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POE

Écologie locale et libérale

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Alors que la jeune Greta Thunberg, invitée à s'exprimer devant l'Assemblée Nationale, interpelle les députés sur l'urgence climatique suivant en cela les alarmes répétées du GIEC, quelles alternatives peuvent exister pour un libéral soucieux d'écologie ?

Première question, faut il agir ou bien n'y a t il rien à faire ?

Deuxième question, que faudrait il faire à un niveau local, c'est à dire au niveau d'une commune ou de plusieurs communes ?

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Faut-il agir ? Oui, il existe de vraies pollutions (de l'eau, de la terre, des airs... et pas par le CO2, hein). Et ça commence par définir les responsabilités.

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Si par "que faut-il faire" tu veux dire "quelle loi, quel règlement peut-on édicter", alors la réponse ne risque pas d'être libérale... On peut tout de même commencer par rappeler plusieurs avantages écologiques du libéralisme (spécifiquement économique) sur le socialisme :

- le système des prix est la meilleure façon de gérer la rareté, et donc d'éviter les pénuries. Il dissuade la consommation de ce qui se raréfie, et incite à chercher des alternatives. A l'inverse, une économie administrée risque fortement de ne pas recevoir les signaux de rareté relativement à ses besoins, et a donc beaucoup plus de chance d'épuiser ses ressources, voir de les gaspiller pour des bienfaits médiocres, mal mesurés. (ex, l'huile de baleine en URSS, l’assèchement de la mer d'Aral, etc)

- plus fondamentalement, le propriétaire pense à plus long terme que le politicien ou l'administrateur. Il doit penser véritablement à la préservation du bien au delà de sa vie, car toute dégradation est une perte d'argent pour lui. Fable utile : un vieillard plante un dattier (arbre qui ne donne des fruits qu'au bout de plusieurs années), et un enfant lui demande pourquoi, puisqu'il ne verra peut-être jamais les dattes. La morale de l'histoire est un soin pour les générations futurs... Mais en réalité, le vieillard agit bien dans son intérêt, car un jardin avec un dattier de un an vaut plus que sans ce dattier. Il se créer donc une petite assurance vieillesse avec la possibilité de le revendre. Le propriétaire de x est donc incité à voir à travers le temps, incitation qui n'existe pas pour le politicien et l'administrateur. De plus, en plus d'avoir une vue à plus court terme, ces derniers ne paient pas le prix de leurs erreurs, et ont donc moins de chance de faire des choix responsables.

 

Beaucoup de préoccupation écologique tournant autour de la peur de pénurie et du court-termisme, rappeler ces deux fondamentaux est très utile. On peut aussi rattacher des enjeux écologiques à beaucoup de revendications libérales. Par exemple, la création monétaire et la fiscalité sur la fortune et l'héritage ont pour effet direct d'augmenter la préférence pour le présent, et donc le court-termisme conspué. Une bonne part de la redistribution en France est nataliste, ce qui est aussi anti-écolo (et anti-féministe) au possible.

 

Après, il reste d'autres problèmes. Il y a des biens non-appropriés (voir non appropriables) dont nous jouissons collectivement, et parfois en les dégradant. Atmosphère, air, océan, etc. A petite échelle, quand l'état ne s'en mêle pas, il est tout à fait possible que les usagers d'une ressource commune (nappe phréatique, pêcherie, etc) en viennent à s'associer volontairement et se dotent de règles sans avoir recours à la coercition. Mais ce n'est pas spécifiquement aux libéraux (en tant que tels) de penser à ça. L'hypothétique homme politique libéral se contentera de rendre la chose possible, sans intervenir dans les affaires des gens qui s'occupent de leur forêt (ce qui veut aussi dire, sans s'en prétendre propriétaire -en en excluant donc illégitimement ceux qui l'utilisait déjà- pour ensuite la revendre au premier venu en se prétendant libéral. #Bolsonaro en Amazonie). Dans la plupart des cas, ne pas violer des droits de propriétés renvient, de la part e l'état, à s'abstenir de pas mal d'idiotie écologique. Cf Notre Dame des Landes, dont l'histoire commence par une expropriation.

