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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Quand tu es prof tu as surtout intérêt à ne pas toucher un seul cheveu d'un élève d'une manière qui puisse être mal interprétée, quelle que soit la situation, sous peine que ça chauffe grave pour ton cul.
  2. Notre-Dame-des-Landes

    Moi ce qui m'amuse c'est cette haine de soi chez beaucoup de libéraux.
  3. Vous l'avez voulu, le voilà. --- --- --- --- ---
  4. Le féminisme

    Oui. J'essaie d'avoir une réflexion là dessus depuis un moment (quelle est l'envergure du libéralisme, quelle est la limite de ce qu'il peut condamner ou approuver...). J'ai deux pistes pour l'instant : La première est celle qui mène à l'approche thick : le libéralisme n'existe pas dans le vide mais se fonde sur des valeurs, en tant que libéraux on peut et on doit critiquer ce qui va à l'encontre de ces valeurs sous peine de scier la branche sur laquelle on est assis. Reste à savoir ce qu'on met dans le package parce que ça peut s'appliquer tout aussi bien aux émancipationnistes qu'aux conservateurs à la HHH. Le mérite (ou le défaut selon le point de vue) de cette approche est qu'elle permet aux libertariens de sortir de leur tour d'ivoire et de se battre dans le champ de mine culturel. La seconde est compatible avec l'approche thin : ce n'est pas parce que les membres de tel groupe de pression n'utilisent pas à cet instant précis l'état comme moyen de coercition qu'ils se retrouvent lavés de tout soupçon et au dessus de toute critique. On peut analyser leur idéologie et constater qu'à terme elle ne pourra pas être réalisée sans le recours à l'état. On peut observer leur comportement et en déduire qu'ils n'auraient aucun scrupule à utiliser la coercition s'ils en avaient simplement le pouvoir. Et quand ils auront le pouvoir il sera trop tard pour se réveiller. Le point négatif de cette approche est qu'on se fait traiter de parano, et qu'on reste vulnérable au "tu généralises trop y en a des bien".
  5. Images pas cool, justice sociale & steaks saignants

    C'est assez similaire, en moins pire, à une histoire qui date de quelques années sur un pyjama rayé avec un "étoile de shériff" :
  6. Images pas cool, justice sociale & steaks saignants

    On peut choisir d'interpréter un truc de toute évidence innocent de la pire manière possible, oui.
  7. Images pas cool, justice sociale & steaks saignants

    À la base ce n'est pas "les américains", c'est une bande de nuisibles qui se donnent pour mission de tout interpréter sous un angle idéologique complètement débile, de le faire bruyamment et d'emmerder tout le monde avec leur terrorisme intellectuel. Malheureusement en surfant sur les idiots utiles cette bande a gagné.
  8. Je vous interromps un moment pour vous rappeler l'origine de la discussion : Est-ce que tout le monde est d'accord pour dire que c'est de la merde ?
  9. Historionomie

    Ah bah c'est sûr que le passé est plus facile à prédire que l'avenir.
  10. Flims du moment

    Ender c'est clairement de la (soft) SF. Concernant Star Wars... http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Analysis/SpeculativeFiction Il n'empêche que même dans la fantasy la consistance interne est importante. C'est pour ça que pour ma part je classifie Star Wars dans la mauvaise fantasy.
  11. Animes, japoniaiseries & confiture de bibaces

    Les bouquins dont l'histoire est adaptée (light novels).
  12. Je raconte ma life 8, petits suisses & lapidations

    Après les ingés et les juristes voilà que liborg est envahi par les commerciaux. Tout se perd.
  13. Animes, japoniaiseries & confiture de bibaces

    Il faut s'accrocher un peu au début mais ça vaut le coup pour les derniers épisodes. Je ferais juste la critique que c'est avant tout une grosse pub pour les LN. J'ai lu le manga il y a longtemps (ainsi qu'Amon et Devilman Lady). La conclusion c'est que je ne suis pas très fan de Go Nagai, trop edgelord à mon goût.
  14. Animes, japoniaiseries & confiture de bibaces

