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École & éducation : Le temps des secrets


Messages recommandés

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il y a 2 minutes, NoName a dit :

 

Il y a aussi un problème culturel de grandiloquence sur le métier. J'arrête pas d'expliquer à mes potes qu'ils devraient optimiser leurs évaluations pour les rendre plus rapides à corriger mais ils s'obstinent à refuser le QRM. 

 

Quevilly-Rouen-Métropole ? (c'est ce qu'on obtient quand on tape QRM sur Google)

Posté

Mon point c'est que les profs sont physiquement au travail 18 heures par semaine, tandis que de nombreux fonctionnaires sont plus ou moins présents dans les locaux, et quand ils sont présents c'est à tatasser avec des copines, la fameuse pause café qui dure des heures.

Posté
il y a 1 minute, Dardanus a dit :

Il m'arrive de faire 40 heures ou 30 heures

J'évoquais les heures de cours, pas le travail en plus. Car je me doute un peu que d'un enseignant à l'autre, en fonction de ses capacités/expériences/organisation

ça doit sacrément changer.

Enfin, je doute qu'un prof de sport ait la même charge de travail qu'un autre, non ? Ou un prof d'art plastique

Posté
2 minutes ago, Dardanus said:

 

Quevilly-Rouen-Métropole ? (c'est ce qu'on obtient quand on tape QRM sur Google)

Questionnaire à réponse multiple je pense.


De mon époque on appelait cela un QCM.

 

Par contre c'est pas dans l'ADN de l'éducation nationale pour ce que j'en vois.

Et je me méfie du tout QCM que certains nous vantent.

Posté
il y a 1 minute, Bisounours a dit :

J'évoquais les heures de cours, pas le travail en plus. Car je me doute un peu que d'un enseignant à l'autre, en fonction de ses capacités/expériences/organisation

ça doit sacrément changer.

Enfin, je doute qu'un prof de sport ait la même charge de travail qu'un autre, non ? Ou un prof d'art plastique

EPS, oui pas de copie et en vacances avant les autres en lycée à l'époque du Bac à l'ancienne. Maintenant c'est vacances précoces pour presque tout le monde.

Arts plastiques et autres formes artistiques (j'ai enseigné jusqu'à cette année en CAV) font travailler autrement mais pas nécessairement moins. 

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il y a 9 minutes, Dardanus a dit :

 Je passe de moins en moins de temps. Je ne donne plus que des contrôles d'1 heure (la réforme a mis fin aux longues épreuves). 

 

Moins de rédactions en histoire ?

Posté
il y a 2 minutes, Adrian a dit :

 

Moins de rédactions en histoire ?

Il n'y avait pas des rédactions mais des dissertations qui sont devenues des compositions (forme plus souple) puis aujourd'hui des questions problématisées (avec suggestion du plan en première) sur le modèle du Brevet des collèges. Même cela, c'est trop difficile pour beaucoup d'élèves. 

Mais les profs sont tellement conservateurs que même pour les QP, ils continuent de proposer la vielle méthodologie de la dissert' et attendent une introduction formelle avec annonce du plan et autres niaiseries. 

Mais si on abandonne vraiment les "partiels" (épreuves communes) pour le contrôle continu, je me demande si je ne vais pas passer au QCM. 

  • Yea 1
Posté

La dissertation permet de vérifier les capacités de l'èlève à développer une argumentation, montrer qu'il sait écrire etc. Peut-être que pour certaines matières comme histoire-géo il s'agit davantage de connaissances ?

Posté

A ce propos, mon épouse est également prof (de français) mais contractuelle (c'est un choix). L'avantage (pour elle), c'est plus de liberté.

Voici les contraintes :

- Plus de travail (changement de niveaux et d'établissement chaque année, profs absents remplacés au pied levé). Elle se couche quasiment tous les soirs à minuit, se lève parfois très tôt pour terminer et passe une bonne partie de ses weekends en correction. Mais bon, c'est la matière qui veut cela.

- Le salaire est le même que pour les profs statutaires mais les vacances ne sont pas payées (pas de "prime de précarité" ou de congés payés comme imposés au privé à chaque fin de contrat).

- Pour chaque poste, un contrat de travail, deux à trois établissements en simultané.

- Le total du salaire net des bulletins ne correspond jamais au montant récapitulé par l'administration. Je ne vous explique pas le casse-tête quand ma femme s'est inscrit à Pole Emploi pendant un été, pour voir. Elle a vu et plus jamais.

