Aller au contenu

Rincevent

Membre Actif
  • Compteur de contenus

    65 595
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    158

Tout ce qui a été posté par Rincevent

  1. Ce n'est pas une question de gens peu instruits. Il est temps de lire Elinor Ostrom.
  2. Moins qu'il y a quelques décennies. On pourrait en revanche parler des nuisances sonores en ville, qui sont un vrai problème un peu ignoré, mais ce n'est plus de l'écologie, c'est de la qualité de vie. Les gens confondent les deux, alors que ça n'a pas grand chose à voir. Bien entendu, mais pas besoin de voter écolo pour ça. La protection de la nature et des paysages, historiquement, c'est plutôt un truc de conservateurs un peu romantiques (d'ailleurs, en anglais on parle à ce sujet de conservationism, et c'est tout sauf un hasard). En fait, ça marche bien dès qu'on met d'une part de la responsabilité et de la propriété dans la réflexion (éléments sans lesquels il n'est pas de liberté possible) ; et ça marche encore mieux quand on y ajoute un souci des générations à venir, du patrimoine hérité et du long terme dans l'équation (typiquement des éléments liés à un possible soubassement conservateur et enraciné qu'on peut choisir d'adjoindre au libéralisme pour le compléter, mais qui ne convient en effet pas bien au loréalisme pour sauterelles au libéralisme dans sa version anywhere).
  3. Je n'ai pas à te convaincre sur le programne écolo, mais sur les raisons du vote écolo. Ton argument "les écolos traitent de problèmes qui parlent aux gens" tombe à l'eau dès que l'on considère la faiblesse du vote écolo dans les coins qui ont de vrais problèmes de dégradation de l'environnement.
  4. C'est un problème objectif, lié au raccourcissement de l'horizon temporel général et à l'abandon de toute perspective historique. Si. Pendant deux siècles (si ce n'est davantage), les gens étaient très motivés par l'idée que leurs enfants et leurs petits-enfants vivront mieux qu'eux. Mais la culture du narcissisme a atteint un tel niveau que c'est aujourd'hui inaudible dans de larges sections de la population.
  5. Ça tombe bien, ce n'est pas ce à quoi les écologistes consacrent l'essentiel de leur propagande. Un tas d'urbains croient dur comme fer que voter écolo, c'est voter pour davantage de parterres de fleurs et de petits espaces verts en ville. Ce n'est pas vrai, c'est même faux au point d'être l'opposé exact de la réalité : voter écolo, c'est voter pour que les villes ressemblent à des dystopies post-apo, c'est voter contre des infrastructures qui fonctionnent correctement, c'est voter contre les activités économiques locales capables de vivre sans subventions, c'est voter pour martyriser tout ce qui peut rappeler la société d'hier (celle qui a rendu possible tout le progrès du XXème siècle, du XIXème siècle ainsi que des précédents), c'est voter pour l'entre-soi d'une classe qui ne peut exister qu'en exploitant un lumpenprolétariat rejeté loin du centre-ville afin que les gentils sachants se retrouvent exclusivement entre eux parce que ces grosses têtes en flocons sont incapables de supporter la seule diversité qui compte en démocratie : la diversité d'opinions et de visions du monde. En un mot, le meilleur indice, c'est que le vote écolo est généralement très faible aux endroits précis où il existe de vrais problèmes de pollution.
  6. Oui, les écolos ont de l'influence principalement parce que ce sont les seuls à aborder certains sujets techniques. L'autre partie de leur influence est le terrorisme intellectuel implicite qu'ils exercent sur le reste du spectre politique : même leurs opposants les plus frontaux vont rarement au delà de "leur cause est juste mais les moyens qu'ils proposent sont contre-productifs", ce qui revient à une défaite par forfait sur le terrain choisi par l'ennemi.
  7. Surtout quand elles sont adoptées... ce qui n'arrive que dans une minorité des cas. Quand elles sont rejetées, ça calme pas mal le débat. Voilà.