 

Pour les problèmes mondiaux (comme le, disons, hypothétique, réchauffement), c'est plus délicat. La méthode brutale, plus pragmatique que libéral, c'est la taxe pigouvienne. Si tu veux vraiment réduire les émissions de co2, tu libéralises l'énergie, et tu taxes violemment -mais surtout, de façon homogène !- tout ce qui émets du gaz indésirables. Ce n'est qu'à moitié libéral, mais ça l'est déjà plus que les transitions énergétiques planifiées, et c'est sans doute plus efficace pour obtenir le résultat escompté.

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J'aurais soussigné à tout ton message, mais... mais le dernier paragraphe, quoi. ;)

  • Yea 2

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Je ne pense pas qu'il faille faire quoi que ce soit, hein. A mon avis, la solution est plus dans l'adaptation au changement qu'à la lutte contre le changement lui-même (si il a lieu). Si il y a véritablement RCA, je ne vois pas par quel moyen liberhallal il pourrait être empêché. Les associations municipales de Singapour, de Venise et de quelques villes néerlandaises qui formeraient une super-association pour porter plainte contre quelques gros producteurs de pétrole ? C'est le plus crédible que je puisse imaginer, c'est dire.

Si il y a RCA, et si on veut l'empêcher, le meilleur moyen pour le politique, c'est effectivement grosse taxe carbone + libéralisation complète de l'énergie. Après, je ne dis pas qu'il faut l'empêcher... Mais d'un point de vue stratégique/pragmatique, si ça permet d'arrêter de subventionner les moulins à vent, et de retirer ses privilèges à edf, on serait peut-être gagnant au change avec cette mesure.

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Mouais, le gros flux de pognon pigouvien est bien trop tentant pour que ça ne crée pas des abus au moins équivalents en nocivité.

 

Non, l'écologie libérale doit être autant que possible à la fois locale et centrée sur la pollution (hint : le CO2 n'est pas un polluant, c'est un engrais). Parce qu'au fond, elle a vocation à n'être qu'une branche du droit civil (avec torts, réparations et tout le tremblement).

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Pour le plus gros de l'écologie, oui. Et peut-être que les solutions locales (dont l'absence d'interventionnisme est une condition non suffisante mais nécessaire) suffisent à résoudre une bonne partie des problèmes globaux. Mais reste qu'il y a aussi des conséquences globales de l'activité humaine. Pour ce qui est des océans par exemple (surpêche, pollution...), ça fait tout de suite une beaucoup plus grosse communauté de gens concernés que quelques pékins autour d'un puits. Jusqu'à présent, si les pays polluent de moins en moins à ce niveau là au fur et à mesure qu'ils se développent, c'est en grande partie parce qu'ils en deviennent capables techniquement, mais aussi parce que l'état s'en charge à coup de normes. Les océans n'appartenant à personne -et bonne chance à celui qui voudra faire valoir son droit de propriété là dessus- un mécanisme de marché bête et méchant ne serait pas forcément suffisant pour que l'on se retienne de les pourrir. Reste les accords volontaires. Ostrom montre que dans certaines conditions -jeu itératif, faible coût de communication- ceux-ci sont tout à fait probable. Je ne doute pas que les compagnies de pêche en haute mer auraient pu se mettre d'accord de façon beaucoup plus intelligente sans ingérence étatique pour préserver leur source de revenu commune. Pour la gestion des déchets, c'est déjà plus compliqué (non pas qu'on y arrive en ce moment non plus, hein). Peut-être par un accord entre les compagnies de gestions de déchets et un syndicat des principaux concerné par le problème -associations municipales côtières, pêcheurs, plages commerciales, etc- ?

Maintenant, les problèmes océaniques, même s'ils concernent une bonne partie du monde, ne couvrent pas encore le monde entier. Peux-t-on imaginer une émulation libérhallal du protocole de Montréal ?

