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Il y a 12 heures, Mégille a dit :

Les 4 mafias traditionnelles ont des territoires bien défini.

LoL ? Non pas du tout, ils ont des territoires historiques, mais rien de plus. Celle qui a le territoire le plus défini c'est la Cosa Nostra parce qu'ils sont sur une île, mais c'est bien plus complexe que cela. La mafia qui récolte le pizzo sur un territoire donnée, de ce qu'on en sait c'est de moins en moins vrai. Toutes les mafias sont présentes sur l'ensemble de l'Italie aujourd’hui, à travers une multitude de sociétés-zombies, qui souvent ne savent même pas qu'elles sont contrôlées par une mafia.

 

Il y a 3 heures, Moustachu a dit :

Je me méfies du mot "code d'honneur" chez la Cosa Nostra, ça a une définition très particulière chez nos amis siciliens. 

Exactement, depuis au moins Toto Riina le code d'honneur il est parti chercher des clopes.

 

Il y a 12 heures, Mégille a dit :

(c'est ce qui a permis a la 'ndrangheta -une histoire de famille pour moi- de prendre le dessus).

On en sait absolument rien, la recherche continue d'utiliser les documents du Maxiprocès, alors de là à savoir ce que l'arbre fait ou pas actuellement, il y a un monde.
De plus, comment tu définis le fait qu'une mafia a pris le dessus sur une autre ? Si c'est l'impact médiatique, c'est au contraire l'inverse qui se produit. Plus on parle d'une mafia / organisation criminelle, plus elle est dans la merde. Le bruit médiatique attire l'Etat, donc le bordel. C'est mauvais pour les affaires, ce qui est l'une des raisons principales pour lesquelles le meurtre est utilisé uniquement en dernier recours.

Si c'est une question de poids financier ou de nombres d'affiliés, tout ce qu'on a à notre disposition c'est des estimations au doigt mouillé.

 

 

La vérité c'est qu'on a aucune idée de l'importance ou du pouvoir des mafias aujourd'hui en Italie, au contraire du Mexique par exemple (pour une multitude de raisons).

Posté
On 9/10/2018 at 8:07 PM, PABerryer said:

 

On 9/11/2018 at 8:10 AM, PABerryer said:

 

De rien. J'ai lu les deux, ils sont très bien. 

Je viens de me souvenir que je n'avais jamais répondu : je plussoie.

Je vais maintenant me chercher une biographie de Louis XI :)

 

**

 

Je viens de finir "Democracy: the God that failed" de Hans Herman Hoppe.

Si l'on omet une certaine tendance de l'auteur à se répéter et un oubdeux raisonnements peu convaincaints (d'un point de vue logique), assez intéressant.  Presque convaincu par le principe anarcho capitaliste :)

 

Je viens de commencer un ouvrage sur la Guerre de Cent Ans (en anglais), s'il y a des suggestions pour un de référence en français, je prends. Question similaire sur WWI : j'ai lu deux ouvrages en anglais, assez curieux de lire une version française (note: une période de l'histoure occultée notamment par la 2e GM, mais qui est particulièrement intéressante).

 

Entre ça, j'ai lu un ou 2 starwars (les comics  darth vader sont plutôt pas mal et le Thrawn de Timothy Zahn est bien, pour les aficionados) et ai relu l'Idiot de Dostoeivski. Ce roman est un grand mystère : l'un de mes favoris (d'où la relecture) mais... je ne comprends pas pourquoi :(

 

Posté

Je suis en train de lire Socialisme de Mill (j'en suis aux 2/3). Très bonne petite lecture, et Mill y est beaucoup moins indulgent envers le socialisme que je ne m'y étais attendu. Ce n'est pas Bastiat, mais parfois, pas loin. Là où j'en suis, il se contente d'appeler à un meilleur contrôle de la qualité des marchandises (il a peur que la concurrence, sitôt qu'il y a suffisamment d'acteurs, n'y suffise pas), mais pas forcément par l'état. Il appelle notamment à la création d'associations de consommateurs qui s'en chargeraient eux mêmes. Il se plaint aussi qu'après avoir été trop cruelle avec les emprunteurs en défaut de paiement, la loi est désormais trop clémente envers eux, ce qui est une atteinte au droit des prêteurs, et qui profite principalement aux capitalistes au détriment du reste de la société. On peut y voir une critique libérale des sociétés à responsabilité limitée, j'imagine, mais j'ai un peu de mal à contextualiser.

