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Tout ce qui a été posté par F. mas
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Mea culpa, libéralisme des moeurs et conseil de lecture
F. mas a répondu à un sujet de Gil_Grissom dans Lectures et culture
Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire, mais peut-être est-ce parce que tu fais une distinction essentielle entre éthique et morale, là où je les prends pour des synonymes (éthique, c'est plus classe que morale qui fait réac) ? En fait, ce que je ne comprends pas bien c'est : "dans la mesure où toute morale suffisemment intériorisée par des volontés individuelles doit se faire effectivement respecter par le droit et la loi, sinon c'est une éthique et non une morale". Pourquoi faudrait-il qu'une norme, si elle est suffisamment intériorisée par les individus, soit explicitement extériorisée, formalisée et déléguée à une agence en vue de la faire respecter ? Je vais titiller le nietzschéen qui est en toi : ce n'est pas déjà un signe de déclin, qui témoigne déjà de la disparition de la vraie morale au profit de l'institution et de sa fausse morale ? Autre chose : que le droit ou la loi soit sanctionnée ok (comme le dit souvent Philippe Raynaud, qui est pourtant un positiviste bon teint, ce n'est pas parce que certaines règles sont accompagnées de coercition qu'elles sont du droit, c'est parce qu'elles sont du droit qu'elles sont accompagnées de coercition), mais la question qui demeure ouverte est de savoir qui sanctionne et comment ces règles doivent être sanctionnées. Est-ce par un exécutif institutionnalisé en position de monopole ? Bonne question, surtout au regard des effets qu'un tel monopole opère sur la conduite morale des individus (hétéronomie et soumission au moralisme public). Maintenant, je suis prêt à t'accorder que la morale ne fait pas tout, mais dans ce cas là, l'organisation des séparations demeure la même : l'Etat, le plus froid des monstres froids, qui ment dans tout ce qu'il dit et dans tout ce qu'il fait n'a pas à s'occuper s'occuper de droit et d'éthique, mais seulement d'ordre public. -
En France, c'est plutôt compartimenté entre disciplines : en droit, en pharma et en médecine, la corpo et la faluche vivotent plutôt bien, alors que dans les autres secteurs, elles n'existent pratiquement pas. Parole d'un ex de la corpo droit de Lille (et faluché à Paris pour faire plaisir à des amis).
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Mea culpa, libéralisme des moeurs et conseil de lecture
F. mas a répondu à un sujet de Gil_Grissom dans Lectures et culture
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Hollande veut supprimer le mot "race" de la constitution
F. mas a répondu à un sujet de Libdem dans La Taverne
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Mea culpa, libéralisme des moeurs et conseil de lecture
F. mas a répondu à un sujet de Gil_Grissom dans Lectures et culture
Le libéralisme n'est pas une invitation à l'abandon de toute morale, mais plutôt à la renonciation à l'usage systématique de la coercition physique pour en faire respecter les impératifs à l'échelle de la communauté politiquement organisée. Certains libéraux ont beaucoup insisté sur le paradoxe qu'il y a à parler de "coercition morale" ou de morale soutenue par l'Etat : la morale présuppose l'autonomie de la volonté individuelle (tu adoptes des règles que tu comprends et qui vont guider ta conduite morale), et la coercition physique l'hétéronomie (quelqu'un va choisir pour toi indépendamment de ton avis). En d'autres termes, le problème de la coercition appliquée à la morale est qu'elle tend à la réduire à une convention qui n'a rien de morale. Ne pas prendre de drogue parce que la législation l'interdit n'est pas moral, alors que ne pas en prendre parce que tu as la liberté de choisir entre en prendre et ne pas en prendre, si. Je partage assez l'avis de Xara sur ce point : l'envers de l'extrême liberté, c'est l'extrême moralité. Si on part de l'hypothèse libertarienne genre "ordre spontané", comme il n'existe pas de filet de sécurité étatique pour encourager les individus à se passer de morale, les conventions, les habitudes, les règles de juste conduite redeviennent nécessaires pour coordonner les comportements des individus. Par contre, ceux qui se comportent comme des hippiz sont condamnés dans un tel jeu à la marginalisation, voire à la disparition pour les plus cons. SI tu lis l'anglais, je te conseille la lecture du dernier livre de Kenneth Minnogue sur la vie morale : http://www.amazon.com/Servile-Mind-Democracy-Erodes-Moral/dp/1594033811 Plus classiquement, il y a aussi les écrits de Robert Nisbet sur la question : http://www.mmisi.org/ma/39_01/perrin.pdf (repris par Hoppe dans Democracy the God that Failed) Sinon en français, sur le lien entre la morale et la loi chez les libéraux, je recommande Lucien Jaume, Les origines philosophiques du libéralisme http://www.amazon.fr/origines-philosophiques-du-lib%C3%A9ralisme/dp/2081232588 Toujours en Français, le premier tome de Droit législation et liberté sur la formation des règles de conduite (morale et légale) : http://www.amazon.fr/Droit-l%C3%A9gislation-libert%C3%A9-formulation-principes/dp/2130564968/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1331824369&sr=1-1 -
