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Nathalie MP

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Everything posted by Nathalie MP

  1. Allez, j'ose. Ce qui me sidère le plus dans cette affaire, c'est la sidération, le dolorisme répandu partout, le téléthon à grand spectacle qui s'organise, un conseil des ministre entièrement consacré à cette affaire (alors que maintenant la balle est dans le camp des techniciens), un Président de la République qui intervient la mine funèbre à la télé comme si on avait subi à nouveau le Bataclan, la récupération politique immédiate de tous les côtés, les discours sur la reconstruction "morale" qu'il va falloir entreprendre (mais que ces gens parlent pour eux !), le côté ridicule de cette course aux dons par paquets de 100 millions alors qu'on n'a encore aucune idée du budget et du projet de reconstruction, etc. etc. (NB je ne critique pas les dons, mais le stupide concours de bites médiatIque que c'est devenu). De quoi parle-t-on ? D'un incendie qui a ravagé la flèche et une bonne partie de la toiture de ND de Paris. Un bâtiment, quoi. Très beau, très historique, très inspiré, très tout ce qu'on veut, mais un bâtiment. Dont on sait maintenant qu'il pourra être reconstruit, non seulement financièrement mais aussi techniquement. Pas de morts, pas de blessés (sauf un pompier, je crois), pas d'intention malveillante, pas de casse volontaire de l'art et de la culture. Il y a de quoi respirer. Et pourtant depuis qu'on sait tout ça, on a l'impression que ce qui "nous" arrive est pire qu'un attentat. L'archevêque de Paris (Michel Aupetit) a exactement exprimé ma position : 1. Il y a beaucoup d'émotion à voir ND, témoin majestueux d'une Histoire, ainsi abimée 2. Mais le Christ est ailleurs et il est vivant. (d'après un article du monde) 1. Il a souligné à quel point Notre-Dame de Paris, « l’âme de la France, avec notre histoire », parlait à chacun, comptait pour tous les Français, croyants ou non, chrétiens ou autres, et était un facteur d’union. Il a souhaité que « ce drame permette à notre pays de retrouver une unité heureuse » et « la fraternité ». « La maison du bon Dieu, c’est la maison pour tous », 2. "Ce matin, un curé m’a dit quelque chose de magnifique : “tu n’as plus de cathédrale, mais tu as un peuple en marche” », a-t-il raconté sur RMC. Plus que les pierres et les symboles d’hier, ce sont les croyants d’aujourd’hui et leur fidélité à l’Evangile qui font les chrétiens. « Cet écrin [de Notre-Dame], pour quel bijou [a-t-il été construit] ? Ce n’est pas pour la couronne d’épine [une relique censée avoir été portée par Jésus]. C’est pour un morceau de pain [l’hostie] dont nous croyons qu’il est le corps du Christ. Et ça, ça demeure. Personne ne pourra jamais le détruire » Le Christ priait au jardin des oliviers, on peut prier partout. Dieu est présent chaque fois qu'on parle de lui, même dans la cathédrale incendiée. Mais il est vrai qu'au sein d'une religion déjà très peu rituelle, je le suis encore moins.
  2. J'espère que cette contribution sera plus à votre goût ! Je me suis censurée du mieux que j'ai pu sur le sujet du gothique et j'ai été chercher spécialement ce qui plaît aux libéraux, enfin j'espère ! De Romaric Godin, un journaliste de Mediapart que j'ai déjà eu l'occasion de commenter et je dois dire que c'est particulièrement juteux : https://www.mediapart.fr/journal/france/160419/pour-la-reconstruction-de-notre-dame-moins-de-souscriptions-plus-de-contributions?utm_source=20190416&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190416&M_BT=417185860368 Extraits remarquables : Après tout un blabla sur la défiscalisation des dons et qui consiste à "prendre de l'argent à l'Etat" qui se trouve donc fort dépourvu, voilà la proposition : Note : ce que notre auteur appelle "contribution", est bien évidemment un impôt imposé, forcé, obligatoire. "L’empressement du président de la République à vouloir « rebâtir ensemble » Notre-Dame tout en appelant aux « souscriptions » en dit long sur la logique du chef de l’État, même au-delà de la défiscalisation. Car si Notre-Dame est un patrimoine national, s’il s’agit de la volonté du peuple, de son histoire et de son destin, alors la réponse du financement doit être simple : elle doit être le fruit de l’effort commun. C’est à l’État de financer cette reconstruction en s’appuyant sur la solidarité nationale et cette solidarité doit se fonder sur la contribution, non la souscription." "Si donc le président de la République souhaitait tenir son engagement, il ne s’empresserait pas de défiscaliser davantage les dons, autrement dit de réduire l’effort commun. Il les refiscaliserait entièrement pour en faire de réelles contributions et il instaurerait un impôt temporaire, une contribution exceptionnelle pour la reconstruction du patrimoine, une forme d’ISF Notre-Dame, par exemple. Il pourrait aussi lancer un emprunt forcé à taux zéro auprès des plus riches. Jadis, pendant la Révolution, la République avait ainsi réussi à réaliser son « destin profond »… Bref, les solutions pour « bâtir ensemble » existent. Elles sont évidentes, sous nos yeux et prêtes à répondre à une urgence nationale."