Quoi qu'il en soit, il réfute empiriquement que le capitalisme appauvrisse qui que ce soit, et conceptuellement que la concurrence soit au détriment des producteurs, puisqu'ils en profitent d'autant plus en tant que consommateurs.

On peut juste regretter qu'il ne s'attaque qu'à des socialistes niais assez mineurs (Charles Fourier, son disciple Victor Considerant, Louis Blanc et Robert Owen), et qu'il passe à coté des systèmes plus conséquents de Proudhon et de Marx. Pour Marx, ça peut se comprendre, il était un inconnu à coté de tous ceux là à l'époque, mais il me semble que Proudhon était une petite star. Un marxiste ou un proudhonnien seront donc assez imperméables aux critiques de Mill (d'où peut-être le manque de postérité de ce petit livre), mais vu qu'on revient à un socialisme naïf et moralisateur, c'est étonnamment d'actualité. Ca marche très bien contre Piketty, notamment.

Je n'ai pas encore fini, et il a encore une petite cinquantaine de pages pour prévariquer, mais pour l'instant, il reste du bon coté.

Posté
Le 19/09/2019 à 13:21, MXI a dit :

Je vais maintenant me chercher une biographie de Louis XI :)

 

Moi j'ai lu ça, la plus récente en français.

 

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Elle n'a pas marché commercialement (moins de 5000 exemplaires vendus), sans doute parce que c'est un travail universitaire et la narration et le style ne sont pas aussi romanesques que peuvent l'être d'autres genres de biographies. Mais j'ai bien aimé tout de même. C'est une période importante et intéressante, la fin du Moyen-Age.

Posté
Il y a 5 heures, Johnathan R. Razorback a dit :

C'est une période importante et intéressante, la fin du Moyen-Age.

C'est vrai. Mais quelle période ne l'est pas ? ;)

Posté
il y a 36 minutes, Rincevent a dit :

C'est vrai. Mais quelle période ne l'est pas ? ;)

Je dirais, entre 1.8 et 0.8 milliards d'années avant le présent. Chiant, rien ne se passe.

 

Sinon, j'ai fini le Socialisme de Mill, et il n'est définitivement pas socialiste. Il fait beaucoup d'effort pour ne pas les écraser, mais en gros, il détruit presque entièrement leur critique du capitalisme, et leurs espoirs de réussir à faire quoi que ce soit sans les incitations économiques individuelles, mais il leur dit "allez-y, tentez le coup, entre vous, à petite échelle, on vous regarde. Surprenez moi !".

Posté
il y a 5 minutes, Mégille a dit :

Je dirais, entre 1.8 et 0.8 milliards d'années avant le présent. Chiant, rien ne se passe.

Le mésoprotérozoïque vu de manière un peu large ? Même pour les spécialistes qui lui ont donné un surnom facétieux, il reste passionnant (ne serais-ce que pour expliquer pourquoi cette stabilité entre deux périodes de bouleversements).

Posté

J'ai lu L'enracinement. Prélude à une déclaration des devoirs envers l'être humain (1943), de Simone Weil.

