Aller au contenu

F. mas

Utilisateur
  • Compteur de contenus

    13 021
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    53

Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. La police connait son job : si elle laisse manifestants et contre manifestants aller au contact, ce n'est pas par hasard. Quant à l'organisation paramilitaire et lourdement armée Civitas, c'est plutôt une fédération de pères de familles réacs, pas des escadrons de la mort avec des colliers d'oreilles autour du cou. C'est toute la différence entre le catho fasciste et le fasciste ordinaire. Le premier s'arme de sa femme et de ses six enfants, le second d'un manganello et d'huile de ricin. Maintenant aux marges de la manif, il y a effectivement des gens plus remontés que les autres, mais il suffit de voir quelques photos de la manif pour voir qu'ils sont minoritaires.
  2. La faute repose sur les catholiques "intégristes" : ils se devaient d'accueillir les jets de gaz lacrymos comme une bénédiction, les insultes comme des plaisanteries légères et les nichons comme des invitations citoyennes à la connaissance de l'anatomie humaine pour leurs enfants. Là encore, la police a fait le jeu de la réaction contre le progrès et la liberté d'expression, elle a embarqué les donzelles et aucun manifestant. Quels nazis. Pire qu'au Chili.
  3. +1 excellente agitprop (enfin pour l'instant)
  4. Il ne faut pas oublier qu'existe une forte incitation à être raisonnable. Chitah a peut être une arme et des velléités de jouer les Charles Bronson, mais il est aussi malin, il se dit que le type en face a peut-être aussi un flingot dans sa besace. Alors il se demande si sa vie peut être mis en jeu pour si peu, et il change d'avis (il continue à lire son magazine préféré sur son Iphone, à savoir Contrepoints.org).
  5. D'après ce que j'ai pu comprendre, les flics ont laissé passer des contre manifestants (les filles à poils dont j'ai oublié le nom) qui ont répandu le contenu d'extincteurs sur les manifestants, qui comme par hasard ont répondu pour certains un peu vivement.
  6. Elle s'est pris quelques coups d'après ce que j'ai compris. Mais bon rassure-toi, elle a pu touiter tout à fait normalement sur son agression quelques heures après, d'après ce que disent nos amis.
  7. Si j'ai bien compris, elle va devoir manger avec une paille pendant quelques temps.
  8. Quel gauchiste-moderniste-bougiste. Je lis d'ailleurs sur Atlantico que nous étions plus intelligents il y a 2000 ans. 2000 ans. Cette civilisation est foutue. http://www.atlantico.fr/decryptage/et-etions-moins-intelligents-qu-2-000-ans-546315.html
  9. Je ne faisais qu'une remarque sur le vocabulaire, qui à mon avis laisse entendre une faute de logique dans le raisonnement des défenseurs de l'enfant à naître. Cela ne veut pas dire que la cause soit injuste, bien au contraire. Je pense comme toi sur le sujet : la vie est sacrée. Il faut qu'il y ait vie pour ensuite attacher au sujet des droits. Le premier fait est condition d'existence des seconds juridiquement. Enfin, c'est un long débat qui suscite pas mal de polémique ici et ailleurs. Le raisonnement sur le droit issu de la propriété me semble une élaboration théorique intéressante et même brillante (notamment chez Hoppe comme non contradiction performative), mais à mon avis il confond propriété, qui est déjà une convention légale, et possession, qui est la détention factuelle d'une chose sans être distinguée par le droit (celui-ci se fait en reconnaissance devant un tribunal, et suppose donc déjà une élaboration des conventions éthiques et juridiques assez poussée). Du coup il y a une différence entre se posséder comme une chose et être propriétaire de soi, entre un état de fait et la relation juridique à un objet de droit. J'essaierai de revenir sur cette critique plus tard quand j'aurai le temps. Ce que je viens de dire touche du même coup à ce que tu nous dis du code civil sur le statut de l'individu ou de la personne (et des difficultés à saisir sa spécificité) et de la chose : l'homme est à la fois une chose et autre chose (un objet et un sujet) : nous ne sommes pas extérieurs à nous-mêmes et donc notre corps est aussi un élément de notre identité personnelle. Le droit français rend le corps indisponible parce qu'il a tranché en faveur de la dignité absolue de la personne humaine. Un individu n'a pas le droit d'y porter atteinte, même à la sienne propre parce que le corps humain n'est pas un objet comme les autres. Sans trouver le raisonnement insoutenable, le problème, du point de vue libéral, et de savoir qui a autorité pour juger, et éventuellement interdire ou autoriser sa mise en application. Il me semble qu'on peut trouver une gradation entre la chosification (et donc la vente possible) de l'individu et l'interdiction absolue de porter atteinte à sa dignité par la vente de cheveux ou de rognures d'ongles (ou de se louer comme nain dans une boite de nuit ).
  10. +1 On commence à virer dans "massacre à la tronçonneuse" là…
  11. Je ne comprends toujours pas pourquoi on a cédé au progressisme dominant en abandonnant l'usage du calendrier maya.
  12. Ah, enfin, il se manifeste ici.
  13. à faire vivre des parasites socialistes et socialisants http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Meirieu
  14. Les sciences de l'éducation, c'est surtout un diplôme destiné à légitimer tous ces parasites qui prétendent former les enseignants dans les IUFM. Il faut bien justifier aux yeux des crétins une telle rente de situation.
  15. Je lis très peu de romans, et j'ai d'ailleurs de plus en plus de mal à me plonger dans de nouveaux livres de fiction. Mis à part quelques auteurs, (Aymé, Junger, Wolfe), je ne suis pas non plus un grand connaisseur en littérature. BHL a fait des romans ? J'espère qu'ils sont meilleurs que ses films
  16. En fait, c'est le genre de littérature qui me donne envie d'allumer la télévision pour regarder "Les ch'tis à Ibiza" (comprendre : qui me rend nihiliste). J'ai une préférence pour les anti-sartriens, que ce soit Jacques Laurent, Roger Nimier, Antoine Blondin ou Michel Déon. Et plus encore pour leur mentor à tous, Marcel Aymé. C'est plus drôle mais pas toujours plus léger. Je ne me souviens pas d'avoir dit ça sur l'agité du bocal, mais c'est possible. J'ai du évoquer le fait que lui comme Jaspers sont essentiellement des vulgarisateurs de la pensée du philosophe allemand.
  17. F. mas