    Du coup je l'ai regardé, en effet c'est rigolo. Un mélange entre Spice and Wolf et Overlord.
  15. Je commence par attirer votre attention sur le fait qu'il s'agit d'un sujet avec le tag "sérieux". Il n'existe pas pour plaisanter ou nous engueuler mais strictement pour échanger des informations. Il sera particulièrement surveillé par la modération, et je n'hésiterai pas moi-même à signaler le moindre écart. Je rappelle également certains points de la charte : Ceci étant posé, je vous propose de discuter ici de l'ethno-différencialisme (ou de manière équivalente en anglais race-realism), un théorie hétérodoxe mais néanmoins partagée par certains anti-libéraux et, plus grave, qui semble toucher certains libéraux. Voici deux vidéos proposées par @Eltourist et @Extremo qui illustrent ce dernier point. L'idée est d'examiner de manière critique cette théorie, ce qu'elle présuppose, comment elle fonctionne, ce qu'elle implique et comment elle est utilisée à bon ou mauvais escient afin d'avoir tous les éléments en main pour y répondre de manière libérale lorsqu'on la rencontre.
  16. Mes lectures du moment

    Je les ai fini la semaine dernière. Il va me falloir un moment pour digérer avant de pouvoir relire de la SF. Si je devais comparer à une autre œuvre juste en termes d'impression globale et d'impact ça serait l'ensemble robots + Fondation d'Asimov.
  17. Je trouvais que c'était pas mal pour poser le contexte avant d'aller dans les détails mais c'est vrai qu'il y a un écart de niveau avec le reste. Je suis ouvert aux suggestions pour le compléter de manière plus rigoureuse. Je pense que personne ne le sait. Oh il y a des tas d'éléments. C'est ce que je dis dans la partie sur la biologie : statistiquement, deux groupes qui diffèrent selon n'importe quel critère arbitraire présenteront également un ensemble d'autres différences. Je ne suis pas spécialiste du sujet. Est-ce qu'en ajoutant "hors mutation génétique rare" ça marche (et y a-t-il un rapport avec la race) ? Sinon je suis preneur de sources. Alors attention à bien comprendre la notion d'héritabilité qui n'est pas du tout intuitive (d'où mon long développement dessus). Sternberg et al. (2005) :
  18. Ça peut varier sans doute mais pas tant que ça. La démarcation avec le plus grand nombre de différences possible dans l'espèce humaine c'est sans doute entre les hommes et les femmes. Après la question c'est pertinent pour quoi. Si tu veux vendre du maquillage ou de la crème solaire la couleur de peau va être pertinente.
  19. Jeux de société

