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Tout ce qui a été posté par F. mas
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Démocratie, factions & choix publics
F. mas a répondu à un sujet de free jazz dans Philosophie, éthique et histoire
Il y a un autre apport du public choice que je trouve intéressant, c'est le renversement de la perspective "classique" sur le rapport politique/économie : classiquement les organes politiques (et donc l'Etat) sont justifiés pour pallier aux manquements du marché à fournir certains biens. Les public choicers inversent la perspective, et critiquent les manquements des organes politiques à fournir les biens que le marché fournit bien plus efficacement. Dans le genre, il y a l'ouvrage de de Jasay (je sais, je fais une fixette) : http://www.amazon.co...d/dp/086597778X -
Démocratie, factions & choix publics
F. mas a répondu à un sujet de free jazz dans Philosophie, éthique et histoire
Je me permets de conseiller une nouvelle fois la lecture du petit bouquin de Caplan, que j'ai trouvé intelligent, clair et bien foutu. http://www.amazon.com/Myth-Rational-Voter-Democracies-Policies/dp/0691138737/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1352141919&sr=1-1&keywords=the+myth+of+rational+voter Pour l'auteur du livre, il n'y a aucune incitation à se comporter rationnellement en politique : le coût d'opportunité pour s'informer sérieusement entre les différentes alternatives est trop élevé par rapport aux gains espérés qui apparaissent assez vaporeux. Plutôt que de s'emmerder à lire des traités de science politique pour tenter de décrypter les programmes, alors que l'impact immédiat de la politique nous semble minime, les gens auront tendance à conserver leurs préjugés, voire à les magnifier (puisque le cout d'opportunité de s'informer est plus élevé que celui de dire des conneries, on continue à dire des conneries). C'est pourquoi on est à peu près sûr d'entendre beaucoup plus de conneries quand on se met à parler politique que tondeuses à gazon ou prêt immobilier. Cela peut expliquer la dissonance cognitive du prof de français dont tu parles, qui peut se laisser aller à ses émotions et peut se construire une image flatteuse de lui-même en politique tout en calculant beaucoup plus prudemment quand il s'agit de se comporter dans la vraie vie. Bon, pour Duflot, c'est un peu différent, son job, c'est faire de la politique, donc elle calcule même quand elle se trouve dans l'opposition. C'est rationnel. de jouer à l'idéaliste dans l'opposition, justement pour se faire entendre, exister médiatiquement et plaire aux électeurs. C'est tout aussi rationnel de la fermer une fois le poste convoité récupéré, histoire de ne pas se faire vider comme une merde. -
Démocratie, factions & choix publics
F. mas a répondu à un sujet de free jazz dans Philosophie, éthique et histoire
Il me semble qu'elle est intéressante une fois la politique suffisamment professionnalisée pour ne pas être polluée par des éléments extérieurs à la théorie des choix rationnels (les individus se comportent en politique comme sur le marché, en se conformant à leurs intérêts et en cherchant à maximiser leurs gains et minimiser leurs efforts pour l'obtenir), c'est-à-dire par quand l'acteur se conçoit comme partie prenante à une activité économique ou dans un monde où la rationalité économique est en passe d'être le langage faisant autorité. Dans ce cadre, la TCP introduit un minimum de logique et de rationalité dans les actions des différents acteurs qui à mon avis ont une valeur explicative et une portée critique importante, notamment dans le domaine de la formation des coalitions, des groupes d'intérêt et la recherche de rentes de situation. A noter qu'en dehors de Buchanan, Olson, Dahl et Tullock, Mises et Hayek ont aussi posé les jalons d'une telle analyse avec à mon sens beaucoup de pertinence. Maintenant, j'ai commencé un peu par la fin, en lisant d'abord la critique de de Jasay adressée à la tcp avant de m'intéresser aux travaux de Buchanan, ce qui m'a aussi permis de mesurer les limites de la méthode. J'en vois principalement deux, la première porte sur le contractualisme de Buchanan/Tullock, la seconde, qui en découle, sur le périmètre des biens publics (et leur définition). Pour le PC, le contrat est nécessaire pour poser les règles du jeu (du marchandage démocratique) : la distinction essentielle ici est les règles du jeu et les règles à l'intérieur du jeu. Pour éviter que la démocratie ne parte en couille, il doit être défini à l'avance des règles d'organisations générales délimitant le périmètre des biens publics qui soit exempt de marchandage et autre filouteries. Bien évidemment, c'est un contrat hypothétique entre individus souverains qui le permet. On peut en rediscuter, mais j'ai déjà préciser autre part que pour moi c'était pipo, et supposait de poser a priori que la démocratie était en elle-même souhaitable, quelque soit les effets qu'elle produisait. La définition des biens publics à préserver du marchandage démocratique est elle aussi difficile à circonscrire (à part : ce que le législateur définit comme étant un bien public). -
Le but de Oakeshott n'est pas de décrire le processus de formation de la société ou de l'Etat, mais de décrire la spécificité de la relation politique en Occident (la manière dont se conçoit la relation gouvernants-gouvernés, les attentes à la fois des gouvernants et des gouvernés) : dans les deux cas, il y a relation entre des institutions civiles et la forme de la société. Et Oakeshott n'est pas seulement philosophe, il est aussi et avant tout historien.
