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Tradition, Sens De L'histoire Et Libéralisme


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Le problème du progressisme est qu'il veut imposer de nouveaux "modèles" créés ex nihilo sous prétexte de plus de choix et de liberté, si bien que lorsque l'on se montre réticent ou sceptique, il est facile aux prog' de rétorquer : "mais vous voulez interdire et brimer ces nouvelles libertés". Or une nouvelle liberté, cela n'existe pas. Et l'on n'interdit pas le néant; on le renvoie à son inexistence.

Il faut arrêter d'avancer avec ce strawman d'imposition, parce qu'il est fatigant. Rien n'est imposé à personne nom d'un chien!

Par contre, ce qui est amusant, c'est que la liberté de se marier comme on l'entend, c'est une vieille liberté. Supprimée en 1792 (ouille, eh oui, par ces méchants révolutionnaires français) qui impose le mariage civil comme le seul valable au regard de la loi. La limitation à la vieille liberté de disposer de son patrimoine s'accroît avec ce bon vieux Napoléon et son fameux code. Car c'est qu'il y tient à ce mariage (civil), et met toute la pression pour qu'il soit adopté, en y attachant régimes juridiques divers (loi successorale, fiscale) pour qu'on se marie. C'est que Napoléon, ce grand libertarien comme chacun le sait, adorait le mariage, et le voyait comme fondement de la société.

Eh oui, ce fameux mariage auquel vous tenez tant est sans doute le plus grand succès du constructivisme de tous les temps. Et vous tombez dans le panneau, ce qui m'amuse beaucoup.

Avant, c'était bien, l'Etat reconnaissait les unions religieuses, et sans doute qu'avec le temps il en aurait reconnu d'autres (au pire, il suffit d'imaginer une hypothétique religion homo). Bref, l'Etat s'inclinait devant les individus. Maintenant plus. Et apparemment, vous aimez ça.

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Il faut arrêter d'avancer avec ce strawman d'imposition, parce qu'il est fatigant. Rien n'est imposé à personne nom d'un chien!

Par contre, ce qui est amusant, c'est que la liberté de se marier comme on l'entend, c'est une vieille liberté. Supprimée en 1792 (ouille, eh oui, par ces méchants révolutionnaires français) qui impose le mariage civil comme le seul valable au regard de la loi. La limitation à la vieille liberté de disposer de son patrimoine s'accroît avec ce bon vieux Napoléon et son fameux code. Car c'est qu'il y tient à ce mariage (civil), et met toute la pression pour qu'il soit adopté, en y attachant régimes juridiques divers (loi successorale, fiscale) pour qu'on se marie. C'est que Napoléon, ce grand libertarien comme chacun le sait, adorait le mariage, et le voyait comme fondement de la société.

Eh oui, ce fameux mariage auquel vous tenez tant est sans doute le plus grand succès du constructivisme de tous les temps. Et vous tombez dans le panneau, ce qui m'amuse beaucoup.

Avant, c'était bien, l'Etat reconnaissait les unions religieuses, et sans doute qu'avec le temps il en aurait reconnu d'autres (au pire, il suffit d'imaginer une hypothétique religion homo). Bref, l'Etat s'inclinait devant les individus. Maintenant plus. Et apparemment, vous aimez ça.

Tu sais très bien que ce n'est pas le coeur du sujet. Comme je l'ai écrit dans un précédent fil, ce qui m'inquiète, connaissant les forces de progrès, c'est que la prochaine étape va être d'exiger de l'Eglise qu'elle reconnaisse les mariages homos - comme elle ne le fera pas, ces esprits désintéressés la cloueront au pilori en la traitant (ô ironie) d' "ennemi de la liberté". La preuve que c'est imposé est qu'il t'est maintenant quasiment interdit de dire ce que tu penses du mariage homo sous peine d'être poursuivi pour "homophobie".

