Mégille Posté 1 septembre 2019 Signaler Posté 1 septembre 2019 il y a 33 minutes, Zagor a dit : De manière générale, il n'est jamais bon qu'un pouvoir prenne trop de puissance ou soit sacralisé. Cela concerne l'executif comme la Justice (gouvernement des juges), ou le législatif. Même raisonnement avec des corporations du monde civil comme les médias. Il faut que les pouvoirs puissent s’empêcher entre eux et il est dangereux de considérer l'un d'entre eux comme le gardien de la stabilité car c'est déja lui donner une supériorité par rapport aux autres. Gros HS, mais je ne suis pas sûr qu'il y ait de véritable différence de nature entre exécutif et législatif. Entre une loi et un règlement, il y a tout au plus une différence de degré de généralité, et les organes législatifs et exécutifs ont toujours partagés des prérogatives à tous les niveaux de généralité. Les assemblées législatives votent toujours le budget, ce qui relève de l'échelle temporelle de l'exécution, et les exécuteurs ont toujours eu un mot à dire sur la loi, soit qu'ils proposent, soit qu'ils aient différents moyens de s'y opposer. Il me semble surtout que cette distinction a un double enjeu : 1) stabiliser le pouvoir politique 2) séparer le pouvoir de la justice. S'il y a un décideur unique (ou un petit groupe de décideurs coordonnés entre eux), le régime se confond avec le gouvernement, plus rien ne l'arrête, et il fait des bêtises. A l'inverse, s'il n'y a rien d'autre qu'une assemblé où se rencontrent des vues et des intérêts divergents, théoriquement aucune décision ne seraient jamais prises, et concrètement, c'est une officine exceptionnelle qui va prendre ce pouvoir de décision. Pour pouvoir tenir, le pouvoir a donc besoin d'être réparti entre une équipe d'exécuteurs et une assemblé délibérateurs, capables de s'opposer (mais aussi de s'accorder, sinon ça casse, cf, en France, la monarchie constitutionnelle et la deuxième république). Ce n'est pas propre à l'état, ça vaut pour tous les systèmes de gouvernance, on voit aussi ça au sommet des entreprises. Et pour un état, cette séparation du pouvoir en deux éléments a surtout la vertu de laisser la justice en paix un peu à coté de tout ça (sinon, les jugements deviennent des décisions politiques parmi d'autres pour le dictateur ou le "comité de salut public"-like du régime d'assemblé). Mais la justice est tout à fait hétérogène aux deux autres "pouvoirs" (ce dont l'actuelle constitution française prend acte). D'ailleurs, Locke ne la considère pas comme un pouvoir politique (il ajoute par contre le "fédératif", un principe neutre supérieur, au deux autres), et même Montesquieu, après l'avoir posé, en fait très peu de cas. On peut aussi remarquer que toutes les sociétés humaines ont un droit, et donc une justice, alors que le pouvoir politique (législatif comme exécutif) permanent n'est un cas particulier d'organisation. L'existence de la première est donc indépendante du second. Je ne pense pas qu'il puisse y avoir trop de justice. Un "gouvernement des juges" n'a lieu que si les juges cessent d'être seulement des juges. La centralisation a sûrement un rôle néfaste à ce niveau, mais pas sûr, l'Althing Islandais marchait pas mal. 1
Rincevent Posté 1 septembre 2019 Signaler Posté 1 septembre 2019 Il y a 3 heures, Mégille a dit : Gros HS, mais je ne suis pas sûr qu'il y ait de véritable différence de nature entre exécutif et législatif. Il me semble en voir une, pourtant. L'exécutif est in fine l'incarnation de l'aspect imprévisible et arbitraire de l'action de l'Etat, le judiciaire est quant à lui l'incarnation de son action prévisible et répétable ; quant au législatif, il est ce qui va modifier cette répétabilité. Et oui, ce découpage à l'emporte-pièces sent très fort la théorie des systèmes. 2
Riffraff Posté 9 septembre 2019 Signaler Posté 9 septembre 2019 Le 31/08/2019 à 18:05, NoName a dit : What about l'extension indéfinie du pouvoir exécutif est une cause de l'extension infinie de l'état Oui tu as raison la culpabilité revient toujours aux politiques au final, je pense quand même qu'il y a un feed-back depuis la sphère publique vers les politiques. Ca me rappelle que Macron avait fait l'éloge du spoil system américain, on en est très loin....