 

A propos du co2, que son augmentation ait des conséquences positives ne rend pas impossible qu'il ait par ailleurs des conséquences négatives, peut-être pire (je ne veux pas juger ni de la réalité ni de l'importance de la chose ici, la possibilité est intéressante en elle-même).

 

A propos de la contribution de taxes pigouviennes au trésor public... bah, ce n'est pas comme si l'état attendait de prélever l'argent pour le dépenser. Et tant qu'à faire, je préfère qu'il dépense du fric issu d'impôt et de taxe plutôt que de dette et de création monétaire (ce qui est aussi un enjeu écologique d'ailleurs, puisque ça a directement rapport avec la vision à long terme). Le principal souci budgetaire du libéral, ça doit être de réduire les dépenses plus que de réduire les impôts (se concentrer uniquement là dessus, c'est plus un truc de démago de droite).

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Une mairie devrait se concentrer sur la privatisation de ses terres et choisir un bon ramasseur de poubelles (même si souvent le choix est limité) ainsi que lutter contre les décharges sauvages. 

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Le 25 juillet 2019 à 19:55, Rincevent a dit :

Faut-il agir ? Oui, il existe de vraies pollutions (de l'eau, de la terre, des airs... et pas par le CO2, hein). Et ça commence par définir les responsabilités.

 

En France, en règle générale, l'eau semble de bonne qualité sauf car particulier. Reste le problème des perturbateurs endocriniens et de l'effet cocktail qui sont difficiles à évaluer. Les responsables : souvent l'agriculture pour les nitrates, pour le reste, c'est plus un problème de santé publique.

L'air c'est moins bien, et les pics de pollutions de succèdent en été ou en hiver. Les polluants sont connus : les particules fines PM 10 et PM 2.5, NOx, CO, Ozone, oxydes de soufre, COV, hydrocarbures. Les résultats : une hausse des infections, irritations des voies aériennes, mais également des allergies, une hausse de la mortalité. Les responsabilités : le traffic routier, les activités industrielles pour l'essentiel. 

Que doivent faire les individus en cas de pics de pollutions ? Attaquer les compagnies d'autoroutes lorsqu'ils vivent à proximité ? Attaquer les pouvoirs publics qui laissent faire ? Qui sont les responsables et comment leur faire assumer leur responsabilité ?

La pollution de la terre, c'est un autre débat car le plus souvent elle n'est pas détectée ou cachée, et se révèle à travers la pollution de nappe  phréatique ou par infiltration. Là encore, si un propriétaire pollue son terrain et que la pollution se diffuse comment régler le problème ?

On parle assez peu de la pollution de l'air pourtant la mortalité et la morbidité liée à cette pollution est connue. Cela me semblerait un bon début d'action réellement écologique, que peuvent proposer les libéraux pour ce problème concret ?

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Il y a 23 heures, Tramp a dit :

Une mairie devrait se concentrer sur la privatisation de ses terres et choisir un bon ramasseur de poubelles (même si souvent le choix est limité) ainsi que lutter contre les décharges sauvages. 

 

Tu penses quoi des Plans Locaux d'Urbanisme, ancien POS ? Les terrains sont divisés de façon réglementaire en différentes zones urbaines selon la destination des terrains (habitat, commerce, artisanat, industrie...), en zone agricole ou enfin en zone naturelle.

Tu penses que cela devrait disparaitre complètement ?

Pour le ramassage des poubelles, tu penses que le système français est bon, ou bien qu'il serait préférable de faire comme dans d'autres pays et payer les sacs poubelles ou bien carrément peser les poubelles individuellement pour adapter le prix du service à son utilisation ?

Que penses tu du recyclage des emballages ? De la collecte des déchets organiques ? 