En fait, Melo et moi, nous avons essayé d'expliqué cet engrenage dangereux pour la liberté. Ni plus ni moins. Vous mettez un doigt dedans ? Tôt ou tard, le bras y passera. C'est un agenda complet et cohérent, de sorte qu'en acceptant ses termes, vous serez victimes du chantage au progrès et à la "liberté". Le fait que tu sois obligé d'inventer des hypothèses farfelues sur la "liberté" des homos de se marier qu'aurait entravée seul le Code civil me paraît dénoter cet embarras.

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Tu sais très bien que ce n'est pas le coeur du sujet. Comme je l'ai écrit dans un précédent fil, ce qui m'inquiète, connaissant les forces de progrès, c'est que la prochaine étape va être d'exiger de l'Eglise qu'elle reconnaisse les mariages homos - comme elle ne le fera pas, ces esprits désintéressés la cloueront au pilori en la traitant (ô ironie) d' "ennemi de la liberté". La preuve que c'est imposé est qu'il t'est maintenant quasiment interdit de dire ce que tu penses du mariage homo sous peine d'être poursuivi pour "homophobie".

Ton église ne la reconnaîtra pas. Certaines si, peut-être l'église anglicane des USA. Ce qui entraînerait d'ailleurs un schisme de l'église Anglicane. Plus d'églises, plus de concurrence. Le marché.

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Il me semble que tu confonds la vie en société et une visite au Cora.

De plus, l'idée selon laquelle on offre "plus de choix" est tout à fait fausse: on remplace clairement un modèle par un autre. Il ne faut pas se faire d'illusions, il n'y a pas de place au sein d'une même société pour différents modèles fondés sur des présupposés qui diffèrent du tout au tout, ne serait-ce que parce qu'on subit les externalités des choix du voisin. Et une de ces externalités est que certains modes de vie mènent vers l'échec, et donc vers de bruyantes demandes sur la bourse de ceux qui n'ont pas fait des choix idiots.

bah, très bien, tu feras comme Hoppe, tu vivras dans une ville privée interdite aux non-croyants, aux homosexuels et aux divorcés.

c'est l'avantage du libéralisme, chacun peut vivre avec qui il souhaite… :icon_up:

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L'idée du progressisme au sens le plus large est que les hommes de demain auront une vie meilleure. Reste à savoir si cela pourra advenir spontanément (Smith et les libéraux), ou si il faut un peu pousser les choses (Condorcet et les futurs socialistes). Si les hommes pourront ou bien devront avoir une vie meilleure.

Je relirai sans doute ce livre fort intéressant : j'avoue ne pas avoir été parfaitement attentif à tous les passages, et le personnage de Turgot ne m'a pas laissé une impression aussi forte que celle de Condorcet (Turgot est mentionné deux fois moins que Condorcet, lui-même étant l'auteur le plus mentionné, et ce tout au long du livre). En attendant, j'entame doucement le chapitre sur la déviation eugéniste de certains progressistes. :icon_up:

Je pense que le "pouvoir" est dans l'esprit, le "devoir" dans les actions qui nous entourent. Dans ce sens le "devoir" nous pousse ou nous guide spontanement.

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Ton église ne la reconnaîtra pas. Certaines si, peut-être l'église anglicane des USA. Ce qui entraînerait d'ailleurs un schisme de l'église Anglicane. Plus d'églises, plus de concurrence. Le marché.

Même remarque que Melo : la vie en société ne se limite pas à une visite au Delhaize ou au Super-GB.

Ce que tu oublies dans ton analyse lapidaire, c'est que les gauchos sont généralement très marchéistes dans le domaine des moeurs, mais refusent le marché libre dans le domaine où il s'applique, c'est-à-dire l'économie. Cela devrait donner à réfléchir.

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Il faut arrêter d'avancer avec ce strawman d'imposition, parce qu'il est fatigant. Rien n'est imposé à personne nom d'un chien!

