 2023 Signaler Posté 23 décembre 2023 Meurthe-et-Moselle : cinq personnes interpellées dans une opération antiterroriste Citation Cinq personnes ont été interpellées vendredi en Meurthe-et-Moselle et placées en garde à vue par les services de renseignement dans le cadre d’une enquête ouverte pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, a indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat), confirmant une information de L’Est Républicain. Une source proche du dossier a confirmé à l’AFP leur placement en garde à vue. Une source policière a confié au Parisien que ces cinq individus étaient sous surveillance et préparaient un acte terroriste sur le marché de Noël de Nancy. Leur voiture avait été identifiée et balisée. Les arrestations ont eu lieu vendredi matin à Nancy, Vandœuvre-lès-Nancy et Toul, d’après cette même source. Les interpellations sont intervenues « à la suite d’éléments potentiellement inquiétants », a précisé vendredi soir une autre source proche du dossier. « Les gardes à vue démarrent à peine ». D’après une troisième source proche du dossier, les personnes interpellées appartiennent à la mouvance islamiste. Selon une source policière auprès du Parisien, elles graviteraient, plus précisément, dans la mouvance salafiste. Sont saisies de l’enquête la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Freezbee Posté 24 mars 2024 Signaler Posté 24 mars 2024 Le gouvernement français rehausse le niveau Vigipirate à «urgence attentat» après l’attaque à Moscou Citation Le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé dimanche soir «rehausser» le plan Vigipirate en France à son niveau le plus élevé : «urgence attentat», à la suite de l'attaque de Moscou revendiquée par le groupe djihadiste État islamique (EI). Citation «La revendication de l'attentat de Moscou provient de l'État islamique au Khorassan. Or, cette organisation menace la France et a été impliquée dans plusieurs projets d'attentats récents déjoués dans plusieurs pays d'Europe, dont l'Allemagne et la France», a précisé Matignon. «Le Premier ministre a demandé au Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, placé sous son autorité, de convoquer demain (lundi) à la première heure une réunion associant l'ensemble des services de sécurité impactés par le rehaussement du niveau Vigipirate», ajoute-t-on.
Adrian Posté 28 mars 2024 Signaler Posté 28 mars 2024 Le renseignement français très inquiet d'un possible retour du terrorisme de masse commis à l’arme de guerre Citation "Depuis une semaine, ça grouille beaucoup parmi les ressortissants d’Asie centrale qu’on suit habituellement", constate-t-on au sein des services. Le renseignement français a donc décidé d’orienter massivement ses capteurs sur les ressortissants turkmènes, kirghiz et kazakhstanais. Tout l’enjeu est d’opérer cette bascule en gardant un haut niveau de vigilance sur les islamistes isolés, capables de passer à l’acte en quelques jours seulement.
Mégille Posté 28 mars 2024 Signaler Posté 28 mars 2024 Fun fact : le Khorasan (région d'Asie centrale à laquelle s'identifie "l'Etat Islamique au Khorasan") est la région historique d'où ont démarrés les troisième et quatrième "Fitna" (guerre civile musulmane). La troisième a provoqué la chute de l'empire arabe Omeyyade et l'instauration du califat Abbaside. La quatrième est celle qui a vu le renversement du calife al Amin par son frère al Mamun, qui était gouverneur du Khorasan et dont le rôle historique ne doit pas être négligé, puisque c'est indirectement lui qui a provoqué la naissance du sunnisme et du chiisme à la fois. Le sunnisme, conservatisme décentralisé, étant une réaction à sa politique centralisatrice et rationaliste (ce sont les partisans de Ibn Hanbal, son principal opposant, qui sont les premiers à s'être fait appeler ahl as sunnah). Le chiisme, ou au moins ses formes majoritaires, étant lui issu, à mon avis, d'une tentative d'al Mamun de contrebalancer le pouvoir des élites de Bagdad qui lui étaient hostiles en se créant un contre-réseau d'influence, en tentant d'associer les alides (en l'occurrence, al Rida puis al Jawad) à son pouvoir et à sa succession. C'est seulement lorsque cette lignée d'héritiers adoptifs d'al Mamun s'est éteinte publiquement que son nés, probablement à partir des restes du même réseau, le chiisme duodécimain, qui s'est inventé un héritier caché et invisible, et le chiisme ismaélien, qui s'est inventé une lignée parallèle et rivale d'héritiers légitimes mais cachés de la dynastie alide. tl;dr : le Khorasan c'est rigolo, il y a déjà eu des choses intéressantes qui ont commencés là bas. 5
Alchimi Posté 29 mars 2024 Signaler Posté 29 mars 2024 Il y a 5 heures, Freezbee a dit : Ouch, c'est dangereux. Surtout que ce n'est pas trop compliqué d'envoyer plusieurs drones en essaim, même pour un individu seul. A fortiori pour une cellule de quelques individus. Pour bien donner une idée de la menace, voir ce post twitter (que j'avais déjà partagé hier soir dans le fil sur le matos militaire):
Alchimi Posté 29 mars 2024 Signaler Posté 29 mars 2024 Je me demande quel est le principe ce "bouclier anti-drones"? Brouillage des communications? Ou plutôt panachage de système de contre-mesures avec brouillages, filets tendus en certains points et peut-être fusils à brouillage/armes à feu classiques? Difficile d'abattre un drone potentiellement chargé d'explosifs volant dans une rue fréquentée sans risques...