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Le 25 juillet 2019 à 21:27, Mégille a dit :

Si par "que faut-il faire" tu veux dire "quelle loi, quel règlement peut-on édicter", alors la réponse ne risque pas d'être libérale... On peut tout de même commencer par rappeler plusieurs avantages écologiques du libéralisme (spécifiquement économique) sur le socialisme :

- le système des prix est la meilleure façon de gérer la rareté, et donc d'éviter les pénuries. Il dissuade la consommation de ce qui se raréfie, et incite à chercher des alternatives. A l'inverse, une économie administrée risque fortement de ne pas recevoir les signaux de rareté relativement à ses besoins, et a donc beaucoup plus de chance d'épuiser ses ressources, voir de les gaspiller pour des bienfaits médiocres, mal mesurés. (ex, l'huile de baleine en URSS, l’assèchement de la mer d'Aral, etc)

- plus fondamentalement, le propriétaire pense à plus long terme que le politicien ou l'administrateur. Il doit penser véritablement à la préservation du bien au delà de sa vie, car toute dégradation est une perte d'argent pour lui. Fable utile : un vieillard plante un dattier (arbre qui ne donne des fruits qu'au bout de plusieurs années), et un enfant lui demande pourquoi, puisqu'il ne verra peut-être jamais les dattes. La morale de l'histoire est un soin pour les générations futurs... Mais en réalité, le vieillard agit bien dans son intérêt, car un jardin avec un dattier de un an vaut plus que sans ce dattier. Il se créer donc une petite assurance vieillesse avec la possibilité de le revendre. Le propriétaire de x est donc incité à voir à travers le temps, incitation qui n'existe pas pour le politicien et l'administrateur. De plus, en plus d'avoir une vue à plus court terme, ces derniers ne paient pas le prix de leurs erreurs, et ont donc moins de chance de faire des choix responsables.

 

Le but de ce club est aussi d'essayer de réfléchir en dehors de l'opposition libérale classique Etat contre individu, libéralisme contre socialisme. 

D'abord, la libre association est aussi un concept libéral, et rien n'empêche des individus de se rassembler dans un but commun, localement par exemple, et ce but pourrait être une action écologique commune.

Ensuite, si on admet que le principe de la copropriété ne viole pas les dogmes libéraux, on peut aussi voir une commune comme une réunion de co-propriétaires terriens qui se fixent des règles communes de façon démocratique de la même manière que l'on peut crer et modifier un règlement de copropriété.

Concernant la logique du propriétaire et la valeur de son bien, c'est juste sur la valeur du bien à long terme mais pas forcément sur un plan écologique. Le propriétaire d'un grand terrain aura plutôt intérêt à le diviser pour construire plusieurs immeubles plutôt que conserver des plantations. La logique de l'écologie est rarement celle de la finance.

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Il y a 1 heure, POE a dit :

 

Le but de ce club est aussi d'essayer de réfléchir en dehors de l'opposition libérale classique Etat contre individu, libéralisme contre socialisme.

 

Oui bien sûr, mais il est bon de rappeler que certains gros points du libéralisme ont aussi des conséquences écologiques très vertueuses. Vu que le capitalisme est de plus en plus vu comme le grand destructeur de l'environnement, il ne faut pas oublier ça. Mais il reste quelques problèmes qui ne sont pas entièrement épuisé par la logique du marché, je te l'accorde.

 

Il y a 1 heure, POE a dit :

D'abord, la libre association est aussi un concept libéral, et rien n'empêche des individus de se rassembler dans un but commun, localement par exemple, et ce but pourrait être une action écologique commune.

Ensuite, si on admet que le principe de la copropriété ne viole pas les dogmes libéraux, on peut aussi voir une commune comme une réunion de co-propriétaires terriens qui se fixent des règles communes de façon démocratique de la même manière que l'on peut crer et modifier un règlement de copropriété.

