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Tout ce qui a été posté par Lancelot
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Qu'est ce que c'est que ça, encore, un "anthroposophe" ?
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C'est lié. Depuis Facebook la plupart des gens se retrouve sur Internet.
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14 minutes ago: Sloth Island was reclassified from "Corporate Bordello" to "Anarchy". Bon, à mon avis ça ne va pas durer, c'est pas encore très stable.
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Valeurs et société
Lancelot a répondu à un sujet de petitsablé dans Philosophie, éthique et histoire
J'ai failli la faire -
C'est la génération Facebook. Sale engeance.
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Valeurs et société
Lancelot a répondu à un sujet de petitsablé dans Philosophie, éthique et histoire
C'est amusant, tout ça m'évoque la réflexion philosophique sur la matière en soi. Si on prend un morceau de matière, disons un livre ou un chat, et qu'on lui enlève toutes ses propriétés phénoménologiques (ce que peut percevoir un observateur : couleur, texture, chaleur…), reste-t-il quelque-chose, et si oui quoi ? Ce qui me paraît à peu près certain, c'est que ce qui subsisterait après un tel traitement n'aurait aucune qualité propre qui permettrait de le distinguer de quoi que ce soit d'autre. Là, ce qui nous intéresse, c'est ce qui resterait d'un être humain si on le désincarnait totalement de tout ce qui le conditionne : son corps, son histoire, ses habitudes de pensée… Eh bien, si on part du principe qu'il en restera quelque-chose, on peut raisonner de la même manière que pour la matière. Cette chose, loin de constituer quelque chose d'unique et propre à une personne, sera une "matière première psychique" informe, la même pour tout le monde. Par des hommes, en tout cas. J'ai la conviction, née de la manière dont je comprends la nature humaine (ça fait pompeux de le dire comme ça, mais c'est vrai), que l'immense majorité des gens se moquent bien de la politique (parce qu'ils sont passionnés et compétents dans d'autres domaines et que nos capacités sont limitées, d'où la division du travail) et continueront à vivre leur vie de manière sensiblement identique quel que soit le régime. Charge à nous autres qui nous y intéressons de leur fournir un cadre où ils pourront vaquer à leurs occupations, rechercher leur bonheur le plus librement possible et sans trop d'accrocs. Le meilleur régime politique est celui qui sait se faire oublier. Après tout, il paraît que la santé c'est la vie dans le silence des organes. Je ne suis pas d'accord Les phobies (et les maladies mentales en général) ne relèvent pas de l'irréel mais de la réaction inadaptée au réel et/ou de sa déformation (problèmes de perception). Au pire, il fera aussi décharger ses voisins selon un schéma préexistant qui s'ajoutera au contexte d'activation actuel. Je ne suis pas un spécialiste mais je dirais que ça pourrait faire une association d'idée incongrue. Rien de bien folichon. Je ne sais pas si il est plus légitime de dire qu'elle est "inventée" d'une hallucination que d'une bête image mentale. Je suis capable de me représenter un bisounours en kilt avec la tête de Sarkozy chevauchant un tricératops alors que je n'ai jamais rencontré cette image. La seule différence avec une hallucination c'est que je le fais volontairement. "Métaphysique" ça veut dire "au delà du domaine d'application de la science" (en gros), pas "irréel". -
Valeurs et société
Lancelot a répondu à un sujet de petitsablé dans Philosophie, éthique et histoire
Que sommes-nous à part la somme de tout ce qui nous conditionne ? Quel est cet "intérieur" qui serait indépendant de tout ça ? Stop. Je ne veux pas changer les hommes, moi. Au contraire, je veux un système mieux adapté aux gens tels qu'ils fonctionnent (avec leur diversité et leurs contradictions). La préférence temporelle varie selon les personnes. Je ne crois pas que ça soit de nature à empêcher une société plus libérale. C'est très bien de ne pas être d'accord. Entre des gens parfaitement d'accord il n'y a pas de conversation possible, juste une compétition d'acquiescements, triste et stérile. -
C'est pas tout ça, on discute de quoi alors ?