fm06 Posté 30 mars 2024 Signaler Posté 30 mars 2024 Je me demande quel est le principe ce "bouclier anti-drones"?“Le système Boréades comprend un logiciel de détection sophistiqué et un appareil dédié à la neutralisation. En cas de détection d’un drone potentiellement dangereux, le système déploie un drone chasseur pour le suivre et éradiquer la menace par brouillage de connexion ou par capture.”https://www.journaldugeek.com/2023/12/20/un-systeme-anti-drones-sera-deploye-pendant-les-jo-2024/
Freezbee Posté 30 mars 2024 Signaler Posté 30 mars 2024 ISIS calls for Ramadan massacre of Christians and Jews by lone wolves across US, Europe and Israel Citation Islamic State spokesperson Abu Hudhayfah al-Ansari has called on 'lone wolves' to massacre Christians and Jews in the West and Israel as he proclaims that Ramadan marks the month of jihad Citation Islamist terror group ISIS has called for "lone wolves" to engage in a Ramadan massacre of Christians and Jews across the US, Europe and Israel. Abu Hudhayfah al-Ansari, spokesperson for the evil extremists also known as Islamic State, sickeningly praised the horrendous Moscow terror attack that killed 140 people in Russia last week. On Thursday, the jihadist took to encrypted messaging app Telegram to call on "lone wolves" to target Christians and Jewish people, especially in US, Europe, and Israel during the holy month of Ramadan. The spokesperson also claimed that the presence of American troops in Iraq will "lead to more attacks from group". It comes as he commemorates the 10-year anniversary of ISIS' declaration of a caliphate in Iraq and Syria in 2014. In a 41-minute-long audio speech called 'By Allah, this matter will be made possible,' he highlighted and praised the global expansion of Islamic State. al-Ansar also slammed terror organisation Al-Qaeda for straying away from their so-called 'path', before proclaiming that Ramadan was the month of jihad. The spokesperson also called on 'members' in Mozambique to "double attacks" and militants in the Philippines to "move operations into major cities", in a chilling and worrying sign. He continued to call on the Mujahidin - those who engage in Jihad - and media leaders to obey their elders, and disseminate Islamic State's message far and wide. Currently, there is little intel on ISIS spokesperson, besides that he took on the post as spokesperson in August 2023 to replace Abu Omar al-Muhajir following his arrest in Tahrir al-Sham. However, al-Ansari's anti-semitic rhetoric rings loud to his group of extremists. "Monotheism is the goal, and jihad is the path…the war with the Jews will not end in a one-state solution or two-state solution, as nationalists believe," he said in a statement titled 'And Kill Them Wherever You find Them' on January 4, 2024. "It is a religious ideological war that will continue until we kill their antichrist under the banner of the Prophet of Allah… tighten the plans and diversify operations: Blow them up with explosives, burn them with incendiary bombs, shoot them with bullets, slaughter their necks with knives, and run them over with buses." It comes days after the ISIS K faction of Islamic State shared a selfie of the Moscow attack at Crocus City Hall gunmen praising the “bloody attack” on a “large crowd of Christians”. France has also increased its terror threat level to the highest possible level following the terrible attack on the Crocus City Hall concert venue in Moscow, Russia, in which at least 140 people were killed last week. A group of heavily armed gunmen broke into Krasnogorsk, an urban settlement in Russia’s capital on the evening of March 22. As rock fans waited eagerly for a performance from band Picnic, a volley of bullets rained down on them as the killers entered the auditorium. As explosions rang out, the crowd initially thought the band was implementing some pyrotechnics into their performance. Then they saw handheld incendiary devices - like Molotov cocktails - being lobbed into the crowds, causing horrific burns and the building to go up in flames. Islamic State claimed that it was behind the terror with “Christians” specifically in their crosshairs. Its ISIS-K faction – from the Khorasan Province in Afghanistan – was believed to be in charge, a Telegram statement posted from ISIS-affiliated news agency Amaq read. The Basmanny Court in Moscow named four suspected shooters hailing from the ex-Soviet state of Tajikistan, as Dalerdzhon Mirzoyev, 32, Saidakrami Rachabalizoda, 30, Shamsidin Fariduni, 25, and Mukhammadsobir Faizov, 19. They were tortured before appearing in court. An additional three suspects were identified days later: a father Isroil Islomov, 62, and his two sons Dilovar Islomov and Aminchon Islomov have been identified by the Investigation Committee.