Ultimex Posté 10 septembre 2019 Signaler Posté 10 septembre 2019 https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/10/donald-trump-limoge-john-bolton-son-conseiller-a-la-securite-nationale_5508760_3210.html On verra qui le remplace. En attendant : 3
Moustachu Posté 11 septembre 2019 Signaler Posté 11 septembre 2019 http://www.lefigaro.fr/flash-eco/trump-la-fed-devrait-ramener-les-taux-americains-a-zero-ou-en-dessous-20190911 Le plus libertarien des présidents possible... 2
Tramp Posté 17 septembre 2019 Signaler Posté 17 septembre 2019 Encore un grand moment de journalisme : Le Monde - Donald Trump fustige les médias après la rectification d’un article sur Brett Kavanaugh https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/17/donald-trump-fustige-les-medias-apres-la-rectification-d-un-article-sur-brett-kavanaugh_5511193_3210.html 1
NoName Posté 18 septembre 2019 Signaler Posté 18 septembre 2019 On remarquera que ce qui les emmerde c'est que Trump ait touitté et pas le fait que le NYT ait publié une histoire avec approximativement 0% de vérification.
Tramp Posté 18 septembre 2019 Signaler Posté 18 septembre 2019 il y a 47 minutes, NoName a dit : On remarquera que ce qui les emmerde c'est que Trump ait touitté et pas le fait que le NYT ait publié une histoire avec approximativement 0% de vérification. D’après les auteurs qui eux ont fait la vérification, l’info était dans leur brouillon et elle a mystérieusement lors de la publication. C’est bien pire.
Rincevent Posté 18 septembre 2019 Signaler Posté 18 septembre 2019 il y a 1 minute, Tramp a dit : elle a mystérieusement lors de la publication. C'est délicieusement meta. 3
NoName Posté 19 septembre 2019 Signaler Posté 19 septembre 2019 Il y a 13 heures, Tramp a dit : D’après les auteurs qui eux ont fait la vérification, l’info était dans leur brouillon et elle a mystérieusement lors de la publication. C’est bien pire. C'est à dire ?
Tramp Posté 19 septembre 2019 Signaler Posté 19 septembre 2019 il y a 23 minutes, NoName a dit : C'est à dire ? Elle aurait été enlevée par les éditeurs du journal.
Noob Posté 19 septembre 2019 Signaler Posté 19 septembre 2019 5 hours ago, Tramp said: Elle aurait été enlevée par les éditeurs du journal. Oui selon une des auteurs de l'article c'est parce qu'ils nommaient la personne qui contestait le témoignage et que la politique éditoriale serait de ne jamais nommer qui que ce soit. Par contre pourquoi l'information clé saute avec le nom ? Mystère et boule de gomme.
Marlenus Posté 21 septembre 2019 Signaler Posté 21 septembre 2019 J'avoue que je ne connais pas grand chose au climat aux USA, mais cela change quelque chose si il est avéré que Trump ait demandé à enquêter sur le fils Biden? Que cela soit vrai, c'est possible connaissant le bonhomme. Mais justement, c'est quelque chose dont on sait qu'il en est capable, donc cela ne change rien sur le fond, IMO.
Rincevent Posté 25 septembre 2019 Signaler Posté 25 septembre 2019 Il me semble évidente que Mike Pence a été délibérément choisi par Trump comme assurance anti-impeachment, parce qu'il est l'incarnation du Républicain que les Démocrates aiment haïr. Reste à savoir si l'assurance survivra au Trump Derangement Syndrome...
Zagor Posté 25 septembre 2019 Signaler Posté 25 septembre 2019 Peut-étre que c'est Pence qui depuis le début donne les infos compromettante contre Trump. Plus sérieusement, j'avoue ne pas comprendre la stratégie des démocrates: la procédure d'impeachment est apparemment une mesure impopulaire pour le camps qui la lance et il faut l'accord du Sénat qui est contrôlé par les Républicains. Et quand bien même, l'impeachment serait effectif, c'est Pence qui deviendrait président (et donc très certainement candidat aux présidentielle 2020). En sachant que l’électorat de Trump, furieux de l'impeachment, voterait pour Pence et que ce dernier arriverait aussi à convaincre les never Trump (la raison d'avoir choisi Pence était d'avoir quelqu'un qui passait bien auprès de l'establishment republicain). En bref, j'ai l'impression que les démocrates sont en train de faire un gros cadeau aux républicains. Plus inquiétant, c'est aussi à mon opinion le signe qu'ils n'ont pas de programme à opposer à Trump (et se rabattent donc sur de l'anti-Trump de base).
