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Mégille

Tribun de la Plèbe
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Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. Le Théétète de Platon ! Mais si tu veux des trucs plus contemporains, et moins vrais... On nous fait parfois lire (presque comme des manuels) Eléments d'épistémologie de Hempel (qui est néo-positiviste) et Qu'est-ce que la science ? de Chalmers (qui est de la ligné de Popper).
  2. Notre plus récent ancêtre commun avec les plantes est sans doute un eucaryote unicellulaire d'il y a plus de deux milliards d'années, qui est entré en endosymbiose avec l'organisme qui deviendra la mitochondrie. Ensuite, on a eu une séparation entre les unikonta, qui ont une seule flagelle, et les bikonta, qui en ont deux. Les bikonta sont entré en endosymbiose avec les plastes, leur permettant de devenir autotrophe (de transformer la matière inorganique en matière organique). Les bikonta ont donné les plantes, les unikonta, les champignons et les animaux. Etant donné que nous sommes hétérotrophes, il me semble que les plantes (enfin, des colonies d'algues unicellulaires, au moins) ont due se développer avant nous pour que nous puissions voir le jour. Mais étant donné que les branches les plus basses de l'arbre des animaux pluricellulaires sont des éponges, les animaux n'ont sans doute pas été automatiquement plus "intelligent" que les champignons ou les plantes. Ce que j'ai du mal à comprendre, est le lien entre l'intelligence d'un animal quelconque, d'un homme spécifiquement, qui se demande ce qu'est l'intelligence, et d'une IA. A-t-on la moindre raison de croire que le mot "intelligence" renvoie à la même chose à chaque fois ?
  3. Et bien, celui qui a une faible préférence pour le présent et qui accumule (pour investir, pour léguer un héritage ou pour se rouler dans l'or) se retrouve à payer beaucoup plus d'impôt, même s'il gagne peu, que celui qui gagne beaucoup mais qui claque tout au fur et à mesure en pute et en coke, non ?
  4. Le problème de cet impôt uniquement sur la fortune, et pas sur le revenu, est qu'il favoriserait trop les "cigales" aux dépends des "fourmis", et qu'il inciterait trop à un certain mode de vie, qui sans être en soi mauvais, n'est peut-être pas fait pour être dominant. Le moins mauvais serait sans doute que Paris se contente de prélever un impôt forfaitaire auprès des collectivités territoriales et laisse celles-ci libre d'organiser leurs fiscalités comme elles l'entendent.
  5. Le salaire est le prix du service que l'employer vend à l'entreprise. Si c'est le transfert physique de la boule de glace qui fausse l'analogie, imaginons plutôt que c'est aux coupes de cheveux que l'on fixe un prix minimal, pour "protéger" les coiffeurs, et leur offrir un véritable choix, et pas qu'ils se retrouvent matériellement contraint à travailler pour une bouché de pain. L'employé n'appartient pas plus à son patron que ma coiffeuse ne m'appartient, malheureusement. Je ne vois pas en quoi l'analogie est vicié, du coup... Tout comme un prix minimum à la boule de glace, ou à la coupe de cheveux, est un problème aussi pour ceux qui veulent être coiffé, ou avoir une glace. Mais ce n'est pas eux qui risquent de se retrouver à la rue à cause de ça, je préfère encore leur sort à celui de ceux que l'on "aide". Si on garde comme seule facteur de la richesse de quelqu'un ce qu'il gagne en travaillant, le chaumage est la pauvreté la plus absolue. Evidemment, on peut aussi avoir un patrimoine, ou être aidé, mais c'est un autre sujet.
