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Nathalie MP

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  1. Etude très intéressante. Toujours cette obsession chez les malthusiens de tout poil de voir partout des systèmes fermés. Les migrants ne font pas que "prendre le travail des autres", ils consomment et ils créent des entreprises (pour citer un autre article que je viens de traduire) ; les hommes ne font pas que "piquer" les ressources naturelles, ils inventent et innovent en permanence pour les recomposer à l'infini, etc. etc. Pour plus de clarté, j'ai rajouté dans l'article un graphique (celui en noir et blanc) de l'étude originale afin de rendre les quelques lignes consacrées à l'étape de l'analyse "Simon Abundance Framework" plus compréhensibles. ------------------------- Découvrez l’Index Simon d’Abondance des Ressources Selon une étude récente de Human Progress, chaque être humain supplémentaire né sur notre planète semble rendre les ressources proportionnellement plus abondantes. Allison Ryan, Human Progress, 4 décembre 2018. Le rédacteur en chef de Human Progress Marian Tupy et le professeur Gale Pooley de l’Université Brigham Young de Hawaï ont analysé les données de 50 produits de base couvrant les domaines de l’énergie, de l’alimentation, des matériaux et des métaux sur 37 ans afin de mettre au point un nouveau cadre d’évaluation de la disponibilité des ressources. Les auteurs défendent l’idée que loin d’entraîner la raréfaction des ressources, la croissance de la population s’est accompagnée d’une plus grande abondance des ressources. L’étude part du célèbre pari proposé en 1980 par l’économiste Julian Simon au biologiste Paul Ehrlich à propos des effets de la croissance de la population sur les ressources de la Terre. Alors que Paul Ehrlich alertait sur le fait que la croissance démographique pourrait épuiser les ressources et conduire à une catastrophe mondiale, Julian Simon considérait que les humains étaient la « ressource ultime » capable d’innover en permanence pour se sortir de telles pénuries. Le pari Ehrlich-Simon fit le suivi du prix déflaté d’un panier de 5 matières premières entre 1980 et 1990 et trouva, comme prévu par Simon, que les prix des 5 produits mesurés avait baissé de 57,6 % en moyenne malgré une croissance de la population mondiale de 873 millions d’individus sur la même période. Tupy et Pooley ont développé le concept de Simon en l’élargissant à 50 commodités sur une période de 37 ans (de 1980 à 2017). Conclusion : sur cette période, le prix réel de leur panier a baissé de 36,3 %. Ils ont également introduit une nouvelle grandeur intitulée « temps-prix » (en anglais : « time-price »), c’est-à-dire le temps de travail nécessaire à une personne moyenne pour gagner assez d’argent afin d’acheter un produit de base particulier. Ils ont alors constaté que le « temps-prix » de leur panier avait chuté de 64,7 %. Autrement dit, les produits qui s’achetaient avec 60 minutes de travail en 1980 ne demandaient plus que 21 minutes de travail en 2017. Si cette tendance devait se poursuivre, les commodités pourraient voir leur prix divisé par 2 tous les 26 ans. Les auteurs ont aussi développé le concept d’élasticité-prix de la population (en anglais : price elasticity of population ou PEP) qui leur permet d’estimer l’effet de la croissance démographique sur la disponibilité des ressources. Entre 1980 et 2017, la population mondiale est passée de 4,46 milliards à 7,55 milliards, soit une augmentation de 69,3 %. La PEP indique que le « temps-prix » du panier des 50 commodités étudiées a baissé de 0,934 % pour chaque pourcent d’augmentation de la population mondiale. Chaque être humain supplémentaire né sur notre planète semble rendre les ressources proportionnellement plus abondantes pour le reste du monde. A partir des valeurs PEP, les auteurs ont élaboré le « Cadre d’analyse d’Abondance des Ressources ». Ce dernier décrit la progression qui va d’une abondance décroissante à une extrémité à une abondance croissante à l’autre extrémité. Les auteurs en concluent que l’humanité vit dans l’abondance, le « temps-prix » des produits de base diminuant proportionnellement plus vite que la population ne s’accroit. Finalement, ils ont bâti l’Index Simon d’Abondance des Ressources (en anglais : Simon Abundance Index ou SAI) qui représente le ratio entre l’évolution de la population et l’évolution du « temps-prix ». Entre 1980 et 2017, la disponibilité des ressources a augmenté à un taux de croissance composé de 4,32 % par an. Ceci signifie que la Terre était 379,6 % plus abondante en 2017 qu’en 1980. Tupy et Pooley prévoient que le « temps-prix » des commodités pourrait baisser de 29 % supplémentaires au cours des 37 prochaines années à mesure que l’humanité continuera à rendre les ressources plus abondantes via une utilisation plus efficace, une offre accrue et le développement de produits de substitution moins coûteux. Ils préviennent cependant que cette tendance ne pourra se poursuivre qu’à la condition que les incitations de marché et le mécanisme des prix perdurent. « Le monde est un système fermé au sens où un piano est un système fermé. Ce dernier a seulement 88 notes, mais ces notes peuvent être combinées pratiquement à l’infini. Il en va de même pour la planète, » expliquent Tupy et Pooley. « La terre est composée d’un nombre fini d’atomes, mais les combinaisons possibles de ces atomes sont infinies. Dès lors, ce ne sont pas les limites physiques de notre planète qui importent, mais la liberté humaine d’expérimenter et d’imaginer de nouvelles utilisations des ressources que nous avons. » L’article complet de Tupy et Pooley est à lire ici. Allison Ryan a dirigé les relations presse du Cato Institute. Texte d’origine : Introducing the Simon Abundance Index
  2. Alexandria Ocasio-Cortez : J’ai beaucoup de points communs avec les libéraux La députée américaine qui se revendique du « socialisme démocratique » de Bernie Sanders critique également l’hypocrisie des Républicains. Billy Binion, Reason, 8 août 2019. La députée démocrate de l’Etat de New York Alexandria Ocasio-Cortez passe une bonne partie de son temps médiatique à se différencier de la meute politicienne de Washington D.C. (siège du Congrès américain). C’est ainsi qu’on l’entend parfois critiquer les Républicains, tandis qu’en d’autres occasions, elle se lamente sur ce qu’elle prend pour le manque d’audace de son propre parti. Mais dans une vidéo publiée en direct sur Instagram la semaine dernière, elle a révélé à son auditoire qu’elle se trouvait de fait quelques points communs avec la mouvance libérale. « Je pense sincèrement que j’ai beaucoup en commun avec de nombreux points de vue libéraux du parti Républicain, » a-t-elle affirmé en prenant l’exemple de ses propres positions sur l’immigration, la défense et le droit à la vie privée. Cette déclaration intervient alors qu’elle-même et le sénateur républicain du Texas Ted Cruz sont tombés d’accord publiquement sur la nécessité d’interdire aux anciens parlementaires de devenir lobbyistes ainsi que sur celle de rendre les pilules contraceptives disponibles sans ordonnance. « Les vrais libéraux, dont beaucoup se trouvent appartenir au Parti républicain, les vraies positions libérales sont pour l’immigration, » a-t-elle expliqué sur Instagram. Les partisans d’un Etat limité admettent en effet que les immigrants aident l’économie, et nombreux sont ceux qui rejettent l’idée que le gouvernement fédéral serait capable de déterminer les niveaux optimaux d’immigration. Ocasio-Cortez a aussi déclaré à son public Instagram que son positionnement « anti-interventionniste » et « anti-guerre » correspondait parfaitement à un état d’esprit libéral. « Certains Républicains sont opposés aux dépenses militaires et aux interventions militaires extérieures, ce qui est très cohérent avec leur perspective d’un Etat limité, » a-t-elle ajouté. Ces Républicains qui penchent vers le libéralisme forment cependant une minorité en réduction constante au sein de leur propre parti. Pas plus tard qu’en juin dernier, le Parti républicain a fait pression pour faire adopter la Loi d’Autorisation de la Défense nationale de 2020, soit une augmentation des dépenses militaires de 30 milliards de dollars, alors que la version 2019 avait déjà alloué à la défense plus de deux fois les dépenses militaires de la Chine et de la Russie réunies. Même si la version démocrate du projet de loi l’avait emporté, il n’en demeure pas moins que les dépenses avaient déjà été augmentées de 20 milliards de dollars. Cette hypocrisie n’a pas