 

Elle en rigole mais pour ma part, cela me met hors de moi, cela ne m'étonne pas du tout que les bataillons de gauchistes issus de l'éducation nationale croient dur comme fer que le privé c'est l'esclavage. Je vous garantis que si un chef d'entreprise se permettait le quart de ce que fait l'administration vis à vis de ses contractuels, il passerait en correctionnelle.

  • Yea 10
Posté

C'est vrai et pas que dans l'ED ça. J'ai jamais vu des managers se comporter pire que dans le public 

  • Yea 1
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Il y a 1 heure, Calembredaine a dit :

A ce propos, mon épouse est également prof (de français) mais contractuelle (c'est un choix). L'avantage (pour elle), c'est plus de liberté.

 

Elle en rigole mais pour ma part, cela me met hors de moi, cela ne m'étonne pas du tout que les bataillons de gauchistes issus de l'éducation nationale croient dur comme fer que le privé c'est l'esclavage. Je vous garantis que si un chef d'entreprise se permettait le quart de ce que fait l'administration vis à vis de ses contractuels, il passerait en correctionnelle.

Les profs de français sont ceux qui ont le plus de travail.

L'État est le pire des patrons. Le pire, c'est que les profs en ont bien conscience, ce qui ne les empêche pas de tenir les discours sur les vertus du public par rapport au privé. 

  • Yea 5
Posté
8 hours ago, NoName said:

C'est vrai et pas que dans l'ED ça. J'ai jamais vu des managers se comporter pire que dans le public 

 

tu voulais dire l'EN ?

  • Yea 1
Posté
Il y a 10 heures, GilliB a dit :

Mon point c'est que les profs sont physiquement au travail 18 heures par semaine,

 

C'était historiquement le grand avantage des professeurs, du point de vue social.

 

Maintenant que le télétravail se généralise...

Posté

Oue enfin de mémoire d'après l'INSEE in approche plus les 35h en moyenne pour un prof moyen et plus de 40 pour les jeunes.

  • Yea 1
Posté
Il y a 11 heures, Mathieu_D a dit :

C'est vraiment un travail où si tu veux bien faire tu es complètement absorbé et où il faut savoir se fixer des limites.

Les profs sont les rois pour réinventer la roue. 40 000 profs d'Histoire-Géo (au pif) enseignent exactement la même chose chaque année à des centaines de milliers d'élèves. Des programmes uniformes sont écrits, des livres de cours approuvés, publiés.

Ben non. Chaque année, ces 40 000 profs vont chacun préparer leurs propres polycopiés moisis le dimanche soir en se plaignant que "bouhouhou, on travaille beaucoup à la maison quand même". Et les gamins de trimballer inutilement des livres de cours qui coûtent et pèsent une blinde.

  • Yea 1
Posté
1 hour ago, Neomatix said:

Des programmes uniformes sont écrits, des livres de cours approuvés, publiés.

Question con, mais est-ce que les livres de cours sont béta-testé? Est-ce qu'ils sont mis à jour non seulement sur le contenu, mais aussi suite à des retours terrains sur ce que les élèves retiennent des cours?

 

Parce que les profs consciencieux passent une bonne partie de leur temps de préparation à ajuster leurs support de cours après avoir vu ce qui passait bien ou ce qui ne passait pas les années précédentes.

Posté
Il y a 6 heures, Neomatix a dit :

Les profs sont les rois pour réinventer la roue. 40 000 profs d'Histoire-Géo (au pif) enseignent exactement la même chose chaque année à des centaines de milliers d'élèves. Des programmes uniformes sont écrits, des livres de cours approuvés, publiés.

Ben non. Chaque année, ces 40 000 profs vont chacun préparer leurs propres polycopiés moisis le dimanche soir en se plaignant que "bouhouhou, on travaille beaucoup à la maison quand même". Et les gamins de trimballer inutilement des livres de cours qui coûtent et pèsent une blinde.

Ben, non. C'est curieux cette rancoeur. 

Jusqu'aux programmes actuels en lycée qui guident le prof pas à pas pour le contenu de chaque chapitre, la liberté pédagogique faisait que la mise en oeuvre de chaque thème offrait la possibilité de s'appuyer sur une approche et des exemples assez diversifiés. Maintenant, il y a des points de passage obligés et comme il y a très peu d'heures pour chaque chapitre, cela uniformise nettement le contenu. C'est donc très récent et un peu inquiétant (d'ailleurs).

Les "livre de cours" sont des manuels proposés par de nombreux éditeurs privés qui interprètent (parfois librement) le programme. Ils ne sont donc approuvés par personne (l'imprimatur n'existe pas dans l'EN). Donc selon les établissements, il n'y a pas les mêmes livres. En effet, ce sont les profs qui choisissent les livres. De plus, le texte proposé dans les livres est beaucoup trop dense pour être utilisé tel quel par les élèves (déjà que la masse de connaissances est astronomique en HG). 

