-
Compteur de contenus
6 488 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
37
Tout ce qui a été posté par Mégille
-
Tout ça est intéressant, et sans doute pertinent, mais ça n'a rien de spécifique aux pédophiles. La seule chose qui l'est, ça reste que la satisfaction, autrement que masturbatoire, de leur désir cause potentiellement beaucoup de mal à leur victime. Partant de là, soit tout ce développement sur la perversion est un bon argument contre l'autorisation du porno en général, soit il ne l'est pas non plus en ce qui concerne la pédopornographie, et celle-ci ne se retrouve à pouvoir être prohibé qu'au nom d'autres principes : le tort causé à des enfants lors de sa production, ce qui exclue du coup les dessins/animations/etc n'ayant pas impliquées d'enfants réels, et d'autre part, le risque que ça pousse plus de pédophiles à passer à l'acte, ce qui apparemment n'est pas le cas.
-
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Figure toi que je crois avoir déjà vu ça quelque part, et revendiquée par le camp woke. Enfin, avant l'awokening stricto sensus, il s'agissait encore de la phase d'éducation du public, cette époque lointaine où les films de superhéros étaient des histoires du début de carrière des personnages, avant avant que Marvel ne se consacre aux intersections entre les histoires de ses personnages. Bref, le crois avoir vu les scoptes sur une liste de population aux rôles de genre différents, pour montrer que nous aussi nous pouvons faire autrement. Avec cet exemple là en particulier, effectivement, ça fait peu rêver. -
Présidentielles 2022
Mégille a répondu à un sujet de RaHaN dans Politique, droit et questions de société
Guillaume Meurice aussi. -
Tiens, je viens de remarquer que les plus anciennes mentions de la trinité se trouvent sans doute dans l'évangile selon Thomas (logion 44 notamment). Intéressant.
-
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Peut-être même sont-ils littéralement gnostiques, allez savoir... Evangile (apocryphe) selon Thomas. -
Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Mégille a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
Tiens au fait, j'ai vu plusieurs fois Méluche être encore qualifié de "candidat insoumis" dans la presse, et quelques affiches "phi" dans la rue... Que ce passe-t-il ? A-t-il échoué à faire absorber sa lfi de 2017 dans son "front populaire" version 2022 (alors qu'il avait plutôt bien réussi l'absorbation de son front de gauche dans lfi, est-ce seulement dû à la contraction, plutôt à l'expension, de son électorat ?), ou bien est-ce un revirement discret de sa part ? (réaction par différenciation à Roussell qui occupe le coté populo ?) -
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Je vois moins de problème à définir le protestantisme (christianisme occidental anti-pape) que le wokisme. Le protestantisme a une ou deux racines (si on distingue les influences de Zwingly et de Luther), mais bien un tronc principal, et ensuite plusieurs branches. Le wokisme est chaotique du début à la fin, on a un peloton centrale assez facilement repérable en ce moment, mais ses contours restent flous dans l'espace, et encore plus dans le temps. Que veux-tu dire par là ? -
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Comme le disent tous les journaux de gauche qui se respectent, le wokisme n'existe pas. Pas en tant que système de pensée cohérent, en tout cas. Il a une attitude assez distinctive, mais dont on aura du mal à dresser précisément le contour, surtout si on veut en exclure clairement d'autres formes de panique morale, de droite par exemple. Mais alors, il n'est qu'une manifestation possible parmi d'autres d'un vice humain pérenne et pas particulièrement propre à notre époque (ce qui variera sera tout simplement les possibilités d'expression qu'on laissera à un certain type de personnalité). Le wokisme existe aussi à la limite comme une famille d'idées vaguement associées, stratégiquement, les unes aux autres, au moment t, mais avec de fortes contradictions entre elles. L'approche structuraliste (rapportant tous les phénomènes de société à une structure de domination) de l'antiracisme et d'un certain féminisme à l'ancienne (toujours vivace et respecté quand il évite de se poser certaines questions), l'approche post-structuraliste du mouvement queer (consistant à relativiser systématiquement tous les cadres de pensée au sein desquels on tente de saisir l'humain), l'approche