Calembredaine Posté 26 septembre 2019 Signaler Posté 26 septembre 2019 Il y a 1 heure, Pegase a dit : Mototaka Nakamura, c'est celui qui disait, après une brève recherche sur Google, que le réchauffement climatique était terminé et allait s'inverser dans les années 2010. Il s'est quand même bien planté. Rien n'est moins sûr, l'activité solaire étant en baisse.
poc Posté 26 septembre 2019 Signaler Posté 26 septembre 2019 1 hour ago, Calembredaine said: Rien n'est moins sûr, l'activité solaire étant en baisse. Etant donné que nous sommes en 2019 nous avons déjà une relativement bonne idée de ce qui "va" se passer pendant les années 2010. http://berkeleyearth.org/2018-temperatures/
Liber Pater Posté 26 septembre 2019 Signaler Posté 26 septembre 2019 il y a 4 minutes, poc a dit : Etant donné que nous sommes en 2019 nous avons déjà une relativement bonne idée de ce qui "va" se passer pendant les années 2010. http://berkeleyearth.org/2018-temperatures/ Sur ton lien l'augmentation est de +0.1 degrés entre 2010 (+0.7) et 2018 (+0.8). Après c'est vrai qu'en 2016 on était à presque +1. Néanmoins, c'est trois fois moins qu'entre 2000 et 2010 où l'augmentation est de +0.3.
poc Posté 26 septembre 2019 Signaler Posté 26 septembre 2019 8 minutes ago, Liber Pater said: Sur ton lien l'augmentation est de +0.1 degrés entre 2010 (+0.7) et 2018 (+0.8). Après c'est vrai qu'en 2016 on était à presque +1. Néanmoins, c'est trois fois moins qu'entre 2000 et 2010 où l'augmentation est de +0.3. 1. L'anomalie globale est de +0.32°C en 2010 et +0.41°C en 2018 par comparaison à la période de référence actuelle (1981-2010) 2. Un ralentissement de l'accélération (le +0.1 vs +0.3) ne constitue pas une "inversion du réchauffement" comme l'indiquait apparemment Nakamura. 3. On ne mesure pas l'évolution d'un climat en comparant deux années isolées mais deux périodes glissantes de 30 ans. On voit sur le graphe que 2010 se situe en haut du "tunnel" d'évolution alors que 2018 se situe en bas. Comparer ces deux années seule à seule ne donne pas une indication fiable de l'évolution sur la période. L'accélération, le ralentissement, l'arrêt ou l'inversion du réchauffement pendant la décennie 2010 sera jugé qu'en comparant la nouvelle période de référence 1991-2020 à la période 1981-2010. Une comparaison des années "sortantes" 1981-1990 aux 8 premières années "entrantes" connues (2011-2018) donne déjà une idée de la tendance.
poc Posté 26 septembre 2019 Signaler Posté 26 septembre 2019 Je ne peux pas éditer, remplacer le point 2. par : "2. Un ralentissement du réchauffement ..."
Dardanus Posté 26 septembre 2019 Signaler Posté 26 septembre 2019 Mais un ralentissement du réchauffement est un peu contradictoire avec les discours catastrophistes qui remplissent les médias, non ? Qu'il y ait réchauffement est une chose (et comme historien je m'en réjouis). Que ce réchauffement s'emballe en est une autre. Que ce réchauffement soit exclusivement négatif en est une troisième. Les périodes de refroidissement ayant été calamiteuses pour l'humanité, on devrait se réjouir non ? Et non pas défiler pour réclamer du mauvais temps. 2 1 1
poc Posté 26 septembre 2019 Signaler Posté 26 septembre 2019 4 hours ago, Dardanus said: Mais un ralentissement du réchauffement est un peu contradictoire avec les discours catastrophistes qui remplissent les médias, non ? Qu'il y ait réchauffement est une chose (et comme historien je m'en réjouis). Que ce réchauffement s'emballe en est une autre. Que ce réchauffement soit exclusivement négatif en est une troisième. Les périodes de refroidissement ayant été calamiteuses pour l'humanité, on devrait se réjouir non ? Et non pas défiler pour réclamer du mauvais temps. Tant qu'on reste autour de +1°C avec une évolution graduelle j'aurais tendance à être d'accord avec vous. En revanche, un +2°C ou +3°C global et rapide, si ça arrive, on n'a pas encore expérimenté ça dans l'histoire donc ça tient de l'apprenti-sorcier. Il y a plusieurs rétroactions positives qui peuvent s'enclencher (plus faible absorption du CO2 par les océans, libération du méthane du permafrost, ce genre de choses). Peut-être que ça n'arrivera pas, mais ce sont des processus qui sont décrits et le risque qu'ils se mettent en branle existe. Reste à connaître à quels seuils et avec quelle probabilité. Je l'ignore. Pour le ralentissement du réchauffement, comme je disais au-dessus, ce n'est pas en comparant simplement 2010 et 2018 qu'on peut l'établir. Sans faire de statistiques la tête de la courbe ne donne pas le sentiment d'un ralentissement. NB : rien ne dit que le réchauffement est synonyme de beau temps ... il peut simplement pleuvoir plus chaud. ?