Par contre, ce qui est amusant, c'est que la liberté de se marier comme on l'entend, c'est une vieille liberté. Supprimée en 1792 (ouille, eh oui, par ces méchants révolutionnaires français) qui impose le mariage civil comme le seul valable au regard de la loi. La limitation à la vieille liberté de disposer de son patrimoine s'accroît avec ce bon vieux Napoléon et son fameux code. Car c'est qu'il y tient à ce mariage (civil), et met toute la pression pour qu'il soit adopté, en y attachant régimes juridiques divers (loi successorale, fiscale) pour qu'on se marie. C'est que Napoléon, ce grand libertarien comme chacun le sait, adorait le mariage, et le voyait comme fondement de la société.

Eh oui, ce fameux mariage auquel vous tenez tant est sans doute le plus grand succès du constructivisme de tous les temps. Et vous tombez dans le panneau, ce qui m'amuse beaucoup.

Avant, c'était bien, l'Etat reconnaissait les unions religieuses, et sans doute qu'avec le temps il en aurait reconnu d'autres (au pire, il suffit d'imaginer une hypothétique religion homo). Bref, l'Etat s'inclinait devant les individus. Maintenant plus. Et apparemment, vous aimez ça.

Cela me semble difficile à croire, car l'homosexualité de Cambacérès est notoire et c'est d'ailleurs pour cela que la France impériale était l'un des seuls pays civilisés à ne pas criminaliser l'homosexualité (c'était également le cas sous l'Ancien régime). Je pense qu'à l'époque, le concept de mariage entre homosexuels n'avait pas de sens, et personne ne pensait donc à l'empêcher car personne ne voulait l'effectuer.

Histoire personnelle : mon frère (18 ans) a dit à Noël qu'il ne se marierait pas parce que "c'est un truc de gays".

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Par contre, ce qui est amusant, c'est que la liberté de se marier comme on l'entend, c'est une vieille liberté. Supprimée en 1792 (ouille, eh oui, par ces méchants révolutionnaires français) qui impose le mariage civil comme le seul valable au regard de la loi. La limitation à la vieille liberté de disposer de son patrimoine s'accroît avec ce bon vieux Napoléon et son fameux code. Car c'est qu'il y tient à ce mariage (civil), et met toute la pression pour qu'il soit adopté, en y attachant régimes juridiques divers (loi successorale, fiscale) pour qu'on se marie. C'est que Napoléon, ce grand libertarien comme chacun le sait, adorait le mariage, et le voyait comme fondement de la société.

Eh oui, ce fameux mariage auquel vous tenez tant est sans doute le plus grand succès du constructivisme de tous les temps. Et vous tombez dans le panneau, ce qui m'amuse beaucoup.

Avant, c'était bien, l'Etat reconnaissait les unions religieuses, et sans doute qu'avec le temps il en aurait reconnu d'autres (au pire, il suffit d'imaginer une hypothétique religion homo). Bref, l'Etat s'inclinait devant les individus. Maintenant plus. Et apparemment, vous aimez ça.

Ce qui est une vieille liberté c'est de vivre en concubinage. Le mariage lui a toujours été réglementé par la coutume ou par la loi pour une raison bien simple il touche aux biens. Bien qu'il y ait des aspects ascétiques dans le dogme chrétien que les prêtres baisent a toujours laissé l'église indifférente dans le fond, les papes ont souvent montré l'exemple et personne n'était dupe des services rendus par les bonnes des curés. Mais qu'on transmette des biens éclésiastiques ça l'église ne pouvait le tolérer.

Et cela ne date pas d'hier. L'évêque de verceil a adressé à son clergé la missive suivante au Xéme siécle :

"Les prêtres permettent à d'obscènes courtisanes d'habiter dans leurs demeures, de partager leur nourriture, de se montrer avec eux en public. Conquis par leur charmes ils les laissent diriger leur maison, instituer leurs batards pour héritiers… et afin que ces femmes puissent être parées les églises sont dépouillées, les pauvres souffrent…" Au delà du dogme voilà qui explique peut être l'exigence du célibat des prêtres ?

Cela dit l'église ne s'est pas interessé de tous temps au mariage. Ce n'est que progressivement qu'on est passé du mépris (institution réservée à ceux qui ne sont pas capable de se contenir) à la notion de cadre nécessaire à la procréation pour peu que la jouissance n'en fasse pas partie évidemment, pour finir avec l'union sacrée et donc irrévocable de deux êtres (de sexe différent cela va sans dire).

