Aller au contenu

Mégille

Tribun de la Plèbe
  • Compteur de contenus

    6 232
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    35

Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. Elle était suffisamment vague pour ne pas susciter le rejet, et suffisamment prog pour donner envie de manifester son accord avec elle. Concrètement, elle n'a pas dit grand chose. Et il y a bientôt la suite ! La semaine prochaine, un colloc entier cette fois : https://droitphil.hypotheses.org/activites/en-2018/reglementer-la-liberte-dexpression-au-nom-du-debat-public Elle interviendra donc à nouveau vendredi matin lors d'un débat joliment nommé "réglementer au nom de la vérité, réglementer au nom de l'égalité". @poincaré, ça peut t'intéresser (si tu n'es pas déjà au courant).
  2. De "poliment positivement" à "très positivement". J'ai pour ainsi dire été le seul à émettre des réserves. J'y suis allé mollo, du coup, forcément. Je me suis contenté de souligner que, comme elle l'avait dit elle même, l'augmentation des violences racistes est un phénomène assez récent (à l'échelle d'une vie) aux USA, alors que le premier amendement n'est pas tout à fait nouveau. Qu'en outre, on a aussi des violences racistes en France, sans avoir un principe constitutionnel comme celui là. Et donc que peut-être qu'il n'est pas la cause du racisme et qu'il faudrait le garder en dehors de tout ça. Puis j'ai osé évoquer qu'avec Trump à la maison blanche, et Kavanaugh à la SCOTUS, une législation se permettant plus de souplesse dans la répression des discours de haine pourrait se retourner contre son camp. Elle m'a répondu en me demandant si je trouvais qu'il y avait des problèmes de ce genre en France. J'ai fais l'anguille en disant que je ne voyais rien de dramatique en ce moment, mais que le futur électoral est incertain, et qu'il pourrait se passer de très mauvaises choses. Et l'échange s'arrête là. Je suppose que je passe désormais pour un genre de paranoïaque. Hm, le séminaire est organisé par un prof de philo du droit. Il y a quelques juristes, mais surtout des étudiants de philos qui sont présent. Mais les étudiants de droit de Lyon 3 sont des kelséniens totalitaristes, donc ça n'aurait pas changé grand chose.
  3. Yep. Ca y est, les fameux universitaires américains dont tout le monde se moque viennent chez nous... Elle s'est même plainte à un moment qu'un "anti-intellectualisme" grimpe aux US sous prétexte que les gens commencent à accorder moins de confiance aux universités !
  4. J'ai vu une vraie SJW aujourd'hui. Une authentique, une professionnelle, fraîchement importée des US, répondant au nom de Lia Epperson. Elle intervenait dans un séminaire sur la liberté d'expression, et rien ne manquait : elle a consacrée bien 30 minutes à parler de tous les attentats d'extrême droite au US depuis les 10 dernières années, et nous a montré plein de photos de gens qui défilaient avec des croix gammées, des drapeaux confédérés et des gadsden flags. Ensuite, petite parenthèse sur le premier amendement, qui est bien, mais que quand même, ça fait longtemps. Et puis des études (paraît-il, on a eu aucune citation, aucune références, seulement des "faits" brutes) qui prouveraient que les insultes font le même mal que les violences physiques, et que les gens racistes sont plus enclin que les autres à revendiquer la liberté d'expression. Et elle nous précise à la fin qu'elle est venue en France en espérant pouvoir ramener d'ici de bonnes idées à appliquer aux USA. Si je n'avais pas vu ça de mes propres yeux, je refuserais d'y croire. Les caricatures sont vraies.
  5. Je discute avec une amie liberal et j'évoque Hayek... elle me dit qu'elle reconnaît ce nom. Stupeur, vais-je faire traiter de cynique néo-libéral ? Non : "ce n'est pas lui qui a écrit sur l'histoire d'amour entre JS Mill et Harriet Taylor, et qui a édité un poème et un essaie sur la tolérance de cette dernière ?" Apparemment oui. TIL.
  6. Il y a tout de même un gros paradoxe avec les sjw. Depuis quoi, 4 ou 5 ans qu'ils sont là, et depuis 2 ou 3 ans que l'on se plaint de leur hégémonie sur l'univers, ils n'ont pas gagné une seule élection majeure dans le monde. Que je sache. Ils se contentent de faire pression sur les autorités en place, qui jouent le jeu, jusqu'à l'élection suivante qui met au pouvoir des anti-sjw. Du coup, phénomène transitoire, et potentiel catalyseur pour autre chose, ou bien heure de gloire qui n'a pas encore sonnée ?
  7. Et bien, dans cet entretien il se dit "de gauche". Rien de bien méchant, juste progressiste sur les questions de moeurs.
  8. chht ! Ou on va devoir se mettre à disserter sur les articulations et les contrastes entre libertin, libéral, libertaire et libertarien ! (mais j'ai plutôt tendance à voir chez les libertins de proto-libertaires)
  9. Tiens, un libéral-libertairelibertin !
  10. Mais non, l'article voulait simplement dire :
  11. wisigauchistes : hordes de pillards barbares reconnaissables à leurs étendards rouges et à leurs hurlement de rage inarticulés répétitifs (et souvent aux odeurs de merguez)
  12. Mégille