Cato Goes to War, tentative de prise de contrôle au Cato
F. mas a répondu à un sujet de Lexington dans Europe et international
Sur la question très américaine de la position libertarienne face au droit de sécession et à la guerre civile, je me permets de vous conseiller le petit article de Ilia Somin sur l'excellent blog "The Volokh Conspiracy http://volokh.com/2012/03/06/libertarianism-and-the-civil-war/ qui a entraîné quelques réponses tout aussi intéressantes. Rapidement, l'auteur de l'article divise les libertariens en trois groupes : ceux qui défendent l'union consolidée, ceux qui condamnent la guerre civile et la consolidation tout en rejetant les motivations confédérées, et enfin ceux qui sont clairement pro-confédérés. -
Hollande veut supprimer le mot "race" de la constitution
F. mas a répondu à un sujet de Libdem dans La Taverne
C'est bien là le coeur du problème. Je ne crois pas qu'on puisse aboutir à un consensus raisonnable sur le terme. Donc un moment, il faut trancher et décider, ou laisser tomber. -
Hollande veut supprimer le mot "race" de la constitution
F. mas a répondu à un sujet de Libdem dans La Taverne
On pourrait mettre trois petits points avec une mention : "à compléter selon votre sensibilité ou humeur du jour" (race, groupe ethnique, couleur de peau, Obiwan Kénobi), mais ça ferait tout de suite beaucoup moins solennel. -
Les villes flottantes : la dernière utopie des marxistes de droite
F. mas a répondu à un sujet de Lexington dans Politique, droit et questions de société
Oui, ou tout aussi sûrement à la confusion politique généralisée. Sous les coups redoublés de la mauvaise littérature, on finira bien par prendre Pascal Bruckner pour Joseph de Maistre, Obama pour Staline et Sarkozy pour de Gaulle. -
Les villes flottantes : la dernière utopie des marxistes de droite
F. mas a répondu à un sujet de Lexington dans Politique, droit et questions de société
+1 Depuis 10 ans et l'explosion d'internet, c'est un peu devenu synonyme de nolife qui se venge de la vie en tenant des blogs droitiers. Du coup, réactionnaire ne me convient pas non plus. Donc bon. -
Hollande veut supprimer le mot "race" de la constitution
F. mas a répondu à un sujet de Libdem dans La Taverne
race…je ne savais pas que la constitution s'intéressait au karting ?! Bon…ben je vais m'aérer un peu moi -
Les villes flottantes : la dernière utopie des marxistes de droite
F. mas a répondu à un sujet de Lexington dans Politique, droit et questions de société
Oui, bon, admettons. Je préfère à la limite le terme de "réactionnaire", qui me tient à distance des formations, des politiciens, des groupes et des groupuscules qui composent la droite d'hier et d'aujourd'hui. Oh attends deux minutes, je crois qu'Ivan Ioufol vient d'écrire un essai intitulé "De l'urgence d'être réac"…laisse tomber -
Une petite suggestion de rien du tout : toutes ces affiches parlent de "taxe", qui me semble être un anglicisme pour impôt. Une taxe en France est une espèce particulière d'impôt, et non l'inverse. Voilà. Maintenant bon, licence poétique bla bla.
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félicitations ! tu le vends combien ?..ah non ? Bon ok.
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Hollande veut supprimer le mot "race" de la constitution
F. mas a répondu à un sujet de Libdem dans La Taverne
Quand je dis que cette campagne est d'un ennui mortel… -
Ron Paul gagne un vote informel aux USA
F. mas a répondu à un sujet de firedevil dans Europe et international
C'est même carrément la famille Adams, une fois que tu mets RP de côté. -
C'est pas impossible du tout, ça. Il lit contrepoints.
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Et si on nationalisait facebook ? lol http://www.atlantico.fr/decryptage/facebook-panne-nationalisation-melenchon-reseaux-sociaux-hugues-serraf-305004.html
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J'ai dû voir la version de 1995.