    Les jeux de société ont tendance à me casser les couilles depuis pas mal d'années. Mais techniquement ce n'est pas de leur faute, c'est juste que j'y joue exclusivement avec des filthy casuals en mode "ça fait 6 mois qu'on ne s'est pas vu, empressons nous de jouer au jungle speed parce que ça serait dommage d'avoir une vraie conversation lol, et puis comme ça on boira deux bières puis tout le monde rentrera chez soi en voiture à 23h30, qu'est-ce qu'on va s'amuser !" Ou alors c'est certains de mes potes qui deviennent trop vieux et il faut que j'en trouve des plus destroy.
  20. Définir les races socialement Il est désormais difficile d'argumenter qu'un concept est socialement construit tant la notion a été idéologiquement galvaudée. Cependant il arrive que le label soit correct. Les démarcations raciales telles que nous les connaissons nous semblent évidentes et solides, pourtant elles changent dans le temps et dans l'espace selon les buts politiques et les rapports de force. Ainsi, par exemple, le concept de race aryenne ne recoupait pas tous les européens ni tous les blancs. Durant le génocide au Rwanda les Hutus n'utilisaient pas comme critère la couleur de peau mais d'autres attributs comme la taille pour reconnaître les Tutsis. Aux États-Unis, une personne aux origines visiblement mêlées (peu importe la proportion) tend à être catégorisée comme non blanche (Ho, Sidanius, Levin, & Banaji, 2011) tandis qu'en Amérique Latine une personne tend à être catégorisée comme blanche dès qu'elle a des origines européennes visibles (Skidmore & Smith, 2005). Toutes les catégorisations raciales existantes sont réelles et utiles du point de vue de ceux qui les utilisent mais leur intérêt du point de vue scientifique se limite à leur rapport à l'Histoire et la société. Définir les races biologiquement Qu'en est-il alors des différences biologiques entre blancs et noirs ? Elles sont le signe que des sous-populations se sont retrouvées en relative isolation. Il faut noter ici que les processus d'évolution biologique ne se limitent pas à la sélection naturelle pour la survie, mais comprennent également des phénomènes sociaux non adaptatifs (sélection sexuelle) ainsi que des phénomènes réellement aléatoires tels que la dérive génétique (Hartl et al., 1997; Lande, 1976). Ces différences ne reflètent donc pas nécessairement des adaptations au milieu. Notons également que, statistiquement, deux groupes qui diffèrent selon n'importe quel critère arbitraire présenteront également un ensemble d'autres différences. À cet égard le critère "couleur de la peau" n'a aucun intérêt particulier justifiant de l'utiliser comme base pour définir des races. Fish (2002) propose par exemple un autre critère : les populations vivant dans des climats froids comme les Inuits tendent à développer des corps plus ronds pour conserver la chaleur. D'autres populations vivant dans des climats chauds comme les Masai tendent à développer des corps plus émaciés, ce qui maximise leur rapport surface/volume et leur permet d'émettre plus de chaleur. Selon cette nouvelle taxonomie les maigres et les gros sont deux races, chacune comprenant des individus blancs et noirs, et on pourrait trouver un grand nombre d'indices génétiques permettant en moyenne de les différencier. La légitimité scientifique d'une telle approche est exactement équivalente à celle s'appuyant sur la couleur de peau. Définir les races génétiquement La couleur de peau est un indicateur plutôt faible d'un point de vue génétique. La variabilité génétique est plus importante à l'intérieur de ces catégories qu'entre elles (Foster & Sharp, 2002), et elle est d'ailleurs beaucoup plus forte en Afrique par rapport au reste du monde (e.g. Tishkoff & Kidd, 2004; Tishkoff & Williams, 2002). Il y a 2% de différence entre l'ADN d'un humain et celui d'un chimpanzée, 0.1% de différence entre deux humains et 0.01% de différence entre les populations européenne, africaine et asiatique (Barbujani & Colonna, 2010; Jorde & Wooding, 2004), sachant que 98% de l'ADN humain est composé de régions non codantes (Elgar & Vavouri, 2008) et que dans les régions codantes les différences entre populations ne sont typiquement pas systématiques mais plutôt des variations de fréquences d'allèles. Lorsque de telles différences systématiques existent, elles concernent plutôt des traits simples comme la couleur