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Tout ce qui a été posté par Mégille
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Je veux dire, il y a pas mal de sciences qu'on a déjà beaucoup dé-anthropocentrisées, et ce n'est pas aberrant d'y voir la trajet "naturel" du progrès scientifique. Par exemple en géologie où on est passé d'un récit en quatre actes, le dernier étant réservé à l'humanité (et les trois premiers aux poissons, aux lézards et aux singes respectivement), à une saga faite d'éons subdivisés en ères subdivisées en périodes, reléguant l'âge de l'homme au dernier petit tiroir de la troisième subdivision (même si on devrait encore la descendre d'un rang IMO, puisqu'on est sur le même ordre de grandeur que les époques des périodes précédentes). Idem en biologie où on est constamment en train de réévaluer l'importance dans l'histoire de la vie et des formes les plus éloignées de nous. Le focus sur l'environnement humain immédiat n'est pas illégitime puisque c'est à ce niveau que se posent d'abord nos problèmes pratiques. Mais on va généralement s'en écarter de plus en plus pour mieux les comprendre. C'est assez drôle de constater que la chimie, qui sous sa forme scientifique est pourtant beaucoup plus ancienne (genre un bon millénaire de plus) que la biologie, la géologie et même le reste de la physique, soit restée aussi "immature".
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TIL que la seule différence entre une huile, une graisse et une cire est la température de fusion (inférieure ou égale à 25° pour les huiles ; supérieure à 25° mais inférieure ou égale à 45° pour les graisses ; et supérieure à 45° pour les cires). Et j'ai réappris en même temps que le gras, qui regroupe tout ça (mais avais-je déjà entendu ça en cours de physique-chimie ?), était défini par son hydrophobie. C'est fou comme la chimie est encore pragmatique/anthropocentrée (tout y est catégorisé en fonction de son rapport spécifiquement à l'eau plutôt qu'à n'importe quelle autre molécule -spécifiquement parce qu'elle nous est utile à nous les vivants- , et en fonction des températures courantes dans notre environnement).
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Peut-on considérer comme critère de la pluricellularité/d'être un organisme ou un superorganisme la spécialisation de la fonction de reproduction ? Je veux dire : le fait que certains corps (cellules ou organismes intermédiaires) ne se reproduisent pas et se contentent d'alimenter tout le monde, reproducteurs compris, pendant que d'autres sont chargés de la reproduction de la totalité ?
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Ce n'est pas la polygynie de certains hommes qui en prive d'autre de compagne, c'est la monoandrie imposée aux femmes. La polygynie ne fait qu'amplifier la chose. Et l'hétéronormativité aussi.
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Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Ca pourrait poser de petit problème de compréhension, cette histoire de prononciation. Je veux dire, en cours d'histoire, ce serait l'invasion des "hein ?". -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Je suis en train de lire de petites choses sur les inventions au moyen-âge, et je réalise tout juste (assez bêtement) deux petites choses : 1) le moyen-âge était bel et bien, dans l'ensemble, une période de progrès technique et scientifique, et sûrement pas une régression de l'humanité, et 2) la renaissance était une mode réactionnaire et passéiste, qui consistait en un rejet de sa proche modernité au profit d'une volonté de revenir à un âge d'or complètement fantasmé. -
Polyamour, PUA ou comment lever de la belette woke
Mégille a répondu à un sujet de Rincevent dans La Taverne
Moi je trouve l'idée super. C'est un bel objet, et ça a l'air drôle et agréable (plus que le slip chauffant h24). Dès que c'est commercialisé, j'achète. -
Jusqu'à 1'40, j'étais bluffé par la performance technique en imaginant les machines pour bouger la caméra. Ensuite, j'ai arrêté d'essayer de comprendre quoi que ce soit, c'est clairement de la sorcellerie.
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Techniquement/administrativement la retraite fait partie de la sécu (mais le chômage, qu'on pourrait envisager de privatiser aussi, non). Je n'en ferais pas une priorité, ou alors, seulement en dixième place si on a rien trouvé de plus important. Mais j'ai un point de vue d'aventurier autostoppeur un peu biaisé. Le chèque n'est pas suffisant, si on se contente de remplacer les écoles publiques par des privées sous contrat (comme le sont presque toutes les écoles privées), ça ne change presque rien. Les profs y sont toujours payés par l'état pour appliquer le programme de l'état. Il faut être plus ambitieux que ça et prôner une vraie liberté scolaire des familles et des écoles (et éventuellement privatiser le bac et les concours). Ca chevauche en partie la privatisation de la sécu, mais privatiser les hôpitaux pourrait être pas mal aussi oui.
