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Jesrad

De l'énergie pratique et peu polluante

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On apprend bien des choses en lisant des sites de geeks.

Une pile nucléaire: bourrée d'hydrure d'uranium, ce machin de la taille d'une batterie d'avion de chasse (et probablement un peu plus lourd) fonctionne sur un mode de feedback négatif de criticalité.

En bref: tant qu'elle n'a pas atteint environ 800 C, l'hydrure se forme dans l'uranium et lui fait dépasser le seuil de criticalité de fission nucléaire, ce qui produit plein de chaleur et bloque la formation de l'ydrure, ce qui arrête la réaction. En gros, quand on pompe de la chaleur hors de cette pile en y faisant circuler un fluide caloporteur (de l'eau, il me semble), la réaction reprend proportionnellement pour remplacer la chaleur prélevée. C'est brillant.

À 27 MW de puissance et une durée de vie de 5 années, ça me semble un système idéal pour un Seastead (ramené à une échelle moindre), ou pour des régions peu développées qui auraient besoin de pas mal d'énergie (création d'un site industriel en Afrique, par exemple).

(Ça me rappelle que dans Snowcrash de Neal Stephenson, les générateurs thermiques à isotopes sont omniprésents.)

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En tout cas, c'est très intéressant. Maintenant, quelques questions :

- en terme de radioactivité, ce ne doit pas être neutre.

- l'hydrure d'uranium, at a dealer near you ?

En outre, tout le monde ne semble pas d'accord (d'après les articles) sur la faisabilité totale du bazar…

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L'enveloppe est suffisamment dense pour laisser échapper moins de radiation qu'un epsilon sur le rayonnement ambiant. Enfin, si on compte les 6 mètres de terre dans l'enveloppe, bien sûr.

Sinon, on ne fait même pas le plein, on achète une nouvelle pile de remplacement au bout d'environ 5 ans d'utilisation. Le lapin Duracell n'a qu'à bien se tenir.

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Sinon, on ne fait même pas le plein, on achète une nouvelle pile de remplacement au bout d'environ 5 ans d'utilisation. Le lapin Duracell n'a qu'à bien se tenir.

Je ne sais pas trop, mais il faudrait voir ce que coûterait (risque inclus) un refill : on vide le réacteur usé (qu'on a conservé accessible - tuyauterie - lors de l'enfouissement) et on le remplit avec de l'hydrure qui fait des bulles bien fraîches (et toujours plus de 2 calories à chaque gorgée).

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À quoi bon ? Ça coûterait probablement plus qu'une nouvelle pile entière: en dehors du cœur, c'est juste un bloc d'acier et de béton, on ne peut pas dire que ça soit très cher.

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(et toujours plus de 2 calories à chaque gorgée).

Un milliard de mégacalories oui !

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Un milliard de mégacalories oui !

Mais très peu de risque d'emballement. Des bombes atomiques à base d'hydrure d'uranium ont été conçues dans les années 50 aux Etats-Unis. La première d'entre elle était supposée être équivalente à 2 ou 3 kilotonnes de TNT ; elle a fait à peine 200 tonnes de TNT, et n'a même pas réussi à raser la tour où elle était installée.

ruthtesttower19530331uk3.jpg

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À quoi bon ? Ça coûterait probablement plus qu'une nouvelle pile entière: en dehors du cœur, c'est juste un bloc d'acier et de béton, on ne peut pas dire que ça soit très cher.

Ce qui est cher dans l'affaire, c'est les frais d'avocats. :icon_up:

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Ben oui, ce qui freine le progrès technique, c'est surtout, encore et toujours, les coûts de transaction.

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Guest jabial
L'enveloppe est suffisamment dense pour laisser échapper moins de radiation qu'un epsilon sur le rayonnement ambiant. Enfin, si on compte les 6 mètres de terre dans l'enveloppe, bien sûr.

Le problème n'est pas tellement là. Ca veut dire qu'on laisse des matériaux radioactifs à la portée du public. Ca veut dire que les bombes sales, au lieu d'être dans les tiroirs des terroristes internationaux, seront à la portée de l'ARB… Le saut technologique à faire pour la popularisation du nucléaire, c'est trouver un moyen de rendre impossible la réutilisation des déchets radioactifs à des fins de contamination.

Le problème de la bombe sale n'est pas tant les vrais dégâts qu'elle causerait mais l'impact psychologique. Avec 300 grammes de déchets en poussière qui s'infiltrent partout, on peut condamner un immeuble à être rasé faute de pouvoir le décontaminer.