échappé à la députée qui a beau jeu de critiquer les incohérences intellectuelles des Républicains. « Au Congrès, le Parti républicain n’est plus porteur du conservatisme fiscal, il est devenu une sorte de gang de politiciens, » estime-t-elle. « Vous ne pouvez plus compter sur eux pour défendre sérieusement leurs principes d’origine parce qu’ils vont défendre certaines idées si et seulement si ça peut aider le Président puis ils les abandonneront aussi sec si elles gênent le Président. » Le Parti républicain a toujours trahi ses principes quand ça l’arrangeait. Les démocrates également. Selon les canons de la politique américaine contemporaine, rien n’est plus grand ni plus important que le parti. Alexandria Ocasio-Cortez a cependant raison quand elle dit que l’idéal d’Etat limité du Parti républicain semble s’être évanoui encore plus vite depuis que Trump est au pouvoir. Les Républicains du Congrès ont abandonné le libre-échange et ils ont soutenu des augmentations massives de dépenses publiques sans aucune baisse en contrepartie. Sans compter que le GOP (*) vient de s’affaiblir encore un peu plus avec le départ récent du député du Michigan Justin Amash, ce Républicain de plus en plus libéral qui a quitté son parti d’origine parce qu'il en avait assez du double jeu de ses collègues. Avec le départ d’Amash, Ocasio-Cortez va avoir du mal à trouver beaucoup de Républicains libéraux avec lesquels elle pourrait travailler. (*) GOP ou Grand Old Party : petit nom du Parti républicain. Texte d’origine Alexandria Ocasio-Cortez: 'I Have a Lot of Common Ground With Many Libertarian Viewpoints'
  3. La droite nationaliste se trompe : l’immigration ne fait pas baisser les salaires Alex Muresianu, Reason, 25 juillet 2019. Parallèlement aux argumentations selon lesquelles les immigrants constitueraient une menace « culturelle » et « démographique » pour les États-Unis, certains membres éminents de la nouvelle droite nationaliste prétendent qu’un accroissement de l’immigration touchera durement les travailleurs américains au portefeuille. « Les nouveaux arrivants concurrencent d’abord les Américains qui ont perdu leur emploi. Résultat : salaires en baisse », déclarait par exemple Tucker Carlson au cours d’un monologue anti-migrants prononcé l’an dernier lors de son émission sur Fox News. De la même façon, des universitaires tels qu’Amy Wax, professeur de droit controversée de l’Université de Pennsylvanie, soutiennent que l’immigration, notamment lorsqu’elle est peu qualifiée, a cassé les salaires des travailleurs américains. Au premier abord, ces raisonnements semblent imparables. Mais un article paru récemment dans le Journal of Development Economics aide à comprendre pourquoi les nouveaux immigrants n’ont en réalité pas d’impact négatif sur la situation économique des travailleurs natifs. Après avoir étudié le flux des réfugiés syriens en Jordanie, les chercheurs ont constaté que « les Jordaniens vivant dans des zones à haute concentration de réfugiés n’ont pas rencontré plus de difficultés sur le marché du travail que leurs compatriotes moins exposés aux flux de réfugiés. » Ce résultat est d’autant plus révélateur que le degré d’immigration enregistré par la Jordanie depuis le début de la guerre en Syrie est extrêmement élevé : plus de 1,3 million de Syriens sont arrivés en Jordanie entre 2011 et 2015 pour une population jordanienne de 6,6 millions de personnes. Les conclusions de cette étude corroborent la grande majorité des recherches économiques concernant l’impact de l’immigration sur le niveau des salaires. A ce sujet, l’exode de Mariel de 1980 constitue un cas d’étude typique. En 1980, alors que les conditions économiques cubaines étaient particulièrement dégradées, Fidel Castro permit à 125 000 personnes environ de quitter le pays. Parties du port de Mariel, elles se dirigèrent vers le sud de la Floride, ce qui augmenta la population active de Miami de 7 % en l’espace de quelques semaines. Étant donné la soudaineté de cette évolution et étant donné que la plupart de ces migrants n’étaient pas très qualifiés, l’exode de Mariel offre une excellente opportunité d’étudier comment l’immigration affecte les salaires. Or la plupart des études aboutirent à la conclusion que l’arrivée des migrants de Mariel n’avait pas eu pour effet