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Je pense qu'il veut mieux laisser hors de ça les questions de souveraineté, d'institutions et de gestion du territoire. On a tous plein d'idées là dessus, et toutes en vue de réaliser et de pérenniser un projet libéral, mais elles ne sont pas libérales en elles-mêmes, et ne font même pas consensus chez nous (et de toute façon, cherchez pas, la vraie réponse intrinsèquement libérale à tout ça, c'est l'anarchisme). L'abolition du statut de fonctionnaire et le libre port d'arme sont très bien. J'ajouterais : - Privatisation de la sécu (retraite incluse), ou au moins, libéralisation et mise en concurrence des caisses/salaire entier, etc, et suppression des urssaf dans la foulé - Arrêt de toutes subventions aux entreprises, aux syndicats et aux associations - Fin du smic - Fin des PLU - légalisation des drogues. Si ce n'est pas de toutes, au moins d'un paquet d'entre elles (mdma, psilocybine, peut-être cocaïne... mais pas que cannabis, quoi), et dépénalisation des autres. - légalisation des services sexuels marchands et des maisons closes Il faudrait aussi des choses concernant la police (idéalement pour aller vers "le flic n'est qu'un type auquel on donne un flingue et un job, mais sans droit supplémentaire") et la justice, mais je ne sais pas quoi précisément. Et il faut aussi quelque chose concernant la politique monétaire, mais c'est plus difficile à choisir, puisque ça touche directement les questions de souveraineté liées à l'Europe. A minima, des barrières constitutionnelles aux dépenses insensées, et un engagement à plaider pour un euro solide et stable auprès de la communauté européenne. Au maximum, abolition du cour légal (tout court), suppression de la banque de France (l'état n'émet plus d'argent), et impôt payable en plusieurs monnaie/marchandise possible (euro, usd, or, et peut-être quelques autres -btc ?- ).
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Le problème est que si on trouve l'equilibrium celebrity, il deviendra aussi un peu plus célèbre et cessera d'être l'equilibrium celebrity.
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Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Mégille a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
"Never speak about /b/" ? (oui, je ne connais pas d'autres règles que l'antique mos maiorum d'internet) -
Je me demandais justement ce qui faisait culturellement la différence entre un code barres et un qr code, et qui pouvait rendre ce dernier plus acceptable socialement. Après tout, on a maintenant des décennies de caricatures puis de mèmes de boomers qui font du code barres un symbole d'uniformisation et de déshumanisation, avec un risque pour la liberté à la fin (montré à grand coup de rapprochement entre code barres et barreaux de prisons). Comment un qr code peut être aussi acceptable alors qu'on avait tellement pris l'habitude de justement se faire peur en imaginant mettre des codes barres sur des humains ? Je crois que la différence (pour nous, en laissant les aspects techniques de coté) est que l'on interagit directement avec. Au lieu d'être un outil dans une chaîne logistique dont la caissière n'est que la dernière étape, le qr code n'est séparé de nous "que" par notre téléphone. D'une façon ou d'une autre, j'ai l'impression c'est ce qui lui donne une connotation ludique et humaine depuis le début, alors que ça ne fait qu'empirer ce qui nous faisait peur dans les codes barres (puisque qu'alors que le code barres se substitue au jugement/à la connaissance de l'humain en uniforme en train de travailler, le qr code se substitue à l'esprit de tout le monde, tout le temps).
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Il faudrait mettre des statistiques bayésiennes au programme de math.
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Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Kamil Muransky, le champion du monde de mineswiper, écoute du metal beaucoup plus rapide et violent lorsqu'il mineswipe, et m'a recommandé de faire de même pour espérer battre son record. Mais ça n'a pas suffit. -
Le fil des séries (dont beaucoup trop se bousémotivent)
Mégille a répondu à un sujet de Brock dans Sports et loisirs
Lol, l'un des personnages est littéralement endetté parce qu'elle essaie d'aider sa famille à fuir illégalement la Corée du nord. -
Le fil des séries (dont beaucoup trop se bousémotivent)
Mégille a répondu à un sujet de Brock dans Sports et loisirs
Je commence tout Squid Game. Je n'ai pas l'impression que ce soit particulièrement anti-capitaliste ou anti-riche. (je n'ai regardé que deux épisodes pour l'instant) -
Comment commencer Nietzsche ?
Mégille a répondu à un sujet de Airgead dans Philosophie, éthique et histoire
Je ne pense pas qu'il y ait de bonne réponse à ça, un ouvrage récent aura le défaut d'exiger une connaissance de tout ce qui le précède pour bien le comprendre, un ouvrage ancien, le défaut d'exiger que l'on connaisse son héritage pour en saisir la pertinence actuelle. Donc dans le doute, commencer par ce qui nous fait envie, pourquoi pas Nietzsche, n'est pas forcément une mauvaise chose, mais en étant accompagné de préférence. Parmi les livres que je recommande souvent en première lecture de philo : L'apologie de Socrate, Le discours de la méthode, Problèmes de philosophie (de Russell). La Lettre à Ménécée pour les gens de bonne volonté mais faible d'esprit. Il m'est arrivé de recommander les Trois dialogues de Hylas et Philonous (de Berkeley) ou L'irréalité du temps (de McTaggart) mais seulement pour les gens que je soupçonnais d'être comme moi vulnérable à la spéculation métaphysique compulsive. Il s'agit de livres courts et simples, pas forcément parce que les gros livres sont forcément inaccessibles aux débutants, mais parce qu'on a tendance à rester accroché maladivement au premier gros livre qu'on lit et que l'on comprend, peut-être inconsciemment pour rentabiliser l'énergie dépensée en le digérant. Alors autant ne pas s'enfermer trop vite. -
Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Mégille a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
Pendant un bref instant, j'ai cru que c'était John McAfee qui était revenu. Déception. (je refuse toujours de croire qu'il puisse être désinstallé du monde) -
Canada, politique & sirop d'érable
Mégille a répondu à un sujet de Tramp dans Europe et international
D'enfance, de papiers, mais plus vraiment en réalité... -
La ferme des animaux : l’Âne pour 2022 (Hidalgo)
Mégille a répondu à un sujet de Tramp dans Politique, droit et questions de société
Personne ne sait quelles sont les divergences en question. Tout le monde s'en fout. Même les journalistes n'en parlent pas. Personne ne s'en plaint. Mon Dieu, c'est si beau de voir le ps dans un tel état. -
Comment commencer Nietzsche ?