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Ce sont deux idéaux types que Oakeshott utilise pour rendre plus intelligible l'activité de gouvernement. L'universitas et la societas n'ont effectivement jamais existé à titre pur. C'est un procédé qu'il utilise régulièrement (politique de la foi/politique du scepticisme, morale de l'individualité/morale communale, etc.).
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Le PLD appelle à voter Sarkozy
F. mas a répondu à un sujet de Plutonium dans Politique, droit et questions de société
ben dit donc, ça clive la lutte des classes ! désolé de ne pouvoir intervenir plus, je suis la conversation quand même -
Le PLD appelle à voter Sarkozy
F. mas a répondu à un sujet de Plutonium dans Politique, droit et questions de société
Sur la dernière remarque (rapidement, je me suis pas devant mon ordi) : parce que le ps est la seule offre politique disponible correspondant aux intérêts du monde enseignant tel qu'il est. Voter pour un autre, c'était prendre le risque de supporter une politique encore plus défavorable à leurs intérêts. -
Images fun et leurs interminables commentaires
F. mas a répondu à un sujet de Librekom dans La Taverne
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Qu'ils mettent leur menace à exécution ! http://www.lamontagne.fr/limousin/actualite/departement/haute-vienne/2012/11/02/les-commercants-menacent-la-mairie-d-un-footing-nudiste-1318123.html
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Le PLD appelle à voter Sarkozy
F. mas a répondu à un sujet de Plutonium dans Politique, droit et questions de société
Je crois que personne n'a soutenu ici, ni d'ailleurs ailleurs, que la lutte des classes suffit à comprendre le monde social. C'est un outil parmi tant d'autres, et cela n'élimine pas les études sur la compétition au sein des classes entre elles, par exemple au sein des différentes bureaucraties, comme l'analyse effectivement Crozier. Hayek dans le premier tome de DLL fait effectivement état de la complexité du monde social sous l'empire de la division du travail et de la spécialisation des tâches. Mais dans le dernier tome, il décrit la manière dont les groupes d'intérêts entrent en compétition pour s'approprier le droit de légiférer (au sens large), et donc d'étendre leurs compétences au détriment de l'ordre spontané catallactique. Et là, bon, ben, on revient au point de départ. -
Le PLD appelle à voter Sarkozy
F. mas a répondu à un sujet de Plutonium dans Politique, droit et questions de société
Bonjour, je suis Jean-Philippe P., je suis, au choix : magistrat, attaché territorial, ministre, agent d'ambiance, secrétaire d'Etat, instituteur dans le secondaire. Ton argent nous intéresse, Chitah. -
Le PLD appelle à voter Sarkozy
F. mas a répondu à un sujet de Plutonium dans Politique, droit et questions de société
Un groupe d'individus, par exemple, qui travaillent dans une même entreprise ont tous intérêt à ce que l'entreprise fonctionne, non ? Pas besoin d'outillage méthodologique "holistique" pour expliquer ça, et pas besoin de remplacer le terme "classe" par celui d'"ideal-type". Si le terme te semble trop marxisant, pense à Pareto. Tu inverses le lien cause / effet : ce n'est pas parce que je les ai classé dans une catégorie qu'ils se comportent de telle façon, c'est parce qu'ils se comportent de telle façon qu'ils peuvent se classer dans telle catégorie. De mémoire (je ne peux vérifier en ce moment, ma bibliothèque est dans les cartons), la critique que Boudon porte au marxisme et à la lutte des classes est liée au statut de la "science" économique", qui prétend mieux comprendre le comportement humain que les êtres humains eux-mêmes (la science permet de dévoiler leurs intérêts même si verbalement les individus se présentent comme ayant des intérêts différents). C'est une bonne question, mais qui a des implications qui débordent largement l'analyse de la lutte des classes. -
Le PLD appelle à voter Sarkozy
F. mas a répondu à un sujet de Plutonium dans Politique, droit et questions de société