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Et avec quelques kilos de produits autrement plus ordinaires que des matériaux fissiles, en plus d'être fichtrement moins dangereux à manipuler (la poussière en question, une fois qu'on en respire un peu, c'est le cancer de la plèvre et/ou de la thiroïde assuré), on peut raser l'immeuble directement, et les gens dedans avec.

Donc, non, je ne vois pas trop l'intérêt.

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Tiens, est-ce que quelqu'un connaît des réactions de fission qui donnent des produits peu ou pas radioactifs ?

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Tiens, est-ce que quelqu'un connaît des réactions de fission qui donnent des produits peu ou pas radioactifs ?

Intéresses-toi aux séries radioactives, et choisis celle qui te plait le mieux. :icon_up: C'est pas de la fission, mais c'est intéressant quand même.

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Tiens, est-ce que quelqu'un connaît des réactions de fission qui donnent des produits peu ou pas radioactifs ?

Il y a les idées de Carlo Rubbia de contrôler la fission par accélérateur de particule (on remplace les neutrons par des protons à haute énergie). L'idée est que la production de déchets est quasi nulle (ce sont les neutrons qui provoquent des isotopes instables sources de la radioactivité résiduelle d'après ce que j'ai compri).

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/rubia.html

http://www.iaea.org/NewsCenter/News/2004/sf.html

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En fait, la protection nucléaire, c'est simple. Tu as les rayons alpha, bêta et gamma. Les plus emmerdants sont les rayons gamma, qui traversent à peu près n'importe quoi, y compris d'épaisses enceintes de confinement ou des systèmes de refroidissement sans y laisser d'énergie… Heureusement, ils traversent souvent le corps sans y commettre de dégât ; sauf que quand ils en commettent, ça fait mal. Bref, il est tout à fait souhaitable de réduire leur production autant qu'il est possible, pour des raisons sanitaires mais aussi de rendement.

Ensuite, viennent les rayons alpha et bêta, qui peuvent être arrêtés par respectivement une feuille de papier et un millimètre de métal. Eux ont un très fort pouvoir ionisant et donnent volontiers leur énergie au système de refroidissement. Ils sont produits par deux sortes de matériaux : ceux dont la demi-vie est courte, et ceux à la demi-vie longue. Ceux à la demi-vie longue posent de sérieux problèmes de stockage, puisqu'ils restent radioactifs plus longtemps que la durée de vie du réacteur ; heureusement, ils sont "peu" radioactifs (ben oui, ils émettent leurs radiations sur une plus longue durée). Ceux à la demi-vie courte, eux, sont très intensément radioactifs, mais se dégradent vite. L'idéal étant de maximiser la quantité de ces derniers au cours du fonctionnement de la centrale, et de minimiser leur quantité à chaque fois que le coeur doit être chargé, rechargé, déchargé, ou en maintenance. Par exemple en trouvant une série nucléaire (naturelle ou artificielle) dont le premier représentant est à demi-vie longue, et où chaque "descendant" a une demi-vie très courte, jusqu'au produit final stable.

Edit : merci Nick de Cusa, c'est moi le bêta. :icon_up:

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Tu as écrit deux fois rayons gammas dans ta description des caractéristiques spécifiques de chaque rayon.

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Il y a les idées de Carlo Rubbia de contrôler la fission par accélérateur de particule (on remplace les neutrons par des protons à haute énergie). L'idée est que la production de déchets est quasi nulle (ce sont les neutrons qui provoquent des isotopes instables sources de la radioactivité résiduelle d'après ce que j'ai compri).

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/rubia.html

http://www.iaea.org/NewsCenter/News/2004/sf.html

Il me semble que c'est la même chose dans la fusion catalysée: les protons remplacent les neutrons, du coup on n'a quasiment pas de rayonnements gamma (sauf quand l'électrode contient des traces de certains métaux, ou qu'il y a du deutérium qui réagit) - voire pas de rayonnements du tout (phonons). Il y a sûrement quelques labos qui suivent la piste d'une fission catalysée sur le même modèle. Je n'ai pas regardé de près ce domaine depuis 2004, j'vais ptêt m'y remettre.

Rayon alpha: ion (atome d'Hélium ionisé)

Rayon beta: fermion (électron ou positron)

Rayon gamma: boson (photon très "chaud")

Rayon delta: fermion secondaire, engendré par une ionisation dûe aux précédents

Rayon epsilon: fermion tertiaire

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