    Gilets jaunes

    Imaginez le scandale si ça avait été dans une manif de gauche. (Spike Lee aurait fait un film)
  13. Mégille

    Tweets rigolos

    Oh, ça va, hein. J'avais envisagé la possibilité que l'image avait été édité pour traduire un tweet réel. Après tout, Trump est tout à fait capable de s'attarder sur des sujets à la con, et il a pris Macron en grippe.
  14. Mégille

    Tweets rigolos

    C'est un fake ? Ou il a vraiment demandé à quelqu'un de lui écrire ça en français ? (et depuis quand le POTUS se sent il concerné par des mouvements sociaux mineurs en France ?)
  15. Est-ce que j'ai bien lu ce que je viens de lire ? Ils veulent interdire les bières sans alcool, cocktail sans alcool et autre champomy pour que les gens soient moins incité à boire de l'alcool ? En même temps, il y a une certaine prudence là derrière. Al Capone avec de la tourtelle, ça aurait fait moins sérieux.
  16. Il y a une double licence droit et philosophie à Lyon 3, et ils ont de philo du droit. J'ai jeté un coup d'oeil à leur programme et c'est plutôt pas mal : ils voient Grotius, Hobbes, Bentham, Austin, Kelsen (beeeaaauuucoup Kelsen) et un peu Hart. Dworkin (Ronald) un peu aussi peut-être, je ne sais plus. En tout cas concrètement, ça donne, une année sur deux, soit une promotion de légaliste kelsénien, soit des gauchistes qui aimeraient faire plus de théorie critique.
  17. Oui mais l'avantage avec l'université, c'est que lors des séminaires, il y a des petits canapés, des verrines et du vin, "gratuit" !
  18. J'aimerais dire que je suis surpris. J'assiste à un séminaire sur la liberté d'expression qui réunit des philosophes et des juristes, et ces idioties y sont considérées comme des évidences par presque tous les intervenants.
  19. Oui, j'aime beaucoup ce Ferghane Azihari aussi. Ce n'est pas lui qui était allé parler une minute ou deux sur le Media ? Il Signe de bons articles, il a une bonne tête, il est "de gauche" culturellement (et donc audible) sans faire de compromis à la Koenig, et il est encore (très) jeune. J'espère qu'il parviendra à gagner en notoriété. Et il nous aide à remplir notre quota de minorité !
  20. Je continuerais de prendre (modérément) la défense de Kant s'il le faut, mais bon, en ce qui concerne Fichte, Schelling et Hegel, je te laisse jeter autant de fatwa que tu veux sur eux et leurs disciples !
  21. Bien sûr que non : c'est de donner directement un doctorat en physique à des nanas qui ont fait des études de genres, pour ensuite dire qu'il y a différentes façons de faire de la physique et que tu es misogyne si tu n'es pas d'accord, pour enfin intégrer les études de genre au cursus de physique.
  22. Oh, tu te souviens de ça ! (pour ceux que ça intéresse : Bon, c'était une analyse très superficielle et grossière de ma part (gauche, lol). Mais oui, il y a des convergences avec ce que tu observes. Ton universalisme de gauche radicale est clairement ma "deuxième gauche", socialiste, et ton universalisme de centre gauche est un courant de ce socialisme qui en s'institutionnalisant a intégré des parts de la "première gauche", libérale et républicaine. Cependant, 1) du coté de l'universalisme centre-gauche, je ne suis pas sûr que l'opposition soit si vive que ça. Ni, lorsqu'elle se manifeste, qu'elle soit encore perçue comme de gauche, comme l'illustre la trajectoire politique de Valls (à moins que ça ne soit une simple illustration du dicton à propos du vrai, du faux et des Pyrénées). La gauche tiède me semble tout à fait perméable avec le discours de "troisième gauche", post-moderne, ne serait-ce que parce que ça n'engage pas à grand chose et que ça fait bon genre. De plus, le post-modernisme est un "gauchisme" au sens de Lénine et pas un courant véritablement révolutionnaire, donc clairement un allié pour l'établissement plus qu'un adversaire. 