Prouic Posté 26 septembre 2019 Signaler Posté 26 septembre 2019 Il y a 1 heure, poc a dit : NB : rien ne dit que le réchauffement est synonyme de beau temps ... il peut simplement pleuvoir plus chaud. ? OU faire 3° de plus l'hiver et -2 l'été ... Marrant qu'on ne baisse toujours pas le chauffage et mette un pull en hiver chez soi du coup...
Nick de Cusa Posté 27 septembre 2019 Signaler Posté 27 septembre 2019 j'ai lancé une guéguerre mais j'ai en fait pas mal de réactions positives en fait (et pas mal de haine, naturellement) 3
Lancelot Posté 27 septembre 2019 Signaler Posté 27 septembre 2019 48 minutes ago, Nick de Cusa said: j'ai lancé une guéguerre mais j'ai en fait pas mal de réactions positives en fait (et pas mal de haine, naturellement) Leur vidéo est tellement cringey... The left can't meme. 1
Nick de Cusa Posté 27 septembre 2019 Signaler Posté 27 septembre 2019 ha ha, je ne l'ai même pas regardée
DiabloSwing Posté 27 septembre 2019 Signaler Posté 27 septembre 2019 Même le pharmachien qui est pas calé en principe sur le sujet ne peut pas s’empêcher de ramener sa fraise de zet
Drake Posté 28 septembre 2019 Signaler Posté 28 septembre 2019 Savez-vous si l'affirmation suivante est vraie (peut-être que cela a été évoqué en avril quand l'information est sortie) : "Le taux de CO2 atmosphérique atteint les 415 ppm. C'est du jamais vu depuis le Pliocène, il y a environ 3M d'années". Comme affirmé ici par exemple https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-taux-co2-atmosphere-atteint-record-jamais-vu-depuis-3-millions-annees-19695/
Nick de Cusa Posté 29 septembre 2019 Signaler Posté 29 septembre 2019 C'est tout à l'honneur de La Dernière Heure de laisser la parole au météorologue Luc Trullemans https://www.dhnet.be/actu/societe/luc-trullemans-le-rechauffement-climatique-ca-me-fait-bien-rire-5d87b56b9978e25f643fad74
poc Posté 29 septembre 2019 Signaler Posté 29 septembre 2019 21 hours ago, Drake said: Savez-vous si l'affirmation suivante est vraie (peut-être que cela a été évoqué en avril quand l'information est sortie) : "Le taux de CO2 atmosphérique atteint les 415 ppm. C'est du jamais vu depuis le Pliocène, il y a environ 3M d'années". Comme affirmé ici par exemple https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-taux-co2-atmosphere-atteint-record-jamais-vu-depuis-3-millions-annees-19695/ Cela correspond en effet à la figure 1 (page 8 ) dans ce papier. Pliocène ou avant. https://pdfs.semanticscholar.org/24df/7988546296088d8b53d9b89f3923498ec678.pdf
Philiber Té Posté 29 septembre 2019 Signaler Posté 29 septembre 2019 Il y a 23 heures, Drake a dit : Savez-vous si l'affirmation suivante est vraie (peut-être que cela a été évoqué en avril quand l'information est sortie) : "Le taux de CO2 atmosphérique atteint les 415 ppm. C'est du jamais vu depuis le Pliocène, il y a environ 3M d'années". Comme affirmé ici par exemple https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-taux-co2-atmosphere-atteint-record-jamais-vu-depuis-3-millions-annees-19695/ Ce site est vraiment bordélique : c'est bourré d'hyperliens qui mènent vers tout et n'importe quoi ?! En parcourant vite fait l'information, je pense qu'ils font référence à ces données là : Pliocene warmth, polar amplification, and stepped Pleistocene cooling recorded in NE Arctic Russia. Citation Understanding the evolution of Arctic polar climate from the protracted warmth of the middle Pliocene into the earliest glacial cycles in the Northern Hemisphere has been hindered by the lack of continuous, highly resolved Arctic time series. Evidence from Lake El'gygytgyn, in northeast (NE) Arctic Russia, shows that 3.6 to 3.4 million years ago, summer temperatures were ~8°C warmer than today, when the partial pressure of CO2 was ~400 parts per million. Multiproxy evidence suggests extreme warmth and polar amplification during the middle Pliocene, sudden stepped cooling events during the Pliocene-Pleistocene transition, and warmer than present Arctic summers until ~2.2 million years ago, after the onset of Northern Hemispheric glaciation. Our data are consistent with sea-level records and other proxies indicating that Arctic cooling was insufficient to support large-scale ice sheets until the early Pleistocene.