 

En dépit de plusieurs passages liberticides (généralement consécutifs d'un esprit utopique qui avait fait grimacer Raymond Aron), et d'une légère tendance au style assertif parfois un peu frustrante, c'est un livre qui me paraît très important sur le plan de la réflexion morale. Weil y expose un certain nombre de biens moraux. Même si ses prémisses théologiques m'éloigne de sa pensée, il y a beaucoup de matériaux qui méritent d'être médités et réutilisés. Ses considérations sur l'impérialisme romain ou l'histoire de France sont aussi assez lucides et originales. En outre elle expose de façon pertinente en quoi le patriotisme se distincte du nationalisme, et en quoi ce dernier est indéfendable d'un point de vue chrétien (et plus généralement dans une perspective jusnaturaliste). Certaines de ses pages sur l'amour de la patrie confinent au sublime. 

Posté
Le 22/09/2019 à 16:24, Rincevent a dit :

C'est vrai. Mais quelle période ne l'est pas ? ;)

 

 La France sous Chirac, Sarko et Hollande. 

Posté
On 9/22/2019 at 10:20 AM, Johnathan R. Razorback said:

 

Moi j'ai lu ça, la plus récente en français.

 

Elle n'a pas marché commercialement (moins de 5000 exemplaires vendus), sans doute parce que c'est un travail universitaire et la narration et le style ne sont pas aussi romanesques que peuvent l'être d'autres genres de biographies. Mais j'ai bien aimé tout de même. C'est une période importante et intéressante, la fin du Moyen-Age.

 

11 hours ago, Moustachu said:

 

La biographie de référence :

 

https://www.amazon.fr/Louis-XI-Paul-Murray-Kendall/dp/2818504287

 

 

 

Merci :-)

Posté

Je viens de lire In defense of anarchism de Robert Paul Wolff. A part la troisième partie, tout est très bon, je comprends que Rothbard ait aimé.

Posté

Sinon, j'ai lu Une contre-histoire d'internet de Felix Treguer (l'un des fondateurs de la Quadrature du net)

 

https://livre.fnac.com/a13526748/Felix-Treguer-L-utopie-dechue

 

C'est foucaldien, ce n'est pas mal et la mise en perspective historique est intéressante. Gros bémol, la narration gauchiste et contre le méchant néolibéralisme a tendance à accorder trop d'importance aux altermondialeux en particulier français dans le "moment utopique" de l'internet libre, et surtout à passer sous silence/à déformer les positions des libertariens US.

Posté
Le 22/09/2019 à 17:04, Mégille a dit :

 

Sinon, j'ai fini le Socialisme de Mill, et il n'est définitivement pas socialiste.

Ouf, on n'aura pas à refaire la notice du wikibreal qui le qualifiait de libéral le plus influent du XIXe siècle.

Ceci dit, cette notice gagnerait à être étoffée, par quelqu'un qui aurait lu Mill par exemple.

  • Haha 1
Posté
Le 22/09/2019 à 17:04, Mégille a dit :

 Mill, et il n'est définitivement pas socialiste

 

Ah, non, sans déconner.

 

edit : hahaha, grillé au poteau par Dardanus

Posté

Ce n'est pas parce que Mill n'est pas socialiste qu'il est libéral… Comme L. von Mises l'a dénoncé il y a longtemps, Mill est un socdem, il est pour la "liberté" positive, etc. Tout les fans contemporains de Mill sont des socdems, je peux vous sortir une liste longue comme le bras.

 

Sinon, Azihari récidive dans Valeurs Actuelles et se fait taper dessus dans les commentaires: https://www.valeursactuelles.com/societe/immigration-qui-appartient-la-france-111058

 

Je me demande si cette stratégie vis-à-vis de la droite n'est pas désespérée. Le type qui déteste les étrangers préférera toujours un bon Etat autoritaire à la Trump / Le Pen plutôt qu'une solution décentralisée reposant sur la discrimination privée... 

Posté
il y a 2 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

Ce n'est pas parce que Mill n'est pas socialiste qu'il est libéral… Comme L. von Mises l'a dénoncé il y a longtemps, Mill est un socdem, il est pour la "liberté" positive, etc. Tout les fans contemporains de Mill sont des socdems, je peux vous sortir une liste longue comme le bras.