2) même si la gauche radicale classique, marxiste et apparentée, a de très bonnes raisons de s'y opposer, comme le font quelques auteurs, je ne pense pas que ça puisse donner grand chose. Il n'y a plus assez d'ouvrier pour ça, déjà, et ce serait un trop grand manque à gagner en terme d'électorat et d'influence du coté du petit monde universitaire-journalistique-artistique. Et en plus, le discours brutalement anti-capitaliste a pris trop cher pour s'imposer tel quel. Même s'il séduit encore pas mal de monde, il a besoin d'utiliser des proxys idéologiques (féminismes et écologismes) pour obtenir un soutient suffisant de la part des élites productives. Bref, de Schiappa a Chikirou, la stratégie de la gauche me semble actée, et s'il y a une réaction, elle serait, et bien, plutôt réactionnaire. Je ne suis pas sûr que les récents résultats électoraux mitigées, disons, mettent vraiment un frein à quoi que ce soit. Vu la rapidité de propagation de ces idées, attendre n'est pas une stratégie idiote de leur part. Et puis, il ne faut pas négliger un atout énorme de leur discours, qui est d'avoir un niveau "exotérique" et un niveau "ésotérique". Le gauchisme exotérique, grand public, c'est du néolibéralisme Lippman-Keynes-Rawls-compatible. Il te parle d'égalité des chances, ou d'opportunité, et si tu n'es pas assez prudent, tu peux très facilement te dire que rien de tout ça n'est bien méchant, et qu'il faut effectivement ça pour que l'égalité de droit ne soit pas des mots en l'air. Mais derrière viens un gauchisme ésotérique, réservé aux initié.e.s et protégé par un épais nuages de concepts inintelligibles pour les profanes, voir même par des conventions orthographiques et grammaticales différentes. (bien sûr le parcours qui mène a sa compréhension est généralement accompagné par un endoctrinement) Et dans ce discours là, on retrouve ce néo-marxisme dont on aime se plaindre, qui a remplacé les classes par les races, genres etc. Ca se voit particulièrement bien au niveau de la conception du racisme. Au niveau exotérique, c'est quelque chose avec lequel on pourrait être d'accord (pour le condamner) : une attitude discriminatoire individuellement répréhensible, bien que généralement partagé par un groupe, mais dont le groupe d'origine du raciste et celui de sa "victime" sont des variables libres. Mais au niveau ésotérique, c'est l'architecture même de la société, de telle sorte que chaque attitude individuelle, même en apparence neutre, n'est qu'une manifestation de l'oppression du groupe dominé par le dominant. Et bien entendu, les mystes et les maîtres initiateurs de la deuxième doctrine s'abstienne soigneusement de s'opposer à la première, qui est pourtant toute différente, puisqu'il s'agit à la fois d'une porte d'entré vers leur temple et d'un rempart contre les attaques. C'est trop vicelard pour ne pas être capable de faire plus de mal que ça. Maintenant, pour revenir au titre du thread, je ne suis pas sûr que ceci soit un cocktail de progressisme et d'individualisme. De progressisme, peut-être, mais d'un progressisme dégénéré et devenu paradoxal ("post-progressiste" tellement il a progressé). Mais "l'individualisme" n'est que de façade, il se cantonne au niveau exotérique (d'où ma petite digression). Même au niveau de la philosophie politique, ils sont généralement proche de ceux que l'on appelle les "communautariens" (Sandel, Walzer, Kylmika & co), qui, en gros, font du Joseph de Maistre de gauche. Ce qui rejoins tes analyses sur la "gauche régressive", du coup.
  23. Avec beaucoup de voix au nouveau Mexique notamment. Je ne sais pas quel pourcentage ça représente de ses 3% national, mais je ne serais pas surpris que ce soit un bon bout. Sans doute qu'il a pu être vu comme un républicain de substitution par ceux qui l'avait déjà élu comme gouverneur républicain. Peut être même sans bien connaître son programme. Mais avec un peu de change, ca aura contribuer à faire connaître le parti... à voir.
  24. Pour ce que j'en sais, oui. A noter aussi qu'une alliance comparable avait aussi commencée à voir le jour dans les années 80 autour de la censure du porno, avec Dworkin et McKinnon notamment. Mais ça a été un peut laissé de coté. Notamment à cause de l'arrivée d'internet, qui donne à la chose d'un peu plus grosse proportion. La question du porno avait pas mal divisée les féministes à l'époque, et c'est plutôt les pro-sexes qui ont fini par gagner, ce qui sert généralement de ligne de démarcation entre la "deuxième" et la "troisième vague" féministe. Mais elles se font plus discrète sur la prostitution... sans doute parce qu'elles ont du mal à comprendre la nature d'une relation commerciale. Ce qui donne des positions très bizarres. La prostitution et les robots sexuels (!) sont du mauvais coté, mais les camgirls sont des héroïnes d'empowerment féministe et proposer qu'il y ait des assistantes sexuelles payées par l'état pour s'occuper des trisomiques et des infirmes est quelque chose de très progressiste.
×
×
  • Créer...