Drake Posté 29 septembre 2019 Signaler Posté 29 septembre 2019 Merci à @poc et à @Philiber Té pour vos réponses.
Nick de Cusa Posté 5 octobre 2019 Signaler Posté 5 octobre 2019 sur les ajustements apportés aux températures
Mégille Posté 5 octobre 2019 Signaler Posté 5 octobre 2019 Il y a 8 heures, Nick de Cusa a dit : sur les ajustements apportés aux températures Lol, sur twitter, le graphique m'est caché par un "ce média pourrait contenir un document offensant" ! Je n'ai pas suivi toute l'histoire, les températures passées ont été revu à la baisse par le GIEC, c'est bien ça ?
Frenhofer Posté 5 octobre 2019 Signaler Posté 5 octobre 2019 il y a 25 minutes, Mégille a dit : Lol, sur twitter, le graphique m'est caché par un "ce média pourrait contenir un document offensant" ! Je n'ai pas suivi toute l'histoire, les températures passées ont été revu à la baisse par le GIEC, c'est bien ça ? C'est une histoire entre Tony Heller et Michael Mann. L'un fait des statistiques et remet en cause l'alarmisme conquérant de Mann. Pour appui, un autre acteur explique que toutes les modifications des courbes de températures du USHCN de la NOAA sont justifiées à 100% par le biais de l'heure d'observation des données. Heller explique que ça ne représente qu'une part minime, stats à l'appui. Ce n'est pas le GIEC, c'est le réseau de relevés USHCN (U.S. Historical Climatology Network) le jeu de data historique le plus complet qui représente une bonne part des stats pour les courbes de température mondiale. https://www.ncdc.noaa.gov/ushcn/introduction Un exemple sur le Texas : https://realclimatescience.com/2019/10/messing-with-texas-3/ Quelques articles plus anciens. https://judithcurry.com/2015/02/22/understanding-time-of-observation-bias/ https://realclimatescience.com/2017/05/the-wildly-fraudulent-tobs-temperature-adjustment/ 2
Mégille Posté 5 octobre 2019 Signaler Posté 5 octobre 2019 Ca ne concerne donc que les USA, ou on a des fraudes similaires ailleurs ?
Frenhofer Posté 5 octobre 2019 Signaler Posté 5 octobre 2019 il y a 12 minutes, Mégille a dit : Ca ne concerne donc que les USA, ou on a des fraudes similaires ailleurs ? Je dirais partout car il devient difficile de voir où se trouve la limite entre les modifications normales des relevés et celles qui sont volontaires. A chaque nouvelle version des différents relevés les températures récentes sont ajustées à la hausse et les plus anciennes à la baisse comme une régression linéaire, jamais l'inverse. Cela peut attendre 0.25°C de correction. Au fur et à mesure des versions on arrive ainsi à éliminer les années chaudes 30/40 et à créer une ligne droite depuis 1960. Ça a une influence majeure. Ça mérite une étude approfondie. Regarde sur le net il y a pas mal de cas documentés. et beaucoup d'études sur le sujet. 2
Mégille Posté 5 octobre 2019 Signaler Posté 5 octobre 2019 Intéressant, je te remercie. Au fait, il y a un club ici qui a cette image en entête : Révélation Je me demande : est ce que ce genre de biais a un nom ? Et est-ce que ce n'est pas exactement ce que l'on fait lorsque l'on prend une valeur moyenne ou médiane entre les prédictions de plusieurs modèles climatiques, en faisant comme si elle avait plus de chance d'être vraie que les autres prédictions ?