  3. Heu, je n'ai pas dit que les barbares avaient une architecture, j'ai dit que les gens éduqués de l'époque trouvaient les cathédrales horribles et qu'ils ont qualifié cet art "nouveau" de barbare. Et que "gothique" a perdu sa connotation péjorative à partir du XIXè.
  4. Je n'en suis pas si sûre mais je peux me tromper. Pour moi, "gothique", de "goth" qui veut dire barbare, désignait très tôt l'art médiéval considéré comme "barbare" - tout piqueté, hérissé, arc-bouté et grimaçant - par opposition à l'art "classique" de l'Antiquité. Le "classicisme", c'est tout ce qui était agréable à l'oeil des gens éduqués, aux gens qui avaient "de la classe"; nombre d'or, tout ça. L'art médiéval n'était pas agréable à leur yeux, ils l'ont qualifié de barbare, "gothique". Aujourd'hui et dès le XIXè, gothique signifie simplement "qui a rapport à l'art médiéval des XIIè à XVè siècles". Comme quoi, des goûts et des couleurs...
  5. "B. L. M. : Notre ambition reste un taux de chômage à 7 % à la fin du quinquennat." https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/sur-les-baisses-dimpots-nous-allons-plus-loin-que-nos-ambitions-initiales-1006066 C'est un chiffre que j'ai déjà lu plusieurs fois mais qui n'est pas trop claironné. Vu qu'on est encore loin de 2022, le gouv peut afficher cet objectif pour essayer de montrer une trajectoire d'amélioration, mais entre temps, évidemment, tout peut arriver... et il sera prestement oublié si nécessaire.
  6. Jawad vient d'être condamné en appel à 4 ans de prison pour recel "recel de malfaiteurs terroristes" En fév 2018, il avait été relaxé en correctionnelle car la cour considérait qu' "il n’est pas prouvé que Jawad Bendaoud a fourni un hébergement à des terroristes (…) afin de les soustraire aux recherches." , mais le parquet avait annoncé qu'il ferait appel. Cerise sur le gâteau, pendant son procès en appel, Jawad a cru bon de proférer des menaces à l'encontre d'une victime des attentats du 13 novembre qui témoignait. Sur ce point là, il écope d'un an ferme. http://premium.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/27/01016-20190327ARTFIG00010-menaces-de-mort-recel-de-malfaiteurs-terroristes-jawad-bendaoud-fixe-sur-son-sort.php
  7. Dans son expérience, l'université française (en sciences sociales et en histoire notamment) est-elle toujours aussi marxisto--rigide qu'à l'époque de la publication du livre noir du communisme ou a-t-elle évolué ? (Dit autrement : la publication de ce livre aujourd'hui plutôt qu'il y a 20 ans (1997) déchaînerait-elle les mêmes virulentes campagnes contre les auteurs ou serait-elle reçue avec des réactions de chercheurs plutôt que des réactions militantes ?)
  8. @Largo Winch : je suis d'accord avec vous sur l'ensemble de votre commentaire. Pour préciser, disons quand même que le gouv aurait pu éviter certaines choses, comme parler de peste brune, faire sa campagne électorale de façon aussi voyante et surtout pour ce dernier samedi, se comporter comme si l'affaire était finie. Disons aussi que les Castaner, Griveaux, Schiappa, Le Maire, ... sont d'un niveau déplorable. Mais sur le plan général, à part faire revenir l'ordre et se décider ensuite à avoir un discours de vérité, c'est à dire sortir de l'illusion du "libérer protéger", je ne vois pas. Il faudrait un vrai courage, et c'est tellement l'inverse de ce que la majorité des gens veulent entendre ... et tellement l'inverse de ce que les politiques ont l'habitude de dire et faire... Une dissolution pourrait remettre les compteurs à zéro sur le plan du choix populaire, mais soit Macron reste gagnant et il se sent conforté quitte à dire qu'il a entendu la grogne, soit on a une autre majorité et je ne vois pas ce qu'on y gagnerait. Mais je pense que Macron escompte se servir des Européennes comme nouvelle validation populaire, d'où son activisme. S'il gagne ces élections, la positions des opposants sera plus compliquée.
