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Corruption Au Vénézuela


Punu

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À ressortir aux gauchistes bolivariens

Au Venezuela, viva la corrupción !

LE MONDE | 01.01.07 | 16h34 • Mis à jour le 01.01.07 | 16h34

Avant l'heure du "check-out", les hôtes se pressent à la réception de l'Hôtel Caracas Hilton, quartier général des sympathisants du président Hugo Chavez. L'employé, Sergio, compte des liasses de billets tellement grosses qu'elles tiennent à peine dans une main. Des invités viennent de payer leur note en cash. Au Venezuela, beaucoup d'argent circule ainsi, en liquide. De nombreux bénéficiaires des programmes sociaux créés par le président Chavez reçoivent leurs subsides en argent frais. Depuis que le prix du baril de brut s'est envolé, le chef de l'Etat lui-même n'a-t-il pas pris l'habitude de voyager à l'étranger avec ses valises de pétrodollars ?

A Caracas, l'économie informelle ne désigne plus seulement les occupations précaires qui permettent à la moitié de la population active d'échapper au chômage. Depuis quatre ans, M. Chavez a multiplié les budgets parallèles qui "siphonnent" une bonne partie des revenus de l'entreprise publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) et des réserves de la Banque centrale.

Ainsi, "le Fonden Fonds de développement national est un objet financier non identifié, un OFNI, une grosse tirelire dont l'usage dépend exclusivement du président de la République et du ministre des finances", note un diplomate en poste à Caracas. Alors que le budget de l'Etat s'élève à 60 milliards de dollars, le Fonden et autres fonds similaires disposent de 22 milliards de dollars, confirme le ministre des finances, Nelson Merentes.

"Le Fonden n'a pas de règles connues ni l'obligation de publier ses entrées et ses dépenses, souligne l'économiste Fernando Vivancos. Cela éveille les soupçons de corruption." Cet avis est partagé par des partisans de M. Chavez. "Un organisme comme le Fonden stimule la corruption", convient Eleazar Diaz Rangel, directeur du quotidien Ultimas Noticias, dont les éditoriaux soutiennent le président de la République.

Depuis l'arrivée de M. Chavez au pouvoir, les statistiques officielles et les comptes publics sont dans le brouillard, tandis que les indicateurs de corruption explosent. "Le Venezuela se trouvait parmi les pays les plus corrompus d'Amérique latine, au même titre que le Paraguay, le Nicaragua ou le Panama, rappelle Mercedes de Freitas, directrice de l'organisation non gouvernementale Transparencia Venezuela. Désormais, le baromètre de la corruption de Transparency International le situe au sommet du classement régional, juste après Haïti."

"La corruption atteint des niveaux sans précédent", renchérit l'ancien parlementaire Felipe Mujica, dirigeant du Mouvement pour le socialisme (MAS, social-démocrate), qui appuya la première élection de M. Chavez, en 1998. "L'affairisme généralisé et l'enrichissement des fonctionnaires a suscité une nouvelle élite chaviste, ajoute-t-il. La corruption découle de la façon de gouverner de Chavez. L'exécution du budget et l'administration ne sont plus contrôlées. Il dispose de manière discrétionnaire des ressources de PDVSA, dont il a fait sa caisse noire. Les réserves de la Banque centrale ont été arbitrairement plafonnées à 30 milliards de dollars, l'excédent de 7 à 10 milliards de dollars étant mis à la disposition du président de la République."

La dépense publique bat des records. "Les lois du marché sont déterminées par la présidence de la République, ironise Argenis Martinez, vice-président du quotidien El Nacional, fleuron de la presse vénézuélienne. Ici, toutes les fortunes ont leur source dans la rente pétrolière. Les nouveaux riches sont en train de racheter les somptueuses résidences du Country Club. Les importations de voitures BMW et d'autres produits de luxe s'envolent."