Rincevent Posté 25 septembre 2019 Signaler Posté 25 septembre 2019 il y a 5 minutes, Zagor a dit : Peut-étre que c'est Pence qui depuis le début donne les infos compromettante contre Trump. <Mandatory dramatic hamster meme> il y a 5 minutes, Zagor a dit : Plus sérieusement, j'avoue ne pas comprendre la stratégie des démocrates: la procédure d'impeachment est apparemment une mesure impopulaire pour le camps qui la lance et il faut l'accord du Sénat qui est contrôlé par les Républicains. Peut-être est-ce que ça rend impopulaire le camp qui la lance, mais populaire la personne qui la lance ? Auquel cas ce serait un témoignage du niveau de guerre civile chez les Démocrates. il y a 7 minutes, Zagor a dit : Plus inquiétant, c'est aussi à mon opinion le signe qu'ils n'ont pas de programme à opposer à Trump (et se rabattent donc sur de l'anti-Trump de base). Je pense aussi. Soit qu'ils ne comprennent plus rien à la situation (ce qui empêche de construire un programme issu d'une vision d'ensemble), soit parce que la tentative de faire converger les politiques identitaires incompatibles les amène à un blocage (par exemple, les Latinos et les Noirs voteront difficilement pour une femme ou un gay, et réciproquement). 1
Adrian Posté 25 septembre 2019 Signaler Posté 25 septembre 2019 Five Moments In Donald Trump’s Phone Call To Ukraine That Could Fuel The Impeachment Investigation Let Us Explain What The Hell Is Going On With Trump, Biden, And Ukraine A Timeline of the Trump-Ukraine Scandal (bon boulot)
Johnnieboy Posté 25 septembre 2019 Signaler Posté 25 septembre 2019 il y a 31 minutes, Zagor a dit : Peut-étre que c'est Pence qui depuis le début donne les infos compromettante contre Trump. Plus sérieusement, j'avoue ne pas comprendre la stratégie des démocrates: la procédure d'impeachment est apparemment une mesure impopulaire pour le camps qui la lance et il faut l'accord du Sénat qui est contrôlé par les Républicains. Et quand bien même, l'impeachment serait effectif, c'est Pence qui deviendrait président (et donc très certainement candidat aux présidentielle 2020). En sachant que l’électorat de Trump, furieux de l'impeachment, voterait pour Pence et que ce dernier arriverait aussi à convaincre les never Trump (la raison d'avoir choisi Pence était d'avoir quelqu'un qui passait bien auprès de l'establishment republicain). En bref, j'ai l'impression que les démocrates sont en train de faire un gros cadeau aux républicains. Plus inquiétant, c'est aussi à mon opinion le signe qu'ils n'ont pas de programme à opposer à Trump (et se rabattent donc sur de l'anti-Trump de base). Trump n'avait pas de vraiment de programme et était très impopulaire. Ils apprennent, c'est tout. Peut-être aussi que Trump est allé trop loin, cette fois.
Zagor Posté 25 septembre 2019 Signaler Posté 25 septembre 2019 il y a 2 minutes, Johnnieboy a dit : Trump n'avait pas de vraiment de programme et était très impopulaire. Ils apprennent, c'est tout. Peut-être aussi que Trump est allé trop loin, cette fois. Trump a vite réussi à prendre contrôle de la base républicaine, chose qu'aucun démocrate n'arrive à faire dans son parti (c'est le coeur du problème du parti démocrate). Et vu toutes les conneries de Trump n'aurait-il pas été judicieux de les lui sortir pendant la campagne afin de l'affaiblir et de l'enliser plutôt que de lancer une procédure qui risque de galvaniser les républicains.
Nick de Cusa Posté 28 septembre 2019 Signaler Posté 28 septembre 2019 disons que ce fil est le fil USA puisqu'il n'en existe pas. Coup de tonnerre majeur, les USA deviennent moins pieux, et ce n'est pas mineur ou superficiel https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2019/09/atheism-fastest-growing-religion-us/598843/ 1
Johnnieboy Posté 28 septembre 2019 Signaler Posté 28 septembre 2019 Il y a 2 heures, Nick de Cusa a dit : disons que ce fil est le fil USA puisqu'il n'en existe pas. Coup de tonnerre majeur, les USA deviennent moins pieux, et ce n'est pas mineur ou superficiel https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2019/09/atheism-fastest-growing-religion-us/598843/ Très bon article !