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Je pense qu'à l'époque, le concept de mariage entre homosexuels n'avait pas de sens, et personne ne pensait donc à l'empêcher car personne ne voulait l'effectuer.

C'est exactement cela.

Histoire personnelle : mon frère (18 ans) a dit à Noël qu'il ne se marierait pas parce que "c'est un truc de gays".

Anecdote révélatrice qui montre bien l'impact à moyen terme des changements volontaristes voulus par les prog's.

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bah, très bien, tu feras comme Hoppe, tu vivras dans une ville privée interdite aux non-croyants, aux homosexuels et aux divorcés.

c'est l'avantage du libéralisme, chacun peut vivre avec qui il souhaite… :icon_up:

Je dois dire que l'esprit binaire qui fait florès sur ce forum commence à sérieusement me les brouter. Ainsi que les procès d'intention à la con d'ailleurs. Et qui fait des procès d'intention à la con ? Je vous donne dans le mille…

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Tu sais très bien que ce n'est pas le coeur du sujet. Comme je l'ai écrit dans un précédent fil, ce qui m'inquiète, connaissant les forces de progrès, c'est que la prochaine étape va être d'exiger de l'Eglise qu'elle reconnaisse les mariages homos - comme elle ne le fera pas, ces esprits désintéressés la cloueront au pilori en la traitant (ô ironie) d' "ennemi de la liberté". La preuve que c'est imposé est qu'il t'est maintenant quasiment interdit de dire ce que tu penses du mariage homo sous peine d'être poursuivi pour "homophobie".

En fait, Melo et moi, nous avons essayé d'expliqué cet engrenage dangereux pour la liberté. Ni plus ni moins. Vous mettez un doigt dedans ? Tôt ou tard, le bras y passera. C'est un agenda complet et cohérent, de sorte qu'en acceptant ses termes, vous serez victimes du chantage au progrès et à la "liberté". Le fait que tu sois obligé d'inventer des hypothèses farfelues sur la "liberté" des homos de se marier qu'aurait entravée seul le Code civil me paraît dénoter cet embarras.

L'embarras me parait être dans le camp de ceux qui invoquent la fin de la civilisation, le tort à la société (hypothèse farfelue à elle toute seule) plutôt que des dommages bien concrets qui découlent du mariage homosexuel. Ta vie a-t-elle changé depuis son existence? Non, et pour cause.

Sinon, l'argument de la pente glissante, très peu pour moi, c'est l'argument fétiche des constructivistes et socialistes de tous poils: "quoi, être libre de négocier son travail?, vous verrez, bientôt l'esclavage!". Quoi, libéraliser les drogues? Bientôt la drogue obligatoire pour tous (ce qui est le raisonnement symmétrique à votre "imposition d'un modèle" par les progressistes, on voit comme il est beau).

De plus, des mesures, ça s'évalue une par une, pas par package.

Si même il y a un agenda cohérent (et je crois que vous exagérez l'intelligence des gauchistes en croyant qu'il y en a un), une mesure n'entraine pas l'acceptation des autres, et mieux vaut attaquer celles qui font vraiment mal. Sinon, on se décrédibilise lorsqu'il est temps de les affronter (qui a dit que c'était déjà le cas? Méchant, mais tu as raison).

Quant à l'argument selon lequel on va demander à l'Eglise de reconnaître le mariage homo:

1) elle pourra toujours dire non. Et je lui fais confiance pour le faire. A voir ton inquiétude, il ne me parait pas certain que ce soit ton cas. Homme de peu de foi :icon_up:

2) si elle dit oui, ce sera son tort à elle. Parce que si je te dis saute dans le ravin et que tu le fais, c'est ta responsabilité avant tout (dans la mesure où il n'y a aucune forme de tromperie).

Enfin, je plussoie Nick de Cusa.