  9. J'ai un article là-dessus à partir de l'exemple du salaire minimum à Seattle : https://leblogdenathaliemp.com/2017/06/29/hausse-du-salaire-minimum-mauvaise-idee-seattle/ J'ai un article sur Smith https://leblogdenathaliemp.com/2016/09/09/adam-smith-liberal-dune-main-invisible-etatiste-de-lautre/ Mais un libéral lui préférera toujours Jean-Baptiste Say qui a non seulement mis de l'ordre dans le foisonnement de Smith, mais a montré également combien il avait été léger sur la question de la valeur et combien il n'avait pas perçu l'importance de ce qu'on appelle aujourd'hui "les services" : Say à propos de Smith : Il « attribue au seul travail de l’homme le pouvoir de produire des valeurs. » (TEP, page 23) et il « a borné le domaine de cette science en réservant exclusivement le nom de richesses aux valeurs fixées dans des substances matérielles. » J'ai donc aussi un article sur Say : https://leblogdenathaliemp.com/2017/10/09/jean-baptiste-say-ii-quand-leconomie-devient-science/ C'est con. J'ai aussi quelques articles là-dessus : https://leblogdenathaliemp.com/2018/02/13/le-liberalisme-fumeux-de-la-macronie/ https://leblogdenathaliemp.com/2019/03/05/larnaque-du-liberer-proteger-macronien/ https://leblogdenathaliemp.com/2019/02/06/derive-autoritaire-de-macron-la-faute-au-liberalisme-parait-il/ Beaucoup d'accords, un immense désaccord, le revenu universel. A part ça, bienvenue !
  10. @Freezbee Enigme âge Liborg.xlsx
  11. Excellente initiative ! Avec ça, tu vas vite t'y retrouver. Bienvenue ! Si l'on veut étudier le libéralisme de façon un peu livresque et académique, on va forcément s'intéresser aux différents courants, mais si l'on veut savoir ce qu'une réforme libérale pourrait apporter à la France, il importe surtout de prendre connaissance des principes fondamentaux.
  12. Pour la Journée de la femme, fête à Marlène : "L’égalité en droit, c’est bien, mais l’égalité réelle, c’est mieux. Et c’est là que Marlène Schiappa entre en scène, ouvre tout grand ses yeux, sort sa calculette et se met à compter les hommes, les femmes et les discriminations partout où elle passe." Schiappa : aucune discrimination n’échappe à sa calculette (8 mars 2019) https://leblogdenathaliemp.com/2019/03/08/schiappa-aucune-discrimination-nechappe-a-sa-calculette/
  13. Pour la Journée de la femme, fête à Marlène : "L’égalité en droit, c’est bien, mais l’égalité réelle, c’est mieux. Et c’est là que Marlène Schiappa entre en scène, ouvre tout grand ses yeux, sort sa calculette et se met à compter les hommes, les femmes et les discriminations partout où elle passe." Schiappa : aucune discrimination n’échappe à sa calculette (8 mars 2019) https://leblogdenathaliemp.com/2019/03/08/schiappa-aucune-discrimination-nechappe-a-sa-calculette/
  14. Un article du Monde nettement moins caricatural que celui de l'Opinion et qui prend justement en exemple la ligue du LOL pour l'opposer aux prétentions de levée de l'anonymat du gouvernement : https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/02/11/trois-questions-sur-l-anonymat-et-le-pseudonymat-sur-internet_5422118_4408996.html
  15. @Restless Merci beaucoup pour ta réponse. La conclusion, c'est qu'on est tous submergés par l'ampleur de la tâche et qu'on ne sait trop par quel bout la prendre. J'interprète la formule "CPEF" comme étant non pas un constat définitif mais une provocation positive destinée à pousser les gens à donner le coup de pied au fond de la piscine. Mais il faut reconnaître que cette provocation tangente de très près les réalités françaises. La situation politique des libéraux, à supposer qu'ils s'organisent politiquement, c'est que contrairement au cas de la classique alternance gauche droite qui peut se faire sur un basculement de l'opinion de quelques %, l'alternance libérale demanderait de retourner plus de 50 % de la population. En 2015, au tout début de mon blog, et après deux conversations assez révélatrices du "sataniste" dans lequel est largement tenu le libéralisme, j'avais ressayé de réfléchir à tout cela. Et j'en étais arrivée à distinguer un "libéralisme