 

J'ai du mal à voir une commune entière comme une grosse copropriété... Ou alors, je n'aimerais pas y vivre ! Mais il y a beaucoup de problème qui peuvent effectivement être résolu par des associations volontaires de co-utilisateurs d'une ressource (qui peuvent s'en réclamer copropriétaires s'ils parviennent à faire valoir leur droit d'exclure les autres, mais ce n'est pas absolument nécessaire). Concernant les nappes phréatiques, les rivières, peut-être certaines forêts, c'est sans doute approprié. Je crois aussi que c'est la solution au problème du gaz de schiste.

 

Il y a 1 heure, POE a dit :

Concernant la logique du propriétaire et la valeur de son bien, c'est juste sur la valeur du bien à long terme mais pas forcément sur un plan écologique. Le propriétaire d'un grand terrain aura plutôt intérêt à le diviser pour construire plusieurs immeubles plutôt que conserver des plantations. La logique de l'écologie est rarement celle de la finance.

 

Et bien, si il a intérêt à y construire des immeubles plutôt que d'y faire des plantations, c'est sans doute que l'on a plus besoin d'immeuble que de plantation à cet endroit. Je ne vois pas le problème. Quand je parle de problèmes environnementaux, je ne parle pas du fait que l'on modifie le monde et que l'on ne laisse pas les choses strictement telles qu'elles l'étaient avant notre arrivé. Ce serait absurde de vouloir ça. (et d'ailleurs, des plantations, ce n'est guère plus naturel que des habitations) Non, le problème est seulement que l'on dégrade des biens qui nous sont très utiles à long terme, ou au quotidien, mais de façon assez diffuse.

La logique de l'écologie est strictement la même que celle de la finance, à quelques externalités près. Si les coûts étaient toujours entièrement supportés par ceux qui font le choix de les payer (ou faire payer), alors, les problèmes environnementaux ne pourraient plus être attribués à quoi que ce soit d'autre qu'au socialisme.

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Il y a 6 heures, POE a dit :

Que doivent faire les individus en cas de pics de pollutions ? Attaquer les compagnies d'autoroutes lorsqu'ils vivent à proximité ? Attaquer les pouvoirs publics qui laissent faire ? Qui sont les responsables et comment leur faire assumer leur responsabilité ?

La principale responsable de la dégradation de la qualité de l'air européen ces dernières années, c'est l'Energiewende allemande et ses saloperies de centrales au charbon de mauvaise qualité. Donc on envahit l'Allemagne pour y construire plein de centrales nuculaires et on juge ce traître de Schroeder pour haute trahison et empoisonnement. :lol: 

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En mettant de côté l'aspect scientifique du RC, quelle genre d'action permettant d'obtenir un bilan carbone négatif pourrait on proposer à l'échelle d'une commune de petite taille 2000 habitants par exemple ? 

Comment cibler les particuliers ? Comment cibler les entreprises ? Lesquelles en priorité ?

Vaut il mieux diminuer les émissions ? Quel procédé le plus rentable ? 

Vaut il mieux augmenter l'absorption ? Planter des arbres ? A quel endroit ? D'autres méthodes ?

L'idée est d'ouvrir la réflexion et de proposer des pistes simples et concrètes pour les individus et les entreprises désireux de réduire leur empreinte carbone, pas de polémiquer sur l'effet réel et final sur la planète qui de toute façon nous échappe.

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il y a 7 minutes, POE a dit :

En mettant de côté l'aspect scientifique du RC, quelle genre d'action permettant d'obtenir un bilan carbone négatif pourrait on proposer à l'échelle d'une commune de petite taille 2000 habitants par exemple ? 

Comment cibler les particuliers ? Comment cibler les entreprises ? Lesquelles en priorité ?

Vaut il mieux diminuer les émissions ? Quel procédé le plus rentable ? 

Vaut il mieux augmenter l'absorption ? Planter des arbres ? A quel endroit ? D'autres méthodes ?

L'idée est d'ouvrir la réflexion et de proposer des pistes simples et concrètes pour les individus et les entreprises désireux de réduire leur empreinte carbone, pas de polémiquer sur l'effet réel et final sur la planète qui de toute façon nous échappe.