 

Confusion typique entre Mill et l'influence postérieure de son oeuvre.

Social-démocrate n'a aucune signification pour désigner quelqu'un de sa génération.

A signaler que le personnage apparait dans un film de fiction français consacré à l'entomologiste Jean-Henri Fabre (avec Pierre Fresnay).

  • Yea 3
Posté
il y a 29 minutes, Dardanus a dit :

Confusion typique entre Mill et l'influence postérieure de son oeuvre.

 

Plus généralement, confusion typique de ce forum à désigner comme non libéral ou socialiste tout ce qui n'est pas libertarien contemporain.

  • Yea 3
Posté
Il y a 1 heure, Dardanus a dit :

Ouf, on n'aura pas à refaire la notice du wikibreal qui le qualifiait de libéral le plus influent du XIXe siècle.

 

il y a une heure, poney a dit :

Ah, non, sans déconner.

 

J'avais lu, dans la littérature secondaire, des allusions comme quoi, vers la fin de sa vie, il aurait envisagé de s'écarter du libéralisme pour aller vers le socialisme. Et bien du coup non, je suis rassuré. Il leur accorde tout de même des points et il est charitable envers eux, mais il cherche systématiquement des solutions libérales aux problèmes que voient les socialistes.

 

il y a 45 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

Ce n'est pas parce que Mill n'est pas socialiste qu'il est libéral… Comme L. von Mises l'a dénoncé il y a longtemps, Mill est un socdem, il est pour la "liberté" positive, etc. Tout les fans contemporains de Mill sont des socdems, je peux vous sortir une liste longue comme le bras.

 

C'est un libéral un peu plus modérée que Spencer après lui, mais c'est bien un libéral. Ce n'est pas lui qui a définit le mot, mais c'est tout comme.

Ces fans actuels sont des liberals, mais ils en font un mauvais usage (tout comme Mélanchon qui lit souvent du Hugo lors de ses meatings...). J'ai souvenir d'un genre de best of de Ben Shapiro sur youtube dans lequel il fait une belle défense du libéralisme classique à coup de JS Mill face à des étudiants américains qui avaient voulu faire les malins.

Posté
il y a 8 minutes, Mégille a dit :

J'ai souvenir d'un genre de best of de Ben Shapiro sur youtube

Chuuut, il paraît qu'on n'a pas le droit de dire du bien de lui ici.

Posté
il y a 44 minutes, Rincevent a dit :

Chuuut, il paraît qu'on n'a pas le droit de dire du bien de lui ici.

 

D’après qui ?

Posté

Hum, bon, j'ai peut-être été un peu trop dur et trop rapide à juger Hume… d'après ce que dit Francisco Vergara (p.22) dans Les fondements philosophiques du libéralisme, il aurait eu ce bon goût ne pas être proto-hayékien: 

 

« Puisqu'il est impossible de nier que certaines formes de gouvernement sont meilleures (more perfeet) que d'autres ... pourquoi ne pourrions-nous pas nous interroger pour savoir laquelle est la meilleure de toutes (the most perfeet of all) [...] c'est indiscutablement avantageux de connaître ce qui est le plus parfait dans son genre, de manière à transformer la constitution ou la forme de gouvernement existants et de les rapprocher de cette perfection par des réformes et des modifications progressives qui ne provoquent pas de trop grandes perturbations. »

-David Hume, « Idea of a Perfect Commonwealth », dans Essays, Moral Political and Literary, Liberty Fund, Indianapolis, 1987, p. 513-514.

 

Par contre il faudrait que quelqu'un m'explique comment Hume peut concilier l'idée que certains gouvernements sont meilleurs que d'autres avec son scepticisme moral ? ?