de réduire les salaires des Américains. En 1990, par exemple, l’économiste de Berkeley spécialisé dans le marché du travail David Card concluait que l’exode de Mariel « n’avait eu en fait aucun impact sur les salaires ou les taux d’emploi » des travailleurs faiblement qualifiés de Miami. L’économiste de Harvard George Borjas obtint un résultat différent. Dans un article de 2017, il montrait que les salaires des travailleurs qui avaient quitté le lycée sans diplôme avaient chuté de 10 à 30 % après le flux d’immigration de Mariel. Cependant, une nouvelle étude publiée dans The Journal of Human Resources (le Journal des ressources humaines) a mis en évidence le fait que les salaires des lycéens décrocheurs de Miami n’avaient pas changé comparativement aux salaires des décrocheurs d’autres villes américaines qui n’avaient pas connu de flux d’immigration massifs. Mais, vous demandez-vous, comment cela est-il possible ? Après tout, selon les lois économiques de base toute augmentation de l’offre de travail devrait faire baisser le prix du travail. Il se trouve cependant que l’augmentation de l’immigration ne se réduit pas à augmenter l’offre de travail – elle augmente aussi la demande de travail. Les immigrants ne sont pas que des travailleurs. Ils participent à la création de nouvelles entreprises et ils achètent des biens et services produits par des entreprises existantes. De fait, les immigrants jouent un rôle non négligeable dans l’entrepreneuriat américain. Ils représentent 15 % de la population mais sont à l’origine de 25 % des nouvelles entreprises. Si des migrants hautement qualifiés ont fondé les plus grands groupes américains dans des proportions bien supérieures à leur nombre dans la population, les nouveaux arrivants faiblement qualifiés sont également responsables de la création tout aussi disproportionnée de petites entreprises à faibles revenus. C’est la raison pour laquelle les salaires des travailleurs américains n’ont pas baissé. Si vous considérez que les migrants ne contribuent qu’à l’offre de travail et pas à la demande de travail, vous commettez ce que les économistes appellent l’erreur de la quantité fixe de travail (en anglais : lump of labor fallacy). Compte tenu du comportement des immigrants entrepreneurs, permettre l’entrée de plus d’étrangers aux États-Unis pourraient même être une solution partielle à la faible croissance des salaires, mais en aucune façon sa cause. Texte d’origine : The Nationalist Right Is Wrong: More Immigration Doesn't Reduce Wages
  4. Maintenant que j'ai mis mon blog et moi-même en vacances, je suis disponible pour quelques petites traductions
  5. Sur Plenel, Mediapart, sa TVA etc. : "Edwy Plenel : quand la lutte finale n’empêche pas la lutte fiscale !" (31 mai 2018) https://leblogdenathaliemp.com/2018/05/31/edwy-plenel-quand-la-lutte-finale-nempeche-pas-la-lutte-fiscale/ Sur Rugy, le mollusque (anguilla politica) qui mange du homard : "François de Rugy : MI-NISTRE ! (Ah oui, j’oubliais, à l’écologie)" (7 sept 2018) https://leblogdenathaliemp.com/2018/09/07/francois-de-rugy-mi-nistre-ah-oui-joubliais-a-lecologie/
  6. Ca existe : CNED, Documentation française. Ce n'est pas "gratuit" mais c'est peu cher pour l'élève. Quant aux "prépas", il y a de tout, y compris dans des lycées publics comme Lakanal (très coté) mais de toute façon, avant de payer, il faut y être admis. Et pour y être admis, il faut avoir reçu une bonne formation ; et c'est là que l'Educ Nat ne joue pas sont rôle. Le coup des prépas qui sont trop chères et qui discriminent sur l'argent, c'est exactement se plaindre de conséquences de causes qu'on a organisées. Et pourquoi n'entend-on jamais parler des prépas pour médecine ? Sc Po a été fondé au 19è siècle en tant qu'école libre qui voulait rénover l'enseignement tel qu'il était dispensé à l'université (de droit, notamment) et développer les sciences politiques en tant que telles. Cette école a malheureusement été nationalisée en 1945 au moment où était créée l'ENA. Aujourd'hui, c'est un établissement public (comme l'ENS, comme l'X, comme Dauphine) tiraillé entre son désir de se placer au sein des grandes institutions d'éducation au niveau international (ouverture de nombreux masters qui ne mènent pas à la fonction publique) et les directives étatiques.