Adrian Posté 22 mai 2024 Signaler Posté 22 mai 2024 Sociologie du djihadisme français Citation Une analyse prosopographique de plus de 350 terroristes djihadistes incarcérés. J'ai lu que quelques bribes mais les données sont intéressantes ! Citation Le prosélyte Le « prosélyte » (19 %) renvoie à l’une des représentations domi- nantes de l’activiste djihadiste : un individu qui a intériorisé les notions fondamentales du salafisme et du djihadisme établissant une vision dichotomique du monde, hostile à la démocratie et aux valeurs républicaines, convaincu par sa cause, de la nécessité de la diffuser et de se mobiliser pour son succès, partisan d’al-Qaï- da, de l’État islamique ou d’autres groupes djihadistes, évoluant dans une bulle cognitive toute entière tournée vers la réalisation de son idéal. Cette figure inquiète évidemment les institutions de sécurité et de justice, ainsi qu’en témoigne la prévalence dans les décisions d’orientations en quartiers de prise en charge de la radicalisation (41% y sont proposés) et en quartiers d’isolement (22 %) à l’issue des sessions en QER. Sans surprise le prosélyte se caractérise par une pratique reli- gieuse intense (73 % d’entre eux) mais aussi par des connaissances religieuses nettement plus importantes que les autres catégories (84 % des prosélytes ont de solides connaissances religieuses). Ils sont aussi ceux dont la socialisation activiste est le plus fortement d’origine militante (28 % d’entre eux) et inversement possèdent le moins de fragilités psychologiques (6 % des prosélytes seulement contre 44 % des désaffiliés) ou psychiatriques (moins de 2 %). Ils semblent faire preuve d’une plus grande stabilité biographique puisque nettement moins enclins à des addictions (15 % d’entre eux contre une moyenne de 32 % pour les autres catégories). De la même façon, le prosélyte est rarement sans profession (14%), regroupe les individus possédant le plus de diplômes universi- taires (seuls 47 % n’ont pas le baccalauréat contre une moyenne de 69% pour les autres catégories) et le moins issus de familles précaires et instables (11 et 8,5 % d’entre eux). Il s’agit en revanche de la figure enregistrant le plus fort sentiment de stigmatisation en France (63 %). Le fait qu’il soit également le plus concerné par les infractions ter- roristes pour atteintes aux personnes (36 % d’entre eux) achève d’en faire l’une des figures les plus préoccupantes en matière d’ordre public. Le désaffilié L’acteur désaffilié est en quête de sens (21 %). Il fait référence aux personnes dont les parcours sont marqués par la volonté de quit- ter une condition familiale, socio-économique ou le rôle social auxquels ils étaient assignés et qui ne leur convenaient guère. Le parcours est animé par la recherche d’une alternative (le modèle d’organisation promu par l’État islamique par exemple), par la volonté d’instiller un sens à leur existence, une quête de cadres de compréhension ou plus simplement une quête d’ordre dans une vie chaotique. Ce qui singularise le désaffilié est la prégnance des faiblesses psychologiques (pour 44 % d’entre eux) et des troubles psychia- triques (25 %). Par comparaison, la moyenne pour les six autres catégories des antécédents psychiatriques est de 6,5 %. Non sans lien, on a également ici des personnes souvent très isolées socialement (presque 20 % d’entre elles), sans vie affective (pour 34%), célibataires pour la moitié d’entre elles et sans enfant pour une majorité (70 %). L’instabilité biographique caractérise cette catégorie puisque 46 % d’entre eux étaient sans profession au moment de leur interpellation (66 % avaient un niveau de vie jugé très faible) et que 80 % d’entre eux ont un diplôme inférieur au baccalauréat et très souvent ne possèdent aucun diplôme. Enfin, ils sont issus pour 31 % de familles précaires. Ils font également partie des acteurs disposant des plus pauvres connaissances reli- gieuses (18% en possèdent) et géopolitiques (13 % seulement). Le désaffilié présente un profil opposé au prosélyte, et un niveau de dangerosité bien moindre puisque seulement 7 % d’entre eux sont orientés en quartier d’isolement, alors que 71,5 % sont desti- nés à rejoindre la détention ordinaire. L’escapiste La troisième figure (18 %) regroupe les acteurs djihadistes dont l’en- gagement violent répond à une volonté d’échapper à un quotidien souvent