Posté
il y a 1 minute, Johnathan R. Razorback a dit :

d'après ce que dit Francisco Vergara

 

Ca t’arrive parfois de lire les auteurs directement ?

  • Yea 1
  • Haha 1
Posté
Il y a 9 heures, Tramp a dit :

Ca t’arrive parfois de lire les auteurs directement ?

 

J'ai lu en bibliothèque pas mal de passages des Essais moraux, politiques et littéraires, et autres essais (PUF, coll. « Perspectives anglo-saxonnes », trad. Gilles Robel, 2001, 874 pages) de Hume. Mais pas tout évidemment, et pas l'extrait ci-dessus (ou alors je l'ai zappé le premier coup). La littérature secondaire c'est bien aussi hein. Des fois c'est même plus clair et intéressant que le livre commenté.

Posté

Toujours dans le même bouquin, on trouve un passage où c'est Hobbes qui contrevient à son relativisme moral normal… Bizarre.

 

Il y a aussi ce passage sur le "libéral" J. S. Mill (l'auteur prend un plaisir particulier à souligner que les "libéraux" comme Smith et d'autres étaient beaucoup plus interventionnistes que, je cite, les "ultra-libéraux" -comme Bastiat ou Hayek)

 

« Dans les circonstances particulières d'un âge ou d'une nation donnés, il n'y a pratiquement rien de vraiment important pour l'intérêt général, qu'il ne soit pas désirable ou même nécessaire que le gouvernement entreprenne, non parce que les individus ne pourraient pas le faire, mais simplement parce qu'ils ne le font pas. Dans certains endroits et lieux il n'y aura pas de routes, de docks, de ports, de canaux, de travaux d'irrigation, d'hôpitaux, d'écoles, de collèges, ni d'imprimeries à moins que l'État ne les construise. » -J. S. MILL, Principles of Political Economy, livre V, ch. XI, § 16.

 

Dans le même chapitre on lit aussi: « On peut dire d'une manière générale que l'État doit entreprendre toute activité qui est désirable pour l'intérêt général... si cette activité n'est pas de nature à rémunérer les individus ou les associations qui l'entreprendraient. »

 

Si c'est pas du welfarisme avant l'heure, je ne sais pas ce qu'il vous faut. Les socdems aiment Mill pour une raison hein.

 

C'est Anthony de Jasay qui disait que l'utilitarisme est la philosophie naturelle d'une époque social-démocrate.

Posté

Quelques autres extraits montrant que les "libéraux" Hume, Smith et J. S. Mill soutenaient en fait des positions politiques parfois très contraires à la liberté libérale (on notera qu'ils étaient tous utilitaristes) ; suivies de remarques à propos de l'incohérence morale du libéralisme de Hayek et du caractère moralement arbitraire de la promotion de la liberté chez Milton Friedman. Enjoy ! 

 

 

« Même dans des cas d'urgence moins pressante, l'autorité publique ouvre les greniers sans le consentement des propriétaires, supposant à juste titre que l'autorité des magistrats peut, en toute équité, s'étendre jusque-là. » (David Hume, An Enquiry Concerning the Principles of Morals, 1751, dans Enquiries, Clarendon-Oxford University Press, Oxford, 1992, pp. 186-187). 

« Le magistrat civil se trouve chargé du pouvoir non seulement de préserver la paix publique, en empêchant l'injustice, mais aussi de celui de la promotion de la prospérité de la société [...] il peut donc adopter des règles qui non seulement interdisent aux citoyens de se nuire les uns les autres mais aussi qui commandent, dans une certaine mesure, des bons offices. » -Adam Smith, The Theory of Moral Sentiments, p. 136-137).