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L'embarras me parait être dans le camp de ceux qui invoquent la fin de la civilisation, le tort à la société (hypothèse farfelue à elle toute seule) plutôt que des dommages bien concrets qui découlent du mariage homosexuel. Ta vie a-t-elle changé depuis son existence? Non, et pour cause.

Sinon, l'argument de la pente glissante, très peu pour moi, c'est l'argument fétiche des constructivistes et socialistes de tous poils: "quoi, être libre de négocier son travail?, vous verrez, bientôt l'esclavage!". Quoi, libéraliser les drogues? Bientôt la drogue obligatoire pour tous (ce qui est le raisonnement symmétrique à votre "imposition d'un modèle" par les progressistes, on voit comme il est beau).

De plus, des mesures, ça s'évalue une par une, pas par package.

Si même il y a un agenda cohérent (et je crois que vous exagérez l'intelligence des gauchistes en croyant qu'il y en a un), une mesure n'entraine pas l'acceptation des autres, et mieux vaut attaquer celles qui font vraiment mal. Sinon, on se décrédibilise lorsqu'il est temps de les affronter (qui a dit que c'était déjà le cas? Méchant, mais tu as raison).

Quant à l'argument selon lequel on va demander à l'Eglise de reconnaître le mariage homo:

1) elle pourra toujours dire non. Et je lui fais confiance pour le faire. A voir ton inquiétude, il ne me parait pas certain que ce soit ton cas. Homme de peu de foi :icon_up:

2) si elle dit oui, ce sera son tort à elle. Parce que si je te dis saute dans le ravin et que tu le fais, c'est ta responsabilité avant tout (dans la mesure où il n'y a aucune forme de tromperie).

Enfin, je plussoie Nick de Cusa.

1° Je t'invite à lire le commentaire intéressant de Gadrel. Pour l'agenda, tu n'as qu'à voir la merveilleuse tolérance qui accueille toute manifestation réticente devant les "avancées" diverses concoctées par les gramsco-léninistes des alcôves. Vous ne vous rendez pas compte qu'ils sont en train de gagner un combat métapolitique, en fait.

2° Je constate que tu ne lis pas mes réponses avec le minimum de bienveillance requis, puisque tu interprètes totalement à côté de la plaque ma remarque concernant l'appréciation de l'Eglise sur le "mariage" homo. Mon inquiétude n'est pas liée à sa réponse, que je connais et approuve, mais aux réactions que ne manqueront pas de faire connaître les progressistes.

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Pour l'agenda, tu n'as qu'à voir la merveilleuse tolérance qui accueille toute manifestation réticente devant les "avancées" diverses concoctées par les gramsco-léninistes des alcôves. Vous ne vous rendez pas compte qu'ils sont en train de gagner un combat métapolitique, en fait.

j'ai rien compris.

tu parles de quoi ?

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Il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut entendre.

Excuse-moi, mais j'écoute encore pour entendre l'argument qui montrera enfin quel est le dommage engendré par le mariage homosexuel à qui que ce soit. Pour l'instant, le seul véritable fourni l'a été par RH, et c'est celui de la pente glissante, alors excuse-moi si je fais :icon_up:

Ah non, pardon, il y a le dommage à la société, mais à part citer des supermarchés, vous avez toujours été incapables d'expliquer:

1) en quoi consiste ce dommage

2) comment il peut exister si aucun individu n'est lésé.

Mais bon, je sais qu'au fond, je n'ai qu'à attendre des p'tites phrases. C'est tellement plus gai à écrire. Allez, j'écris ta prochaine pour toi, comme ça tu n'auras pas à te fatiguer: beati pauperes spiritu

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Même remarque que Melo : la vie en société ne se limite pas à une visite au Delhaize ou au Super-GB.

Ce que tu oublies dans ton analyse lapidaire, c'est que les gauchos sont généralement très marchéistes dans le domaine des moeurs, mais refusent le marché libre dans le domaine où il s'applique, c'est-à-dire l'économie. Cela devrait donner à réfléchir.