de peau. Les traits comportementaux complexes comme l'intelligence tendent à dépendre de l'interaction entre un grand nombre de gènes, la contribution de chacun étant limitée (Chabris, Lee, Cesarini, Benjamin, & Laibson, 2015; Davies et al., 2011; Kirkpatrick, McGue, Iacono, Miller, & Basu, 2014). La recherche en génétique moléculaire et en imagerie cérébrale a pour l’instant échoué à détecter aucune relation entre les gènes et l'anatomie du cerveau d'une part, la race ou le quotient intellectuel d'autre part (Balaresque, Ballereau, & Jobling, 2007; Mekel-Bobrov et al., 2007; Richardson, 2011; Timpson, Heron, Smith, & Enard, 2007). QI et différences raciales Dans les études visant à lier race et intelligence, cette dernière est généralement définie suivant Boring (1923) comme "la quantité que les tests de QI mesurent". Une telle définition a le mérite d'illustrer l'absence d'accord théorique parmi les experts sur la nature de l'intelligence (Sternberg et al., 2005), qui se reflète également dans la multiplicité des tests de QI qui ne mesurent jamais exactement la même chose (Mackintosh, 2011). Par conséquent, s'il est généralement admis que le score des américains noirs est environ 15 points (un écart-type) plus bas, en moyenne, que celui des américains blancs pour les tests de QI (Cottrell, Newman, & Roisman, 2015; Neisser et al., 1996; Roth, Bevier, Bobko, Switzer, & Tyler, 2001), il est utile de compléter le tableau par d'autres types de mesures. Par exemple l'écart entre noirs et blancs est beaucoup plus important pour les connaissances techniques comparé aux tests de mathématiques ou de rapidité cognitive (Alderton, Wolfe, & Larson, 1997; Hough, Oswald, & Ployhart, 2001;Kehoe, 2002; Outtz & Newman, 2010; Wee et al., 2014), sachant que le QI incorpore généralement les deux. Par ailleurs l'écart pour la performance au travail est trois fois moins élevé que l'écart de QI (McKay & McDaniel, 2006). En outre l'écart de QI semble diminuer aux États-Unis (Dickens & Flynn, 2006; Mackintosh, 2011; Nisbett, 2005; Nisbett et al. 2012), ce qui se traduit par une augmentation des performances scolaires (très corrélées au QI) des élèves noirs par rapport aux blancs (Hedges & Nowell, 1998). Pour finir Fryer & Levitt (2013) n'ont trouvé aucune différence significative chez des enfants entre 8 et 12 mois. QI et héritabilité L'héritabilité est définie comme la proportion de variation d'un attribut entre les individus d'une population corrélée à la variation génétique dans cette population. Si le QI a une héritabilité de .50 alors on peut dire que 50% de la variation des scores de QI est potentiellement attribuable à des influences génétiques. La corrélation entre deux variables étant indépendante de leur niveau moyen, augmenter tous les QI d'une population de 200 points ne changera en rien le score d'héritabilité. Cette mesure est donc muette sur l'évolution possible des scores de QI (leur modifiabilité). La taille est un exemple de caractéristique extrêmement héritable (à un niveau supérieur à .90) mais également très modifiable comme l’illustre l'augmentation de la taille moyenne des dernières générations. L'héritabilité étant toujours mesurée pour une population, elle n'a aucun pouvoir explicatif sur les différences entre populations. La différence de taille entre deux populations peut être complètement liée à des facteurs environnementaux (nutrition, maladies...) sans que le score d'héritabilité de ces populations soit affecté. L'héritabilité peut être calculée avec plusieurs méthodes, la plus récente et directe étant la "genome-wide association study". L'héritabilité du QI a été estimée par l'une de ces études entre .40 et .50 (Davies et al., 2011) et par une autre à .35 (Kirkpatrick et al., 2014). Un tel score n'est pas surprenant pour une mesure qui se veut aussi générale que le QI. En effet il est connu que les traits définis les plus largement sont les plus héritables (Johnson et al., 2011). À titre de comparaison, Polderman et al. (2015) ont passé en revue 2748 études sur les jumeaux et trouvé une héritabilité moyenne de .48 pour environ 18 000 traits complexes. L'âge de la population considérée peut altérer l'héritabilité. Par exemple l'héritabilité de la satisfaction au travail a été mesurée à .312 à 21 ans, .187 à 25 ans et .198 à 30 ans (Li et al., 2016). Dans le cas du QI elle tend à augmenter