« Dans les circonstances particulières d'un âge ou d'une nation donnés, il n'y a pratiquement rien de vraiment important pour l'intérêt général, qu'il ne soit pas désirable ou même nécessaire que le gouvernement entreprenne, non parce que les individus ne pourraient pas le faire, mais simplement parce qu'ils ne le font pas. Dans certains endroits et lieux il n'y aura pas de routes, de docks, de ports, de canaux, de travaux d'irrigation, d'hôpitaux, d'écoles, de collèges, ni d'imprimeries à moins que l'État ne les construise. » -J. S. MILL, Princip les of Political Economy, livre V, ch. XI, § 16.

« L'éducation dispensée dans ce pays sur la base du principe volontaire [ ... ] même en quantité est, et probablement demeurera, tout à fait insuffisante. [...] L'éducation, donc, est une de ces choses qu'il est admissible, du point de vue des principes, qu'un gouvernement fournisse au peuple. » -John Stuart MILL, Principles of Political Economy, Penguin Classics, Londres, 1985, p. 318.

"La méthode de Hayek et celle de Turgot et Condorcet, diffèrent en ce que ces derniers utilisaient toujours le même critère ultime, tandis que Hayek, comme nous venons de le voir, change le sien selon le sujet examiné." (p.170)

"Comme le dit Milton Friedman dans Capitalisme et liberté: « [...] en tant que libéraux, nous prenons la liberté de l'individu, ou peut-être de la famille, comme but ultime permettant de juger les institutions sociales. » Fritz Machlup dit à peu près la même chose; pour lui la liberté est le bien suprême : « [...] un libéral, écrit-il, est quelqu'un qui met la liberté au-dessus de tout autre but social et qui ne consentira jamais à limiter une quelconque liberté - économique, politique ou intellectuelle - sauf comme moyen pour atteindre la réalisation plus complète d'une autre liberté. » " (p.173)

"Dans certaines parties de son œuvre, Hayek dit que la liberté est le bien suprême: « On ne peut jamais permettre qu'elle soit limitée pour des raisons d'utilité» (The Constitution of Liberty. op. cit., p. 68). A d'autres endroits, il dit le contraire, affirmant qu'il est admissible de limiter la liberté mais seulement par des règles générales applicables à tous (ibid., p. 224)." (p.175)

-Francisco Vergara, Les fondements philosophiques du libéralisme. Libéralisme et éthique, Paris, La Découverte, 2002 (1992 pour la première édition), 220 pages.
 

 

Posté
13 hours ago, Johnathan R. Razorback said:

suivies de remarques à propos de l'incohérence morale du libéralisme de Hayek et du caractère moralement arbitraire de la promotion de la liberté chez Milton Friedman.

 

:icon_ptdr:

 

Je me marre.

  • Yea 1
Posté
Il y a 22 heures, Johnathan R. Razorback a dit :

 

Il y a aussi ce passage sur le "libéral" J. S. Mill (l'auteur prend un plaisir particulier à souligner que les "libéraux" comme Smith et d'autres étaient beaucoup plus interventionnistes que, je cite, les "ultra-libéraux" -comme Bastiat ou Hayek)

 

Dans le même chapitre on lit aussi: « On peut dire d'une manière générale que l'État doit entreprendre toute activité qui est désirable pour l'intérêt général... si cette activité n'est pas de nature à rémunérer les individus ou les associations qui l'entreprendraient. »

 

Si c'est pas du welfarisme avant l'heure, je ne sais pas ce qu'il vous faut. Les socdems aiment Mill pour une raison hein.

 

C'est Anthony de Jasay qui disait que l'utilitarisme est la philosophie naturelle d'une époque social-démocrate.

A ma connaissance, pour les soc dem la seconde partie de la phrase est dépourvu de signification : pour eux, l'État doit entreprendre a priori.

L'idée que les idées ou associations pourraient l'entreprendre leur est étrangère.

En fait pour beaucoup de libéraux du XIXe siècle, l'État ne doit intervenir que là où les individus n'agissent pas. L'intervention de l'État était donc l'exception et non la règle permanente.

Où comment faire dire à un auteur le contraire de ce qu'il dit.

  • Yea 2

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