Nick de Cusa Posté 6 octobre 2019 Signaler Posté 6 octobre 2019 aux Pays-Bas, élimination prouvée des vagues de chaleur du passé. Vous pouvez traduire sur deepl https://clintel.nl/het-raadsel-van-de-verdwenen-hittegolven-een-belangrijke-update/
Prouic Posté 6 octobre 2019 Signaler Posté 6 octobre 2019 il y a 42 minutes, Nick de Cusa a dit : aux Pays-Bas, élimination prouvée des vagues de chaleur du passé. Vous pouvez traduire sur deepl https://clintel.nl/het-raadsel-van-de-verdwenen-hittegolven-een-belangrijke-update/ Ca envoie du lourd la traduction par Deepl ! O_o (je découvre) 1
NealGotom Posté 15 octobre 2019 Signaler Posté 15 octobre 2019 Nouveau papier de Laurent Alexandre. Qu’en pensez-vous ?
Frenhofer Posté 15 octobre 2019 Signaler Posté 15 octobre 2019 il y a 46 minutes, NealGotom a dit : Nouveau papier de Laurent Alexandre. Qu’en pensez-vous ? Plutôt bien documenté. Que le climat et le trait de côte est en constant mouvement et que l'homme s'est toujours adapté. Croire qu'il ne continuera pas à le faire dans l'avenir c'est croire en une société figée et sans progrès technique. 50 cm de hausse ne vont pas engendrer des centaines de millions de déplacés. 2
poc Posté 16 octobre 2019 Signaler Posté 16 octobre 2019 13 hours ago, Frenhofer said: Plutôt bien documenté. Que le climat et le trait de côte est en constant mouvement et que l'homme s'est toujours adapté. Croire qu'il ne continuera pas à le faire dans l'avenir c'est croire en une société figée et sans progrès technique. 50 cm de hausse ne vont pas engendrer des centaines de millions de déplacés. Il est certain qu'avec un million et quelques de chasseurs cueilleurs nomades dans le monde il y a 14700 ans, sans la moindre infrastructure ni même agriculture, on ne risquait pas d'engendrer des centaines de millions de déplacés. Cette remarque suffira à exprimer ce que je pense de la pertinence de cet article.
NealGotom Posté 16 octobre 2019 Signaler Posté 16 octobre 2019 @poc, Je suis d’accord avec toi à propos de la différence de population entre les années 14700 et 2000. Aujourd’hui Il est vrai que nous sommes plus nombreux. S’il y a une élévation du niveau des océans, nous devrons trouver des solutions -comme nous l’avons toujours fait- qui devront être bien plus ingénieuses que celles de nos aïeux. En outre, nous pouvons nous interroger sur les causes de l’élévation du niveau des mers. Le niveau est actuellement en hausse. C’est un fait. Pour autant, pourquoi cela serait anormal ? Le niveau a déjà monté et descendu. Soit nous nous trouvons dans une période de hausse, qui sera suivie par une diminution, soit nous sommes dans une période de hausse aidée par l’activité humaine. Cependant, nous ne disposons pas de mesures précises -à ma connaissance- des élévations précédentes. Comment affirmer que l’augmentation actuelle est réellement un signe de l’activité anthropique ? Je serai ravi d’avoir votre avis par rapport à mon interrogation. De plus, il me parait primordial que nous diffusions ce type de contenu dans la mesure où celui-ci permet aux individus de se rendre compte des changements antérieurs afin de ne pas penser que le monde tel qu’il l’est aujourd’hui le restera pour l’éternité « si nous nous comportons bien ».
cedric.org Posté 16 octobre 2019 Signaler Posté 16 octobre 2019 2 hours ago, poc said: Il est certain qu'avec un million et quelques de chasseurs cueilleurs nomades dans le monde il y a 14700 ans, sans la moindre infrastructure ni même agriculture, on ne risquait pas d'engendrer des centaines de millions de déplacés. Cette remarque suffira à exprimer ce que je pense de la pertinence de cet article. Mauvaise foi : il n'y a jamais eu aussi peu de problèmes (humains/materiels), en valeur absolue, qu'aujourd'hui probablement de toute l'histoire de l'humanité. 4
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