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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Last Order, c'est pourri. Gunnm ça passe. Si il faut vraiment n'en choisir qu'un seul pour commencer, je dirais qu'un Naoki Urasawa ça passe toujours bien, donc 20th Century Boys ou Monster. Je trouve 20th Century Boys meilleur, mais Monster a l'avantage de se passer en Europe, donc on évite le décalage culturel qui rebute souvent au début (et il est aussi très bien).
  2. Couleur et couverture rigide alors. C'est pas ma spécialité mais bon. Sillage : Blacksad : Lincoln :
  3. Oui, faudrait faire trois fils parce que là ça va rapidement être le bordel. Il y en avait dans le temps en taverne mais ça doit être archivé.
  4. Ah, désolé, c'était une référence de pas très bon goût à un autre bouquin de campagne s'appellant "Mon combat" C'est une remarque qu'on peut faire un peu généralement pour tous les penseurs libéraux sensés se passer du DN. Combien d'entre eux se définissent explicitement contre cette notion ? Combien de ceux-ci ne se retrouvent pas à un moment donné obligés de le réintroduire en douce ? Lequel ? Si c'est celui vers lequel on tend peut-être, mais comme personne ne prétend pouvoir l'atteindre ça tombe à plat. Si c'est celui qu'on a et qu'on nomme ainsi par extension, c'est aussi peu pertinent que dire "la physique newtonienne est l'arrêt de la critique". Comme la logique, il s'agit d'une science qui étudie le raisonnement humain. Si on peut penser qu'elle n'a pas d'objet, c'est que nous n'avons pas de recul sur cet objet. Ça tombe bien que personne ne dise ça, alors. Par contre tout ne se vaut pas, il y a des trucs qui sont difficilement critiquables. Genre, si un type inconnu se pointe à une conférence de physique et se met à gueuler "la relativité générale c'est d'la merde ! C'est un dogme tombé du ciel que vous idolâtrez, je le sais j'ai lu tous vos bouquins, juré", il ne faut pas qu'il s'attende à être pris au sérieux ou reçu chaleureusement. Ouaip. Donc par exemple faudrait arrêter de s'exciter comme ça Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
  5. J'ai déjà un petit pamphlet, ça s'appelle "Mon combat pour le Droit naturel". Trololol. Indeed. D'ailleurs certains de ces principes sont sûrement aussi liés à des instincts moraux profonds, ce qui rejoint ce que dit gidmoz. Je rejoins tout le monde dans un système cohérent. Je suis un ouf. Fallait pas réveiller mon Extraverted Thinking.
  6. Le vocabulaire autour du DN est piégeux, je pense que tout le monde sera d'accord là dessus. Hier, je disais (comment il se la pète celui-là, il s'auto-cite) : Je vais essayer de développer un peu ce point pour l'éclaircir. Dans le vocabulaire d'une discipline scientifique classique, on se focalise sur ce qui est étudié. Le but de la physique est de formuler des modèles pour décrire de la meilleure manière possible les lois qui gouvernent les phénomènes impliquant des objets physiques. Simple. Même combat pour la biologie ou la psychologie. Si on abordait la physique comme le DN, on se focaliserait sur "le modèle hypothétique inatteignable décrivant parfaitement les lois qui gouvernent les phénomènes physiques". Sauf qu'on ne peut pas dire ça en deux mots. Ainsi, l'expression "Droit naturel" signifie "le modèle hypothétique inatteignable décivant parfaitement les lois qui gouvernent les phénomènes impliquant les normes dans les sociétés humaines". Au passage, l'expression "les lois qui gouvernent les phénomènes impliquant les normes dans les sociétés humaines" se traduit par "loi naturelle". C'est comme ça. Toujours est-il que le point de focus est inhabituel, mais il ne faut pas perdre de vue pour autant que la recherche du DN, comme pourrait l'être celle du "modèle physique parfait", est une entreprise scientifique. Par extension, on appelle aussi "Droit naturel" la petite partie du DN qu'on est à peu près certain de connaitre (principe de non agression, propriété, légitime défense...), tout comme on appelle "physique" les modèles actuels en physique, si imparfaits soient-ils. Un corrolaire amusant est que l'axiomatisme est en réalité un scientisme Bref, dire "les principes du DN tombent du ciel", c'est à peu près aussi pertinent que dire "la gravitation tombe du ciel".
  7. Ce sont les mecs qui pensent qu'il n'y a rien hors du droit positif qui se prennent pour Dieu, ils croient que leurs lois peuvent outrepasser les lois de la nature.
  8. Bon, ouais, à ce stade on peut sortir les lolcats.
  9. L'Antarctique c'est une mauvaise idée, à part si vous tenez à faire ami-ami avec les shoggoths.
  10. Il faut préciser que le côté "sans feu" est à gauche, bien sûr J'ai eu la même expérience en direct vers ma fac : grosse intersection compliquée avec trois feux à la suite où j'attends systématiquement au moins trois minutes (et ça, c'est quand il n'y a pas de bouchons). La semaine dernière, des gars sont venus bidouiller je sais pas quoi dans ces feux, ça a pris plusieurs jours durant lesquels ils ne marchaient plus. Le premier jour il y a eu un accident ( ), mais à part ça la circulation n'a jamais été aussi fluide. Avant-hier ils ont remis les feux comme avant et ça recommence à bouchonner. Impressionnant.
