NoName Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Je pensais pas qu'on arriverait là si vite
Loi Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Université de Chicago, ville foutue donc pas étonnant.
poney Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Y a 40 ans c'était sur le maoisme. Y a 10 ans c'était pareil avec le RC. Dans 10 ans ça sera une autre lubie.
Rincevent Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 09:57, poney a dit : Y a 40 ans c'était sur le maoisme. Y a 10 ans c'était pareil avec le RC. Dans 10 ans ça sera une autre lubie. Expand Ce n'est pas parce que les coups arrivent de toutes les directions qu'il faut renoncer, baisser la garde et attendre que ça passe. Au contraire.
poney Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Pas dit le contraire hein, je signale juste que ça n'a rien de neuf.
Johnnieboy Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 09:47, NoName a dit : Je pensais pas qu'on arriverait là si vite Expand Le 15/09/2020 à 09:50, Loi a dit : Université de Chicago, ville foutue donc pas étonnant. Expand Le 15/09/2020 à 09:57, poney a dit : Y a 40 ans c'était sur le maoisme. Y a 10 ans c'était pareil avec le RC. Dans 10 ans ça sera une autre lubie. Expand On ne parle pas ici d’une université de ploucs gavée d’argent public. Mais bien de l’une des plus prestigieuses universités au monde. Donc je ne vois rien de choquant à ce qu’ils tentent un coup marketing. D’ailleurs, que penses-tu des « black studies », Poney ? Pour ma part, ça ne me semble pas aberrant comme sujet d’étude. Pour finir, je suis allé voir sur le site de l’université. Les cours qui seront donnés dans cette optique n’ont pas grand-chose de choquant. En fait, ils ont même l’air plutôt intéressants (Toni Morrison, Naipaul, Aimé Césaire et un cours sur Shakespeare).
Johnathan R. Razorback Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 La clownerie au pouvoir @h16@Nathalie MP:
poney Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le problème de toutes ces studies (cultural studies, subaltern studies, black studies, women studies, name-one-thing studies) n'est jamais aberrant au départ. Par exemple étudier le colonialisme en partant des colonisés et leur point de vue, ça a du sens quand tu sors de 80 ans de discours sur le colonialisme par les (anciens) colons. Le problème est le caractère auto-référenciel de ces machins qui ne peuvent dès lors que devenir d'affreux bordels militants dont la destination finale intellectuelle ne peut être qu'un extrémisme (au sens "extremisme intellectuel"). La nuance ou le "centrisme" disparait au profit d'une caricature des guignols ("si tu es contre la guerre en irak tu n'es pas un bon américain"). Ce sont des gens qui ne s'inscrivent pas dans des disciplines - d'ailleurs on remarque ici encore une fois qu'il s'agit d'un département de littérature- et donc ils passent leur temps à inventer l'eau vaguement tiède. Y a pas mal de trucs intéressants qui sortaient au début. Par exemple la première génération de "gender studies" avant que ça porte ce nom, j'en ai déjà parlé je pense mais Yvonne Verdier par exemple, c'est super. Sur les black studies en particulier, c'est vieux comme la sociologie (W.E.B. Dubois toussa) mais on est passé de travaux interessants sur "qu'est-ce qu'etre noir dans un pays comme les USA ?" à "ouin ouin ouin BLM" et c'set bien entendu devenu n'imp. Le problème c'est la radicalisation des propos tenus, autant des défenseurs que des contempteurs. 4
Johnnieboy Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 10:06, Johnathan R. Razorback a dit : La clownerie au pouvoir @h16@Nathalie MP: Expand J’ai vu ça passer à la télé, hier. Évidemment, c’était traité bêtement. Pourtant, c’est un sujet intéressant. Il est quasiment impossible d’établir un règlement précis concernant les tenues vestimentaires. Surtout lorsque ces règlements sont décidés par des quinquagénaires pour des ados. Il y a un côté très arbitraire qui serait tout à fait acceptable et accepté dans un établissement privé mais il me semble plus difficile de donner ce droit à l’Etat de discriminer. En général, on devrait se baser sur une sorte de bon sens commun, une culture communément partagée. Sauf que cela n’existe plus trop en France. On a voulu uniformiser et rendre complètement « neutre » notre société (notamment en ce qui concerne la religion) mais on ne dispose, selon moi, d’aucun outil pour justifier cette uniformisation. La rrrrrrépublique ne porte tout simplement pas ce genre de valeurs en son sein. Pour résumer grossièrement, d’un côté, on ne veut plus de nonnes ni de filles voilées mais on ne veut pas non plus que les nanas s’habillent comme des teupus.:D