Cela ne date pas d'aujourd'hui. "La corruption était un mal endémique avant Chavez, reconnaît le social-démocrate Teodoro Petkoff, ancien guérillero et ex-ministre, directeur du quotidien d'opposition Tal Cual. Le Venezuela est un pétro-Etat, à l'image du Nigeria ou de l'Arabie saoudite. Mais Chavez a doublé le nombre de ministères, qui se superposent souvent, et multiplié les organismes publics, hors de tout contrôle. Le budget des programmes sociaux est opaque et leur usage est clientéliste."

La corruption touche tous les échelons de l'Etat et tous les secteurs de la société. Obtenir un passeport ou une carte d'identité en 24 heures, au lieu de patienter, coûte 600 000 bolivars (240 euros). Les commissions et les dessous-de-table, que les Vénézuéliens appellent pudiquement "sobreprecio" (surcoût), sont montés à 30 %. Un pourcentage confirmé par des hommes d'affaires, que le président de l'organisation patronale Fedecamaras, José Luis Betancourt, "ne peut pas nier". "L'absence d'indépendance de la justice et l'impunité constituent un terrain fertile pour l'augmentation de la corruption", précise-t-il.

"La corruption n'est pas un trait congénital des Vénézuéliens, plaide Mercedes de Freitas, à l'antenne de Transparency International à Caracas. Le problème est la faiblesse des institutions. Nous coopérons en matière de prévention avec des municipalités de toutes tendances politiques, mais au-delà les portes sont fermées. A peine 15 % des contrats publics sont officiellement enregistrés. Parmi eux, 95 % se font sans appel d'offres, sous prétexte d'urgence. Les possibilités de concussion sont démultipliées."

La dérive touche de plein fouet le géant pétrolier PDVSA. Pour la première fois depuis la nationalisation du pétrole en 1976, l'entreprise publique ne publie plus ses résultats ni ses bulletins mensuels, trimestriels et annuels. Le ministre de l'énergie, Rafael Ramirez, un "chaviste" exalté, cumule désormais le titre de PDG de PDVSA, qui a perdu ainsi toute autonomie.

Selon la Banque centrale, les transferts d'argent que PDVSA a déclaré lui avoir versés en 2004 et 2005 ne correspondent pas aux sommes qu'elle a effectivement perçues. La différence se monte à plusieurs milliards de dollars. A Caracas, on désigne cela d'un autre terme pudique : "évaporation". En outre, PDVSA recourt souvent, pour l'export, à des intermédiaires, qui touchent des commissions fabuleuses. L'absence de précisions sur la destination des exportations permet de tricher sur le coût du transport. Ancien directeur de planification de PDVSA, Luis Pacheco appelle tout cela "une fête avec la lumière éteinte et la musique à plein volume".

Le contrôle des changes est une source de manipulations financières. "Avec un dollar officiel à 2 150 bolivars, alors qu'il s'échange au marché noir à 3 400, il est impossible d'éviter la corruption, assure Pedro Palma, ancien président de la Chambre de commerce américano-vénézuélienne. La tentation est irrésistible, des fortunes voient le jour."

Du côté gouvernemental, les réponses varient. "La corruption continue d'exister", admet le ministre des finances Merentes, qui invoque néanmoins le contrôle parlementaire et la contraloria (audit de l'Etat). "La corruption remonte à Christophe Colomb", répond le vice-président José Vicente Rangel, principal collaborateur de M. Chavez. "La corruption n'a jamais été aussi réduite qu'aujourd'hui", jure-t-il.

M. Rangel conteste les pourcentages avancés de 95 % de contrats sans appels d'offres ou de 30 % de "sobreprecio". Il y voit des "feux d'artifice des opposants", qui seraient eux-mêmes compromis dans des malversations. "Comment le candidat présidentiel de l'opposition, Manuel Rosales, gouverneur de l'Etat du Zulia, ancien instituteur, s'est-il enrichi ?, demande-t-il. Pourquoi ne parle-t-on pas de la corruption du secteur privé ? Il y a beaucoup d'hypocrisie dans les dénonciations irresponsables de la presse."