jusqu'à atteindre des valeurs autour de .70 à l'âge adulte, ce qui a été nommé l'effet Wilson (Bouchard 2013). Cela peut s'expliquer en partie par le fait que, lorsqu'ils ont la liberté de le faire, les individus tendent à avoir un parcours de vie correspondant à leurs capacités physiques et intellectuelles (Kristof-Brown & Guay 2010). D'autres facteurs tels que l'éducation et l'environnement familial peuvent également altérer l'héritabilité du QI (Bates et al. 2013, Taylor et al. 2010). QI et brassage génétique La proportion d'origines blanches dans la population noire américaine atteint 24% (Bryc, Durand, Macpherson, Reic, & Mountain, 2015). Un moyen d'établir directement l'influence raciale dans le QI est de vérifier que les noirs américains avec le plus de gènes européens ont en moyenne un meilleur QI que ceux qui n'en ont pas. Witty & Jenkins (1935) ont sélectionné parmi 8000 enfants noirs les 63 avec le plus gros QI, qu'ils ont ensuite classé selon leurs origines telles que rapportées par leurs parents. La distribution des origines était étonnamment similaire dans les deux groupes, avec notamment 14.3% d'enfants d’origines principalement blanches chez les haut QI contre 14.8% dans le groupe contrôle. L'enfant avec le plus haut QI du groupe (une fillette au score exceptionnel de 200) n’avait aucun ancêtre blanc rapporté. Scarr et al. (1977) ont reproduit l'expérience avec une méthode plus moderne : ils ont évalué les origines de 362 enfants noirs avec des marqueurs sanguins et n'ont trouvé aucune corrélation avec 5 tests d'intelligence (le seul résultat s'approchant de la significativité était une tendance pour les enfants les plus blancs à moins bien répondre sur un des tests). Loehlin et al. (1973) ont également utilisé des marqueurs sanguins chez deux groupes indépendants pour un total de 84 adolescents noirs américains, et n'ont trouvé aucune corrélation significative avec le QI. Moore (1986) a mesuré le QI de 46 enfants noirs ou de race mixte ayant été adoptés soit par des parents noirs, soit par des parents blancs. Les scores des enfants avec 50% d’ADN blanc étaient virtuellement les mêmes. Il y avait en revanche un avantage de 13 points en moyenne pour les enfants vivant dans des foyers blancs. Dans la même veine l'étude de Willeman et al. (1974) montre un avantage moyen de 9 points de QI pour les enfants d'une mère blanche et d'un père noir par rapport aux enfants d'une mère noire et d'un père blanc, les proportions génétiques étant le même dans les deux cas. Eyferth (1961) a étudié les Besatzungskinder, des enfants illégitimes de soldats américains (et quelques français) élevés par des mères allemandes suite à la Seconde Guerre Mondiale. Le QI moyen des enfants de père noir (96.5) et de ceux de père blanc (97.2) était encore une fois identique, sans avantage pour les enfants purement blancs. La Minnesota Transracial Adoption Study (Scarr & Weinberg, 1976) est parfois citée en contre-exemple des études précédentes. Elle s'intéressait à 145 enfants noirs, de parents mixtes ou blancs, entre 4 et 12 ans, adoptés par des familles blanches de classe moyenne. Les QI moyens des trois groupes étaient 96.8, 109 et 111.5 respectivement. Notons qu'il n'y a encore une fois pas de différence entre les mixtes et les blancs, en revanche le score des noirs est significativement plus faible. Cette différence est néanmoins expliquée dans l'article : les enfants noirs ont été adoptés plus tardivement et leurs parents (à la fois génétiques et adoptifs) étaient en moyenne moins éduqués que ceux des autres groupes. Les mêmes enfants ont été testés à nouveau 10 ans plus tard (Weinberg, Scarr, & Waldman, 1992) avec comme nouveaux résultats 95.4, 109.5 et 117.6. L'augmentation du score des blancs est encore une fois expliquée dans l'article : un nombre disproportionné d'enfants blancs avec les scores de QI les plus bas n'ont pas pu être re-testés, biaisant la moyenne vers le haut. QI et environnement Des études comparatives internationales, utilisant souvent comme proxy du QI des mesures comme les scores PISA qui lui sont très corrélées (Rindermann, 2007), montrent un lien significatif entre le QI moyen et divers indices de développement comme le PIB par habitant, le nombre d'années d'études, l'espérance de vie, le taux de pauvreté, la liberté économique et le degré de démocratisation (Lynn & Vanhanen, 