Moi, ce que j'en dis, les croyants s'en foutent comme de l'an 40. Par contre, ils choisiront l'église qui leur convient. Et si tu regardes les églises en plein boom (super article dans le Christmas Issue de ma bible hebdomadaire) il y en a qui, architecturalement, ressemblent à des shopping centers, c'est vrai (ce ne sont pas les plus homophiles, d'ailleurs).

Je ne pense pas qu'il y a beaucoup de gauchistes chez les pentecôtistes.

Si tu regarde le cul des voitures à Bruxelles, tu n'as pas encore remarqué la multiplication des petits poissons?

Bref, la fragmentation est en marche, c'est conforme au modèle libéral, une situation de monopole religieux est en train de se dissoudre (et en plus, la parole du Christ progresse, contrairement à ce que croient les laïcards autosatisfaits - l'Europe étant peut-être l'exception), et d'ailleurs ça produit AUSSI des mouvements encore plus conservateurs que toi et qui, à te lire, te considéreraient un beatnik de la pire espèce.

Don't shoot the messenger.

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Il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut entendre.

"Qu'importe la sourdité lorsqu'il y a l'esprit" (Hugo) oui oui je sais c'est pas le sujet mais vu que je suis en train de penetrer dans le monde fascinant du silence il faut bien que je la place cette phrase :icon_up:

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Excuse-moi, mais j'écoute encore pour entendre l'argument qui montrera enfin quel est le dommage engendré par le mariage homosexuel à qui que ce soit. Pour l'instant, le seul véritable fourni l'a été par RH, et c'est celui de la pente glissante, alors excuse-moi si je fais :icon_up:

Ah non, pardon, il y a le dommage à la société, mais à part citer des supermarchés, vous avez toujours été incapables d'expliquer:

1) en quoi consiste ce dommage

2) comment il peut exister si aucun individu n'est lésé.

Mais bon, je sais qu'au fond, je n'ai qu'à attendre des p'tites phrases. C'est tellement plus gai à écrire. Allez, j'écris ta prochaine pour toi, comme ça tu n'auras pas à te fatiguer: beati pauperes spiritu

Tes objections ne sont pas pertinentes parce que les effets de ces attaques contre la famille traditionnelle ne se produiront (ou ne peuvent se produire si tu préfères) que sur une durée plus longue que un ou deux ans et pas nécessairement de manière directe ou unique.

Comme tu es assez intelligent pour comprendre ça, je déduis de ce que tu écris que tu n'as pas envie d'aborder le sujet et que tu préfères te cantonner à des arguments un peu ridicules et qui ne répondent en rien à nos inquiétudes.

Crois-moi, si je te réponds par de petites phrases, c'est par mimétisme.

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1° Je t'invite à lire le commentaire intéressant de Gadrel.

S'il s'agit de Cambacérès, ça ne change rien à l'argument. Tout homosexuel qu'il fut, il était surtout le grand architecte constructiviste de Napo. Et dans les faits, il était à la limite le moins influent sur le code de 1804, Portalis étant bien plus influent que lui. Sur Napo et son attachement à la famille traditionnelle ( et l'impact sur le code), voir ici

Pour l'agenda, tu n'as qu'à voir la merveilleuse tolérance qui accueille toute manifestation réticente devant les "avancées" diverses concoctées par les gramsco-léninistes des alcôves. Vous ne vous rendez pas compte qu'ils sont en train de gagner un combat métapolitique, en fait.

Bien sûr que si je m'en rends compte. Mais moi je me rends compte de pourquoi: parce qu'on se bat sur des choses anodines comme le mariage homosexuel plutôt que sur des choses autrement plus importantes et graves.

2° Je constate que tu ne lis pas mes réponses avec le minimum de bienveillance requis, puisque tu interprètes totalement à côté de la plaque ma remarque concernant l'appréciation de l'Eglise sur le "mariage" homo. Mon inquiétude n'est pas liée à sa réponse, que je connais et approuve, mais aux réactions que ne manqueront pas de faire connaître les progressistes.

C'était surtout pour placer ma vanne de fin, désolé si ça t'a heurté.