académique" pour la diffusion des idées dans l'opinion et un "libéralisme opérationnel" pour la transcription dans un gouvernement, deux aspects d'une même pièce qui devraient idéalement avancer de concert : "En clair, je situe l’émergence d’un courant libéral ancré dans le paysage politique français à l’intersection d’une opinion publique : 1) progressivement imprégnée des idées libérales via le « libéralisme académique » et 2) progressivement convaincue de leur valeur politique pour aujourd’hui grâce au « libéralisme opérationnel ». La question de savoir si ce dernier doit se développer dans un parti existant ou complètement en dehors reste entière. Dans tous les cas, il me semble que les Français seront peut-être plus sensibles à une personnalité forte qu’à un courant politique." Donc le foisonnement et l'éparpillement des think tanks, sites, blogs qui font connaître les idées libérales ne me semble pas être un problème (je fais le lien avec le sujet Penser Panzer), sauf s'ils se tiraient tous dans les pattes les uns des autres. En revanche, la transcription politique n'est pas claire. C'est peut-être cela le plus handicapant : "Les conversations rapportées ci-dessus ne sont pas les seules que j’ai pu avoir sur le sujet du changement politique et sur les avantages à espérer d’une politique authentiquement libérale. Certaines autres furent à l’inverse très encourageantes sur l’état d’esprit qui commence à s’infiltrer chez quelques personnes qui supportent de plus en plus mal la coexistence de résultats politiques minables avec la satisfaction affichée des gouvernements successifs. Mais ces conversations m’ont également montré que si mes interlocuteurs ne font pas le pas vers le libéralisme, c’est aussi parce qu’ils ne savent pas comment l’incarner le jour où il s’agira de voter." Voici le lien vers mon article de l'époque : "Préjugé politique français N° 1 : Les libéraux sont des méchants et des escrocs" (24 août 2015) https://leblogdenathaliemp.com/2015/08/24/prejuge-politique-francais-n-1-les-liberaux-sont-des-mechants-et-des-escrocs/ [Ce commentaire est peut-être mal placé. Peut-être aurait-il plus sa place dans Penser panzer.]
  16. Tu veux sans doute dire "notre incapacité à saisir le mouvement". Ce genre de commentaire que tu fais sur notre "incapacité" (à se bouger, à convaincre, à parler, à proposer... je suppose) me gêne beaucoup parce que c'est une critique au bout de laquelle je ne vois aucune proposition concrète et c'est toujours une faiblesse de dire "hé les gars, faudrait se bouger, là !" et ne rien proposer ensuite. Je suis assez d'accord avec @h16, le contexte français est tel qu'on peut se demander s'il existe la moindre solution. Dès le départ du mouvement des GJ, j'étais d'avis que c'était le bon moment pour introduire l'idée que le trop plein fiscal et le sentiment d'injustice sociale pouvaient se résoudre par la baisse des dépenses et la restitution aux citoyens de pas mal d'initiatives et de responsabilité. Mais il est évident que c'est un discours extrêmement difficile à tenir, pour plusieurs raisons : 1) Propres à la France : - Tous les Français vivants actuellement n'ont pratiquement jamais connu autre chose que la WWII (pour les + âgés) et l'Etat providence mis en place en 1945. La Sécu, l'Educ Nat et la Culture administrée sont pour ainsi dire des éléments naturels du paysage. - Le contexte politique de 1945 a permis au PCF de devenir puissant. Il représentait 20 à 25 % des suffrages dans les années 1970. La population française est constituée notamment des gens qui votaient PC dans les années 70 et de leurs enfants, ce n'est pas rien, et les esprits sont marqués. - L'esprit PC s'est "dégradé" dans le politiquement correct vert et progressiste, mais les mêmes mécanismes sont à l'oeuvre sous des dehors beaucoup plus avenants style on sauve les papillons et les abeilles. 