identitaire de certaines déviances de ces deux mouvements précédents (consistant à revendiquer individuellement un droit à être reconnu en tant qu'échantillon d'une sorte d'essence raciale et sexuelle), et enfin l'approche écoféministe (rejetant l'artifice de la séparation de l'homme et de la nature, et valorisant la partie de la société traditionnellement dénigrée puisque mise du coté de la nature)... Il est extrêmement facile d'envoyer un anathème du point de vue de n'importe laquelle de ces quatre visions à l'encontre des trois autres. On a déjà vu les problèmes du croisement entre le structuralisme et le post-structuralisme avec l'affaire Dolezal (la femme "trans-raciale"), d'une part, et avec la question terf, d'autre part ; les problèmes du croisement entre le structuralisme et l'identitarisme lorsque les trolls de droite se mettent à revendiquer leur droit à être reconnu et respecté en tant qu'hommes blancs hétéros "superstraight" etc ; on attend encore que quelqu'un vienne tenter de croiser écoféminisme et antiracisme en prétendant que je ne sais quelle minorité raciale doit être respectée en tant que bande de bêtes sauvages. De cette incohérence, il ne résulte pas que l'existence même du mouvement soit menacée. Mais son essence oui. Puisqu'il n'a pas un équilibre stable mais qu'il est traversé de soubresauts et de tourbillons, il peut muter n'importe comment, et de façon complètement imprévisible. Le féminisme d'il y a une dizaine d'année, du mouvement metoo et des performances farfelues pour attirer l'attention, a presque entièrement disparu. Qui aurait pu deviner que l'antireligiosité des femens les rendrait aussi infréquentables aujourd'hui ? De la même façon, il est impossible de prédire ce qu'engendrera ce mouvement dans une dizaine d'années. Et même si l'épithète "woke" continue à lui être accolé, ou s'il se met à être revendiqué (encore une fois, imprévisible), il n'aura sans doute plus le même sens de toute façon. Rétrospectivement, on peut trouver à peu près tout ce qu'il y a dans le "mouvement woke" dans ce qui existait déjà il y a une dizaine d'année en arrière, et ce qui prédominera dans une dizaine d'années existe sans doute, au moins en germe, déjà aujourd'hui, mais je ne vois pas comment déterminer ce dont il s'agira. -
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
A ce sujet : (et c'est en fait une vidéo assez raisonnable et intéressante) -
Présidentielles 2022
Mégille a répondu à un sujet de RaHaN dans Politique, droit et questions de société
Poutou semble avoir du mal à avoir ses parrains, vu que Kazib lui en pique presque une moitié... Je me demande si la gauche continuera à justifier son faible score par sa division, lorsqu'il apparaîtra qu'ils ont 5 candidats contre 7 à droite. -
Kœnig : Un libéral dans la course présidentielle (sisi)
Mégille a répondu à un sujet de F. mas dans Politique, droit et questions de société
Le canard et le pingouin sont consentants, tout va bien. -
Kœnig : Un libéral dans la course présidentielle (sisi)
Mégille a répondu à un sujet de F. mas dans Politique, droit et questions de société
Je trouve toujours sa candidature intéressante. La forme de son revenu universel, sous forme de crédit d'impôt, me le rend moins choquant (en fait, c'est l'impôt négatif à la Friedman ?). Je ne comprends toujours pas très bien (mais les sujets ont été peu abordés dans cette conférence ci) son histoire de droit des animaux et de protection des donnés (même en tant que végétarien utilisant duckduckgo), j'ose espérer qu'il s'agit de propositions cosmétiques pour ratisser un peu plus large. Les coupures budgétaires et les réductions du nombre de fonctionnaires, la droite nous fait à chaque fois le coup de nous en promettre, et les libéraux tombent toujours dans le panneaux. Mais ce n'est pas plus mal de montrer à tous le monde que le libéralisme ne se limite pas à ça. Son projet portalis me semble encore plus irréaliste qu'un peu de rigueur budgétaire, mais ça a l'avantage d'introduire un sujet important dans le débat. Quant à la taxe carbone... et bien, de tous les coercitions climatiques, ça reste la moins intrusive et la moins nocive. Ce serait merveilleux qu'il ait ses parrainages. Sinon, j'espère qu'il sera capable de présenter quelques personnes aux législatives. -
Connaissais pas. Il m'a l'air intéressant. Il y a un moment que je suis intrigué par les "marxistes analytiques", mais je n'ai pas encore pris le temps de creuser.