  8. Les votations populaires se passent à trois niveaux : fédérales, cantonales, et communales. Quand tu votes sur un objet relatif à ta commune, qui est souvent en Suisse de taille modeste, dont tu connais et croise régulièrement une partie pas négligeable de la population (dont certains font partie du comité en faveur du oui, et d'autres au comité en faveur du non), alors tu as une bonne idée de l'impact réel de ta décision (ce que ça va changer pour tes impôts, ce que ça va changer dans le paysage..,), et tu votes de manière un peu responsable. Comme tu le fais quatre fois par an, voter de manière responsable devient une habitude. Ce qui permet de voter de manière un peu moins irresponsable à l'échelon du dessus (cantonal, puis fédéral). Supprime les votations communales et cantonales, et d'ici une génération ou deux les votations fédérales auront des objets et des résultats aussi delirants que tu le souhaites. Ce n'est pas parfait, loin de là ; mais la vertu civique, cela s'éduque.
  9. La sélection du personnel politique, notamment. Et la création d'un biais pour ce qui est gros, théorique et creux (parce que le régime déteint toujours sur son petit personnel).
  10. L'indépendance de la partie francophone de la Suisse n'a absolument aucun sens. Ce qui a du sens en Suisse, c'est que les cantons ont une très large autonomie, parfois au point d'avoir leur propre ministère des affaires étrangères. Par ailleurs, l'indépendance du Jurrrrra a permis aux Jurassiens de ne faire leurs erreurs qu'entre Jurassiens et de laisser les Bernois tranquille (qui eux aussi feront leurs propres erreurs, différentes). Et c'est très bien ainsi. Tu préfères le médiocre d'autrui à l'extrêmement mauvais de par chez toi, nuance. D'autant qu'une bonne part de l'extrêmement mauvais de par chez toi est dû à ce que ce soit autrui qui décide. "Quelques années", c'est très insuffisant pour renouveler un écosystème politique et administratif déresponsabilisé et corrompu par l'UE. Exactement de la même manière que Thatcher n'a pu être Thatcher que parce qu'elle a fait ses classes avant l'intégration du Royaume-Uni (et aussi parce que la CEE n'était pas l'UE, même si le déjà la dernière pointait sous la première).
  11. Non, ça c'était la CEE. L'UE, c'est tout autre chose. Voilà.
  12. Ça tombe bien, la France fait partie de ces pays où l'on se contrefout pas mal de ta souche.
  13. Tu parles aussi bien slovène ou maltais que français ? Les miens ont été naturalisés entre le début et le milieu du XXème siècle ; et ça ne m'empêche pas de me sentir très français malgré tout. Si je n'avais pas de l'amitié et de la considération pour toi, je dirais que tout cela sonne comme les paroles d'un gosse de riches qui militerait pour l'abolition de l'héritage. Et à ce gosse de riches, je répondrais qu'il a déjà hérité une partie de son héritage, et que l'ingratitude est un vilain défaut. C'est celui qui constatait, avant même de passer la frontière, que plus le sujet est éloigné, plus leurs opinions sont à côté de la plaque et plus les gens votent n'importe comment. En Suisse, les votations fédérales ne tiendraient pas long sans l'éducation pernanente réalisée par les votations communales.
  14. Il n'en a pas toujours été ainsi, et il n'en sera pas toujours ainsi. Oui, mais au moins ce seront nos erreurs. C'est aussi pour ça que je suis très favorable aux référendums populaires à l'échelle de la commune : c'est éducatif.
  15. Plus tu sens la corruption des politiques, plus elle est insupportable et plus il y a de pression pour la réduire, toutes choses égales par ailleurs (le niveau de base de pression anti-corruption sera sans doute assez différent à Upsalla ou à Porto-Vecchio ). Par ailleurs, la corruption en Corse a assez peu d'effet sur l'Alsace ou le Morbihan, ce qui est un autre avantage de la subsidiarité. Tandis que la corruption à l'UE...
  16. Ou bien on veut un Frexit parce que, si on n'est pas sûrs que des politiciens nationaux défendent l'intérêt de leurs concitoyens, on est en revanche certains que des politiciens étrangers ne le défendront pas, voire iront délibérément contre.