2) Propres au changement qu'il faudrait opérer : - Il est tellement plus facile à un homme politique de promettre des places et des subventions et d'associer ISF et justice sociale que de dire : à partir d'aujourd'hui, voilà tout ton salaire, débrouille-toi. - Et du point de vue des électeurs, il est tellement plus rassurant, quand on n'a jamais fait de vélo sans les petites roues, de pouvoir compter sur un politicien qui promet de garder les petites roues. Néanmoins, comment avancer ? - Il y a un premier point : la France est sans doute encore trop riche, trop à l'aise, au moins en apparence, pour vraiment se soucier sérieusement de se réformer en profondeur. On me l'a dit mille fois : je suis une Cassandre, on vit bien en France ! C'est seulement au fond du trou, lorsqu'il a fallu faire appel au FMI, que le UK a embrayé derrière Thatcher. C'est une extrémité que je redoute car rien ne dit qu'elle déboucherait sur une alternance libérale en France, et de toute façon une crise de cette nature n'est jamais réjouissante. - C'est pourquoi avant qu'on en arrive là, je préfère m'en remettre dès maintenant à un travail de fourmi, comme on le fait sur nos blogs, sur CP, en commentant les décisions politiques et économiques pour montrer en quoi sous couvert de justice sociale, elle ne fomente à terme que plus de chômage et moins de liberté. En espérant que petit à petit, ce travail de fourmi va se diffuser via les rézos sociaux vers des lecteurs plus nombreux, plus curieux, plus variés. - Suite à mon "verre du 10 janvier", où j'ai vu que les gens se posaient vraiment des questions ("Mais les Pays-Bas - mon exemple de réforme libérale - , c'est bcp plus petit alors forcément c'est possible, mais la France !") je me suis dit qu'il faudrait presque organiser des réunions genre tupperware : 10 à15 personnes chez soi autour d'un thème de la vie quotidienne qu'on décortique de façon dépolitisée ; 10 et 15 personnes qui en parlent ensuite. Mais évidemment il faut du temps (pour préparer, pour organiser, pour animer) Ce pourrait être une nouvelle branche de Liberaux.org : Libert'Thé-Café-Chocolat. - J'ai une auto-critique : sachant que je fais beaucoup plus de vues quand il est question de bashing et de people, je suis très souvent dans la critique de l'actualité via des personnalités et moins souvent dans la mise en avant de propositions libérales effectives ou d'expériences libérales qui marchent.
  17. Je ne sais pas trop ce que NDA escomptait de cette association (les 2 M€ + un appui sur la sortie de l'euro et le constructivisme de droite ?), mais avec l'éviction hyper rapide d 'E. Gave pour motif de racisme larvé, il peut faire oublier qu'à une époque pas si lointaine il s'était associé au RN, il montre qu'il sait faire le ménage dans ses équipes sans tergiverser, il renforce sa dimension "républicaine", il donne un gage aux médias, et il devient encore plus éligible pour des électeurs LR qui vivent mal les tiraillements au sein de leur parti. Je me demande s'il ne vise pas l'OPA sur LR, ce qui est très faisable, alors qu'avec les perf récentes d''E. Gave, on avait plus l'impression d'une tentative d'OPA sur le RN, ce qui à ce jour relève de l'impossible. (Je parle en essayant d'adopter le point de vue d'un NDA. Pour moi, Emmanuelle Gave n'était pas une candidate présentant un quelconque intérêt libéral, et elle aurait très bien pu convenir à NDA, si ce n'est qu'on dirait qu'elle en a fait beaucoup trop)
  18. Y a-t-il un moyen de me le communiquer ? Par mail ?
  19. Bruno Ganz (1941- 2019), acteur suisse. Il interprétait Hitler dans La Chute. Mais il a pas mal d'autres rôles à son actif, dont celui du galant officier russe qui, lors des guerres européennes de la fin du XVIIIè siècle, porte secours à une belle marquise en détresse dans le film La marquise d'O d'Eric Rohmer d'après une nouvelle de Kleist (non, pas histoire d'O ). Porte secours à sa façon...car ensuite il la viole. J'ai vu ce film il y a très longtemps, mon souvenir en est vague, mais j'aimerais beaucoup le revoir, ne serait-ce que pour redécouvrir Ganz jeune. J'ai fait quelques recherches mais je ne l'ai trouvé nulle part. Peut-être @Dardanus aurait-il une idée ? A moins que la mort de Ganz donne lieu à des rééditions et à de nouvelles diffusions.