  11. Pour le coup je suis hétérodoxe, mais je considère justement que la distinction entre "science dure" et "science molle" est très surfaite, et qu'elle n'est pas épistémologique (on n'a donc pas plusieurs types de science) mais dûe aux possibilités qu'offre le terrain étudié uniquement. Alors oui, on peut distinguer science expérimentale et science observationnelle, mais au fond qu'est-ce qu'une expérimentation si ce n'est une observation mieux contrôlée ? Plus l'observation sera contrôlée, plus les modèles seront prédictifs et précis, mais ça n'est pas une limite réservée aux sciences sociales. Même en physique on n'a jamais exactement deux fois le même phénomène qui se produit, c'est juste que les marges de variation sont beauoup plus petites, et on en est parfois aussi réduit à attendre que des trucs largement hors de contrôle se passent pour confirmer ou infirmer une hypothèse. Bref, pour moi on a affaire à un continuum avec des paliers de complexité (matière inerte, vie, conscience humaine, société...) plutôt qu'à des différences fondamentales. Mais j'ai assez radoté pour ce soir.
  12. En fait il y a deux choses : les perceptions impossibles qui sont au delà de nos sens et ne font donc pas partie du monde comme représentation ; et les perceptions potentielles qui, même si elles n'ont jamais été faites, sont accessibles via une extension de nos sens et font donc partie du monde comme représentation. Si on considère les perceptions qui ont déjà été faites, elles constituent effectivement un sous ensemble en croissance infinie des perceptions potentielles qui sont aussi infinies mais qui ne croissent pas. L'infini est une notion étrange Les choix moraux ne relèvent que de mobiles d’ordre psychologique ou émotionnel, peut-être, mais les conséquences de ces choix on peut les étudier. Par exemple, un dirigeant fait le choix moral d'abolir la propriété privée. Peu importe pourquoi il a fait ce choix, on sait à peu près où ça va mener et que ce n'est pas l'idée du siècle. Moi aussi. J'ai une définition très large de la science mais ce n'était peut-être pas très clair (j'ai tendance à synthétiser sauvagement). Disons que l'économie est une science, mais que la plupart des économistes en France sont de mauvais scientifiques.
  13. Bon. Je vais repartir du début comme ça on évitera les malentendus sur ce dont on parle. Or donc, l'être humain a une réalité biologique. Nous avons tous un nombre limité de sens grâce auxquels nous percevons le monde (qui ne sont pas les mêmes sens que par exemple ceux d'une fourmi). Nous avons tous des facultés mentales qui nous permettent de donner du sens à ces informations à l'aide d'un nombre limité d'opérations qui gouvernent notre fonctionnement cognitif (par exemple l'inférence). Il y a des gens qui sont privés d'un sens, il y a même des gens qui font de la synesthésie, mais il n'y a pas de gens qui ont des sens en plus ou totalement différents parce que tout ça, ce sont des limitations au niveau du hardware. Jusque-là on est d'accord ? Attention, maintenant ça va abstraire sévèrement. Si on fait le produit de toutes les perceptions qu'un humain peut avoir par toutes les interprétations qu'il peut en tirer via ses facultés cognitives, on aura l'ensemble du monde comme représentation humain. Ce monde n'est pas le même que le monde comme représentation des fourmis ou de n'importe quel autre créature qui ne partage pas les mêmes sens et les mêmes capacités cognitives qu'un humain. Attention, je parle bien là d'un espace potentiel. Pas de la représentation d'une personne ou d'un groupe en particulier mais de l'ensemble. Ça suit toujours dans le fond ? Le monde comme représentation est limité parce qu'il y a potentiellement une infinité de choses qu'on ne pourra jamais percevoir (et on ne sera jamais fixés là dessus puisque, par définition, on ne le percevra jamais). Il est infini parce que pour une chose perçue donnée, nous pouvons donner potentiellement une infinité de sens différents, dépendants de notre histoire personnelle, de nos cadres culturels, de la langue qu'on parle etc. Le débat idéalisme vs réalisme découle en fait d'une incapacité à concevoir à la fois cette limitation et cette infinité qui amène à nier une partie du problème en disant soit que le monde réel n'existe pas, soit qu'il est indiscutable (je caricature). Revenons à une perspective moins vertigineuse. Bien entendu, nous ne sommes pas obligés d'utiliser nos facultés "à nu". Nous avons des instruments pour améliorer nos sens comme le téléscope ou l'accélérateur de particules. Nous avons des disciplines pour explorer les limites de nos facultés cérébrales comme la logique et les mathématiques. Ces méthodes permettent incidemment de s'abstraire dans une certaine mesure de la subjectivité puisqu'en principe une démonstration mathématique doit être capable de convaincre indiscutablement