-
Présidentielles 2022
Mégille a répondu à un sujet de RaHaN dans Politique, droit et questions de société
Oh, ça n'a rien de rousseauiste ! Rousseau n'aurait pas pu être pour la subvention des partis politiques, puisqu'il était contre leur existence même. A ses yeux, les partis ne font que faire primer les volontés particulières de groupes au sein de la société au détriment de la volonté générale. Et idem pour la communication des idées, qui donne l'avantage aux meilleurs parleurs. Pour que la volonté générale rousseauiste s'exprime, il ne faut surtout pas de campagne, et que tout le monde vote silencieusement. -
Problème dur de la conscience, survivre à sa mort, et autres billevesées
Mégille a répondu à un sujet de Jesrad dans Science et technologie
Je pense, @Lancelot, qu'on a à faire à deux champs de questions, tous les deux intéressants, mais différents. Savoir si les fantômes existent, si on a ou non besoin d'autres choses que de la physique actuelle pour expliquer les manifestations de vie consciente, et si on a pas besoin de plus, comment les expliquer à partir de notre science physique, je ne nie pas l'intérêt de ces questions. Mais tout ça ne nous dit rien de la conscience dont on peut légitimement se demander s'il existe bel et bien autre chose qu'elle (solipsisme). Même l'existence avérée d'un fantôme ne nous dirait rien de "ce que ça fait" que de ne plus avoir de corps et d'avoir connu sa mort, ni même s'il y a une réponse à cette question, puisque le fantôme pourrait très bien n'être qu'une sorte de phénomène mécanique et aveugle, même s'il n'est pas explicable par l'état de la science de la nature à un moment donné (mais par là même, il deviendrait un nouvel objet à intégrer aux sciences de la nature). Ces questions là se posent aussi, même si elles ne sont pas empiriques. Et je soupçonne que le vif intérêt que l'on porte parfois à la conscience empirique vient du fait que l'on croit souvent, un peu naïvement, pouvoir y réduire ces questions là, que l'on se pose aussi et peut-être même d'abord. Maintenant, si on cherche à se représenter une conscience pure indépendamment de tous les états de conscience qui semblent être approchables par la voie de la science empirique, et donc, une conscience sans perception, sans pensée, sans souvenir, sans émotion, etc, on dirait bien qu'on se trouve face à un truc vide. En sera-t-il inintéressant pour autant ? Il me semble que non, et qu'un tel vide, une telle pure absence de tout le reste, est fascinante parce que sa compréhension reviendrait, par la négative, à comprendre ce qu'elle n'est pas. Mais même si je m'avance un peu ici, on peut toujours trouver dans cette conscience pure le même genre d'intérêt que l'on peut trouver dans des concepts mathématiques eux aussi, en eux-mêmes, dépourvu de contenu empirique. Et même si ce n'est pas à notre goût, tout comme les maths, si elles peuvent être séparées du reste, le reste de peut pas être séparé d'elles. L'étude empirique de la conscience reste tributaire de réflexions pures sur la conscience, et quand ce n'est pas de façon critique, c'est à dire, par une approche philosophique rigoureuse, c'est sous la forme de présupposés non examinés. Imaginons que les physicalistes accomplissent le projet le plus fou dont ils puissent rêver : l'établissement d'un grand catalogue qui associe chaque état de conscience subjectif à un état physique. On peut même s'autoriser une légère variation entre les états subjectifs et les états objectifs, si on a réussi à ne laisser aucun pattern inexpliqué dans cette variation, elle peut très bien être attribué à un hasard naturel d'une façon ou d'une autre. Est-ce qu'il s'agirait d'une preuve que la conscience n'est rien d'autre qu'un état du corps ? Je ne vois pas en quoi. On pourra toujours envisager : - Que la conscience est autre chose que le corps, et qu'elle évolue parallèlement à lui sans lien de cause à effet direct entre les deux - Que la conscience est autre chose que le corps, et que le corps