  20. Merci pour l'idée ! J'ai cherché rapidement et je suis tombée un peu par hasard sur une vidéo d'une de ses conférence où il débute ainsi - et je trouve que ce n'est déjà pas si mal car le débat est reconnu et la place des libéraux également : "Est-ce que la dépense publique est trop élevée, c'est ce qu'on entend quand même très régulièrement. Tout de suite une précision importante, c'est que pour répondre à cette question, ben en économie, pour aller vite, il y a 2 points de vue. Il faut pas se mentir, il y a des débats en économie. Un économiste libéral vous dirait que oui, la dépense publique est trop élevée. Moi, je ne suis pas un économiste libéral, je suis un économiste keynésien, donc le point de vue que je vais soutenir, c'est que la dépense publique, c'est extrêmement utile, y compris pour le privé, voilà. Que les choses soient claires, sur cette question-là, il y a des débats, avec 2 grandes cohérences, pour aller vite, qui s'opposent : les libéraux d'un côté et les keynésiens de l'autre." Ce qui m'épate, c'est que ce débat - libéraux / keynésiens - ne soit pas tranché et qu'il génère encore ses disputes. Peut-être parce qu'on se trouve face à une contre-vérité facile à mettre en oeuvre politiquement (politique de la relance via l'impôt) et une vérité difficile à mettre en oeuvre politiquement (politique de la responsabilité individuelle) Dans mon article sur Rueff, qui n'était pas keynésien, j'avais cité son article de 1934 devant ses camarades polytechniciens de X Crise qu'il a republié peu de temps avant sa mort sous le titre "Pourquoi, malgré tout, je reste libéral". Ca fait un petit moment que je compte en faire une petite analyse/présentation dans mon blog. Rueff étant une personnalité française "qui a fait les grandes écoles" et qui a eu la confiance (pas toujours facile) du général de Gaulle, il a un profil qui peut capter l'attention de toute une catégorie Français sensibles à ces caractéristiques. Dans la suite, il développe son point de vue qui est peu ou prou ce qu'il a écrit dans sa tribune du Monde.
  21. Discours d'économiste atterré (un certain Christophe Ramaux) : "Alors que le grand débat est cadrée par l’objectif de réduire la part des dépenses publiques, l’économiste Christophe Ramaux rappelle, dans une tribune au « Monde », que l’argent public bénéficie aussi à la richesse privée." Sans dire, évidemment, que cette dépense est réalisée avec des fonds qui ont été d'abord prélevés sur la richesse privée. Quant à dire que le grand débat est cadré par l’objectif de réduire la part des dépenses publiques, bof, bof. ---> « Il faut se méfier des discours visant à “réduire la dépense publique” » https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/02/12/il-faut-se-mefier-des-discours-visant-a-reduire-la-depense-publique_5422255_3232.html
  22. Dérive autoritaire de Macron : la faute au libéralisme, paraît-il !! (6 février 2019 https://leblogdenathaliemp.com/2019/02/06/derive-autoritaire-de-macron-la-faute-au-liberalisme-parait-il/
  23. Oui, je sais. Je relevais cet élément de l'article de façon ironique pour montrer les clichés qu'il véhicule.
  24. Je voulais ajouter que cette levée de boucliers contre le "néo-libéralisme" dont Macron serait le représentant se passe aussi au Figaro avec cet interview (réalisée par Eugénie Bastié) : http://premium.lefigaro.fr/vox/economie/2019/02/04/31007-20190204ARTFIG00235-il-faut-s-adapter-que-se-cache-t-il-derriere-cet-imperatif-omnipresent.php L'auteur, une certaine Barbara Stiegler, fait une différence entre le libéralisme classique (qui, avec tout son laissez-faire, a échoué, la preuve : la crise de 29) et le néo-libéralisme dont l'idée serait d'après elle que l'État reprenne la main pour imposer les règles du jeu. Hayek représenterait un courant de ce néo-libéralisme qui, contrairement au libéralisme classique, postulerait que "l'homme n'a pas comme chez Adam Smith (1723-1790) des dispositions naturelles pour le marché, mais il doit être «rééduqué» pour s'y «adapter»". Barbara Stiegler nous avertit qu' "Il y a beaucoup de confusion intellectuelle sur ce sujet". A la lire, c'est bien mon impression.
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