terne, dépourvu d’intérêt et inapte à nourrir des projections heureuses. La dimension escapiste – entendue ici comme la volon- té de sortir de soi pour embrasser une identité mythifiée* – est ici centrale. L’acteur sort véritablement de lui-même en entrant dans la lutte armée au nom d’impératifs qui le dépassent, pour s’inventer une vie d’activiste et grandir l’estime qu’il a de lui-même. Si cette figure s’apparente à la précédente, elle ne concerne pas des indivi- dus esseulés et fragiles, mais plus souvent des acteurs en besoin de fantasmes d’actorité. Les acteurs présentant une appétence pour le virilisme dominent ici. Leur implication dans le djihadisme prend principalement la forme d’un départ ou d’une tentative d’attentat, si leurs projets ne sont pas stoppés plus tôt. Ces acteurs trouvent, dans la violence, une voie de réalisation de leur surmoi tout puissant. L’escapiste va sans surprise apparaître dominant chez ceux dont la socialisation au djihad passe par les réseaux affinitaires et amicaux (35 % des escapistes). On le retrouve également dominant au sein de ceux qui se socialisent au djihad via Internet, porte d’entrée vers une vie fantasmée de guerrier de Dieu. À ce titre, l’importance des chocs moraux et singulièrement des chocs moraux virtuels semble jouer un rôle non négligeable dans sa perception de son environ- nement. Profil fantasmant le djihad presque plus que le pratiquant, il est celui qui est le moins orienté vers les quartiers d’isolement (1,5 %) et dont l’infraction terroriste semble refléter l’ambition la plus velléitaire, puisque 42 % d’entre eux sont mis en examen pour une IT relative à un projet de départ sur zone L’indigné L’indigné (12 %) correspond le plus souvent à un individu violem- ment heurté par la situation de celles et ceux, auxquels il s’identifie, considérés comme « frères » opprimés par les États occidentaux, les « renégats chiites » ou les régimes autocrates arabes. Les images qu’il visionne sur Internet de massacres ou mauvais traitements et les témoignages qu’il enregistre le convainquent de la nécessité d’un engagement, qu’il présente avant tout comme humanitaire, sans que cela n’exclut la prise des armes. Du point de vue de l’itinéraire biographique, l’indigné est le moins souvent célibataire (seuls 22 % d’entre eux) et le plus souvent père de famille. C’est également la figure la plus éloignée d’un passé cri- minel (seuls 27 %) ou de mineur délinquant (16 %). Ce qui la carac- térise est sa confrontation avec un objet ou enjeu d’indignation morale puisqu’elle partage avec l’escapiste une même tendance à la confrontation avec des chocs moraux (51 %), chez elle massivement virtuels (pour 43 % des indignés). Mais à la différence de l’escapiste, l’indigné ne semble nullement velléitaire puisque 84% d’entre eux ont entrepris au cours de leur vie d’adulte un voyage initiatique en terre d’Islam, le plus souvent pour apprendre l’arabe – la langue du Coran – et retrouver la oumma blessée. Le fait que 18% d’entre eux aient des faiblesses psychologiques (loin derrière les désaffiliés) ren- force peut-être leur engouement victimaire. La dangerosité de l’indigné semble entière puisqu’il apparaît que la majorité d’entre eux ont eu un séjour guerrier (au sein d’une brigade combattante), et que pour 18,5 % d’entre eux, ils ont été dirigés vers un quartier d’isolement, ce qui en fait le second groupe après les prosélytes. Le viriliste Le viriliste (11 %) – assez proche de l’escapiste – pense son enga- gement comme une façon d’affirmer et de gagner en virilité. Le parcours biographique le conduit à vouloir affirmer son virilisme guerrier, peut-être d’autant plus lorsque subsiste un doute quant à sa masculinité triomphante (le rapport à la mère est dans ce cas de figure parfois central). Par ailleurs, l’engagement est aussi ali- menté par la promesse d’une sexualité qui leur apparaît comme attractive, ici-bas (le séjour dans la région syro-irakienne implique souvent la contraction facilitée d’une union et la possibilité de la polygamie) et dans l’au-delà (de jeunes et jolies jeunes femmes vierges – les houris – sont censées attendre les martyrs accédant au paradis). Le viriliste est marqué par une forte proximité, voire un rapport fusionnel à la mère qui va concerner 70 % des personnes de ce groupe. La lecture des dossiers laisse apparaître plusieurs