C'est tout à fait possible. Pour ma part, j'avoue que le petit livre de Bryan Caplan sur le mythe de l'électeur rationnel m'a pas mal frappé. On est plus ou moins conscient de ses intérêts, et il existe des situations qui incitent plus à la prise de conscience que d'autres (Caplan compare assez intelligemment le comportement de l'individu quand il s'agit en politique et quand il agit dans le monde du travail : il devient beaucoup plus attentif -et donc rationnel- quand on touche directement-ou du moins plus visiblement- à son pognon). En quelque sorte, même son ignorance (sa fausse conscience) est une stratégie rationnelle. Wicked, non ? -
Eh bien il faut continuer, et ne pas lâcher l'affaire. C'est le premier livre de Oakeshott que tu lis ? Si c'est le cas, chapeau ! Moi, la première fois que je l'ai lu, celui-là, c'était en français, il y a 10 ans, et j'ai abandonné au bout de 20 pages. Il a fallu que j'en lise d'autres avant de reprendre et d'en comprendre les subtilités. Après after virtue, je te conseille d'attaquer "quelle rationalité ? Quelle justice ?" du même auteur. Je n'ai pas lu le livre de Nozick dont tu parles. J'ai lu par contre (comme tout le monde) Anarchie, état et utopie, et The nature of rationality. Le second est assez complexe, parfois un peu confus, mais passionnant sur les différentes acceptions de la rationalité, la théorie du choix rationnel, la théorie des jeux, etc. C'est peut-être un peu trop centré sur un problème philosophique particulier (qui m'intéresse moi), à savoir ce qu'est agir rationnellement et raisonner, pour t'intéresser toi. Je ne sais pas. Sinon, je suis toujours dans la lecture de Bourgeois dignity de Deirdre McCloskey, mais entre temps j'ai ajouté à mes lectures the ethics and economics of private property de HH Hoppe, qui regroupe des articles de l'économiste autrichien sur les sujets suggérés par le titre. Pour me distraire et rire dans le rer, j'ai aussi lu un essai de JM Besnier intitulé Demain les post-humains, qui est une critique philosophique des utopies trans et post humanistes (pas mal) et Vieux réac ! de Harold Bernat, gauchiste tellement hypercritique -pour parler comme freejazz- qu'il en est devenu totalement réactionnaire. Je me permets d'ailleurs de citer sa définition personnelle de réaction, qui me convient parfaitement, et qui pourra sans doute satisfaire une partie des fréquentants de ce forum : "préservation oppositionnelle à une réalité menacée de disparition". Alors que les progressistes d'hier se proposaient d'améliorer une réalité sociale et politique imparfaite, ceux d'aujourd'hui glorifie le mouvement perpétuel et les stratégies d'évitement du réel (plutôt que de leur réforme). Bernat est influencé par quelques vieux marxistes du genre Henri Lefebvre, par quelques libertaires du genre Castoriadis et Lyotard, et par Nietzsche, ce qui ne devrait pourtant pas rebuter ceux qui s'intéressent sérieusement à la philosophie. Il tient un blog que je trouve tour à tour agaçant et intelligent (mais c'est ce qu'on attend d'un philosophe "critique" et même "critique de la critique", non ?) : http://bernat.blog.lemonde.fr/
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Le fil des séries (dont beaucoup trop se bousémotivent)
F. mas a répondu à un sujet de Brock dans Sports et loisirs
J'ai toujours été étonné par la relative dureté (en matière de sentiments) de la série Dr Who. Par certains côtés, je trouve la série bien plus violente que the walking dead par exemple. -
Le PLD appelle à voter Sarkozy
F. mas a répondu à un sujet de Plutonium dans Politique, droit et questions de société
Absolument pas. Il existe d'ailleurs une littérature abondante sur l'idéologie et la "fausse conscience" dans la littérature marxiste qui insiste sur le fossé entre conscience de classe et existence objective desdites classes. Cela rend le reste du propos tout aussi faux que la première affirmation. Et la conclusion sur l'incompatibilité entre classe et individualisme méthodologique, ben pareil. Revois donc tes prémisses, camarade -
Excellentes lectures !