  6. Dans tous les cas, mieux vaut 1€ que 0. Je ne vois pas en quoi le smic (concrètement, pour "eux", l'interdiction de travailler) leur rend service. S'ils ne sont pas capable de subvenir à leurs besoins par eux même, alors, ils vont avoir besoin de la charité de leur prochain. Celle-ci peut être volontaire, vrai et libre, ou encore obligatoire, mais ça n'a rien à voir avec le smic.
  7. A proprement parler, le smic n'est pas un "droit" de l'employé, c'est une contrainte qui pèse sur lui. smic ou pas smic, le prolo a le droit de recevoir un salaire aussi haut qu'un employeur sera prêt à payer, et sans smic, il a le droit d'accepter ou non un certain travail si celui-ci, et le salaire qui va avec, lui convient. Ce que fait le smic, c'est interdire aux travailleurs de vendre leurs services en dessous d'un certain prix, même si ils seraient prêt à la faire. C'est soit du paternalisme (on estime qu'ils ne savent pas ce qu'ils devraient exiger), soit un privilège obtenu par les travailleurs qualifiés pour éviter la concurrence. Sans doute les deux. Si je fixe un prix national minimum à la boule de crème glacé pour protéger les pauvres glaciers (x% d'entre eux ont du mal à boucler les fins de mois !) de la concupiscence des enfants tyranniques, je ne leur donne pas un droit, je leur en retire un, celui de vendre en dessous de ce prix. Et concrètement, 1) j'en envoie un paquet au chômage, ceux qui ne peuvent pas se permettre de vendre à ce prix là, 2) j'en transforme certains en larbins (ceux qui profiteront de l'élasticité du prix pour toucher un peu plus devront en contrepartie se plier en quatre pour satisfaire leur clients, puisque le désir de crème glacé de ces derniers n'est plus bien loin de leur courbe d’indifférence...), et 3) j’appauvris globalement tout le monde, puisque même si ceux qui renoncent à acheter de la glace à cause de ce prix trop élevé achètent autre chose à la place, ce sera pour acheter quelque chose d'une moindre valeur à leurs yeux (puisqu'ils auraient acheté la glace en premier). Donc c'est bien en s'assurant que tous aient les mêmes droits, et en particulier en ne faisant pas peser de contrainte légale supplémentaire sur les plus défavorisés, que l'on permet aux gens de négocier sur un pied d'égalité. Où est le sophisme ? Justement. Donc c'est très bien d'avoir un smic aussi bas que possible, même en dessous de ce fameux taux "optimal", si on veut réduire le chaumage, c'est à dire améliorer le sort des plus pauvres. Non ? Ce montant optimal que tu cherches à calculer est donc le taux optimal de chaumage, c'est à dire, le meilleur taux de gens qui ne gagnent rien du tout pour que ceux qui gagnent quelque chose voient leur "dignité" respectée. J'ai comme l'impression qu'on oublie le bien être et la dignité de quelqu'un dans ce calcul. Excuse moi si mon raisonnement purement verbal est grossier, mais j'ai tendance à me perdre un peu dans les équations.
  8. Ce qui m'intrigue, c'est : d'après ces savants calculs, qu'est-ce qui se passerait si jamais le smic était en dessous du "montant optimal" ainsi obtenu. Les employeurs profiteraient de l'occasion (enfin, de l'absence de contrainte) pour payer moins leurs employés, mais ils ne chercheraient pas pour autant à embaucher plus ? C'est absurde.
  9. C'est très méchant envers Rincevent et Lancelot, ça !
  10. Mégille

