Aller au contenu

Mégille

Tribun de la Plèbe
  • Compteur de contenus

    6 155
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    30

Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. Je ne sais pas ce qui a été écrit là dessus, mais faire une critique du concept d'espèce me semble assez facile. Et pas forcément con, maintenant que j'y pense. Ca, c'était plutôt le blanquisme. nsfw... je crois ?
  2. A propos du coté trop abstrait du go : j'ai l'impression qu'alors qu'avec les échecs, on part de quelque chose de très concret (on bouge de petits soldats sur un champs de bataille) pour aller vers des suites de changements abstraits, le go permet l'inverse. On n'y voit au début qu'une sorte de repère cartésien sur lequel on pose des points, mais avec de l'expérience on se met à voir intuitivement des forteresses imprenables, des tentatives de saboter les constructions adverses, des avant-gardes lancées en éclaireurs, des fronts ou le combat est acharné, etc. Entre ça et le sentiment d'être contraint (par les mouvements possibles ou non des pièces, par le fait qu'elles se fassent obstacles, etc), je crois que je trouve jouer au go plus agréable.
  3. Référence à https://fr.wikipedia.org/wiki/Communisme_de_guerre ? Ca avait si bien fonctionné la dernière fois...
  4. Bienvenue ! N'hésite pas à t'adresser à moi si jamais tu as une question /des problèmes avec d'autres membres ou la modération, c'est mon boulot de tribun. Et n'oublie pas de te choisir un avatar, comme l'a dit PABerrier ! Je suis sûr qu'il y a des débats intéressants à avoir à propos de ces deux domaines ! Par contre, prépare toi, tu t'aventures dans un antre de libéraux forcenés beaucoup plus radicaux que tout ce à quoi tu as sans doute été confronté jusqu'à présent...
  5. Mégille

    Suicide & Nanarcapisme

    Quelques remarques en parfait profane : La variation inter-individuelle (de réaction mentale, par exemple, suite à une rupture, un viol, etc) n'est pas une preuve qu'il y ait une explication à trouver du coté de la vie mentale du patient, et que celle-ci ait du sens pour lui. En témoignage la variation inter-individuelle de réponse du corps à des problèmes de toute évidence seulement physique. Je pense que c'est le sens de l'un des arguments de Lancelot. Mais à la fois, la possibilité qu'il n'y ait pas d'explication mentale cohérente à la dépression (c'est une possibilité abstraite, logique, je n'affirme pas que c'est une véritable possibilité psychiatrique : je n'en sais rien) n'est pas non plus une preuve que le dérèglement physiologique observé et mesuré, et sur lequel agit le médicament, n'a pas lui-même d'autres causes susceptibles de faire ressurgir le problème. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'explication simple et compréhensible pour le patient/son biographe/son psychanalyste qu'il y aura nécessairement une explication simple et compréhensible pour le physiologue. Cependant, que la cause ne soit pas connue et comprise n'implique pas nécessairement qu'il ne soit pas possible de remédier véritablement au problème. Il y a un paquet de problème pour lesquels la compréhension de la cause ne change pas grand chose à la solution, par exemple, la cause d'un incendie, une fois que celui-ci est lancé. Si certains problèmes psychiatriques ressemblent à ça, alors, la compréhension de leur cause peut avoir un intérêt intellectuel, et *peut-être* à faire de la prévention, mais à rien de plus. Ex : on comprend très mal les causes de l'allergie. On est tout de même capable d'identifier et de comprendre plusieurs étapes de la chaîne de causes physiologiques qui amène à ses symptômes, et on est capable d'agir médicalement à ce niveau là, par des antihistaminiques et des corticoïdes par exemple, pour empêcher ou au moins tempérer les symptômes, même si ça n'empêchera pas le problème de ressurgir lors du prochain contact avec l'allergène. Enfin, même si on ne bite rien à pourquoi telle personne est allergique et pas une autre (et peut-être que derrières quelques vagues généralités il n'y a rien qui ne soit pas trop complexe pour pouvoir être compris) n'empêche pas pour autant de régler le problème, par une désensibilisation par exemple (ou une TCC, pour sortir de l'analogie). Vous connaissez cette parabole de l'ivrogne qui cherche, la nuit, ses clefs sous un lampadaire... non pas parce qu'il sait les avoir perdu à cet endroit, mais seulement parce que c'est ici qu'il y voit quoi que ce soit. En voyant l'herméneute de l'esprit et le physiologue du cerveau chercher tous les deux à identifier et comprendre la totalité sous prétexte qu'ils en ont compris un morceau (un certain récit donnant un sens au problème pour l'un, une certaine étape de la chaîne causale menant au symptôme), j'ai l'impression d'en voir une variante. Elle ressemblerait à : deux enfants on perdu leurs billes, ils les cherchent chacun sous un lampadaire différent. Chacun en a trouvé quelques unes, et continue à chercher sous son rond de lumière, mais sans se rendre à l'évidence que la grande majorité des billes restent dans l'obscurité. Ceci étant dit, que l'on ait pas de solution miracle aux problèmes mentaux, dure ou douce (avec ou sans médicament) est une bonne chose. Un truc magique pour apaiser n'importe qui à coup sur serait l'instrument de contrôle parfait, qui permettrait de faire accepter n'importe quelle situation, même la plus injuste.
  6. Je connais des bears de cette couleur là, le problème est surtout que certains d'entre eux aiment ça.
  7. My bad, je n'avais pas vu que ça avait déjà été conseillé.
  8. A la croisée des mondes, c'est très bien. Personnage principal de son âge, univers original, et de bonnes valeurs derrières (chaque personnage positif est une figure de la liberté).
  9. Mégille