cas d’es- pèce dans le rapport maternel : une situation œdipienne à peine voilée ; une pression familiale trop lourde pour l’ainé qui adoptera le djihad comme voie de fuite ; un phénomène d’encouragement à la radicalisation de la part d’une mère suiviste (ce qui explique- rait que le groupe des virilistes compte la plus grande proportion d’acteurs socialisés familialement au djihad : 27 %) 152 ; une volonté de séduire la mère, objet de toute les attentions en se construi- sant une identité virile guerrière, etc. Les virilistes sont d’ailleurs la seconde figure où le nombre de célibataires est le plus important (44%). C’est aussi dans ce groupe que le visionnage d’Internet est le plus intense (pour 34% d’entre eux) alors que transparaissent parfois dans les rapports des aveux d’addiction au visionnage de films pornographiques. Près de 30 % des virilistes sont orientés vers les quartiers de prise en charge de la radicalisation et ils sont le deuxième groupe le moins destiné à rejoindre la détention ordinaire, attestant par là d'une potentielle dangerosité. Le délinquant Enfin, la figure du délinquant, dominante pour 11 % des personnes de l’échantillon, correspond à l’ancien délinquant à l’image d’Ame- dy Coulibaly 153 , versé dans le djihadisme à l’issue d’une vie d’abus et d’excès, porteur d’un capital délictuel et violent, qu’il réinves- tit dans la cause. Cet investissement dans le djihadisme s’accom- pagne parfois d’une volonté de purification et de rédemption154 . C’est donc, bien sûr, le passé délinquant en tant que mineur ou adulte qui caractérise cette figure dont on notera qu’elle est rela- tivement minoritaire au sein de notre échantillon : 87 % et 95 % des acteurs en relevant ont un passé pénal ou délictuel avant ou après leur majorité. C’est également chez eux que l’on retrouve le plus de phénomène d’addictions aux stupéfiants ou à l’al- cool (48% d’entre eux). Et, c’est enfin cette figure qui est la plus massivement issue de familles dysfonctionnelles ou précaires. Inversement, la confrontation aux chocs moraux comme moteur de l’engagement est ici peu pertinente (24 %) de la part d’acteurs familiarisés à la violence dont la socialisation au djihad semble plus relever de l’opportunisme que du biais familial (5 %), militant (13 %), ou même virtuel (36 %, soit un des plus faibles pourcen- tages de la base). Comme souligné par une CPIP, « pour la plupart des TIS, le casier est très souvent vierge et ils ont rarement de passé pénal, à l’inverse des droits communs suspectés de radicalisation (DCSR) 155 ». Cette figure demeure préoccupante puisque 30 % d’entre eux sont orientés ensuite en QPR ou en QI et qu’ils sont le second groupe le plus poursuivi pour des infractions terroristes à l’encontre de personnes (31 %). Le labellisé L’étiquetage, en référence à l’analyse des carrières déviantes d’Howard S. Becker 156 , désigne l’assignation publique d’une iden- tité déviante, consécutive de la transgression d’une norme, avec laquelle les individus font le choix de rompre en revenant à un conformisme social, ou qu’ils acceptent en assumant cette iden- tité. Or, il apparaît qu’une minorité des personnes de l’échantil- lon, à hauteur de 8 %, sont écrouées pour des faits de terrorisme à référentiel djihadiste, donc étiquetées à ce titre par les institu- tions, et orientées vers des quartiers d’évaluation de la radica- lisation, sans pour autant qu’elles ne présentent de signes d’un engagement porteur d’une idéologie contestataire. Le cas d’un père de famille arrêté après un séjour à la frontière turco-syrienne pour retrouver ses enfants partis sur zone, l’illustre. Celui du camarade poursuivi pour aide logistique, soutenant son ami par le prêt d’une petite centaine d’euros qui vont s’avérer nécessaire pour rejoindre la zone de combat (sans que, d’après le rapport d’évaluation, l’instruction n’ait montré que le prêt en question répondait à une finalité connue du préteur) l’illustre également. Au sein de l’échantillon, les personnes ainsi concernées ont presque toutes été orientées en détention ordinaire à l’issue de la session d’évaluation en quartier d’évaluation de la radicalisation (95%) et aucun n’a été proposé en quartier d’isolement. Cette figure se définit la plupart du temps en négatif des traits saillants de la radicalisation. Il est ainsi frappant de constater que la