Johnnieboy Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 10:10, poney a dit : Le problème de toutes ces studies (cultural studies, subaltern studies, black studies, women studies, name-one-thing studies) n'est jamais aberrant au départ. Par exemple étudier le colonialisme en partant des colonisés et leur point de vue, ça a du sens quand tu sors de 80 ans de discours sur le colonialisme par les (anciens) colons. Le problème est le caractère auto-référenciel de ces machins qui ne peuvent dès lors que devenir d'affreux bordels militants dont la destination finale intellectuelle ne peut être qu'un extrémisme (au sens "extremisme intellectuel"). La nuance ou le "centrisme" disparait au profit d'une caricature des guignols ("si tu es contre la guerre en irak tu n'es pas un bon américain"). Ce sont des gens qui ne s'inscrivent pas dans des disciplines - d'ailleurs on remarque ici encore une fois qu'il s'agit d'un département de littérature- et donc ils passent leur temps à inventer l'eau vaguement tiède. Y a pas mal de trucs intéressants qui sortaient au début. Par exemple la première génération de "gender studies" avant que ça porte ce nom, j'en ai déjà parlé je pense mais Yvonne Verdier par exemple, c'est super. Sur les black studies en particulier, c'est vieux comme la sociologie (W.E.B. Dubois toussa) mais on est passé de travaux interessants sur "qu'est-ce qu'etre noir dans un pays comme les USA ?" à "ouin ouin ouin BLM" et c'set bien entendu devenu n'imp. Le problème c'est la radicalisation des propos tenus, autant des défenseurs que des contempteurs. Expand Ok, je me doutais que tu répondrais ça et c’est à peu près ce que je pense en général. Mais, en l’occurrence, les cours donnés à l’université de Chicago ont l’air solides.
poney Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Bah l'université de Chicago c'est quand meme le gratin mondial. La question c'est quelle est la part de ces gogoleries dans une machine pareil, je n'en ai aucune idée
Johnnieboy Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 10:27, poney a dit : Bah l'université de Chicago c'est quand meme le gratin mondial. La question c'est quelle est la part de ces gogoleries dans une machine pareil, je n'en ai aucune idée Expand Disons que je ne pense pas qu’ils doivent leur réputation à leur département de littérature anglaise...
Adrian Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Concernant l'habillement dans les écoles, il est préféré la liberté plutôt que l'égalité (uniforme ?) Il ne vaut mieux pas complexer sur son corps au milieu des ventres plats en crop top.
Johnathan R. Razorback Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 10:14, Johnnieboy a dit : En général, on devrait se baser sur une sorte de bon sens commun, une culture communément partagée. Sauf que cela n’existe plus trop en France. On a voulu uniformiser et rendre complètement « neutre » notre société (notamment en ce qui concerne la religion) mais on ne dispose, selon moi, d’aucun outil pour justifier cette uniformisation. Expand Les justifications intellectuelles: l'ordre public (les mecs tout nu créent des attroupements qui mènent aux invectives, etc.), la sérénité pédagogique dans le contexte scolaire. La détermination des normes de pudeur: la vêture possède une sémiologie, les tenues utilisées pour aller en boîte ne sont pas des tenues pour les salles de classe. L'école est un lieu d'apprentissage et non pas de parade amoureuse.
Johnnieboy Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 10:36, Johnathan R. Razorback a dit : Les justifications intellectuelles: l'ordre public (les mecs tout nu créent des attroupements qui mènent aux invectives, etc.), la sérénité pédagogique dans le contexte scolaire. La détermination des normes de pudeur: la vêture possède une sémiologie, les tenues utilisées pour aller en boîte ne sont pas des tenues pour les salles de classe. L'école est un lieu d'apprentissage et non pas de parade amoureuse. Expand Honnêtement, je ne trouve pas ça très puissant. Les filles ne créent pas de trouble à l’ordre public parce qu’elles sont habillées sexy. Et, quand bien même ce serait le cas, l’Etat se doit de permettre d’agir librement et d’assurer le maintien de l’ordre public et doit éviter aux maximum les mesures liberticides afin de sauvegarder l’ordre public La sérénité pédagogique, je ne sais pas trop ce que c’est. Mais, je pense que c’est difficile à maintenir quoi qu’il arrive lorsqu’il y a une telle concentration d’ados en chaleur. Perso, n’importe quelle tenue de n’importe quelle nana me troublait entre 14 et 17 ans Concernant ton argument sur la pudeur, il ne tient pas trop non plus car cela évolue avec le temps. Et l’école est avant tout un lieu d’apprentissage de la parade amoureuse et de la socialisation. En tout cas, c’est vraiment ce que j’ai retenu du collège et du lycée. Je n’y ai appris aucune langue étrangère, découvert aucun auteur que je lis encore ou presque, aucune idée. Vraiment, nada.