Le gouvernement Chavez a toujours eu des relations tendues avec les médias. Selon le code pénal, "porter atteinte à la réputation des fonctionnaires" est passible de trois ans de prison. En mars 2006, la journaliste Ibeyise Pacheco a été condamnée à neuf mois de détention pour diffamation à l'égard d'un colonel. En revanche, on attend toujours une condamnation pour corruption depuis que M. Chavez s'est fait élire sur la promesse de combattre ce fléau.

Paulo A. ParanaguaArticle paru dans l'édition du 02.01.07

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Mes amis russes me le disent souvent: le pétrole est une malédiction pour les pays qui en possèdent.

En plus la corruption est un mal endémique en Amérique latine, que ce soit sous les dictatures ou sous les démocraties. L'avantage de la démocratie, c'est que ça se sait plus vite.

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Une richesse gratuite, ça peut très facilement tourner à la malédiction.

Le pétrole est en effet souvent une malédiction, sauf le pétrole de la Mer du Nord.

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Guest jabial
Le pétrole est en effet souvent une malédiction, sauf le pétrole de la Mer du Nord.

Le pétrole de la mer du nord ne représente pas le fait de gagner au loto pour un SDF.

Le pétrol du Sud, si.

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Ca se sait peut-être plus vite parce que le camp adverse finit par être jaloux. Mais personne ne fait rien contre.

Si vous avez la recette miracle, je vous paie l'avion pour le Vénézuela.

Mais wwwouch, c'est peut-être de la corruption ce que je fais là. :icon_up:

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et aussi l'Alberta, une province du Canada qui a pu régler sa dette provinciale

Indeed. D'ailleurs, la plus grande trouille des fédéraux canadiens depuis la découverte de ces réserves immenses, c'est la sécession de l'Alberta, trouille régulièrement alimentée par quelques zozos locaux… :icon_up:

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Bientôt la fermeture des frontières pour préserver la population des sabotages des impérialistes révisionnistes ?

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé lundi la nationalisation des secteurs de l'électricité et de la téléphonie affirmant aussi que la banque centrale allait perdre son autonomie. M. Chavez a précisé qu'il déposerait un projet de loi pour que le parlement lui confie le pouvoir de reprendre le contrôle de ces domaines. Il compte d'une manière générale réformer "en profondeur" la Constitution afin d'aller vers la création d'une "République socialiste du Venezuela" en remplacement de l'actuelle "République bolivarienne du Venezuela". La nouvelle législation lui permettra aussi de mettre fin au contrôle de groupes étrangers sur plusieurs installations pétrolières de la Ceinture pétrolière de l'Orénoque. A propos de cette loi qui lui permettra de promulguer des décisions dans d'autres domaines économiques, social, de sécurité et défense, il a fait état d'un "délai raisonnable d'un an". Les partis favorables à M. Chavez dominent totalement le parlement depuis le boycottage des législatives par l'opposition en 2005. La banque centrale "ne doit pas être autonome, c'est une thèse néo-libérale", a également déclaré le président vénézuélien à l'occasion de la prestation de serment de son gouvernement remanié la semaine dernière. "Tout comme (la compagnie publique pétrolière) PDVSA dépendait de là-bas (Washington), la Banque centrale dépendait de là-bas", a-t-il dénoncé. La semaine passée, M. Chavez avait annoncé que son gouvernement allait attribuer 7 des 37 milliards de dollars de réserves accumulées dans les caisses de la Banque centrale au Fonds pour le développement national (Fonden) et à la construction du socialisme. Réélu le 3 décembre avec 63% des voix et pour six ans, M. Chavez a déjà annoncé qu'il voulait développer fortement l'agriculture, les infrastructures et le logement.
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Si l'on considère la résistance de Cuba ou de la Corée du Nord, ça peut durer encore longtemps.

