Aller au contenu

F. mas

Utilisateur
  • Compteur de contenus

    12 987
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    53

Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. Ah zut, j'ai confondu. En même temps, c'est un peu tous des gros rougeauds à casquettes qui boivent de la mauvaise bière.
  2. C'est pas le signe de ralliement des types qui se marient avec leurs soeurs et qui vivent dans des caravanes en attendant que tombent les allocs ?
  3. Moi je vais porter plainte pour invocation stupide du parti gibelin sur ce forum. Je suis sûr qu'ya un article là dessus dans le code civil.
  4. Qui ? Zorro et les golfeurs ? Goser, tu t'embrouilles !
  5. Il y a aussi des golfeurs, dans le genre.
  6. Non, je suis mû par la haine de l'autre et le rejet de la différence, c'est plus large que ça.
  7. Meuh non, pas fascistes : NAZIS. On à tous des unifs Hugo Boss ici.
  8. Il faut au moins être neurologue pour faire la différence entre Aristote et Steevy. Si t'as pas un phd, tu peux pas, stou.
  9. Hou qu'c'est con et pleurnichard ! Il faut l'empailler lui.
  10. Je n'ai pas d'avis particulier sur la question, mais Vincent Bénard en a un, qu'il me semble intéressant de prendre en compte (comme tout l'article d'ailleurs) http://www.contrepoints.org/2012/10/02/99044-pourquoi-le-liberalisme-est-la-solution-a-la-crise-financiere
  11. Je m'intéressais à titre personnel aux révoltes antifiscalistes pour une raison bien particulière, à savoir déconstruire la trame narrative nationale ressasser régulièrement (notamment sur ce forum) à propos de ce pays. A croire certains, l'histoire de France est un long fleuve tranquille qui, de l'Etat royal en passant par la révolution française jusqu'à aujourd'hui devait mener nécessairement au socialisme. On invoque en général les mannes de Tocqueville, on bricole autour du colbertisme et du socialisme municipale, des écrits de Claude Nicolet et consorts une histoire illibérale qui est à l'origine de ce mal libéral français qui est la haine de soi, et de ce mal socialiste qui est le contentement de soi. Expliquer qu'il y a eu des résistances à l'impôt, à la centralisation politique, au pouvoir royal puis républicain, que le jacobinisme révolutionnaire ne peut se penser non plus sans les résistances de la société civile ou rappeler que l'Etat social qui est en train de mourir sous nos yeux n'a que 50 ans (et n'est ni la conséquence logique, ni la continuité historique des autres régimes politiques français) me semblent autant de raisons de ne pas désespérer. Comme dirait l'autre, le désespoir en politique est une sottise absolue.
  12. F. mas

    Supa Playlist!