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Réglementations aériennes absurdes
F. mas a répondu à un sujet de Hayek's plosive dans Politique, droit et questions de société
ah non, tiens. -
Réglementations aériennes absurdes
F. mas a répondu à un sujet de Hayek's plosive dans Politique, droit et questions de société
En bonne place dans ma bibliothèque, rayon histoire et philosophie des sciences (pas loin des critiques de la bureaucratie des Crozier, Lefort et Castoriadis) -
Le PLD appelle à voter Sarkozy
F. mas a répondu à un sujet de Plutonium dans Politique, droit et questions de société
Ce qui me semble parasitaire, et un bon signe de parasitisme, c'est l'existence d'une classe (essentiellement politique et bureaucratique) préservée par statut du marché (et dont on ne ne peut par conséquent évaluer la nécessité réelle), et qui ne cesse de s'accroître en élargissant chaque jour le périmètre des biens publics nécessitant l'existence de services publics (de la santé, de l'éducation, la mission d'"intérêt général du référencement", etc) : on a des consommateurs d'impôt bien repérable, et cela malgré la compexification du monde économique. Le mouton à tondre, c'est le reste de la société civile. Maintenant, je suis d'accord pour dire que les parasites sont perdants dans le marchandage politique. -
Le PLD appelle à voter Sarkozy
F. mas a répondu à un sujet de Plutonium dans Politique, droit et questions de société
En démocratie une classe de politiciens professionnels marchandent leurs élections auprès de différentes coalitions et groupes d'intérêt, que ceux-ci passent par les coulisses ou le scrutin majoritaire. Quelle rétribution peu promettre un politicien à la coalition qu'il cherche à promouvoir pour accéder ou se maintenir au pouvoir ? User de la coercition (de son pouvoir d'arbitrage) permet de transférer le poids de la redistribution de certains vers d'autres, d'arranger la législation au profit des groupes qui le porte au pouvoir ou favorise sa carrière, son parti, ses desseins, etc. Se forme alors une nette coupure entre ceux qui cherchent à profiter dudit pouvoir et le reste de la population, c'est-à-dire le peuple et son élites. Maintenant, sur la lutte des classes, effectivement, ce qui est présupposé, c'est l'existence d'intérêts antagonistes ou contradictoire. Ne serait ce qu'en constatant le nombre de groupes d'individus ou d'entreprises qui cherchent à échapper à la rigueur de la compétition économique, on peut déjà se dire que ces derniers existent. Mais sur le point plus précis de l'analyse libérale, il y a au moins deux classes d'individus qui ont des intérêts opposés : les consommateurs d'impôts et les producteurs de richesses. Je sais que la classe politique démocratique tend à se comporter en satrape, et à arroser ses clientèles pour que tous deviennent dépendants de l'impôt, mais les plus productifs sont nécessairement les victimes des plus gros consommateurs d'impôts. Il suffit de voir ce qui se passe aujourd'hui en France avec le gouvernement socialiste. Google créé de la richesse, l'Etat veut le parasiter pour rétribuer les groupes de presse français. Allez un p'tit chant pour la route -
Le PLD appelle à voter Sarkozy
F. mas a répondu à un sujet de Plutonium dans Politique, droit et questions de société
Les passions sont parties intégrantes de la vie politique, que ce soit la colère, l'enthousiasme, etc. Ce qui me semble mauvais, c'est plutôt la passion aveugle, qui n'est pas réglée ou régulée par la raison ou des institutions la canalisant ou l'exploitant. Les grandes réformes ne se font pas sans émotions, qu'on le regrette ou qu'on l'accueille avec enthousiasme. Ceci dit, le meilleur gouvernement est celui qui à mon avis canalise les passions pour limiter ses potentialités destructrices. Je ne suis pas un grand fan des plébiscites par exemple. Sur la lutte des classes : il n'y a pas de politique au sens noble. Le corps social est traversé de tensions politiques et sociales permanentes, d'intérêts contradictoires qu'il s'agit de maîtriser par un système de contraintes normatives et légales assez bien foutu pour éviter la mouise (les classiques auraient dit la stasis). Il existe une analyse libérale de la lutte des classes qui n'est pas si stupide ou inadaptée que ça qui parle plutôt de lutte pour l'appropriation de l'appareil d'Etat (c'est à dire de l'outil de coercition pour faire cracher au bassinet une partie de la population au bénéfice de l'autre). Ce n'est pas si idiot que ça, et ça ne me gêne pas qu'on désigne cette lutte pour le pouvoir "lutte des classes" (au lieu de "dinde aux marrons" ou "pass navigo" ) -
Notre-Dame-des-Landes
F. mas a répondu à un sujet de Lugaxker dans Politique, droit et questions de société
L'expropriation, c'est mal, quelqu'en soit la justification. -
Des députés français convoqués à la Mosquée de Paris
F. mas a répondu à un sujet de Chitah dans La Taverne
He did it again ! -
Des députés français convoqués à la Mosquée de Paris
F. mas a répondu à un sujet de Chitah dans La Taverne
Quel troll ce chitah.