agit sur elle sans qu'elle n'agisse sur le corps (épiphénoménisme) Et pourquoi pas, - Qu'elle est séparée du corps, et que c'est elle et elle seule qui agit sur le corps, et que c'est une plus grande conscience qui cause tous les mouvements matériels de l'univers, ce qui était peut-être la vision des anciens, qui voyaient dans l'âme, et notamment dans l'âme du monde, le principe actif de l'univers. Ou encore, que "conscience", "subjectivité", etc, ne signifient toujours rien, et n'ont jamais eu aucun sens (ce qui revient à traiter de non-sens "la conscience est un état du corps" autant et au même titre que les quelques propositions précédentes). On aura tout au plus réfuté qu'il existe quelque chose d'autre que le corps, qui tantôt agit sur lui, et tantôt reçoit une action de lui, mais il s'agirait là de faire de cette "âme" une sorte d'autre corps attendant d'être découvert et expliqué par les sciences de la nature, puisqu'inscrite dans la même chaîne de causes et d'effets que le reste des choses de la nature. Vois-tu autre chose qu'un argument a priori qui pourrait amener à privilégier l'une de ces hypothèses sur les autres ? Tu me diras peut-être que c'est parce que la question est dépourvue d'intérêt. Je la trouve au moins subjectivement intéressante, mais j'ai aussi l'impression que ne pas s'y pencher peut revenir à biaiser la recherche empirique (et donc, l'établissement du grand catalogue), puisque des formes grossières et approximatives de ces hypothèses, si elles sont admises de façon non critique, peuvent se transformer en présupposés encombrants. -
Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Mégille a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
La popularité d'une idée n'a qu'un très faible rapport avec son bienfondé. Je n'ai pas envie de payer pour un mur entre Kaliningrad et la Lituanie. Et un je-ne-sais-quoi me dit que les immigrés que mes compatriotes aimeraient maintenir dehors ne sont pas des grands blonds qui arrivent en Europe de l'ouest en passant par des frontières terrestres. -
Présidentielles 2022
Mégille a répondu à un sujet de RaHaN dans Politique, droit et questions de société
La quasi totalité des pays jugées démocratiques sont bâtis sur le modèle parlementaire anglais, donc mettre un président cérémoniel à la place d'un prince cérémoniel n'implique pas grand chose, et le mode d'élection du prez n'y est pas plus important que la loi dynastique de succession au trône. (les seules exceptions remarquables sont les USA, les pays d'Amérique latine qui imitent les USA, le Portugal qui nous a imité, et la Suisse qui n'a pas de prez ni prince). Le problème n1 de notre élection, ce n'est pas la façon dont on vote, mais ce pour quoi l'on vote (enfin, si on vote). Il y a une bonne raison pour laquelle les autres démocraties ne veulent pas d'une constitution comme la notre. Et ce système de primaire me semble étrange, et laisser beaucoup de questions ouvertes. Notamment, comment détermines tu qui es un candidat déclaré ? S'il suffit de dire à sa mairie "je me déclare candidat", ton dossier de 30 pages risque de ne même pas être suffisant pour lister les noms des proto-candidats. Aussi, qu'est-ce qui figure dans ce dossier, et qui le rédige ? Chaque candidat aurait sa page/son encadré ? Et pourquoi ce dossier devrait-il être tenu secret pour les autres citoyens ? (aussi, bonne chance pour éviter les fuites une fois que tu l'as distribué à 200k personnes random) Tu surestimes aussi les capacités de lecture de l'électorat français. Parmi les 18 ans aussi bien que les 81 ans, je ne suis pas sûr que la majorité soit capable de lire attentivement 30 pages d'une densité minimale. Aussi, je trouve paradoxal que tu veuilles réduire encore plus le nombre de candidats que ne le fait (en tout cas, l'a fait dernièrement) le système actuel de parrainage, alors que c'était, il me semble, le risque que celui-ci ne sélectionne pas tous les gros candidats (potentiellement ton candidat préféré ?) qui t'a fait réagir. -