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Comme dans n'importe quel système, le notre compris, c'est ça ? Le problème avec le notre, c'est que non seulement les gens ne peuvent pas choisir de payer ce qu'ils veulent, mais en plus ils ont moins de moyens parce qu'ils payent tout plus cher (ce qui parfois aboutit à l'issue absurde d'être obligé de payer deux fois, les écoles privées par exemple). Où est-ce que j'ai raconté ce genre de choses ? Je pense que le choix le plus judicieux est de laisser les gens décider librement ce qu'ils font, que l'intérêt individuel et la pression sociale (et éventuellement la justice) suffiront pour donner des résultats toujours au moins aussi bons que ceux de la coercition étatique, avec l'avantage que ça ne leur coûtera pas en plus la moitié de leurs revenus. Pensée magique. Ce n'est pas parce qu'on décrète que les choses doivent se passer d'une certaine manière que ça arrive, même si "on" est le gouvernement. En pratique il y a toujours des effets pervers et des embrouilles (en ce qui concerne la prise de décision, comme l'a indiqué Rincevent, mais aussi dans l'exécution et le feedback). Oh, non, pas cet argument, pitié, j'ai l'impression de me retrouver devant un miroir de vérité qui me renvoie devant ma propre médiocrité. Dans l'absolu oui, mais dans un cadre contrôlé on peut bien se faire les griffes de temps en temps
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Valeurs et société
Lancelot a répondu à un sujet de petitsablé dans Philosophie, éthique et histoire
Oui, bon, d'accord, c'est une position libertaire (ce qui confirme la distinction plus haut entre liberté formelle et réelle, mais passons). Quel rapport avec la nature du temps, espace non solide ? On n'est peut être pas d'accord sur la définition d'une institution libérale. La propriété privée, par exemple, ç'en est une pas mal (dont le respect ne va pas en s'arrangeant, ceci dit). -
Si il y en a, c'est peut-être parce qu'ils pensent que dans un système plus libre leur revenu augmentera suffisamment pour qu'ils puissent se soigner eux-même, de la manière qu'ils auront choisi. Au final, si on suit cette définition, le larbin c'est celui qui comprend où est son intérêt. Étonnant non ? Parce que les gens sont stupides et préfèrent mourir plutôt que de se soigner.
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Si les régulations adéquates avaient existé, les deux compagnies auraient été tenues de distribuer la meilleure qualité d'eau possible (et encore, ça aurait été de l'hyper-ultra-méga-libéralisme en l'absence de nationalisation du bidule). Donc l'étatisme est plus efficace pour la gestion des crises sanitaires, CQFD
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Je pensais que Chitah répondrait à ça mais visiblement il n'est pas passé par là et d'autres ont commencé, alors autant me lancer aussi. C'est difficile à admettre pour ses défenseurs, mais tout ne dépend pas de l'état. Si l'espérance de vie augmente, ça peut être grâce aux efforts de l'état ou bien malgré eux. Pour garder la métaphore, ici, l'état serait un type qui crève les pneus. La voiture avance toujours, c'est inévitable, mais moins vite et moins loin que si il n'avait rien fait. En pratique le niveau de vie augmente grâce à des facteurs sociétaux comme la démocratisation de la contraception et scientifiques comme le progrès de la médecine, qui ne dépendent largement pas des gouvernements. Ça ne peut constituer un indicateur de l'efficacité des politiques de santé que si on met en parallèle sur ce point la France et d'autres pays comparables (du point de vue du développement, de la richesse, de la taille…) moins interventionnistes dans ce domaine.
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Les poubelles de l'Histoire ? On parle d'affaires qui n'ont même pas 10 ans, là. Gérées par les mêmes gens qui sont au pouvoir aujourd'hui.