2006). On peut dès lors s'interroger sur la causalité entre ces facteurs. Le QI tend à augmenter de génération en génération (les néerlandais ont par exemple gagné 20 points de QI entre 1952 et 1982), ce qui a été nommé l'effet Flynn (Flynn, 1999). Comme nous l'avons vu précédemment cela ne contredit en rien l'héritabilité du QI (Dickens & Flynn, 2001). Cet effet est surtout présent dans les pays en voie de modernisation et devient moins important, négligeable voire négatif dans les pays les plus développés (Nisbett et al., 2012; Meisenberg & Woodley, 2013). Il est connu que l'éducation a pour effet d'augmenter le QI (Neisser et al., 1996), un effet quantifié à plus de 3 points par année d'étude en Suède (Falch & Sandgren Massih, 2011) et en Norvège (Brinch & Galloway, 2012). Les longues périodes de déscolarisation causent au contraire un déclin (Ceci, 1991). Von Stumm & Plomin (2015) ont trouvé que, sur 14835 enfants, la différence entre statut économique et social haut et bas entraînait un écart moyen de 6 points de QI à 2 ans qui se retrouvait presque triplé à 16 ans. Bakhiet et al. (2018) ont constaté qu'entre 5 et 12 ans le QI d'enfants de pays arabes devenait de plus en plus bas par rapport à celui d'enfants anglais. Ils nomment ce résultat l'effet Simber et proposent une explication en termes de Life History Speed (Figueredo et al. 2006) : lorsque l'environnement est imprévisible et dangereux (stress, mauvaise nutrition, parasites...) la maturation est plus précoce, ce qui se traduirait par le ralentissement puis l'arrêt du développement du QI à un âge où il continue de progresser chez les enfants occidentaux. Cas pratique : l'Italie Il a été proposé (Piffer & Lynn, 2014) que la présence historique de populations phéniciennes et arabes dans le sud de l'Italie aurait entrainé un mélange avec des gènes nord-africains dans ces régions (détectable à l'aide de marqueurs génétiques) qui expliquerait l'écart de 10 points de QI en moyenne (dérivé des scores PISA) entre les italiens du sud et les italiens du nord et par suite les différences de développement économique et social. Ce raisonnement a aussi été appliqué par exemple pour l'Espagne (Lynn, 2012). Daniele (2015) met en évidence qu'entre 2003 et 2013 le score italien moyen au PISA augmente de 19 points pour les mathématiques et de 14 points pour la lecture, une tendance portée quasi-exclusivement par les régions du sud tandis que dans les régions du nord la variation est négligeable ou négative. Une évolution similaire a existé en Allemagne où, après la réunification et sans qu'on puisse l'attribuer à la génétique, un écart de QI existait entre les régions de l'est et de l'ouest qui a été comblé par une augmentation de 0.5 points par an à l'est (Roivainen, 2012). Concernant l'influence des gènes arabes sur le développement économique, il est aisé de trouver des régions d'Europe avec une haute fréquence de marqueurs génétique nord-africains (Gérard et al., 2006) (par exemple la Sardaigne ou la Sicile) ayant un niveau de prospérité égal ou supérieur à d'autres régions où ils sont absents (par exemple le Kent). Au sujet du QI on peut noter que la proportion d'ancêtres africains est importante dans les populations juives, incluant les Ashkénazes (Moorjani et al., 2011). Références Alderton, D. L., Wolfe, J. H., & Larson, G. E. (1997). The ECAT battery. Military Psychology, 9, 5–37. Bakhiet, S. F. A., Dutton, E., Ashaer, K. Y. A., Essa, Y. A. S., Blahmar, T. A. M., Hakami, S. M., & Madison, G. (2018). Understanding the Simber Effect: Why is the age-dependent increase in children's cognitive ability smaller in Arab countries than in Britain? Personality and Individual Differences, 122, 38-42. Balaresque, P. L., Ballereau, S. J., & Jobling, M. A. (2007). Challenges in human genetic diversity: demographic history and adaptation. Human Molecular Genetics, 16, R134–R139. Barbujani, G., & Colonna, V. (2010). Human genome diversity: frequently asked questions. Trends in Genetics, 27, 285–295. Bates TC, Lewis GJ, Weiss A. (2013). 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  21. Et c'est à ce moment là que Lancelot réalisa qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Wall of text incoming.
  22. Front National

    Bah à ce stade ils peuvent faire mardi hallal, mercredi vegan...
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