pratique religieuse assidue n’est pas partagée au sein de ce groupe (24% d’entre eux), qui est par ailleurs le groupe possédant le moins de connaissances religieuses (13 %). À l’inverse des autres figures, la socialisation virtuelle via Internet demeure très mino- ritaire (23 % contre presque 60 % de moyenne pour les 6 autres figures) pour des individus qui ne sont jamais isolés socialement, les plus rarement en quête d’identification groupale (20 % contre 53 % en moyenne pour les autres figures), dont le niveau de vie semble être un des plus confortables et très peu habités par un ressenti d’hostilité vis-à-vis de la République (13 % seulement). Sans surprise également, le labellisé se caractérise peu par un usage intense d’Internet (3 %). La trentaine de personnes relevant de cette catégorie pourrait illustrer les excès de prudence de la politique pénale antiterro- riste, soumise à une exigence sociale et politique de protection de la société, afin d’éviter, au risque d’une éventuelle radicalisa- tion en prison, un phénomène de loup solitaire157 criminel. 6
Soda Posté 22 mai 2024 Signaler Posté 22 mai 2024 il y a 32 minutes, Adrian a dit : Sociologie du djihadisme français J'ai lu que quelques bribes mais les données sont intéressantes ! Excellent, on retrouve les même profils dans la sphère de l’extrême gauche, chez les eco-terroristes, les pro-migrants, les antifa, il y a chez eux une forme de fanatisme religieux, une volonté de mettre du sens dans une vie morne, une quête de transcendance. J’ai lu l’enquête sur l’extrême-gauche de Pauline Condomines, journaliste de Livre Noir, et il y a beaucoup de points communs.
Bisounours Posté 23 novembre 2024 Signaler Posté 23 novembre 2024 Lu sur le twitter de Emmanuelle Ducros : Proposition de loi visant à abroger le délit d'apologie du terrorisme du code pénal, n° 577, déposée le mardi 19 novembre 2024. À l'initiative de LFI et NFP Révélation Quelle démocratie peut encore conserver son nom, lorsque les méthodes de l’antiterrorisme sont utilisées pour réprimer des militants politiques, des militants associatifs, des journalistes ou encore des syndicalistes ? Sous l’expression d’« apologie du terrorisme », des responsables syndicaux ont été inquiétés, poursuivis, condamnés à des peines allant jusqu’à l’emprisonnement. ... La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) de manière constante considère que la liberté d’expression n’est pas faite seulement pour les idées et les informations qui sont inoffensives ou accueillies avec ferveur, mais aussi pour les idées et informations qui heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population. La tolérance, l’ouverture de la société, le pluralisme est l’élément nécessaire à toute société démocratique. Cependant, les moyens de la lutte antiterroriste en France ont régulièrement été détournés de leur objet par les Gouvernements en place pour réprimer la liberté d’expression. Ainsi, dans la période récente sur d’autres fondement juridique la journaliste d’investigation Mme Ariane Lavrilleux ([1]), ou encore les manifestants lors des mobilisations appelées « casserolades » ([2]) ont été l’objet de mesures privatives de libertés au titre des moyens de la lutte antiterroriste. Également récemment, et toujours suite à un signalement de l’association Jeunesse française juive le 19 janvier dernier auprès du parquet national antiterroriste pour apologie du terrorisme, ce sont la candidate de La France insoumise (LFI) aux élections européennes Mme Rima Hassan et la présidente du groupe LFI‑Nupes à l’Assemblée nationale, Mme Mathilde Panot, qui ont fait l’objet de procédure judiciaire à leur encontre fin avril 2024 dans le cadre d’enquêtes pour « apologie du terrorisme » pour des propos en lien direct avec leur expression publique. Le 3 mai 2024, M. Henri Leclerc, avocat et président honoraire de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), a dénoncé sur France inter une « manœuvre policière » dans la convocation de Mmes Mathilde Panot et de Rima Hassan, considérant que « l’apologie du terrorisme, ça ne peut pas être une atteinte absolue à la liberté d’expression ». J'aime bien quand l'extrême gauche défend la liberté d'expression... 1
Bisounours Posté 23 novembre 2024 Signaler Posté 23 novembre 2024 Il y a 1 heure, Marlenus a dit : Et les lois Gayssot? C'était ironique...
