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Gilles

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  • Birthday 03/11/1986

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  1. C'était ma première réaction aussi mais ils sont pas fous, apparemment ce serait que des bureaux + centres commerciaux, sur cette image
  2. Quelques critiques intéressantes de sa prose ici (voir en dessous les remarques sur le fond, certaines sont moyennement convaincantes, d'autres le sont plus): https://climatefeedback.org/evaluation/article-by-michael-shellenberger-mixes-accurate-and-inaccurate-claims-in-support-of-a-misleading-and-overly-simplistic-argumentation-about-climate-change/
  3. Je serais curieux de savoir à quel point ça résisterait au prochain tremblement de terre.
  4. dommage, ç'aurait été génial https://www.20minutes.fr/politique/2815783-20200706-non-segolene-royal-piegee-site-satirique-belge
  5. C'est pourtant pas faux. Le mec avait quand même le plus gros objectif de réduction des dépenses publiques. Etant de base catégorisé à droite plutôt qu'un ni-oui-ni-non il aurait moins cherché à plaire à l'aile gauche. En pleine période de restructuration politique, les forces opposées se seraient assemblées à gauche plutôt que sur les extrêmes, et lui-même aurait probablement moins louvoyé... On peut s'amuser à refaire le monde en l'imaginant, mais effectivement ça aurait probablement été pas mal différent au niveau du spectre politique français (et la Gauche aurait probablement été plus forte aussi en opposition, du coup)
  6. Le New York Times a trouvé la solution au racisme:
  7. https://thedonald.win/p/FzYbDU9b/blm-activist-loses-her-mind-scre/c/ gnagnagna la statut de Lincoln est inacceptable. Qui représente Machin en train de libérer un esclave. "who paid for it", parce que ladite statue a justement été payée par d'anciens esclaves qui se sont cotisés pour l'ériger.
  8. Disons qu'être sceptique est effectivement une bonne chose, et ce qu'il dit sur le RC fait beaucoup de bien. Le problème c'est que lui-même a passé son temps à affirmer ses propres convictions sans la moindre once de remise en question et avec même des falsifications de données ou mensonges en tout genre. C'est pas juste la modélisation, c'est que le mec applique face aux autres une logique saine de scepticisme qu'il ne 'applique pas à lui même. Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Du coup, ça tue complètement les propos pourtant sains sur le RC, car le journaliste en face l'a facile de le renvoyer face à son incohérence, et pour le coup - et malgré le peu de considération que j'ai pour Les journalistes français, il a raison.
  9. Pour le coup l'autre a pas tort. Si Raoult avec eu le même réflexe sceptique avec son Hydroxychloroquine qu'il a avec le réchauffement, ç'aurait été parfait. Faut pas être sceptique que de ce que font les autres, dans la vie. (et c'est d'autant plus dommage, parce qu'un tel discours sur le RC aurait été parfait médiatiquement parlant si le mec n'avait pas perdu une part de sa crédibilité)
  10. c'est pour les militaires qui seraient offensés de la caricature que l'on fait d'eux dans le film ?
  11. Pas une phrase mais toute une vidéo, qui éclate pas mal Naomi et la stratégie du choc, surtout à partir de 13:46
  12. Désolé, j'ai une extension qui me met tous les sites en fond sombre, c'est vachement plus confortable pour les yeux mais sur les forums Invision ça a tendance à copier la couleur de background avec. J'ai édité mon texte.