    Lianzu

    Bienvenue ! Hm... ça dépend, on parle de quel pays ? "minimal" pour parler de notre bonne république n'est pas le premier mot qui me viendrait à l'esprit. Je crois que l'Etat est quelque chose comme 56% du PIB, et ça augmente. Peut mieux faire. Pour comparaison, au début du XX, on était entre 8 et 10%, et la France était déjà un pays très centralisé et turgescent. Respect du droit naturel... Même en cherchant, tu ne vois aucune loi qui puisse sembler un petit peu paternaliste ? Aucune réglementation un tout petit peu liberticide ? Aucun impôt très légèrement confiscatoire ? Bon, ça, c'est une question piège, on est nombreux ici à considérer qu'un impôt est toujours une violation du droit naturel. En ce qui concerne la propriété privée et la libre-circulation... ça pourrait être pire. Mais ça pourrait aussi être beaucoup mieux. On a tellement oublié à quelle point ça pourrait être mieux qu'on ne se plaint même plus de l'existence du passeport. Et pourtant... La bureaucratie étatique et le corporatisme sont des fléaux fascistoïdes qui n'ont rien à voir avec le libéralisme. Le libertarisme et le mondialisme sont aux mieux des conséquences secondaires du libéralisme, mais si elles sont le fruit d'une volonté politique, il s'agit d'un paternalisme coercitif tout aussi moralement condamnable que celle d'un Etat protectionniste et artificiellement conservateur. (et que la coercition soit exercé par l'Etat ou par l'UE ne change pas grand chose de ce point de vue) Sur ce, si tu comptes rester un peu, accroche toi, les débats sont assez "virils" par ici, mais on s'aime !
  11. C'est encore pire que les racistes ! Au lieu d'être "mais non, je vous assure, je ne suis pas raciste, j'ai un ami noir", c'est "j'ai un ami homme, mais si, je vous assure, je suis misandre !".
  12. Mégille

    Aujourd'hui, en France

    Je ne dis pas que la pyramide manageriale est inutile, simplement qu'elle n'est pas essentiellement différente des administrations publiques (elle ne s'en distingue que par la tête), et qu'elle est pour partie sujette aux mêmes maux, surtout dans les grosses boîtes (d'où les "bullshit jobs"). Si on privatisait entièrement les domaines de l'éducation, de la santé et de l'assurance, il y aurait toujours des superviseurs et des administrateurs dans tous ces domaines. Ils accomplissent des tâches nécessaires, et ce sont ces mêmes tâches que les bureaucrates fonctionnaires accomplissent. Mais les hiérarchies, publiques ou privées, ont toutes une tendance naturelle à grossir et à coûter toujours plus (loi de parkinson stricto sensu + le superviseur préfère avoir des subordonnés plutôt que des rivaux + l'administration créer un besoin d'administration). Les entreprises privées, les plus petites en particulier, sont fortement incitées à limiter la bureaumanie. Les grosses moins. L'Etat, presque pas du tout. Les managers ne sont pas complètement inutiles, évidemment. Les fonctionnaires non plus.
  13. Je ne suis pas sûr que l'on puisse vraiment retenir l'intention de nuire comme préjudice en soi si on le fait par des moyens tout à fait légitime. Par exemple, si je décide de mettre des nains de jardin immondes dans mon jardin dans l'unique but de déranger mon voisin, je suis dans mon droit. Idem si je décide dans lancer un business avec, pour principale motivation personnelle, de faire faire faillite à un concurrent que je n'aime pas. C'est peut-être d'une moralité douteuse, mais je ne vois pas pourquoi ça devrait être illégale. Donc si j'ai le droit de commérer, je dois avoir le droit de commérer dans l'intention de nuire, et si j'ai le droit de commérer dans l'intention de nuire, je devrais avoir le droit de proposer de ne pas le faire en échange d'une rémunération. Non ? A propos du fait que le silence du maître chanteur n'est que provisoire, par contre, je n'en suis pas tout à fait certain. L'achat de son service de non-commérage est un contrat, et je ne vois pas pourquoi la victime n'aurait pas le droit d'exiger réparation si ce contrat est rompu unilatéralement.
  14. Mégille