  7. L'étude en question dans le reportage, réalisée par le cabinet BL Evolution, est celle qui a été diffusée et popularisée par Novethic il y a quelques mois. C'est là qu'on trouve : "C’est une véritable économie de guerre qu’il faut mettre en place, une économie de rationnement, d’efforts intenses qui nous sort de notre monde de confort."
  8. Chine 1989-2019 : de Tiananmen au contrôle social intensif (2 juin 2019) https://leblogdenathaliemp.com/2019/06/02/chine-1989-2019-de-tiananmen-au-controle-social-intensif/ Ruffin (FI) : à nous de vous faire préférer le train – de force (5 juin 2019) https://leblogdenathaliemp.com/2019/06/05/ruffin-fi-a-nous-de-vous-faire-preferer-le-train-de-force/ Quand la Constitution se met à ressembler à un tract électoral… (8 juin 2019) https://leblogdenathaliemp.com/2019/06/08/quand-la-constitution-se-met-a-ressembler-a-un-tract-electoral/
  9. Duel pertinent, ils se sont en effet écharpé l'un l'autre par lettres interposées. Le problème, c'est leur faible notoriété, Malthus étant sans doute le plus connu des deux. [Et aussi un fameux idiot. Vous avez dejà lu ses textes ? Je suis complètement estomaquée de de voir la nullité de ses réflexions] Extrait de ma petite série sur Say : La controverse sur la loi des débouchés commença dès la parution du TEP en 1803. Si Say put bénéficier du soutien de David Ricardo, il trouva en Thomas Malthus (1766-1834) son principal contradicteur. Déjà inquiet que la croissance de la population n’excédât celle de la production agricole, Malthus craignait maintenant – ce qui me semble du reste passablement contradictoire – que la production ne tombât dans une surproduction qui ne pourrait pas trouver de débouchés, à tel point qu’il préconisait des politiques spécifiques pour encourager la consommation, quitte à créer des sortes de brigades de citoyens « oisifs »totalement dédiés à consommer les surplus. Cette analyse et son remède annonçaient les thèses que Keynes développerait au lendemain de la crise de 1929. Malthus objectait notamment que les produits s’achètent parfois, non pas avec d’autres produits, mais avec du travail, par exemple le travail de domestique. Il objectait également que l’épargne empêchait de consommer. Say, qui ne mâchait pas ses mots, lui a répondu plutôt sèchement dans plusieurs lettres restées célèbres. En particulier, il lui opposa que ce qu’il appelait travail de domestique était en fait un « bien immatériel » qui se vendait comme tout autre produit (Lettre I). Donc retour à la case départ. Quant à la nocivité de l’épargne, elle valut à Malthus une jolie volée de bois vert :
  10. Bon anniversaire, Anton K !

  11. A ce sujet, je recommande le film "Rush" de Ron Howard qui raconte la rivalité/amitié entre Niki Lauda et James Hunt pendant toute une saison de grands prix de Formule 1 dans les année 1970. Un film absolument passionnant, même quand on n'est ni très voiture ni très Formule 1.
  12. Je crains qu'un tel changement ne dépasse mes capacités techniques. J'aimerais pouvoir tester un nouveau format dans Wordpress, mais j'ai tellement peur de tout massacrer que je ne touche à rien !
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