    Shower thoughts

    J'ai lu deux trois trucs de et sur Chalmers, mais il y a un certain temps, et pas exhaustivement, donc je n'ai pas de conseil pertinent à donner de ce coté là. (en philo analytique contemporaine, j'ai surtout creusé la métaphysique modale) Et rien de Dennett.
  10. J'ai pas mal joué au go il y a quelques années, avec quelques personnes que j'ai initié, et surtout en ligne. Mais j'ai très peu joué au "vrai" format, trop long, et très abstrait, j'ai beaucoup plus souvent joué sur du 13x13. Je dois être très rouillé, en plus de ne jamais avoir été très bon, mais j'aimerais bien m'y remettre à l'occasion. Je me suis aussi déjà bricolé un shogi en carton pour l'essayer avec des amis, après en avoir lu les règles sur internet. Mais je n'y ai jamais joué avec d'autres personnes, donc on faisait sans doute un peu n'importe quoi (je n'ai aucune notion concernant les stratégies spécifiques à ce jeu). Jamais essayé le xiang qi.
  11. Oui, je sais bien. Mais il ne me semble pas que la jurisprudence de la SCOTUS fasse partie de la constitution. Donc pourquoi une loi statutaire ne pourrait-elle pas faire ce que fait RvW ? Evidemment que si c'est inconstitutionnel /contraire à une norme supérieure, ça pourra être cassé par une cours. Mais l'est-ce ? Le rejet de RvW impliquerait que la constitution n'interdit pas aux états d'interdire l'avortement, mais ça n'impliquerait pas que le "droit d'interdire l'avortement" soit réciproquement garantie par la constitution (interdisant au gouv fédéral de s'y opposer). Un amendement serait beaucoup plus fort et durable, mais d'une part, ce serait aussi beaucoup plus difficile à faire passer (que ce soit en obtenant les 2/3 du Congrès ou les 3/4 des états, c'est très loin d'être envisageable pour les dems aujourd'hui), et j'ai du mal à voir pourquoi ce serait absolument nécessaire, si le but est simplement d'autoriser l'avortement au niveau fédéral (quitte à ce que ce soit remis sur la table d'une élection à l'autre).
  12. Une grosse différence tout de même est que Méluche est anti-UE et anti-OTAN. Mitterrand avait adopté le programme communiste en politique intérieure, mais n'entendait rien changer niveau politique extérieure. Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose, mais ça révèle tout de même une orientation politique assez différente. Aussi, que je sache, Mitterrand n'avait pas pour intention de convoquer une constituante et de réinventer une république à sa sauce. Et je doute qu'il ait eu une personnalité aussi autoritaire et agressive que Jean-Luc. Difficile de savoir comment Mélenchon dirigerait un état, mais sa façon de diriger son "mouvement" est justement très différente de la façon dont Mitterrand a réuni autour de lui. Mitterrand cherchait à mettre tout le monde d'accord à gauche en trouvant un terrain d'entente commun. Mélenchon, lui, prétend de temps en temps chercher à réunir, mais seulement lorsque ça lui permet d'accuser les autres de ne pas le faire (alors qu'il est le premier à snober les mains tendues venant des autres chapelles). Concrètement, il a "marche ou crève" pour mot d'ordre vis-à-vis de ses alliés, il exige d'eux une soumission totale. Corrélativement, Mitterrand n'était pas seul et avait un appareil de parti derrière lui -plusieurs, même- , et donc, d'autres personnalités avec qui exercer le pouvoir, qui lui étaient fidèle, mais sans être ses sbires. Mélenchon est seul, et ses lieutenants sont simplement ses favoris parmi ses adorateurs, pas de véritables collaborateurs, aucun d'entre eux n'auraient d'existence sans lui. Donc non, on a oublié de le répéter cette année -sans doute parce que tout le monde était beaucoup trop obnubilé par Zemmour- , mais Mélenchon n'est pas seulement un gauchiste économique parmi d'autres. Je ne sais pas si il est vraiment plus proche de Maduro que de Mitterrand, mais il y a bel et bien quelque chose de Maduro chez lui.
  13. Pourquoi est-ce que ça devrait absolument être dans la constitution ? La constitution interdit-elle à Biden et au Congrès de faire une loi statutaire qui se substituerait à RvW ?
  14. Historiquement, le terme de privilège renvoie d'abord non pas à un état de chose, mais à une loi discriminatoire. Et ce n'était pas forcément propre au fait d'être une classe dominante, d'ailleurs. Chaque ville, chaque corporation, chaque ordre etc avait son petit lot de "privilèges" sous l'ancien régime. Parler de "privilège" pour toute forme d'avantage, de fait comme de droit, dont jouit spécifiquement la classe la mieux lotie est donc doublement inexact. De ce point de vue, tu commets à mes yeux la même erreur que les "woke", @UnHommeLibre. A ceci prêt que eux vont évacuer tout ce qui, dans la situation de quelqu'un, peut être attribué à un mérite individuel, et que tu fais exactement l'inverse. Mais vous vous rejoignez encore sur le fait de laisser de coté les inégalités "neutres", qui ne sont ni des injustices, ni des sources légitimes de fierté. Par exemple, on trouve souvent dans la liste des "privilèges blancs" le fait de pouvoir voir autour de soi et dans les médias majoritairement des gens qui nous ressemblent.