    Concertos montebourgeois

    Tiens, on apprend en faisant quelques recherches que Marisol, ministre de la santé, et aussi membre du club d'un think tank émanant d'un gros labo pharmaceutique (GlaxoSmithKline). Super les conflits d'intérêts.
  18. F. mas

    Concertos montebourgeois

    Le regard de Marisol Touraine me fait peur et me met mal à l'aise.
  19. +1 L'urgence liée à ces situations explique beaucoup l'emballement. Mais je ne suis pas sûr que ce ne soit aussi totalement indépendant à la longueur excessive de la chaîne de commandement (ce qui veut dire que ce type d'erreur peut très bien se retrouver au sein des bureaucraties en temps ordinaire).
  20. La thèse de Nolte c'est surtout que le nazisme se définit essentiellement par rapport au marxisme et à l'organisation bolchévique (il en reprend presque parodiquement les thèmes et l'organisation interne). Il n'y a pas le même phénomène de mimétisme avec l'AF, malgré effectivement son aspect anti-révolutionnaire et antisémite. Avant guerre, c'est essentiellement un mouvement réactionnaire qui s'appuie sociologiquement sur les restes de l'Ancien régime, et qui désigne comme ennemi à abattre non pas le communisme international mais la république et le parlementarisme. Il y a d'ailleurs très peu d'écrits de Maurras sur le marxisme (il détestait l'Allemagne, l'Allemand et la plupart de ses auteurs). L'antisémitisme maurrassien est beaucoup moins radical que celui allemand, j'y vois principalement un retour du refoulé de l'antisémitisme chrétien, et il se définit d'abord comme un antisémitisme politique (par opposition à celui racial des Allemands) : il s'agit essentiellement de les discriminer, pas de les tuer. En plus, il varie selon l'opportunité (quand l'af tente de se rapprocher de Gringoire), les personnes (Maurras saluant la mémoire de Pierre David) et se confond rapidement avec la détestation des allemands (cf tout Daudet). Sans vouloir racheter l'AF à tout prix, il y a quelque chose de moins sérieux (de plus latin ?) dans leur antisémitisme qui l'empêche d'être aussi radical que celui allemand. D'ailleurs les rares fascistes racialistes français l'avaient bien compris (Gohier, Rebatet).
  21. Oui, l'idée chère à Nolte est de dire que le nazisme n'est qu'un moment dans le raidissement anti-marxiste et la modernisation des contre-Lumières, et que ce moment débute en France notamment avec l'Action Française, ce qui le porte à dépeindre ce dernier comme un mouvement proto nazi et essentiellement fondé sur l'antimarxisme, ce qui est étrangement un contresens que n'ont jamais fait les historiens sur ladite ligue (sauf bien entendu ces messieurs de scpo qui ont quand même bien participé à la promotion des sternhelleries en France). En effet, il n'y a pratiquement rien sur la peur du rouge dans ce mouvement, qui ne se construit pas du tout sur le modèle de l'organisation bolchévique et la lutte des classes (ou des races). Cette idée d'émulation entre cocos et fafs est très intéressante jusqu'à un certain point (expliquer l'adhésion des plus tièdes au régime), celui de la singularité du racisme nazi et de sa dimension exterminationniste. Il est difficile de déceler des sources extérieures à la révolution conservatrice allemande ici. Il a existé des mesureurs de crânes célèbres en France (Gobineau), mais le mythe de la race et du sang sont des choses plus liées à l'idéologie anti-Lumières proprement allemandes.
  22. Je ne suis pas totalement d'accord, d'abord pour des raisons de méthodes : Sternhell comme Nolte emploie une méthode totalement téléologique et a-historique. Ils reconstituent le fascisme en piochant dans des éléments dans les cultures politiques et idéologiques qui leur semblent se rapprocher du fascisme et du nazisme tel qu'ils ont réellement. A ce jeu là, il est possible de faire remonter le totalitarisme à Sparte (comme le faisait le fasciste authentique Maurice Bardèche) ou aux barbares se dressant contre l'Empire romain (comme l'a fait Collingwood dans le "nouveau Léviathan), et cela en fonction des inclinations idéologiques de l'historien qui prétend saisir le phénomène. Sternhell, comme Nolte avant lui, fait du fascisme et du nazisme essentiellement un mouvement réactionnaire hostile aux Lumières "franco-kantiennes", ce qui me semble être une erreur et une simplification grossière. Au jeu des généalogies idéologiques, le totalitarisme est autant un produit des Lumières que des "anti-Lumières", de la révolution française que de la réaction romantique anti-universaliste qui l'a suivi, de la massification de la société comme de la nostalgie de l'autorité communale perdue. Je ne cherche pas à diluer le problème, mais à montrer que la spécificité de ces idéologies (et des sociétés qui leur correspondent), c'est la persistance de mentalités religieuses anciennes, dans le cadre d'une société modernisée (massification et émergence de l'administration contemporaine) et au sein de nation en crise.