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Cas pratique : la grippe aviaire
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Le laissez-faire est une notion trompeusement simple. Comprendre ses implications (et ses avantages) au cas par cas demande une gymnastique mentale contre-intuitive qui prends du temps avant d'être maîtrisée.
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Valeurs et société
Lancelot a répondu à un sujet de petitsablé dans Philosophie, éthique et histoire
Gné ? Ben là, objectivement, ils sont moins riches. Des institutions libérales fermement ancrées permettent de prévenir les crises, de mieux les gérer et de mieux s'en remettre (à supposer qu'elles tiennent le coup dans les deux derniers cas, d'où le "solidement ancrées"). -
Je n'ai jamais compris pourquoi tout le monde fait immédiatement l'équation "bouclier fiscal = cadeau aux riches". C'est au contraire un bon exemple d'isonomie : personne, quel que soit son revenu, ne pourra être tenu d'en reverser plus de tel pourcentage. C'est un premier pas (dont l'utilité peut se discuter) vers la flat tax. D'ailleurs, si on instaurait le salaire complet, les socialistes seraient surpris de voir le nombre de "pauvres" gens qui sont concernés même par un modeste bouclier fiscal de 50%. Quant-aux différentes charges, au final ce sont toujours les employés qui les subissent, les supprimer n'est donc pas non plus un "cadeau aux patrons" mais dans l'intérêt de tous. Bref, des gens qui refusent d'être aveuglés par la jalousie et la "solidarité de classe" ?
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Sur les (bons) sites de débat fusent sans cesse des attaques dont la pertinence et la violence n'ont aucune commune mesure avec cet homme de paille mal fagoté. Franchement, comment peut-on se sentir visé par ça : "Les libéraux défendent les patrons qui les exploitent donc ils ont une mentalité d'esclave, ça doit être pathologique" ? Au contraire, je serais content qu'on m'oppose un texte aussi faible, ça me permettrait de le démonter facilement tout en clarifiant la position libérale et en me moquant de la naïveté de l'adversaire.
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Allons, allons, faut pas se laisser déstabiliser si facilement…
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D'accord, mais dans ces différentes options je ne vois toujours pas la possibilité de nier la pertinence du concept dans tous les cas (pour tout réduire, toujours, à des responsabilités individuelles). Je n'ai pas vraiment d'avis sur la question, ça me semble simplement étrange qu'un choix qui paraît aussi évident (et que je crois avoir déjà vu défendu sur ce forum par ailleurs) ne soit pas représenté.
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Le sort de la religiosité
Lancelot a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Philosophie, éthique et histoire
C'était le projet des scientistes (ingénierie sociale et ce qui s'ensuit) il y a un siècle ou deux. Ils se font dégommer notamment par Hayek. Mouais, on va dire que ça se discute, j'aime bien avoir un Univers cohérent Une fois n'est pas coutume, je vais citer largement l'article de Wikipédia avec lequel je me sens en phase : -
Le sort de la religiosité
Lancelot a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Philosophie, éthique et histoire
Tellement plus complexe en fait qu'on peut considérer cette présentation des choses comme un abus de langage. C'est pas parce qu'on est déterminé par la matière qu'il faut se laisser déterminer encore plus par des cons. Les libertaires/anomistes font d'ailleurs l'erreur symétrique : ils voudraient n'être déterminés par rien du tout, y compris les lois de la nature. Il n'y a qu'à voir les limites évidentes à la prédictibilité pour se rendre compte que c'est loin d'être aussi négligeable que ça (au moins d'un point de vue humain, mais bon d'ici qu'on en ait un autre…). On pourrait aller jusqu'à dire que la conscience est un phénomène émergeant qui fonctionne en exploitant l'indéterminisme (tout comme le vivant est un phénomène émergeant reposant sur l'exploitation préférencielle de certaines lois naturelles).