  17. Ou plus tardifs : le mormonisme s'en est pris plein la gueule avant d'aller voir dans l'Utah si il y était (il est né dans les burt-down counties de l'upstate New York). On parle même de "guerres mormones" (c'est un peu exagéré, mais il y a eu des morts). Ça se discute. L'islam doit bénéficier de la liberté religieuse, dans la mesure où il est une religion au sens où l'on entend le concept de religion en Occident. Mais je doute que pour la plupart des musulmans de France, il corresponde à ce concept et pas à autre chose. Voilà.
  18. Je n'ai pas de données sur le sujet, mais en effet ce serait fort pertinent : les structures familiales ont évidemment un impact sur le statut de la femme. Mais ça ne peut pas être le seul facteur, on pourrait aussi croiser avec le type classique d'exploitation agricole (openfield, ou bocage, ou exploitation méridionale, qui donnent des types différents de sociabilité en repas), et même avec le type de production locale historique (selon ce que tu produis, ta femme a sans doute plus ou moins de rôle en cuisine).
  19. Je le sais, un nombre pas négligeable sont venus se réfugier dans le coin. Le problème principal est d'avoir voulu emmerder les non-vaccinés ; mais limiter le choix pour obéir à ce "nudge" est aussi un problème, surtout quand seules des technologies nouvelles sont autorisées (alors que d'autres pays autorisent des technologies plus classiques). De fait, je connais rien que sur ce forum au moins deux participants qui se seraient peut-être fait vacciner si des technologies classiques avaient été disponibles.
  20. Autorisé en Europe en Juin 2022. Or, tu sais très bien que l'épidémie a soudain-t-à-coup pris fin en Février-Mars de la même année. Par ailleurs, j'avais fort heureusement précisé plus haut : Phrase prononcée de 4 Janvier 2022.
  21. En effet (et c'est très bien). Sauf que, surtout en Occident, toutes n'ont pas été autorisées (ou pas dans un délai raisonnable).
  22. Les deux que tu mentionnes sont basés sur des adénovirus (donc n'ont même pas l'excuse du "c'est de l'ARN donc y a pas de danger si on oublie assez fort l'existence des transcriptases inverses"). Pour ceux qui voulaient juste un truc basé sur des protéines/antigènes/whatever-molécule-qui-serve-de-signature, pas sur de la machinerie génétique, qu'est-ce qui a été autorisé (mettons, avant la date où Manu a déclaré qu'il voulait emmerder les non-vaccinés, pour garder une fenêtre temporelle raisonnable) ?
  23. C'est avant tout ça, le fond de mes deux derniers messages. Nos corps sont des miracles de redondance et de résilience qui parviennent à être encore à peu près opérationnels dans des conditions invraisemblablement défavorables, et il en faut plus que ça pour que des gens tombent raides morts dans la rue. Il y a deux ou trois ans, quand quelqu'un osait avancer qu'il préférait une technologie plus classique, il était quasiment traité d'obscurantiste ; aujourd'hui, la technolâtrie aveugle, à marche forcée et sourde à toute objection a pris un peu de plomb dans l'aile... ce qui n'empêche pas les mêmes de commencer réfléchir à la "maladie X", histoire d'anticiper et d'être certains de faire encore mieux la prochaine fois.
  24. Hé, j'avais complètement ignoré ce détail, mais l'ARNm à injecter n'est en fait pas exactement de l'ARNm. Normalement, les quatre bases de l'ARN sont A, U, C, G (U pour uracile, ou uridine quand on la compte attachée à son sucre de base, son équivalent dans l'ADN étant la Thymine, T). Or, l'ARNm, c'est extrêmement instable, et pour limiter d'une part les problèmes d'hydrolyse spontanée et d'autre part éviter d'affoler une partie du système immunitaire, les ARNm synthétiques voient généralement leur uridine remplacée par une autre base, la N1-méthlypseudouridine. Or, il semble que la N1-méthylpseudouridine soit moins bien reconnue que l'uridine par les ribosomes qui vont "lire" le brin d'ARN, ce qui pourrait donner lieu à des "décalages de cadre de lecture" (en gros, il y a une probabilité non nulle qu'à la suite d'un triplet codant contenant cette nouvelle base, le ribosome ne va pas se recaler pile 3 bases plus loin pour lire le codon suivant, mais par exemple 4), ce qui change l'intégralité de la suite de la protéine générée. Dites-donc, plus on creuse, plus on trouve des choses rigolotes !
×
×
  • Créer...