Marlenus Posté 23 novembre 2024 Signaler Posté 23 novembre 2024 J'avais bien compris c'était juste que je les attends sur les lois gayssot 1
Carl Barks Posté 23 novembre 2024 Signaler Posté 23 novembre 2024 Après, on ne va pas se contorsionner pour éviter de le reconnaître : ils ont raison. Mais bien sûr qu'il faut aussi abolir Gayssot et même le délit de provocation à la haine raciale. 2
Marlenus Posté 24 novembre 2024 Signaler Posté 24 novembre 2024 En tout cas c'est marrant de voir les défenseurs de la liberté d'expression autoproclamée, les thuriféraires du "On ne peux plus rien dire", être choqué et se répandre dans le fait que c'est normal de prendre 1 an de prison pour avoir écrit: Quote « Les horreurs de l'occupation illégale reçoivent depuis samedi les réponses qu'elles ont provoquées » Et c'est marrant aussi, mais ça on le savait, de voir les gauchistes se prendre les lois qu'ils chérissent. Enfin "marrant", cela montre juste qu'il n'y a pas d'allié à trouver dans la défense de la liberté d'expression. Bon, j'étais au courant mais on en a une bonne preuve. 1
Bisounours Posté 24 novembre 2024 Signaler Posté 24 novembre 2024 Il y a 14 heures, Carl Barks a dit : Mais bien sûr qu'il faut aussi abolir Gayssot Là, tu peux toujours attendre... Car l'essentiel de l'origine de ce projet de loi est consécutif aux prises de position de LFI, pour qui les notions de terrorisme et de liberté d'expression sont à géométrie variable. Le reste est de l'habillage. Sans cela, ce projet n'aurait jamais vu le jour. ... Également récemment, et toujours suite à un signalement de l’association Jeunesse française juive le 19 janvier dernier auprès du parquet national antiterroriste pour apologie du terrorisme, ce sont la candidate de La France insoumise (LFI) aux élections européennes Mme Rima Hassan et la présidente du groupe LFI‑Nupes à l’Assemblée nationale, Mme Mathilde Panot, qui ont fait l’objet de procédure judiciaire à leur encontre fin avril 2024 dans le cadre d’enquêtes pour « apologie du terrorisme » pour des propos en lien direct avec leur expression publique. Le 3 mai 2024, M. Henri Leclerc, avocat et président honoraire de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), a dénoncé sur France inter une « manœuvre policière » dans la convocation de Mmes Mathilde Panot et de Rima Hassan, considérant que « l’apologie du terrorisme, ça ne peut pas être une atteinte absolue à la liberté d’expression »....
Bisounours Posté 24 novembre 2024 Signaler Posté 24 novembre 2024 L'argument avancé par cette proposition est que : Le texte, déposé par le député du Nord Ugo Bernalicis, veut supprimer ce délit créé par une loi de 2014, estimant qu'en la matière suffit la loi du 29 juillet 1881 traitant des faits relevant des délits d'apologies de crime, d'apologie de crime de guerre, d'apologie de crime contre l'humanité". Il s'agit bien de la loi relative à la liberté de la presse : Seront punis comme complices d'une action qualifiée crime ou délit ceux qui, soit par des discours, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, soit par des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l'écrit, de la parole ou de l'image vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans des lieux ou réunions publics, soit par des placards ou des affiches exposés au regard du public, soit par tout moyen de communication au public par voie électronique, auront directement provoqué l'auteur ou les auteurs à commettre ladite action, si la provocation a été suivie d'effet. Sanctions ci-dessous Révélation Seront punis de cinq ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article précédent, auront directement provoqué, dans le cas où cette provocation n'aurait pas été suivie d'effet, à commettre l'une des infractions suivantes : 1° Les atteintes volontaires à la vie, les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne et les agressions sexuelles, définies par le livre II du code pénal ; 2° Les vols, les extorsions et les destructions, dégradations et détériorations volontaires dangereuses pour les personnes, définis par le livre III du code pénal. Ceux qui, par les mêmes moyens, auront directement provoqué à l'un des crimes et délits portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation prévus par le titre Ier du livre IV du code pénal, seront punis des mêmes peines. Seront punis de la même peine ceux qui, par l'un des moyens énoncés en l'article 23, auront fait l'apologie des crimes visés au premier alinéa, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, des crimes de réduction en esclavage ou d'exploitation d'une personne réduite en esclavage ou des crimes et délits de collaboration avec l'ennemi, y compris si ces crimes n'ont pas donné lieu à la condamnation de leurs auteurs. Tous cris ou chants séditieux proférés dans les lieux ou réunions publics seront punis de l'amende prévue pour les contraventions de la 5° classe. Ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement. Seront punis des peines prévues à l'alinéa précédent ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ou de leur handicap ou auront provoqué, à l'égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal. Par contre, la loi de 2014 est entièrement dédiée à la lutte contre le terrorisme (sortie du territoire, renforcement de la répression, assignation à résidence. -Le fait de provoquer directement à des actes de terrorisme ou de faire publiquement l'apologie de ces actes est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 € d'amende. « Les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et à 100 000 € d'amende lorsque les faits ont été commis en utilisant un service de communication au public en ligne. « Lorsque les faits sont commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle ou de la communication au public en ligne, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables. Révélation « Art. 421-2-6.-I.-Constitue un acte de terrorisme le fait de préparer la commission d'une des infractions mentionnées au II, dès lors que la préparation de ladite infraction est intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur et qu'elle est caractérisée par : « 1° Le fait de détenir, de rechercher, de se procurer ou de fabriquer des objets ou des substances de nature à créer un danger pour autrui ; « 2° Et l'un des autres faits matériels suivants : « a) Recueillir des renseignements sur des lieux ou des personnes permettant de mener une action dans ces lieux ou de porter atteinte à ces personnes ou exercer une surveillance sur ces lieux ou ces personnes ; « b) S'entraîner ou se former au maniement des armes ou à toute forme de combat, à la fabrication ou à l'utilisation de substances explosives, incendiaires, nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques ou au pilotage d'aéronefs ou à la conduite de navires ; « c) Consulter habituellement un ou plusieurs services de communication au public en ligne ou détenir des documents provoquant directement à la commission d'actes de terrorisme ou en faisant l'apologie ; « d) Avoir séjourné à l'étranger sur un théâtre d'opérations de groupements terroristes. « II.-Le I s'applique à la préparation de la commission des infractions suivantes : « 1° Soit un des actes de terrorisme mentionnés au 1° de l'article 421-1 ; « 2° Soit un des actes de terrorisme mentionnés au 2° du même article 421-1, lorsque l'acte préparé consiste en des destructions, dégradations ou détériorations par substances explosives ou incendiaires devant être réalisées dans des circonstances de temps ou de lieu susceptibles d'entraîner des atteintes à l'intégrité physique d'une ou plusieurs personnes ; « 3° Soit un des actes de terrorisme mentionnés à l'article 421-2, lorsque l'acte préparé est susceptible d'entraîner des atteintes à l'intégrité physique d'une ou plusieurs personnes. » II.-Après le troisième alinéa de l'article 421-5 du même code, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « L'acte de terrorisme défini à l'article 421-2-6 est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende. » La question à se poser est de savoir si revenir à la loi de 1881 sur la liberté de la presse permet de ne plus qualifier le soutien et les propos des LFistes défenseurs du hamas comme relevant de l'apologie du terrorisme, et sanctionnée par la loi de 2014. On ne m'otera pas de l'idée que l'objectif est là, et non pas sur le principe libéral de la liberté d'expression. Je dubite fortement.
Marlenus Posté 24 novembre 2024 Signaler Posté 24 novembre 2024 Dans leurs arguments il y a aussi le fait que l'apologie de crime de guerre n'est pas traité de la même façons. Oui, ils se foutent de la liberté d'expression autre que la leur. Mais tout comme la "droite" s'en fout aussi, c'est juste la leur qui les intéresse. La liberté d'expression pour ses ennemis n'est pas une valeur partagée. Ce n'est que la sienne que défendent les politiques, à moins d'avoir un vrai fond libéral, ce que l'on a pas en France.
Soda Posté 18 décembre 2024 Signaler Posté 18 décembre 2024 Une bénédiction ces notes de la communauté.
Johnnieboy Posté 18 décembre 2024 Signaler Posté 18 décembre 2024 il y a 55 minutes, Soda a dit : Une bénédiction ces notes de la communauté. Quel rapport avec ce fil ? J’aimerais être assez diplomate pour le dire sans être méchant mais plus tu postes, plus je doute de tes capacités cognitives. 2
Soda Posté 18 décembre 2024 Signaler Posté 18 décembre 2024 il y a 43 minutes, Johnnieboy a dit : Quel rapport avec ce fil ? J’aimerais être assez diplomate pour le dire sans être méchant mais plus tu postes, plus je doute de tes capacités cognitives. Pour que tu ne doutes plus de mes capacités faudrait que je crois au mythe du bon sauvage et dire du bien de l’islam, ça n’arrivera pas. Et pour l’endroit où je post oui c’est peut-être pas le meilleur fil, tu as raison.
Soda Posté 1 janvier 2025 Signaler Posté 1 janvier 2025 Attaque terroriste d'extrême-droite à la Nouvelle-Orléans Attaque à la Nouvelle-Orléans: une enquête ouverte pour "acte de terrorisme", le suspect tué par la police
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