  15. Bienvenue ! Si jamais tu as des questions sur le fonctionnement du forum, ou que l'attitude d'autres membres ou même de la modération te semble injuste envers toi, n'hésite pas à t'adresser à moi, en tant que tribun de la plèbe, je suis là pour ça.
  16. La généalogie oui, puisqu'elle va de paire avec l'histoire familiale et l'ancrage dans une communauté, ce qui fait défaut aux soi-disant "trans-race" (concept généralement refusé). La génétique en elle-même non, personne ne va considérer Hitler comme racisé sous prétexte qu'il était de l'haplogroupe E du chromosome Y. Le phénotype va contribuer à l'assignation, dans la mesure où il joue sur la façon dont la personne est perçue. Mais il ne l'est pas tout entièrement/rigoureusement, personne ne va s'appuyer sur des mesures craniométriques pour déterminer la "race" de quelqu'un (sauf si ça devenait une pratique courante, mais alors, ce serait pris en compte en tant que phénomène social, et pas pour le critère mesuré lui-même). Et ça ne va pas être le seul critère non plus, la façon de s'exprimer, de s'auto-identifier, et d'être identifié par les autres va jouer aussi. Enfin, de ce que j'en comprends.
  17. La blanchité étant une construction sociale et historique (différente de tout ce qu'on peut dire sur le phénotype ou la génétique des populations), il n'y a pas de très gros problème théorique qu'une personne, ou une catégorie, soit blanche quelque part, et non-blanche ailleurs. Je pense que Alexandre Dumas est vu comme principalement blanc en France, alors qu'il serait vu comme tout à fait noir aux USA. A ça, on peut ajouter que les immigrés ou descendants d'immigrés peuvent avoir des profils très différents en Europe et en Amérique, même avec le même pays d'origine. Je pense par exemple aux indiens d'Angleterre qui sont majoritairement des shudra alors que ceux des USA sont plus souvent brahmanes. Ceci étant dit, la notion de "privilège" est assez confuse, et attendre une discours rigoureux et cohérent à son propos impliquerait a minima de la redéfinir.
  18. Bienvenue ! Si jamais tu as des questions sur le fonctionnement du forum, ou des soucis avec la modération ou d'autres membres, n'hésites pas à t'adresser à moi : c'est mon boulot de tribun.
  19. Et bien, j'ai l'impression que la pensée et la pratique politique de De Gaulle sont une sorte de "fascisme modéré". Nationalisme, antiparlementarisme, recherche d'une troisième voie entre capitalisme et socialisme, corporatisme (par sa volonté d'une représentation des "forces vives" au parlement), anticommunisme parfois violent, culte du chef... à peu près tous les éléments essentiels sont là, à part le coté va-t-en-guerre et l'élimination des autres tendances politiques. Ce sont deux assez gros morceaux manquants, mais ils sont peut-être tout de même présent à petite dose, via sont hostilité aux partis politiques, et sa méfiance et sa distance vis-à-vis des autres puissances en politique étrangère. Bref, bien plus qu'un courant sui generis, ou qu'un courant droite parmi d'autre à coté du libéralisme classique et de la démocratie chrétienne, le gaullisme me semble appartenir à la grande famille de l'extrême-droite. Et ça colle d'ailleurs avec la formation intellectuelle du bonhomme. Son opposition à Pétain ne suffit pas à nier tout ça (d'ailleurs, Maurras, l'idole du jeune de Gaulle, était lui-même opposé à Hitler, par nationalisme français), et l'antigaullisme de l'extrême-droite française sous la cinquième république (enfin, jusqu'à la dernière décennie) me semble être plus circonstanciel, et dû à la guerre d'Algérie, que véritablement idéologique. D'où mon interrogation sur le rapport de l'extrême droite à De Gaulle sous la quatrième. Poujade s'opposait-il à lui ? Etait-il pétainiste ? D'ailleurs, la recherche d'une "troisième force" entre les communistes et les gaullistes sous la deuxième législature semble les renvoyer dos-à-dos, et révéler une perception de De Gaulle comme ayant été un extrême. Mais je ne connais pas les termes du débat public de l'époque. edit : j'aurais peut-être dû créer un nouveau fil, non ?
  20. Mégille