En plus, eux n'ont même pas eu de pétrole pour tenir (encore que, quand on connait l'état des installations de PDVSA…). Sinon, pour la banque centrale, faut savoir d'où l'on part. En 2002, l'inflation était de 30 %, aujourd'hui elle est encore de 15 %… Bref, les Vénézueliens sont déjà habitués à être spoliés par l'inflation.

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Après l'article de lancement de ce fil posté par Gadrel, une deuxième saillie contre Chavez dans Le Monde:

(les lecteurs et abonnés ne sont pas contents :icon_up: )

Les raisons de la popularité de Chavez, par Paulo A. Paranagua

LE MONDE | 09.01.07 | 14h19 • Mis à jour le 09.01.07 | 14h19

Au récent colloque de l'Institut d'études politiques de Paris sur "L'Amérique latine aux urnes", aucun pays n'a suscité autant d'intérêt que le Venezuela. La personnalité du président Hugo Chavez, qui, réélu le 3 décembre 2006 avec 62,8 % des voix, commence, mercredi 10 janvier, un nouveau mandat de six ans, suscite des passions auxquelles les politologues ne sont pas imperméables.

Pour Alfredo Ramos Jimenez, de l'université de Los Andes, à Merida, la première raison de la réélection de M. Chavez est le net avantage d'un candidat comptant avec les ressources d'un Etat pétrolier. Les immenses portraits du président sur les tours de Caracas, le nombre de spots télévisés et de pages de publicité dans les journaux confirment de quel côté se trouvait la "puissance de l'argent". Or il n'y a malheureusement pas de réglementation sur le financement des campagnes ou celui des partis politiques au Venezuela.

La deuxième raison est le climat d'intimidation et les pressions exercées sur les fonctionnaires, les employés des entreprises publiques et les bénéficiaires des programmes sociaux. Peu avant le scrutin, lors d'une réunion de l'encadrement à Petroleos de Venezuela (PDVSA), dont il est le PDG, le ministre de l'énergie, Rafael Ramirez, déclarait qu'il n'y avait plus de place pour les opposants ni pour les "ni-ni" (ni partisans ni adversaires). Revêtir la chemise rouge et participer aux mobilisations "chavistes" est une obligation à laquelle on ne saurait se soustraire, sous peine de perdre l'emploi ou l'aide publique. L'embrigadement rejoint ainsi le clientélisme.

La troisième raison invoquée est la manipulation des listes électorales. Outre la présence de 2 millions d'électeurs naturalisés - essentiellement des Colombiens -, M. Ramos Jimenez dénonce l'existence de 1,3 million de votants dont l'adresse ne figurerait pas sur les listes et dont on ne sait pas où ils exercent leur suffrage. Le politologue rappelle aussi la défiance des Vénézuéliens à l'égard du système démocratique et le "ressentiment" d'une bonne partie de l'électorat. Jusqu'aux élections législatives de 2005, boycottées par l'opposition, le "parti de l'abstention" n'a cessé de croître. Ces arguments soulignent sans doute les imperfections de la démocratie vénézuélienne mais ne suffisent pas à expliquer pourquoi M. Chavez a battu son rival à la présidentielle, le social-démocrate Manuel Rosales.

Du côté des sympathisants de la "révolution bolivarienne", on se contente d'explications aussi unilatérales, la principale étant l'impact des programmes sociaux (les "missions"). Or la politique sociale est à la fois source de soutien et de difficultés pour le gouvernement Chavez. Ainsi, le programme Mercal, qui a multiplié les marchés de produits alimentaires à des prix subventionnés, compense la pression de l'inflation sur le panier de la ménagère, mais de nombreuses plaintes portent sur la gabegie et la corruption.

La "mission" mise en place avec la participation de médecins cubains a apporté à des milliers de déshérités les premiers soins auxquels ils n'avaient pas accès auparavant. Cependant, lorsque les malades nécessitent un traitement hospitalier, ils se retrouvent face à une assistance publique toujours aussi précaire. De même, les "missions" éducatives sont des palliatifs qui ne modifient pas une éducation nationale défaillante. Quant au logement décent auquel aspirent des millions de Vénézuéliens, le gouvernement a échoué à lancer un programme de construction digne de ce nom.