Lancelot Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 10:10, poney a dit : Y a pas mal de trucs intéressants qui sortaient au début. Par exemple la première génération de "gender studies" avant que ça porte ce nom, j'en ai déjà parlé je pense mais Yvonne Verdier par exemple, c'est super. Sur les black studies en particulier, c'est vieux comme la sociologie (W.E.B. Dubois toussa) mais on est passé de travaux interessants sur "qu'est-ce qu'etre noir dans un pays comme les USA ?" à "ouin ouin ouin BLM" et c'set bien entendu devenu n'imp. Expand Bref là où c'est intéressant ce n'est pas original, là où c'est original c'est de la merde. L'approche en termes de machin-studies est un parasite intellectuel. Le 15/09/2020 à 10:14, Johnnieboy a dit : Pour résumer grossièrement, d’un côté, on ne veut plus de nonnes ni de filles voilées mais on ne veut pas non plus que les nanas s’habillent comme des teupus.:D Expand Ça me rappelle la controverse à la con sur le film avec des gamines qui twerkent sur Netflix.
Johnnieboy Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 10:53, Lancelot a dit : Ça me rappelle la controverse à la con sur le film avec des gamines qui twerkent sur Netflix. Expand Comment ai-je pu rater ça ?!
poney Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 10:53, Lancelot a dit : Bref là où c'est intéressant ce n'est pas original, là où c'est original c'est de la merde. L'approche en termes de machin-studies est un parasite intellectuel. Expand C'est un peu caricatural mais c'est pas totalement faux. Le premier "post colonial studies" c'est le texte "la situation coloniale" de Balandier en... 1951. Texte fabuleusement oublié (en tous cas très peu cité sauf par les ... anthropologues). L'invention, si on veut, des "cultural studies" c'est Hoggart sur "the use of litteracy" publié en '57(traduit en français par "la culture du pauvre" dans la collection de Bourdieu quelques années plus tard). Deux textes fabuleusement loin des standards des "studies" actuels. 1 1
Johnathan R. Razorback Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 10:51, Johnnieboy a dit : La sérénité pédagogique, je ne sais pas trop ce que c’est. Mais, je pense que c’est difficile à maintenir quoi qu’il arrive lorsqu’il y a une telle concentration d’ados en chaleur. Concernant ton argument sur la pudeur, il ne tient pas trop non plus car cela évolue avec le temps. Et l’école est avant tout un lieu d’apprentissage de la parade amoureuse et de la socialisation. Expand Bah écoutes, je pense que la différence entre nous est fondamentalement que moi, je prépare un concours de la fonction publique pour devenir enseignant. Et toi non. Après je me fais peut-être de fausses idées sur la psychologie des ados et les conditions du maintien de l'ordre en milieu scolaire, mais ça reste à prouver. 1
poney Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Encore un fonctionnaire sur ce forum. Je doute de notre libéralisme 4 1
Johnathan R. Razorback Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 11:05, Adrian a dit : En philosophie j'imagine ? Expand Histoire-Géographie. Si ça coince avec la géo j'irais faire prof d'Histoire-Philosophie en Italie. Ce pays civilisé.
poney Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Tu finiras par enseigner Marx et la géographie sociale critique. 1
Pegase Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Il y a eu pas mal de très bonnes choses dans les subaltern studies. Je me rappelle quand même que ça parlait assez ouvertement de la partition d'élites indigènes dans le processus colonial même de racisme intériorisé dans les populations "dominées" ce qui pouvait entraîner un déchaînement de la violence afin d'expier ce sentiment d'infériorité. C'était le cas il me semble dans le génocide du Rwanda. Ça remet au contraire pas mal de nuances, mais je crois que ces approches ne sont plus trop à la mode.
poney Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Disons que depuis Chakrabarty ça a bien évolué et pas qu'en bien, je connais notamment des gens qui reprennent ces concepts dont le sens n'est plus aussi évident (sans compter qu'ils sont criticables comme n'importe quel discours académique) une fois sorti de l'histoire du colonialisme indien et qui vont le foutre partout, hors d'Inde et même hors contexte colonial. Probablement qu'ici comme ailleurs, on ne lit plus les classiques, on les cite sur base de fiche de lecture apprises en master et c'est mar. Résultat...pas glorieux.
Johnathan R. Razorback Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 11:09, poney a dit : Tu finiras par enseigner Marx et la géographie sociale critique. Expand Why not, j'aime bien ce qu'écrit Christophe Guilluy.
Rincevent Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 10:56, Johnnieboy a dit : Comment ai-je pu rater ça ?! Expand Pedobear Seal of Approval. 1
Johnnieboy Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 12:44, Rincevent a dit : Pedobear Seal of Approval. Expand Tiens, un film français qui semble essayer d’avoir un véritable propos ! Évidemment, l’exécution est peut-être mauvaise mais je crois que j’aimerais bien le voir. 2
Wayto Posté 15 septembre 2020 Signaler Posté 15 septembre 2020 Le 15/09/2020 à 11:08, Johnathan R. Razorback a dit : Si ça coince avec la géo j'irais faire prof d'Histoire-Philosophie en Italie. Ce pays civilisé. Expand Tu as déjà vécu en Italie ? 1
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