Moustachu Posté 30 septembre 2019 Signaler Posté 30 septembre 2019 Le 28/09/2019 à 14:15, Nick de Cusa a dit : disons que ce fil est le fil USA puisqu'il n'en existe pas. Coup de tonnerre majeur, les USA deviennent moins pieux, et ce n'est pas mineur ou superficiel https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2019/09/atheism-fastest-growing-religion-us/598843/ Je suis un peu dubitatif sur l'explication : je vois pas en quoi le fait d'avoir comme adversaire l'Islam radical pousserait les américains à être moins chrétien ? Pareil pour la chute de l'URSS. C'est assez simplificateur quand même...
poney Posté 30 septembre 2019 Signaler Posté 30 septembre 2019 il y a 53 minutes, Moustachu a dit : Je suis un peu dubitatif sur l'explication : je vois pas en quoi le fait d'avoir comme adversaire l'Islam radical pousserait les américains à être moins chrétien ? Pareil pour la chute de l'URSS. C'est assez simplificateur quand même... En même temps c'est pas ce qui est dit. L'article dit qu'avant la chute de l'urss, proclamer une ambivalence envers Dieu, qui était vu comme l'un des symboles du patriotisme américain, était un peu compliqué. Bref, les gens préféraient se dire "chrétien" pour dire "américain" plutôt que dire "bof", "je sais pas" ou "athée". Maintenant que ce délire nationaliste n'existe plus, plus de problème. Pour le terrorisme musulman, l'article dit clairement que c'est une "terrible simplification" de dire que 9/11 a rendu les gens athées mais que l'argument "la religion est dangereuse, regardez", est un argument devenu classique et qu'il peut marcher. Bref l'article marche sur la pointe des pieds et avance des pistes, pas les certitudes que tu crois avoir lu. Et il y a fort à parier que l'article soit lui meme une simplification de l'étude sociologique qu'il mentionne. Ce que j'aimerais savoir c'est dans les 75% de gens qui se disent religieux, combien le disent par référence culturelle plus que réellement croyante. 2
Rincevent Posté 30 septembre 2019 Signaler Posté 30 septembre 2019 il y a 22 minutes, poney a dit : Pour le terrorisme musulman, l'article dit clairement que c'est une "terrible simplification" de dire que 9/11 a rendu les gens athée mais que l'argument "la religion est dangereuse, regardez", est un argument devenu classique et qu'il peut marcher. J'irais plus loin : Internet et les réseaux sociaux ont largement favorisé la propagation de nombreuses idées pseudo-subtiles, au nombre desquelles il faut compter l'athéisme de combat à la Richard Dawkins. (Et bonne année juive à tous. )
Rübezahl Posté 30 septembre 2019 Signaler Posté 30 septembre 2019 Le 28/09/2019 à 14:15, Nick de Cusa a dit : Coup de tonnerre majeur, les USA deviennent moins pieux, et ce n'est pas mineur ou superficiel https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2019/09/atheism-fastest-growing-religion-us/598843/ ... vu la compétition fournie entre dingueries, je suis à demi-surpris.
Tramp Posté 30 septembre 2019 Signaler Posté 30 septembre 2019 Les tweets de Trump vont devenir suffisant pour l’impeach https://reason.com/2019/09/30/trumps-civil-war-tweet-isnt-criminal-this-other-tweet-might-be/ 1
Bézoukhov Posté 30 septembre 2019 Signaler Posté 30 septembre 2019 Le 28/09/2019 à 14:15, Nick de Cusa a dit : disons que ce fil est le fil USA puisqu'il n'en existe pas. Coup de tonnerre majeur, les USA deviennent moins pieux, et ce n'est pas mineur ou superficiel https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2019/09/atheism-fastest-growing-religion-us/598843/ Ce qui m'ennuie, c'est que je n'arrive pas à savoir si il s'agit d'une "normalisation" des USA (au sens où l'exceptionnalisme américain en matière religieuse s'atténuerait), ou si ils restent sur une trajectoire propre.
Zagor Posté 30 septembre 2019 Signaler Posté 30 septembre 2019 Le coup de "sans moi c'est la guerre civile" on a le même en Europe avec Macron et les eurocrates. Les menaces à l'encontre d'un membre du Congrès est par contre beaucoup plus grave.
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