Problème dur de la conscience, survivre à sa mort, et autres billevesées
Mégille a répondu à un sujet de Jesrad dans Science et technologie
L'application explicite des règles logiques n'est jamais une étape très intéressante. Ce qui demande de réfléchir, c'est ce qui vient juste avant : l'éclaircissement des concepts dont on discute. Et pour ça (si c'est bien pour trancher de façon formelle une fois que c'est fait), toute nouvelle expérience est inutile, je n'ai pas besoin de chercher le squelette de César pour m'assurer qu'il n'était pas un nombre premier. Alors, "a priori", ça ne veut pas dire indiscutablement. Ca veut dire, discutable d'une certaine façon, appelant à des arguments a priori eux aussi. Et pour revenir sur ce que tu disais juste avant, je pense effectivement qu'une partie de notre désaccord vient du fait que nous donnons des sens différents à "conscience". Non pas parce que l'un ou l'autre d'entre nous commettrait une pétition de principe, mais plutôt parce que l'on ne parle pas forcément de la même chose. Que penses tu de mon expérience du oui-ja rigoureux que j'imaginais plus haut ? Si la question que tu te poses est "a-t-on besoin de faire intervenir autre chose que des processus biologiques pour expliquer la restitution de souvenir, les compétences linguistiques, etc", alors effectivement je pense que c'est une question a posteriori, et que c'est uniquement par des expériences et des observations qu'on peut trouver des éléments de réponse. Je ne pense pas que la spéculation philosophique ait la moindre emprise sur ce sujet. Toutefois, même si c'est quelque chose qui m'intéresse, ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus, ni sans doute ce qui intéresse le plus le milliardaire du début du fil qui s'interroge sur la vie après la mort. Ce qui nous intéresse en premier lieu, c'est plutôt "serai-je conscient, à la première personne, de ma propre mort ? Resterai-je conscient ensuite ? Mes proches défunts le sont-ils toujours ?". Et pour tous ça, même le ouija ne pourrait pas trancher. A quoi ressemblerait, pour toi, une preuve de l'émergence de la conscience ? Remarque que ton "forcément" suppose que ton argument est ici a priori, justement parce que tu suppose un certain sens de "conscience", qui désigne sans doute quelque chose, je te l'accorde. Mais ce que tu affirmes n'est pas "forcément" vraie pour la conscience en générale, et quelque soit la conception qu'on en ait. Un épiphénoménaliste par exemple te dirait que si la modification de la conscience doit avoir des causes, elle n'aura pas forcément de conséquence. -
Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Mégille a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
Mais du coup, son mur, à part dans les Balkans, il le construit où ? Dans l'eau ? Autour de la Suisse ? -
La ferme des animaux : l’Âne pour 2022 (Hidalgo)
Mégille a répondu à un sujet de Tramp dans Politique, droit et questions de société
Qu'elle soit persuadée d'avoir fait du bien à Paris, c'est une chose, mais qu'elle s'attende à ce que les gens soient d'accord avec elle ? C'est assez incroyable. Elle n'a jamais discuté avec un non-parisien de l'image que l'on a de Paris ? -
Problème dur de la conscience, survivre à sa mort, et autres billevesées
Mégille a répondu à un sujet de Jesrad dans Science et technologie
Hm... bonne question. Il me semble d'abord que pour que ça puisse se constituer comme une preuve scientifique, il faudrait que ça dépasse la seule expérience individuelle. (autrement, il faut considérer tous les mystiques comme des preuves vivantes de l'existence de Dieu) Imaginons qu'on puisse, en suivant un protocole rigoureux, communiquer via oui-ja avec des scientifiques défunts (par exemple, en demandant à des personnes ne parlant pas la langue du défunt de manipuler le guéridon, etc), et que l'esprit du scientifique témoigne "oui oui, je suis bien dr X, la preuve je sais que mon chien s'appelait Y, et je vous assure que je suis toujours conscient". On