    Aujourd'hui, en France

    Manager = bureaucrate privé. 2 groupes de facteurs (outre les penchants personnels et culturels, et la météo) qui contribuent à l'improductivité, indépendamment l'un de l'autre : coté bureaucratie, loi de Parkinson et ses corollaires + principe de Peter + problème de l'agence ; coté fonctionnaire, surprotection légale de l'emploie, quasi-absence d'incitation à limiter les coûts de la bureaucratie, etc. D'où le fait que les bureaucrates publics sont possédés par Belphégor, démon de la paresse.
  15. Dans tous les cas, je n'ai pas l'impression que la permaculture soit ce qu'il y a de plus rentable ! Mais si vraiment c'est la seule chose qui peut marcher à long terme, et si les bêtes y sont indispensables, comme semble le croire les messieurs de la vidéo, le coût n'est pas démesuré, et ce sont les agriculteurs standards qui sont en train de dilapider leur capital. Et, toujours sous ces hypothèses, ils auraient sans doute déjà fait faillite s'ils n'étaient pas lourdement subventionnés et protégés. Il faut suggérer cette idée à nos amis les agriculteurs alternatifs. J'imagine qu'il doit y avoir des végans extrémistes qui considéreraient que des animaux dans une ferme, c'est toujours de l'esclavage. Mais c'est surtout l'argument de la vidéo qui est bancal.
  16. L'idée c'est que le véganisme supposerait de continuer dans la séparation entre la culture et l'élevage, puisqu'il veut se débarrasser de l'élevage, et que ça poserait des problèmes. Mais je serais surpris qu'il n'y ait pas de permaculture végétale qui viennent à bout des problèmes des monocultures sans animaux. Et je ne vois pas non plus pourquoi des permaculteurs végans ne pourraient pas intégrer des animaux à leur ferme sans pour autant les tuer.
  17. L'argument est relativement faible, ou plutôt, il ne va pas dans le sens du nigaud qui joue les gros bras de la vidéo. En aucun cas la vidéo n'incite à manger ce qu'on veut (son mot de conclusion), puisque manger des végétaux issus de l'agriculture standard + de la viande, qui consomme d'autant plus de ressource venant de la même culture, est encore pire (si on accepte l'argumentaire de monsieur -ferme-autonome-et-voix-douce-). La conclusion devrait plutôt être "manger durable, et osef si c'est viandu", ou encore "fuyez biocop et leclerc, et allez chasser". Et puis, ils négligent de possible progrès techniques permettant de produire autant avec moins de surface (en bon malthusiens qu'ils sont). Je pense en particulier à la culture hydroponique. La permaculture est intéressante sur le principe, mais j'ai des doutes sur ça capacité à nourrir suffisamment de monde. Pour l'instant, j'ai l'impression qu'elle demande beaucoup de travail humain, et par des gens qui la voient un peu comme un moyen de réalisation personnelle, voire comme une fin en soi.
  18. Il faudrait distinguer un conservatisme formel d'un conservatisme matériel (et les dissocier tous les deux d'un conservatisme comme inclinaison personnelle, psychologique). Le premier est une position philosophique à la Hume et à la Burke, consistant à refuser un rationalisme qui voudrait rejeter toutes les opinions hérités non examinées, alors que le second consisterait, dans un contexte donné, à s'opposer à un changement proposé. 
  19. Il va falloir apprendre l'allemand... puis apprendre à le supporter avec l'accent suisse.
  20. Seulement des pattes arrières, et seulement les mâles. Il y a des espèces plus hostiles à l'homosexualité masculine que d'autre.
  21. A peu près aucun communautarien ne se présente comme tel (Walzer et Sandel refusent aussi cette étiquette, je crois, Taylor je ne sais pas), c'est un air de famille, voir une catégorie pédagogique, plus qu'un véritable courant. Mais les manuels et les cours y rangent souvent McIntyre.
  22. Coté philo, on peut effectivement dire que le courant de pensée qui est derrière les identity politics, le "communautarism", vient de droite. Il y a d'abord eu McIntyre, qui est un catholique aristotélicien et thomiste (forcément) qui a joué la carte de la vertu contre celles des droits abstraits du libéralisme, et ensuite on a les Taylor, Walzer et Sandel.
  23. Attendez, elle est subventionnée pour faire ça ? Il y a tout de même un avantage : c'est qu'elle est populaire chez les féministes, et qu'elle vient de "militer" pour la légalisation de la chose. (voir pire, elle parle de "santé publique" à la fin, encore un peu et elle demandera des putes fonctionnaires...). Par curiosité, est-ce qu'il est possible de porter plainte contre elle pour lui faire payer cette fameuse amende pour les clients ?
  24. Pour maximiser nos chances d'obtenir une interview, il faut lui présenter Liberaux.org comme une association liberal, lgbtqia+ et féministe.
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