  23. Je viens de lire dans Le monde un ultime rebondissement dans l'affaire de Tarnac, rebondissement qui me parait révélateur du dysfonctionnement de l'administration comme source fiable d'informations (tribute to Hayek), et de son détournement par des intérêts particuliers au nom encore l'innovation et de l'expertise, mais cette fois-ci dans le domaine du renseignement. http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/14/le-secret-le-mieux-garde-de-l-affaire-de-tarnac_1790316_3232.html Comment se fait-il qu'un groupe de connards gauchistes inoffensifs se fassent arrêter par les flics, qu'on leur applique les procédures spéciales s'attachant à l'activité terroriste (notamment en termes de GAV) et que toute l'administration ne voit pas ce que tout le monde, avec un peu de bon sens, peut constater ? Il se trouve qu'au moment des faits, j'avais à la fois des amis en commun avec le lider maximo du groupe de Tarnac et une connaissance au ministère de l'intérieur. Je voyais en gros que les premiers étaient une bande de lettreux gauchistes particulièrement fats, ce qui m'a fait dire au second que je comprenais pas bien l'empressement policier autour de ces gonzes. On m'a alors répondu assez vertement que toutes les notes RG convergeaient pour désigner nos abrutis comme les nouveaux membres de la RAF. Quelques années plus tard, l'affaire fait pchitt, mais j'en retiens la grande capacité de l'administration à s'auto-intoxiquer et à remettre à des "experts" en rien du tout grassement payés l'organisation de leur service au détriment des libertés publiques des administrés et même de l'efficacité revendiquée de leur action (il ne faut jamais perdre de vue que la raison d'être affichée de l'administration, c'est la rationalisation des ressources et des compétences pour rendre des décisions plus promptement et plus justement. Ici, l'appareil bureaucratique a fonctionné comme un filtre et une entrave à la prise de décision). Cette irrationalité de la bureaucratie n'est pas une spécificité française à mon avis, et il serait intéressant d'observer le même mécanisme par exemple dans l'engagement et la poursuite de la seconde guerre en Irak par les Etats-Unis : même débauche d'administrations et de lieux de décisions, d'auto-intoxication par des pseudo-experts et des renseignements sélectionnés, même mécanisme qui se déploie en échappant à toute décision purement politique parce que satisfaisant à des logiques extérieures à la seule décision de sécurité nationale, etc. Plus généralement, c'est un bel exemple de l'erreur fréquente qui consiste à donner à une autorité politique un rôle centralisateur d'informations (ce qu'on trouve communément dans la littérature économique) pour soit disant en facilité la redistribution auprès des citoyens. Les individus sont les plus qualifiés pour sélectionner eux-mêmes l'information qui convient pour vaquer à leurs occupations, y compris en termes de sécurité. C'était mon quart d'heure gauchiste, je redeviens classiquement réactionnaire maintenant.
  24. Nolte n'est pas très clair sur le sujet : je me souviens d'avoir lu un entretien relativement récent dans un journal dans lequel il assumait totalement la position de ce premier ouvrage, ce que je peux comprendre, puisque c'est ce qui lui a assuré (en partie) sa notoriété. Je parle ici bien entendu de sa position concernant les racines françaises du totalitarisme. Il rapproche l'Action Française du nazisme pour expliquer l'antécédence de la France dans l'antimarxisme radical qui en est la matrice. La comparaison est totalement délirante, fondée pour ce qui est de l'AF et de Maurras sur de la littérature secondaire (il faut même des fautes dans certains des titres). L'ensemble jette un doute sur les intentions idéologiques de l'historien allemand (doute qui est d'ailleurs à l'origine de la "querelle des historiens" en Allemagne) et affaiblit d'ailleurs l'idée de "causal nexus" liant bolchévisme et nazisme (qui est au centre de la guerre civile il me semble). Sur Payne : je ne suis pas assez spécialiste de l'Espagne en général et de la période en particulier pour en parler avec assurance.
×
×
  • Créer...