aurait la preuve que quelque chose du mort aurait survécu à son corps, et indépendamment de ce que l'on connaît de la matière. Mais serait-ce une preuve que ce mystérieux résidu de mémoire et de compétences linguistiques, quelle que soit sa nature, ait une conscience ? Si on considère qu'un type en chair et en os nous disant "j'ai une conscience, détachez moi docteur !" n'est pas une preuve qu'il n'est pas un zombie philosophique, alors, je ne vois pas en quoi le oui-ja nous prouverait que le fantôme est conscient. (d'ailleurs, du coté des religieux superstitieux, qui veulent réconcilier leur croyance au paranormal avec leur croyance en un trajet de l'âme nécessairement hors de ce monde, il me semble qu'on retrouve parfois cette idée selon laquelle les fantômes existent mais ne sont qu'une émanation du mort différente du mort lui-même, et privée de conscience) Quand à faire soi-même l'expérience de la conscience d'autrui, est-ce que ce ne serait pas faire de cette expérience une nouvelle région de ma conscience ? Même si je vois à travers d'autres yeux que les miens, même si je me souviens d'événements que je n'ai pas vécu moi-même, même si des pensées que je ne formule pas moi-même me traversent, il me semble que tout ça serait encore dans "ma conscience". Si j'essaie de me concevoir comment est-ce qu'il pourrait en aller autrement, je me retrouve à imaginer avoir une conscience compartimentée, comme si j'avais deux écrans clairement distincts, l'un étiqueté "moi", l'autre "non moi", mais ça resterait encore deux écrans face à moi, ce serait une topologie intrigante de ma propre conscience, mais toujours ma conscience. Et même si je discute ensuite avec la personne dont j'ai "vécu la conscience" et qu'elle me certifie avoir vécue la même chose que moi, et avoir eu un fort sentiment de faire un avec moi, ça restera toujours des mots, et je resterais fondamentalement dans le même rapport d'extériorité face à leur sens que lorsque n'importe qui me témoigne de sa conscience. Alors, ça dépend de si tu es prêt à étendre le concept de "découverte" aux maths, par exemple. Je ne pense pas avoir percé les mystères de la conscience, mais s'il y a des vérités connaissables à son sujet, il me semble qu'elles doivent être découverte a priori. (les vérités a priori ne se limitant pas strictement aux maths, que Jules César n'est pas et ne peut pas être un nombre premier me semble être une vérité de cet ordre là par exemple). Je ne connais pas les choses auxquelles tu fais allusion ! J'ai bien l'impression que ça ne reviendra toujours à réduire la conscience à certaines facultés cognitives, plus ou moins arbitrairement jugée essentielle à la conscience, mais pas la conscience elle-même. Et bien, l'idée du "zombie philosophique" est justement la possibilité qu'une personne tout à fait ordinaire, ne manifestant aucun trouble et aucune anomalie, et témoigne verbalement avoir une conscience, n'en ait justement pas, et ne soit rien d'autre qu'une chose. Qu'il n'y ait pas de "ce que ça fait" (un "what is it like to be..." à la Nagel) d'être à sa place. -
Présidentielles 2022
Mégille a répondu à un sujet de RaHaN dans Politique, droit et questions de société
Ca implique soit de trouver un autre système de parrainage, qui ne sera sans doute pas meilleurs, soit de renoncer à l'égalitarisme de chance entre candidats (en terme de remboursement partiel de frais de campagne, de temps de parole à respecter obligatoirement par les médias, etc). Il veut en construire un aussi ? Ou donc ? -
Problème dur de la conscience, survivre à sa mort, et autres billevesées
Mégille a répondu à un sujet de Jesrad dans Science et technologie