 

Le carbone (si on admet qu'il pose problème) est un problème global, donc je ne vois pas ce qu'une petite commune aurait à en dire.

En tant que consommateur, libre à chacun, particulier ou entreprise, de s'imposer des contraintes, mais la chaîne de production est si longue qu'il est difficile de s'assurer que ça baisse effectivement de façon significative ses émissions. En tant que producteur, beaucoup d'innovations techniques peuvent être faite : sans parler de la recherche en nucléaire, améliorer nos façons de stocker l'énergie serait de la plus grande utilité. Mais rien de politique ici, que l'état s'en mêle serait la pire chose qui soit.

Planter des arbres est surtout utile pour lutter contre le fameux effet îlot de chaleur. Au niveau municipal, il y a beaucoup de chose qui peuvent être faites pour s'adapter au réchauffement (l'essentiel, même). Eviter les grandes surfaces goudronnées, aussi. Mais quand on veut privatiser les routes, même l'urbanisme ne relève plus de la politique. Je ne suis pas tout à fait convaincu par l'impact qu'auraient les arbres plantés par les humains pour stocker le carbone...

Aux USA : reconnaître un droit des propriétaires terriens de s'opposer au fracking lorsque ça a un impact sur eux (plutôt que de les exproprier de ce droit en leur donnant une compensation arbitraire). A un niveau supérieur : avoir une politique extérieur moins belliciste, la plupart des guerres depuis la fin de l'URSS visant à faire baisser le coût des énergies fossiles...

Sinon, si on tient vraiment à réduire, par l'état, les émissions de CO2, qu'une seule solution : la taxe pigouvienne. Et libéralisation totale du secteur de l'énergie pour que la taxe fasse correctement son oeuvre. Ca ignore la symmétrie et la subjectivité de l'externalité, mais ça me semble être la seule chose instrumentalement efficace.

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Merci de ta réponse mais tu passes tout de même à côté du sujet qui est précisément d'essayer de raisonner en dehors de l'opposition Etat-Privé.

J'ai parlé ici d'une action communale donc par définition pas étatique à moins de considérer une commune comme un état mais ce n'est pas ce que sont les communes par définition.

Une action communale peut tout à fait s'inscrire dans un processus à la fois démocratique et respectueux des libertés individuelles dès lors qu'elle se fonde sur le volontariat et non la coercition et que la commune intervient simplement pour rassembler les énergies volontaires et leur donner un cadre permettant leur meilleure expression.

Effetivement le RC st un phénomène global donc on pense spontanément à une solution globale sauf que je pense que ce n'est pas la bonne échelle pour rassembler les énergies. Ce qu'on peut faire à l'échelle d'une commune par contre peut facilement se transposer à une autre et la contagion de la vertu agira bien mieux que l'idée d'imposer une règle d'en haut.

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Il y a 1 heure, POE a dit :

En mettant de côté l'aspect scientifique du RC, quelle genre d'action permettant d'obtenir un bilan carbone négatif

Hmmm. Je suppose qu'il vaut mieux pomper d'arrache pied même s'il ne se passe rien que de risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas ? :lol:

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On peut voir ça comme ça. Dans ce cas là, je crois plutôt à l'aspect psychologique de l'action collective. La plupart des gens croient au RC et ne voient que l'aspect catastrophique et inéluctable du phénomène. C'est une situation plutôt angoissante et la peur n'est pas forcément bonne conseillère. Proposer à ces individus une possibilité d'agir à leur petit niveau, de façon collective, et positive, me semble une bonne manière de désamorcer cette angoisse.

J'aime bien les arbres, et je trouve ça plutôt cool d'encourager à planter des arbres et à faire tout ce qui est possible pour favoriser la diversité de la nature. Cela me semble mieux pour les générations futures plutôt que des les faire grandir dans un climat de peur, d'angoisse et culpabilité.

Evidemment, tout cela n'empêche pas l'esprit critique, ni la liberté de penser différemment et de ne rien faire du tout.