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Un film où tout le monde est bloqué dans les années 50 ? Si c'est celui-là, j'essaie aussi de me souvenir de son titre depuis quelques jours. Marrant.
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Puisqu'on parlait des B-boys (les clips sont délirants) http://www.youtube.com/watch?v=WeUm2f4QlG0&feature=related
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Hypersexualisation des fillettes
F. mas a répondu à un sujet de Gil_Grissom dans Politique, droit et questions de société
…Poésie… -
Le tirage au sort, une solution vraiment démocratique
F. mas a répondu à un sujet de cèquoiqècon dans Action !
Tous les moyens pour limiter l'arbitraire sont bons, qu'ils soient institutionnels, culturels ou sociétaux, il ne faut donc pas se limiter aux institutions, mais il ne faut pas non plus les oublier ou les sous-estimer. Quand Tocqueville parle de régime, il désigne à la fois les lois politiques et les lois civiles, de l'organisation de l'Etat et les moeurs, tout comme le faisait avant lui Rousseau, et encore avant eux Platon et Aristote. -
Prézidentielles 2012, la suite
F. mas a répondu à un sujet de Lexington dans Politique, droit et questions de société
Et moi je pense que tu te laisses abuser par la comm', et qu'en période de campagne, celle-ci vise essentiellement à dramatiser des attitudes et des positions qui apparaîtraient minimes s'il n'y avait pas à la clef la nécessité de rassembler les foules pour voter. Je pense aussi que les programmes font partie intégrante de cette comm', et qu'ils n'en ont jamais engagé personne, sauf ceux qui les lisent. Les programmes entre droite et gauche sont un peu semblables à ces jeux de bonneteau qui font passer une carte d'une main à une autre pour donner l'illusion du changement : on pénalise une fraction de la population pour favoriser une autre sans pour autant réduire réellement les dépenses publiques. Tu affirmes d'ailleurs que Sarko et Fillon ont réduit le périmètre de l'Etat : tu as des sources pour confirmer ? Je ne suis pas ironique ici. Si tu as, je prends, et si c'est vraiment significatif, je suis même prêt à réviser mon jugement. Il n'y a pas d'oligarchie floue et commode qui tire les ficelles derrière le théâtre politique, mais bien une distance énorme (et ce que je dis est très banal) entre l'être et le paraître, c'est à dire entre la pratique du pouvoir, qui est le lieu des rapports de force entre des factions et des coalitions d'intérêts sous contraintes multiples et ses manifestations publiques d'idéologie et de moraline. Là, non seulement je pense à Pareto et à Michels, mais beaucoup plus simplement à Machiavel. Eh puis aussi un peu à mon expérience personnelle. Parmi les contraintes qui encadrent les passions et les intérêts qui mènent les hommes, il y a les formes du droit, et d'autres passions et d'autres intérêts concurrents qui pèsent tout autant sur la décision publique que la figure léonine de Sarko et sa bande de potes. Je pense en particulier aux administrations et aux circuits de recrutement des élites qui mettent en oeuvre toutes les politiques publiques dans ce pays depuis plus de trente ans. Tu oublies par exemple que la cour qui entoure le pouvoir est une cour que Sarko a lui-même constitué afin de cour-circuiter les lourdeurs de l'appareil d'Etat au début de son mandat : les dati, les lefebvre, les Besson les Kouchner sont autant de mercenaires qu'il a créé ou acheté afin d'avoir la paix au sommet. Mettre ce genre de lèche culs aux postes clefs, et fillon, Monsieur j'ai aucun charisme (quelle erreur stratégique de sa part, je te l'accorde !) comme PM lui donnait les mains libres pour agir comme il le souhaitait sans vraiment déléguer. Si je parle de présidentialisation de fait, ce n'est pas en m'intéressant au style de l'exécutif ou à l'autoritarisme réel ou imaginaire de NS, mais à la sociologie concrète du gouvernement et aux interventions répétées du président en lieu et place de ses ministres : Kouchner fut un pantin autant qu'Hortefeux, Dati ou Yade sont des créations politiques constituées pour l'occasion. Le seul rôle qui leur était accordé, c'était de faire de la figuration auprès du président qui occupait l'espace non seulement médiatique, mais aussi en centralisant les décisions traditionnellement déléguées aux ministres. Une fois mis à distance les discours idéologiques qui visent à nous faire réagir en jouant sur nos affects et nos convictions morales, les différences politiques (les comportements des professionnels de la profession) se réduisent vraiment à des détails cosmétiques.