    L'humeur du moment
  13. Merci pour toutes ces infos, Dr Bell.
  14. On peut aller très loin dans l'étude des révoltes antifiscalistes qui ont jalonné la période moderne jusqu'à la fin du 19eme. J'ai déjà cité ici deux études que j'ai lu sur le sujet, et que je conseille fortement : il y a "La rébellion française" de Jean Nicolas http://mcv.revues.org/171. Moins long et plus synthétique : Yves Marie Bercé, Croquants et nu pieds (ce dernier est vraiment excellent). Sinon, Rothbard évoque avec sympathie la fronde et les jacques dans son economics thought before Adam Smith sous l'angle de la révolte antifiscaliste http://mises.org/books/histofthought1.pdf Rien que pour ça, même les plus rétifs aux écrits de Rothbard devraient faire chapeau bas. Sinon, je me souviens d'un excellent dossier dans Offensive libertaire sur le sujet http://offensive.samizdat.net/spip.php?rubrique42
  15. J'ai eu la chance d'avoir un bon professeur qui a fait sa thèse sur Wittgenstein, ce qui m'a poussé à le ruminer pendant longtemps (et je ne prétends pas le posséder totalement, loin de là). http://www.institutvilley.com/Philippe-de-Lara
  16. C'est fou ce que la trouille peut servir comme élément modérateur à la passion antireligieuse de la gauche.
  17. Je vote pour cette partie.
  18. Il y a Alexandre Nevsky de Eisenstein, qui est excellent. Curieusement, j'ai un faible pour les chevaliers teutoniques dans l'histoire
  19. Il y a plein de types curieux qui appartiennent à mon panthéon personnel, et qui ne sont pas nécessairement libérales ou même en odeur de sainteté chez ceux qui s'intéressent à la philosophie. Je pense en particulier à Castoriadis (dans le genre freudomarxiste) ou même Hegel (dont les travaux les plus compréhensibles ne sont pas dénués d'intérêt, après inventaire) et Rorty (qui a eu l'immense mérite de me réveiller de mon long sommeil dogmatique, comme dirait l'autre).
  20. Si tu veux Ce n'est pas vraiment un argument, parce que la réponse qu'il fait est conditionnée à une affirmation émotiviste sur le statut de l'éthique. Cette affirmation découle directement de sa position en faveur de la philosophie analytique, et de la distance mise entre jugement de faits (reposant ici sur des relations logiques) et jugements de valeur (qui se réduisent à des émotions sans statut épistémologique particulier). Cela revient donc à faire une erreur de catégorie et une démonstration d'aveuglement volontaire : là où on lui demande de présenter de la méta-éthique en gros, il répond par des exemples d'éthiques particulières, tout simplement parce que sa sensibilité philosophique l'a rendu incapable d'envisager la possibilité d'un discours rationnel touchant à l'éthique. En termes moins choisis, ça l'a rendu complètement con sur certains sujets. C'est aussi comme ça que je m'explique les accès d'irrationalisme des Russell, Wittgenstein et consorts (Putnam, etc.). Zweig : bingo ! Je parlais de l'intro aux sciences cognitives. Je suis d'accord sur la seconde affirmation. Sur la question de la volonté, on revient au problème soulevé : la relation entre ce qu'on appelle volonté et sa traduction "cérébrale"( pas sûr que la volonté puisse par ex se ramener aux mécanismes de récompense et de motivation, mais c'est un vaste débat là).
  21. Si tu as le bouquin dont je parles sous la main, dans l'un des premiers articles, il y a un schéma que je trouve assez bien fait qui résume l'écart entre le fonctionnement (biologique, chimique, etc) du cerveau et les représentations qui sont utilisées ordinairement pour décrire (ou prescrire) la vie de l'esprit. Est-ce qu'il y a un fondement biologique ou neuromachin à la volonté par exemple ? Ou est-ce seulement une convention linguistique qui flotte un peu dans les airs (et dans les écrits philosophiques) ?
  22. La référence à Descartes est effectivement importante, parce que dans la philosophie de l'esprit anglo-américaine, il joue un peu le rôle du père fouettard ou du bad guy qui a introduit l'erreur dans l'histoire de la connaissance par sa distinction corps esprit. Le philosophe "anti-cartésien" abondamment cité par les auteurs qui s'intéressent à la relation "cerveau-esprit", et que j'ai trouvé assez rafraîchissant pour le coup est Gilbert Ryle : http://plato.stanford.edu/entries/ryle/ A noter qu'il a autant influencé la philosophie de l'esprit qu'une certaine critique du rationalisme (cf Oakeshott et Hayek). Chitah sur le lien représentation et cerveau : il y a effectivement un gap, et dans l'état actuel de la recherche, je vois deux phénomènes symétriques. En premier lieu, une sensibilité culturaliste radicale, qui d'un côté est engagée dans un travail de déconstruction critique de nos représentations (Par exemple Richard Rorty, pour qui toutes nos représentations sont conventionnelles, linguistiques, et historiquement déterminées) et de l'autre apporte du crédit à des projets pseudo ou para scientifiques (la psychanalyse plutôt que la psychologie comportementale pour soigner l'autisme par exemple). En deuxième lieu une tentation néopositiviste qui au fond tient la main des culturalistes, qui tentent une reconstruction uniquement biologique et physicaliste de la cartographie de l'esprit. C'est un peu l'ambition de Dennett (contre Chalmers), ce qui me convainc assez peu (le recours excessif aux expériences de pensée dans le domaine est à mon avis un bon indicateur de la faiblesse "scientifique" de sa position).
  23. La source commune, qui n'est effectivement pas très éloignée du nominalisme, c'est l'empirisme britannique (et l'idéalisme à la Berkeley). Il y a à l'origine de ce mouvement un retournement contre le rationalisme abstrait de la génération précédente (que de -ismes, je vais essayer de me limiter), ou du moins sa nette séparation d'avec l'empirisme (le passage du traité de la nature humaine concernant les vérités de raison et les vérités de fait, la démonstration et l'expérience). Il s'agit bien d'une rupture avec Aristote, même si Anscombe prétend revenir dessus et promouvoir une morale des vertus très largement inspirée d'Aristote en réponse aux errements du conséquentialisme utilitariste et du kantisme http://www.revue-klesis.org/pdf/Anscombe-Klesis-La-philosophie-morale-moderne.pdf Glock…Glock…encore un retour du refoulé ici. Disons que je me pose la question de la relation entre les représentations que nous formulons (linguistiquement et donc culturellement) pour décrire la "vie de notre esprit" et notre nature biologique (ce que nous connaissons de notre fonctionnement du cerveau par ex). Ramener l'un de ces aspects à l'autre me paraît être une erreur, tout comme poser la totale autonomie des représentations par rapport au soubassement biologique de l'individu.
×
×
  • Créer...