Mégille a répondu à un sujet de Airgead dans Philosophie, éthique et histoire
Je ne suis pas 100% d'accord avec ça. Il ne faut pas oublier que Nietzsche a eu une formation de théologie et de lettre classique, pas de philo. De ce coté là, il est très autodidacte, et donc, pas forcément très très ancré dans son temps. Typiquement, je doute qu'il ait sérieusement lu Kant, et à propos de Spinoza, il me semble bien qu'il se soit d'abord mis à se dire influencé par lui mais en en ayant lu en fait qu'un assez mauvais commentaire. En plus de ça, une partie conséquente de ses influences, surtout de la période qui précède immédiatement le Zarathoustra et lorsqu'il est pote de Ré, sont complètement oublié par la tradition des commentateurs d'Europe continentale (et pour cause, il s'agit d'une influence de l'utilitarisme et du naturalisme à l'anglo-saxonne). Donc le lecteur aguerri traditionnel passe déjà à coté de suffisamment de choses pour que ce ne soit pas la peine d'accabler le lecteur profane. Oh, et puis, il faudrait aussi, et surtout, pour bien comprendre d'où vient intellectuellement Nietzsche, se taper tout Le monde comme volonté et représentation de Schopenhauer (ça pour le coup il l'a bien lu), ce qui est chouette, mais long, et aussi, plein d'auteurs français très peu intéressant philosophiquement, comme Voltaire et Larochefoucauld (dans lesquels il s'était plongé quand il avait voulu rompre avec Wagner et le nationalisme allemand), et je ne souhaite ça à personne. Donc oui, à bien y réfléchir, je pense qu'on peut se jeter dans la Généalogie sans avoir lu trop de trucs avant. On passerait à coté de certaines choses, forcément, mais je pense que l'essentiel du propos peu être saisi. Mais le gros problème avec le Zarathoustra, même/surtout son prologue, c'est que ça on n'y comprend rien et que ça nous gonfle, soit on y comprend rien, mais qu'on se met à faire sembler de l'avoir compris, et d'avoir compris le monde entier par la même occasion, et que l'on devient particulièrement agaçant. Je ne recommande pas. Mais peut-être est-ce parce que je n'ai pas l'âme de poète. -
Comment commencer Nietzsche ?
Mégille a répondu à un sujet de Airgead dans Philosophie, éthique et histoire
Je propose deux stratégies : 1) commencer par des oeuvres de jeunesses pour se familiariser à son caractère. Elles ont l'avantage d'être sous une forme discursive, et pas oraculaire ou messianique, et elles ne présupposent pas de l'avoir suivi sur tout le reste. Bon, par contre, les Considération intempestives/inactuelles/whatever sont chiantes, je ne recommande pas. Mais l'Origine de la tragédie, et des petites oeuvres non publiés comme Vérité et mensonge au sens extra-morale et je ne sais plus quoi sur les présocratiques peuvent mériter le détour. Mais elles ne reflètent pas encore le point de vue de maturité du bonhomme (il est prof, pas encore vagabond fauché donc, plutôt nationaliste, pote/fan de Wagner, et pas encore complètement séparé de Schopenhauer) 2) commencer par la Généalogie de la morale. C'est relativement tardif (après le Zarathoustra), mais ça a le net avantage d'être clair et argumenté, sans bullshit aux airs mystiques, et ça touche à ce qu'il y a de plus important chez lui. Pour bien le comprendre, mieux vaut le suivre dans l'ordre chronologique, mais je suis d'avis qu'on peut tout aussi bien sauter droit au but avec la généalogie pour ensuite reprendre son oeuvre du début si on veut creuser. Il me semble aussi qu'il y avait un bon mooc en français (mais je ne sais plus de quelle université) introductif sur lui. Dans tous les cas, ne pas commencer par le Zarathoustra. -
TIL l'Acali, une expérience sociale consistant à observer le comportement d'une dizaine d'humains, hommes et femmes, enfermés ensemble pendant une longue période, mené par un chercheur obsédé par le sexe et la violence. https://en.wikipedia.org/wiki/Acali Une vidéo un peu longue qui raconte assez précisément toute l'histoire : Conclusion : les personnages de nos films postapo ont probablement des comportements assez irréalistes.
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Tendance : libéral-berskerker. Les australiens feront moins les malins quand on aura des drakkars nucléaires.