Dans le public en principe, les livres sont prêtés aux élèves et sont utilisés plusieurs années de suite par conséquent. 

Chacun faisant ce qu'il veut (et oui, c'est ainsi dans l'éducation nationale) je ne peux évoquer que ma pratique. J'utilise systématiquement le livre comme source documentaire et je demande un livre par table pour ne pas obliger tout le monde à le trimballer justement. Comme des casiers sont disponibles pour les élèves, certains peuvent les laisser dans leur casier. Je distribue rarement d'autres documents. 

Les "polycopiés moisis" que je leur fournis sont des parcours à compléter qui s'appuient en grande partie sur des documents du livre. En géographie, je leur demande souvent de répondre aux questions proposés par le livre ou une partie d'entre elle sur mon polycopié moisi (qui sert en fait pour mettre une trace écrite). En histoire, où il est plus compliqué d'interpréter les documents, nous en faisons l'analyse le plus souvent collectivement. 

Sinon, les livres sont utiles comme éléments de révision : les meilleurs proposent des pages de synthèse en fin de chapitre bien utiles. 

 

 

  • Yea 7
Posté
Il y a 4 heures, Jensen a dit :

Question con, mais est-ce que les livres de cours sont béta-testé? Est-ce qu'ils sont mis à jour non seulement sur le contenu, mais aussi suite à des retours terrains sur ce que les élèves retiennent des cours?

 

Parce que les profs consciencieux passent une bonne partie de leur temps de préparation à ajuster leurs support de cours après avoir vu ce qui passait bien ou ce qui ne passait pas les années précédentes.

On ne peut se rendre compte de la qualité d'un livre qu'après l'avoir expérimenté pendant une année. Mais comme on ne peut pas le changer, si on a fait un mauvais choix (je parle de l'équipe enseignante), on doit le garder plusieurs années pour des raisons évidentes de coût. 

Posté
Il y a 8 heures, poney a dit :

Oue enfin de mémoire d'après l'INSEE in approche plus les 35h en moyenne pour un prof moyen et plus de 40 pour les jeunes.

 

En comptant les vacances dans le dénominateur ? Parce que ça change tout sur le décompte du temps ;).

 

Il y a 7 heures, Neomatix a dit :

Les profs sont les rois pour réinventer la roue.

 

C'est tout le problème managérial de l'éducation nationale. Les profs sont-ils responsables d'un cours (auquel cas ils sont clairement sous payés et, aujourd'hui, recrutés à un niveau insuffisant) ou des exécutants qui déclinent une méthode pédagogique décidée plus haut (pas sûr que ça marche mais bon)...

  • Yea 1
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il y a une heure, Dardanus a dit :

Ben, non. C'est curieux cette rancoeur. 

L'arrière goût de 12 ans de vie gâchée

il y a une heure, Dardanus a dit :

 liberté pédagogique

Un enseignant choisit les méthodes (comme par hasard ca finira par être la même méthode que l'autre million d'enseignant) mais pas le contenu (ce dont parle Neomatix). Et ca change pas ce qu'il dit, si il y a 5 méthodes cool elles auraient pu être peaufinées collectivement par 40 ans de taff de X/5 profs d'Histoire Géo. Neomatix a raison : ce boulot est très uniformisé, pourtant les profs passent leur temps à réinventer la roue

 

 

il y a une heure, Dardanus a dit :

Maintenant, il y a des points de passage obligés et comme il y a très peu d'heures pour chaque chapitre, cela uniformise nettement le contenu. C'est donc très récent et un peu inquiétant (d'ailleurs).

 

Neomatix parle peut être de ce très récent

 

il y a une heure, Dardanus a dit :

Chacun faisant ce qu'il veut (et oui, c'est ainsi dans l'éducation nationale)

A ce propos, quelle est l'influence des Académies et l'influence des directeurs d'établissement ?

Posté
Il y a 2 heures, Dardanus a dit :

Les "livre de cours" sont des manuels proposés par de nombreux éditeurs privés qui interprètent (parfois librement) le programme. Ils ne sont donc approuvés par personne (l'imprimatur n'existe pas dans l'EN). Donc selon les établissements, il n'y a pas les mêmes livres. En effet, ce sont les profs qui choisissent les livres.