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Ah non, pardon, il y a le dommage à la société, mais à part citer des supermarchés, vous avez toujours été incapables d'expliquer:

1) en quoi consiste ce dommage

2) comment il peut exister si aucun individu n'est lésé.

Mais bon, je sais qu'au fond, je n'ai qu'à attendre des p'tites phrases. C'est tellement plus gai à écrire. Allez, j'écris ta prochaine pour toi, comme ça tu n'auras pas à te fatiguer: beati pauperes spiritu

c'est vrai que Mélo et RH ne sont pas très explicites, je vous propose ici une tentative de reconstruction de leur pensée (à corriger par les intéressés):

Dans le meilleur des mondes (c'est à dire l'anarcapie :icon_up: ) je ne serais pas pour l'interdiction des unions homosexuelles, mêmes contractualisées. Je pense cependant que ces unions sont néfastes pour les individus et la société. Actuellement cela me pose problème que les progressistes tentent d'imposer à travers l'Etat un modèle qui est néfaste. Ce modèle est néfaste car il va dans le sens de la destruction de la famille et des modèles traditionnelles, hors ces modèles sont nécessaires et le seront d'autant plus dans une société libre où les formes traditionnelles de solidarité retrouveront toute leur importance. Par ailleurs les modes de vie instables rendent plus difficiles la mise en place de cette société libre puisque l'accroissement de l'exclusion qui en résulte accroit la pression en faveur de l'Etat providence. Il y a par ailleurs des raisons de nature religieuse à mon opposition (sachant que l'opposition religieuse peut, peut être, elle même être expliquée par les éléments donnés précédemment)

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Donc si j'ai bien compris ton argumentation, ce sont Portalis et Napoléon qui ont interdit le mariage homo ? Ils seraient sans doute ravis de l'apprendre.

Non, ce sont eux qui ont fait du mariage une chose d'Etat que les individus ne pouvaient plus faire évoluer, l'ont cliché si tu veux. Ce sont eux qui l'ont institutionnalisé au-delà de son terrain d'élection, le religieux, pour l'imposer sous leurs formes de prédilection. Du constructivisme quoi.

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Je ne comprends pas le sens de ta remarque. Tu disais que le mariage uniquement hétérosexuel est une invention de Napoléon et qu'autrefois il y avait toute liberté à ce sujet (je suppose qu'on pouvait aussi se marier avec son chien, avec sa chaussure ?). Je te réponds qu'il est improbable que les mariages homosexuels aient été interdits de iure puisque l'homosexualité ne l'était pas. Simplement, l'idée de mariage homosexuel ne venait à l'esprit de personne, comme il ne viendrait aujourd'hui à l'esprit de personne d'enregistrer un mariage entre un âne et un homme (même s'ils s'aiment).

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Bien sûr que si je m'en rends compte. Mais moi je me rends compte de pourquoi: parce qu'on se bat sur des choses anodines comme le mariage homosexuel plutôt que sur des choses autrement plus importantes et graves.

Qui ça, "on" ? Je constate ensuite que nous avons abordé d'autres problèmes effectivement bien plus graves, mais que, pour toute réponse, nous avons systématiquement eu droit à un mini-séminaire de "Libéralisme pour les nuls", quand d'autres ne claquaient pas purement et simplement la porte, faute d'argument à faire valoir.

C'était surtout pour placer ma vanne de fin, désolé si ça t'a heurté.

OK.

EDIT : quand je parlais du commentaire de Gadrel, je faisais référence à son anecdote familiale.

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Non, ce sont eux qui ont fait du mariage une chose d'Etat que les individus ne pouvaient plus faire évoluer, l'ont cliché si tu veux. Ce sont eux qui l'ont institutionnalisé au-delà de son terrain d'élection, le religieux, pour l'imposer sous leurs formes de prédilection. Du constructivisme quoi.

On constate surtout que c'est depuis que le mariage a été "nationalisé" que les changements les plus étonnants, voire saugrenus, sont intervenus, non ?

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