C'est ce que je crois. A moins d'accorder une valeur en soi à la compréhension de la réalité elle-même, ou encore, à la satisfaction ressentie en croyant avoir découvert une vérité métaphysique. Ouai, mais 1) on n'y arrive pas 2) la simple possibilité d'y parvenir est discutable. A moins de glisser du souci pour la conscience en elle-même, c'est à dire, pour le fait d'être un certain point de vue sur le monde, une façon dont les choses se présentent, à un souci pour un mode empirique de la conscience, comme l'attention, et en plus de ça, de traiter l'étude des effets de ce mode comme s'il s'agissait de ce mode lui-même. Peut-être est-ce seulement un manque d'imagination de ma part, mais je ne vois pas quelle découverte empirique pourrait réfuter l'argument du zombi philosophique. (je vois plusieurs contre-arguments possibles à cette hypothèse, mais tous a priori, soit philosophico-linguistique, soit métaphysique) -
Les libéraux renouvellent leur matériel Hi-Tech
Mégille a répondu à un sujet de Rincevent dans Sports et loisirs
J'ai envie de m'acheter un pc avec ubuntu pré-installé, je n'aime pas windows et je n'ai pas envie de payer pour. Mais 1) je n'y connais rien en hardware, et 2) j'ai toujours un peu (irrationnellement ?) peur d'acheter en ligne. Pensez vous que prendre un ordi de milieu de gamme sur ce site soit une bonne idée ? https://www.linuxshop.fr/ordinateur-portable-linux.html -
Problème dur de la conscience, survivre à sa mort, et autres billevesées
Mégille a répondu à un sujet de Jesrad dans Science et technologie
j'imagine que la théorie du filtre implique que les êtres cérébralement/cognitivement/comportementalement plus simples ont en fait une conscience beaucoup plus large que nous (une pierre est peut-être consciente de tout l'univers ?), mais que cette conscience en devient d'autant moins opérative. Alors, ce n'est pas ce que fait Bergson, qui laisse une part substantielle de la vie mentale (y compris la mémoire et un libre-arbitre pouvant causer des mouvements corporels) à l'esprit non-matériel, mais il me semble qu'une bonne théorie du filtre devrait mettre toutes les variations empiriques de la vie mentale du coté du "filtre", du corps, pour ne plus laisser de l'autre coté rien d'autre que cette conscience pure qu'on peut, en hypothèse, ajouter ou soustraire en jouant au zombie philosophique. Même les états affectifs seraient le résultat d'une soustraction à un état affectif totale, peut-être assimilable à la béatitude mystique. Idem pour les dispositions à agir qui feraient la personnalité, l'état total étant alors la conscience de toutes les possibilités sans les hiérarchisés, ce qui reviendrait à se laisser porter porter par le cours naturel des choses. On pourrait comparer la conscience en elle-même à de la lumière blanche et le corps à un prisme, mais à condition de préciser que l'analogie a deux limites : la lumière blanche devrait être première sur la lumière colorée, de sorte qu'il ne puisse pas y avoir de lumière colorée sans lumière blanche ; et d'autre part, il faudrait aussi imaginer que les prismes puissent "trier" les couleurs de différentes façons, puisque les corps peuvent réduire de différentes façons la conscience pour produire plusieurs états de conscience possibles. C'est une théorie qui a quelques avantages métaphysiques, notamment de surmonter l'apparent insurmontable problème de l'émergence (les phénomènes émergents ont des "micro-fondations" pour parler comme un économiste, on peut très bien expliquer la chaleur au niveau macro par les mouvements micro, mais pour la conscience, c'est plus difficile, non seulement on ne peut pas le faire aujourd'hui, mais elle peut sembler intrinsèquement irréductible à la matière). Elle semble aussi rendre moins mystérieux le parallélisme entre les états de l'esprit et du corps, et ne pas s'encombrer d'une action causale esprit-corps, mais on peut tout de même se demander en quoi consiste ce filtrage, s'il n'est pas une forme d'action du corps sur l'esprit, etc. Mais de toute façon, une telle théorie n'a plus aucun intérêt pour l'étude empirique de l'esprit. Toute vision plus substantielle de ce qu'est l'esprit fait des prédictions généralement facilement réfutées, et c'était le cas de la vision de Bergson qui était justement impliqué dans la recherche en parapsychologie.