Bref, le lancement des "missions" a permis, dans un premier temps, à M. Chavez de remporter le référendum de 2004, mais révèle de plus en plus la mauvaise gestion gouvernementale et l'absence de plan de développement susceptible de créer des emplois en nombre suffisant pour faire baisser le chômage, déguisé par le truquage des statistiques et par l'économie informelle, qui fait vivre la moitié des Vénézuéliens.

EXPANSION ÉCONOMIQUE

L'espoir soulevé par la "révolution bolivarienne" expliquerait-il la popularité de son leader ? Au colloque de Sciences Po, Carlos Romero, de l'université centrale du Venezuela, a souligné à quel point l'"anti-impérialisme" de M. Chavez recouvre une "relation schizophrénique" basée sur l'exportation de pétrole aux Etats-Unis et l'envol des importations américaines pour satisfaire le boom de la consommation. Le Venezuela importe beaucoup de whisky et de produits de luxe, tout comme les produits de première nécessité que son industrie n'est pas en mesure de pourvoir. Loin de partager l'enthousiasme de leur président à l'égard de Cuba - synonyme de stagnation économique et sociale -, les Vénézuéliens continuent à être fascinés par les Etats-Unis, dont ils apprécient le base-ball et bien d'autres choses.

Le 3 décembre 2006, M. Chavez n'a pas réussi son pari d'obtenir 10 millions de voix. Avec 7,2 millions de suffrages - contre 4,2 millions pour l'opposition -, le chef de l'Etat a doublé le nombre d'électeurs depuis 1998, mais il n'emporte pas l'adhésion de la moitié de l'électorat (16 millions d'inscrits). Lorsqu'il s'agit d'expliquer sa réélection, on n'insiste pas assez sur l'expansion économique et ses retombées sur toutes les couches de la population. La crise de 2002-2003 avait été causée par la polarisation provoquée par le manichéisme de M. Chavez et par les errements d'une opposition déboussolée par les changements. Depuis, l'économie a connu trois ans de forte croissance : 17,9 % en 2004, 9,3 % en 2005, 10,2 % en 2006.

Le gouvernement "arrose" tous azimuts, que ce soit par les programmes sociaux, la corruption, le crédit bon marché ou les cadeaux faits aux banques. Au risque de mettre en danger la "vache à lait" de l'Etat - PDVSA -, faute d'investissements, et d'accroître la pression inflationniste par excès de liquidités. La veille du scrutin, une publicité de la banque de développement (Bandes) vantait le crédit à partir de 4 % - alors que l'inflation annuelle atteint les 17 % -, censé "financer le socialisme du XXIe siècle". Des coopératives, souvent éphémères, profitent de la manne pétrolière et contribuent à dynamiser l'économie familiale ou l'économie informelle. Selon un sondage, les Vénézuéliens, qu'ils soient riches ou pauvres, se voient appartenant aux classes moyennes !

Deux facteurs limitent la radicalisation de la "révolution bolivarienne" : le modèle économique reste dépendant des compagnies pétrolières étrangères qui mettent en valeur les réserves du pays ; le contexte régional n'est guère favorable à une dérive autoritaire. M. Chavez semble condamné à miser sur la démocratie plébiscitaire et sur le baril à 60 dollars.

Paulo A. Paranagua

Article paru dans l'édition du 10.01.07

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Il y avait ça aussi.

Venezuela : le président Hugo Chavez annonce des renationalisations

LE MONDE | 09.01.07 | 15h17 • Mis à jour le 09.01.07 | 15h17

Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a annoncé, lundi 8 janvier, la renationalisation d'entreprises qui avaient été privatisées avant son arrivée au pouvoir, en 1999. "Nous allons vers la République socialiste du Venezuela", a-t-il déclaré lors de la prise de fonctions de son nouveau gouvernement, dans un grand théâtre de Caracas. "Nous allons demander des pouvoirs spéciaux pour un ensemble de lois révolutionnaires", a-t-il ajouté.