n'importe quel humain suffisamment éduqué pour la comprendre (ce qui n'est pas le cas d'un mythe, par exemple, dont le but est au contraire d'être assimilé par chacun différemment). Leur application systématique pour analyser le monde comme représentation est l'objectif de l'entreprise qu'on appelle la science. Mais c'est plus compliqué que ça... Est-ce que la science révèle le "vrai" monde objectif ? Non, bien sûr, la subjectivité et la foi ne disparaissent jamais. Au sein d'une discipline en particulier, des modèles incompatibles cohabitent et s'affrontent. Tous les domaines ne sont pas aussi facilement accessibles, par exemple la possibilité d'expérimenter en sciences sociales est très limitée ce qui diminue énormément les prétentions de la science dans ce domaine (ce que pas mal d'économistes, sociologues et autres ingénieurs sociaux ont du mal à comprendre). Il ne s'agit pas d'être scientiste. Par contre, l'approche scientifique est supérieure aux autres sur plusieurs points. D'abord parce qu'elle tend à se remettre plus facilement en question (beaucoup ne jouent pas le jeu, mais à terme même le réchauffement climatique est remis en cause, n'est-ce pas ?). Ensuite parce qu'elle permet un progrès, c'est-à-dire qu'on explique de plus en plus de phénomènes avec le temps. Les modèles ne seront jamais parfaits, mais ils y tendront toujours plus. Alors que vient faire le DN dans cette galère ? Le DN tel que je le conçois est un point théorique (le modèle "parfait" inatteignable que j'évoquais) vers lequel est sensé tendre l'étude du rapport entre normes et sociétés (avec des disciplines comme l'histoire du Droit, le Droit comparé...). Ce domaine est extrêmement complexe et délicat. Les résultats qu'on peut espérer obtenir sont extrêmement limités. Mais ils existent, et ils donnent un point d'appui pour dire que certaines lois sont nuisibles. C'est parce qu'il rend possible cette critique du constructiviste politique que le DN est un outil intellectuel nécessaire aux libéraux.
  14. Je sais que dans les milieux autorisés on préfère The Wire. J'ai essayé les 5 ou 6 premiers épisodes, c'était cool mais ça ne m'a pas vraiment accroché. D'ailleurs je n'ai pas continué, il faudrait peut-être que je m'y remette. Le classement est... bizarre. Il mélange tous les genres avec même des animés (et pas que des bons). Pas de Community dans les 50 premiers (je chipote, il est en 51) mais Arrested development que je trouve très surestimée en place d'honneur.
  15. Le seul souci avec Breaking Bad, c'est que les autres séries ne tiennent pas la comparaison, donc la transition est difficile. Ça m'avait fait pareil dans un autre genre après Community jusqu'à ce que je découvre Parks and recreation.
  16. Il faut voir quand même qu'une telle association ne peut pas trop se permettre de communiquer comme ça : "En fait on a tous les sous qu'il nous faut, si vous voulez nous en filer encore un peu c'est vous qui voyez mais franchement on se débrouille". On n'est jamais vraiment certain de rien. Quand on fait une loi on a l'impression d'avoir plus de contrôle mais il y a des tonnes d'effets qu'on ne voit pas et qui la rendent souvent contre-productive (en plus d'être coûteuse en soi).
  17. Il y a la cité, aussi, comme structure "objective".
  18. Je viens de le lire en entier, c'est 'achement intéressant.
  19. En fait, le post-modernisme c'est juste une manière un peu plus vicieuse que d'habitude de formuler une connerie vieille comme le monde : "ça y est, on a trouvé la doctrine ultime, on ne fera pas mieux". Sauf que pendant ce temps la caravane passe.
  20. Par élimination, je suis donc "cyber-libertarien, geek et adepte de science-fiction". Bon, ça pourrait être pire. Sinon apparemment on est tous des "jeunes" sur liborg.
  21. Schopenhauer vivait pour la polémique, c'était un guerrier du monde des idées. Pas une fillette essayant de prendre une grosse voix et s'offusquant quand on la remet à sa place. Après l'histoire des idées pour les nuls, voilà l'Histoire tout court pour les nuls... La représentation des humains en général (pas d'un humain en particulier). La volonté en général qui se distribue (inégalement) dans tout ce qui existe (humain, animaux, plantes, cailloux...). Bien sûr, il faut avoir vraiment lu Le monde... jusqu'au bout pour savoir ça. C'est triste d'en être encore là plus d'une décennie après Impostures intellectuelles. Nietzsche ne serait pas fier, lui qui détestait la stagnation. En réalité, il explique (s'inspirant très largement du stoïcisme) pourquoi il ne faut pas prendre certaines choses trop au sérieux. C'est un pessimiste joyeux. Voilà un énorme contresens. Ce qui est cool avec les humains c'est qu'ils n'attendent pas d'avoir la permission pour vivre et pour juger.
  22. je le laisse, tiens, ça m'apprendra à poster à l'arrache.
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