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J'ai du mal à saisir cet entre-deux, entre le privé et l'étatique. Si on parle de ce qui pourrait, par exemple, être un programme d'une élection municipale, alors, il s'agit de s'adresser à une agence décentralisée de l'état. Si il s'agit de ce que pourrait faire une association volontaire, alors, il s'agit d'initiative privée rendue possible par le libéralisme, mais qui ne relève pas plus du libéralisme lui-même que n'importe quelle autre entreprise.

Toutefois, si on imagine qu'une ville ou un cartier décide de se coordonner par une association volontaire, et de se donner des objectifs écologiques, j'ai bien peur que les objectifs ne ressemblent à ceux à la mode actuellement. Et ce seraient des objectifs vraisemblables, puisqu'ils peuvent avoir des bénéfices y compris à petite échelle, s'ils sont bien fait. A savoir, plus d'arbres, moins de voitures (ce qui réduirait aussi bien l'îlot de chaleur que le co2). J'imagine tout de même que s'il n'y avait pas la force légal d'un coté de la négociation, on pourrait arbitrer plus efficacement entre les intérêts de toutes les parties, et on serait plus incités à trouver des solutions qui arrangent tout le monde. Il faudrait aussi repenser la clim. Tout le monde qui climatise, c'est chacun qui réchauffe tout le reste (même sans compter la contribution au RCA). Pour le coup, je ne suis pas sûr que miser sur une meilleure isolation, comme le font nos technocrates, soit une bonne idée. Faire des lieux de vie des boîtes hermétiques sans aucun échange thermique (et donc d'air) avec l'extérieur ne me semble ni réalisable, ni souhaitable. Mais je ne m'y connais pas assez.

Il y a sans doute des tonnes de choses utiles au niveau local aussi bien que global qui pourraient être fait par des associations volontaires, mais je ne suis pas sûr qu'il y ait un programme global qui puisse être appliqué partout, en fait...

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Une commune n'est pas seulement une agence décentralisée de l'état, elle a des compétences propres.

Parmi celles ci, elle peut ou pas favoriser le milieu associatif en louant ou en prêtant un local, ou encore avec des subventions aux associations.

Elle peut aussi déterminer quels terrains seront constructibles ou pas, et agir sur la physionomie d'un village de cette manière.

La voiture en ville sauf exception (riverains, livraison...) ne me semble pas tellement utile, et je ne doute pas que si les rues étaient privatisées au profit des riverains, la circulation des voitures privées disparaitrait.

Le coup de l'isolation à un euro est typiquement le genre de décision technocratique et centralisée qui encourage le développement d'une filière sans s'intéresser aux conséquences réelles. 

Cela dit normalement l'isolation doit être couplée à une VMC double flux assurant le renouvellement de l'air pour éviter justement de faire des logements des boites hermétiques.

Pour la clim, je partage tes doutes, et je pense que des solutions plus économes en énergie existent mais devraient être développées en amont de la construction.

Pour finir, je ne pense pas à un programme global mais bien à lister toutes les initiatives volontaires possibles à l'échelle d'un quartier ou d'un village. Peu importe au fond que ces initiatives soient portées par une autorité communale ou complètement associative dès lors qu'elles correspondent bien à une volonté commune partagée.

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Planter des arbres c'est à la mode en tout cas, entre les grands pays comme l'Australie, l'Inde qui ont des programmes ambitieux, et de l'autre les associations qui proposent de le faire à votre place, et celles qui proposent d'acheter des portions de forêts à l'étranger.

Je m'interroge malgré tout sur l'aspect scientifique de fixation du CO2, est ce qu'il existe des études sur le type d'essences privilégier, voire le type d'écosystème à mettre en place. Est ce que la forêt "primaire" du style Sainte Baume ou forêt tropicale type Amazone constitue le meilleur écosystème pour piéger le CO2 ? Ou bien peut on concevoir une forêt plus performante ?

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