M'enfin il y a peut-être, quoi, 10 livres d'HG disponibles ? Pourquoi refaire le taf 40 000 fois tous les ans au lieu de se synchroniser entre profs (voire, soyons fous, écrire un cours open source) ? Plutôt passer du temps à ajouter de la valeur (soutien ciblé, que sais-je encore), non ?

il y a une heure, ttoinou a dit :

Neomatix parle peut être de ce très récent

Je parle de ce que j'ai connu au collège/lycée il y a 7-15 ans, ça a peut-être changé depuis. J'espère notamment que le niveau en informatique s'est amélioré depuis l'époque "photocop n&b en biais de photocop n&b de texte manuscrit" (ce que j'entendais par "polycopié moisi", faut pas se formaliser).

  • Yea 1
Posté
il y a 34 minutes, Neomatix a dit :

M'enfin il y a peut-être, quoi, 10 livres d'HG disponibles ? Pourquoi refaire le taf 40 000 fois tous les ans au lieu de se synchroniser entre profs (voire, soyons fous, écrire un cours open source) ? Plutôt passer du temps à ajouter de la valeur (soutien ciblé, que sais-je encore), non ?

 

Le cours "open source" standardisé, on y vient hélas. En quoi "ajouter de la valeur" serait une mauvaise chose? N'est-ce pas ce qui permet de distinguer un bon prof d'un mauvais? Le cours standardisé, n'est-ce pas un nivellement par le bas?

  • Yea 4
Posté

L'EN crève de son hyper-centralisation et de son hyper-standardisation, et pour certains ici, ce n'est pas suffisant : la solution serait de centraliser et de standardiser encore davantage.

 

aspirine.jpg

  • Yea 2
  • Love 1
Posté
il y a 13 minutes, Calembredaine a dit :

Le cours "open source" standardisé, on y vient hélas.

Pourquoi "hélas" ?

il y a 13 minutes, Calembredaine a dit :

En quoi "ajouter de la valeur" serait une mauvaise chose? N'est-ce pas ce qui permet de distinguer un bon prof d'un mauvais? Le cours standardisé, n'est-ce pas un nivellement par le bas?

Ben non, au contraire. Refaire pour la 40 000è fois un cours déjà préparé 39 999 fois ajoute zéro valeur et prend beaucoup de temps. Temps qui serait mieux utilisé à faire autre chose de bien plus productif. Ou même à glander, hein, le travail comme but en soi c'est un truc de marxistes.

Posté
il y a 8 minutes, Calembredaine a dit :

Le cours "open source" standardisé, on y vient hélas. En quoi "ajouter de la valeur" serait une mauvaise chose? N'est-ce pas ce qui permet de distinguer un bon prof d'un mauvais? Le cours standardisé, n'est-ce pas un nivellement par le bas?

Il y a un paquet de profs pour qui ça serait un nivellement par le haut hélas. J'ai quelques collègues de fac dont je voudrais surtout pas pour mes mômes.

Mais surtout tu as un gâchis de temps gigantesque produit en partie par une réticence à optimiser chez certains, en partie par les changements incessants de programme (je te déplace tel truc d'un an et je te rajoute autre chose), en partie par l'institution obsolète (faire des transparents au lieu d'avoir des projos, cela dit mes potes m'ont dit ce week-end que dans leurs etablissements les transparents ont enfin disparu).

 

Pas facile de trouver une solution qui respecte la liberté pédagogique mais également permet en même temps d'alleger la charge de travail en mutualisant les efforts. Comme les manuels changent et que les profs changent aussi souvent de niveau ( un ami TZR cette année à 4 niveaux différents avec 2 collèges et 2 lycée) tout de suite tu te retrouve avec une masse de trucs à faire pas possible. 

Posté
il y a 2 minutes, Largo Winch a dit :

L'EN crève de son hyper-centralisation et de son hyper-standardisation, et pour certains ici, ce n'est pas suffisant : la solution serait de centraliser et de standardiser encore davantage.

 

aspirine.jpg

L'EN crevé surtout d'être remplie de fonctionnaire. 

  • Yea 1
Posté
il y a 12 minutes, Calembredaine a dit :

En quoi "ajouter de la valeur" serait une mauvaise chose?

C'est ce qu'il dit ! Passer moins de temps à faire le même travail que les autres profs pour avoir plus de temps pour faire des trucs vraiment utiles

 

il y a 13 minutes, Calembredaine a dit :

Le cours standardisé, n'est-ce pas un nivellement par le bas?

Trop tard, les ordres viennent déjà d'en haut, de l'EN et des Académies. Ça sert à rien de faire semblant qu'on peut être bottom up dans ce système

 

 

 

 

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