    Tweets rigolos

    Je suis prof, hein... Je suis bien placé pour savoir que les 18h, c'est sur le papier, et je ne cherchais pas à ironiser sur quoi que ce soit, j'émettais simplement une hypothèse.
  21. Mégille

    Tweets rigolos

    Prof certifiée, au bout de quelques années ?
  22. Je ne sais pas si ça compte comme une question alakon(tm), mais je m'interroge sur le relation entre les gaullistes et les poujadistes sous la quatrième république. A part que sous la cinquième, Poujade a appelé à voter contre De Gaulle (j'imagine, à cause de l'Algérie ?), je ne trouve pas grand chose sur internet. Les deux me semblent avoir quelques points de convergence, mais je ne sais pas s'ils se reconnaissaient l'un l'autre comme appartenant à une même famille idéologique. Est-ce un troll contre la raison suprême si je compare les idées de De Gaulle et de Poujade à celles de Lepen et de Zemmour, respectivement ?
  23. Mégille

    Shower thoughts

    Toi tu as vu la vidéo de Mould Non, connaissais pas. Ca, et le fait que nos cellules gustatives sensibles à l'acidité sont justement des détecteurs d'ions h+, c'est à dire, de protons libres.
  24. Mégille

    Shower thoughts

    D'ailleurs, shower thought : l'acidité, c'est le goût du proton.
  25. + désertions
×
×
  • Créer...