"Tout ce qui a été privatisé doit être nationalisé, a-t-il lancé. Nous devons récupérer la propriété sociale sur les moyens stratégiques de production." Le chef de l'Etat a cité la principale entreprise de télécommunications, CANTV, privatisée en 1991, ainsi que l'électricité. Le président de la République a proposé également une réforme de la Constitution pour que la Banque centrale "ne soit pas autonome, car c'est là une thèse néolibérale".

Selon M. Chavez, l'exploitation du pétrole lourd de la Ceinture de l'Orénoque devrait passer sous contrôle de l'Etat, mais il n'a pas donné davantage de précisions. Les compagnies étrangères opérant dans la région entendent négocier les conditions financières et administratives d'une prise de contrôle majoritaire de l'Etat dans les entreprises mixtes.

POLÉMIQUES

Dans la foulée, le président vénézuélien a vivement critiqué le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA) et l'Eglise catholique, qui ont pris la défense de Radio Caracas Television (RCTV), une chaîne liée à l'opposition, bientôt privée de l'autorisation d'émettre.

Selon le socialiste chilien José Miguel Insulza, premier secrétaire général de l'OEA à ne pas avoir été soutenu par Washington, la fermeture de RCTV "apparaît comme une forme de censure" et comme "un avertissement aux autres (médias), de nature à limiter leur action pour éviter de subir le même sort". Pour ces déclarations, M. Insulza a été traité de "pendejo" (crétin) par M. Chavez.

Quant aux évêques catholiques, ils ont été accusés de "manipuler le Christ pour faire de la religion l'opium du peuple, comme disait Marx". "Le véritable Christ était plus communiste que socialiste, a assuré M. Chavez. Il était anti-impérialiste, ennemi de l'oligarchie, des élites et du pouvoir."

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Oh oui, oh oui… à quand la crucifixion ?

Fais gaffe, selon Left Behind, non seulement l'antéchrist ressuscitera mais encore, lors de sa résurrection, il sera possédé par Satan en personne. Tu me diras, Satan, Staline…

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…c'est à se demander si Chavez est pas "impérialiste" d'une certaine manière?

Pas d'une certaine manière : il est impérialiste. Pour l'instant, il planifie l'établissement de bases militaires vénézuéliennes et l'envoi de troupes en Bolivie. À la plus grande inquiétude des pays voisins, surtout le Chili qui a un différend territorial historique avec la Bolivie.

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Oui mais à la fin le diable fait un deal avec dieu et il est jeté de l'enfer.

Vu un documentaire sur l'humour en régime communiste, cet après-midi sur Arte. Une des meilleures blagues était la suivante.

Saint Pierre voit arriver une cohorte de diables, diablotins et autres créatures infernales aux portes du Paradis. Il s'enquiert des raisons de leur présence, et un diablotin lui répond que Staline est mort la veille et qu'il est arrivé en enfer. Saint Pierre, ne voyant toujours pas le rapport, demande pourquoi eux ont quitté l'enfer. Ce à quoi on lui répond "Nous sommes les premiers réfugiés…".

Voilà, c'était la blague du jour. :icon_up:

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Pour en revenir au Venezuela:

http://catallarchy.net/blog/archives/2007/…es-your-chance/

For thirty years, the left has been claiming that if only the US hadn’t (allegedly) intervened in Chile and installed Pinochet in Santiago, Allende would have shown the world what a democratically elected socialist could do when given the chance.

[…]Now’s the chance for Chavez to show the world what a socialist with popular support can do. If there’s a country where socialism has a chance of working, it’s Venezuela. Rich oil reserves should give it considerable room for error and, if managed sensibly, reduce its dependence on foreign investment.

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