  13. (c'est quand même marrant l'agressivité et d'absolutisme systématique des pro-raoultiens. Le moindre doute c'est un fiasco, par contre les doutes sur les données modifiées de Raoult, ça on lui excuse sans remord ) Je repique une réponse qui éclaircit certains points: L'article de Mehra et al publié dans The Lancet a fait l'objet de deux corrections hier [1]. La publication de corrections n'a rien de rare dans la littérature scientifique, et celles-là sont vraiment mineures : on ne saurait parler d'un "rétropédalage" comme je l'ai vu évoqué ici ou là. Puisque ces corrections impactent le tableau de synthèse que j'avais fait, je poste ici sa version mise à jour et en profite pour décrire les corrections et ajouter quelques informations et commentaires. Premièrement, dans l'article lui-même, un détail a été modifié dans une phrase pour corriger l'attribution erronée à l'Australie des patients d'un hôpital asiatique. Si selon les auteurs, cette erreur provient d'une auto-description erronée dudit hôpital, je trouve quant à moi que c'est plutôt eux qui ont commis une erreur en rangeant dans "Australia" un hôpital déclaré comme "Australasian", mais peu importe. Dans les données supplémentaires en ligne, la table S1 a été corrigée pour faire passer un hôpital et ses 546 patients de l'Australie à l'Asie, le calcul des hazard ratios de l'Asie a été corrigé (table S4.e) et celui de l'Australie a été supprimé, l'échantillon étant trop petit pour qu'il ait un sens. La correction de cette coquille fait disparaître ce qui était la plus sérieuse source de soupçons concernant la véracité des données sous-jacentes à cette étude (les totaux auparavant indiqués pour l'Australie étaient incompatibles avec la réalité). Cette correction rend caduc le point n°5 de la lettre ouverte collective adressée aux auteurs le 28 mai, qui en soulève dix. Deuxièmement, la table S3 des données supplémentaires en ligne, qui était intitulée "Summary data by continent" et passait pour contenir une synthèse des données brutes, contenait en fait des données ajustées résultant selon les auteurs d'une "analyse statistique préliminaire". Elle a été renommée "Unadjusted summary data by continent" et contient maintenant la synthèse des données brutes. La relative homogénéité des données entre continents, qui paraissait étonnante et faisait l'objet du point n°7 de la lettre ouverte, est ainsi nettement diminuée et ne me semble pas manifestement suspecte. Ces corrections n'ont strictement aucun impact sur l'analyse présentée dans l'article : ni sur les calculs de hazard ratios, ni sur l'évaluation de la portée de cette étude ni sur les conclusions qu'en tirent les auteurs. Pour mémoire, pour eux ces résultats invitent à éviter d'utiliser ces traitements en dehors des essais cliniques et appellent à disposer (urgemment) de résultats d'essais randomisés. J'étais de cet avis [2] et le reste. Les équipes dont j'ai choisi de relayer l'évaluation du risque de biais et du niveau de preuve des études, à savoir une équipe de l'université de Lyon pour le premier et une équipe de l'université de Genève pour le second, ont estimé ceux-ci. Pour la première, le risque de biais est "sérieux" [3], principalement en raison de l'existence possible de facteurs de confusion soulignée par les auteurs eux-même. Pour la seconde, le niveau de preuve est "intermédiaire" [4], comme je m'y attendais [5]. Les huit autres points soulevés dans la lettre ouverte sont les suivants : n°1 - Ajustement inadéquat à la sévérité de la maladie, aux effets temporels, aux effets du site (hôpital) et à la dose du médicament. Cette critique me paraît méritée, et ce serait bien que les auteurs fassent l'effort de présenter des analyses complémentaires qui en tiennent compte, bien que rien ne les y oblige. L'absence de prise en compte des effets du site est à mes yeux un gros défaut (j'ai même du mal à croire que les auteurs ne l'aient pas fait) et c'est facile à corriger. Pour le reste, c'est un peu plus long à faire et ça relève d'un raffinement de l'analyse plutôt que d'une correction. n°2 - Les auteurs n'ont pas mis à disposition leurs données brutes ni le code informatique qui a été utilisé. C'est certes regrettable, mais très courant. Les auteurs ont déjà indiqué qu'ils ne mettraient pas à disposition les données brutes eu égard aux contrats régissant leur fourniture. Dont acte. Rien ne les empêche en revanche de fournir le code, ou au moins d'ajouter aux données supplémentaires en ligne la description détaillée de l'analyse statistique (à mes yeux ce serait d'ailleurs plus utile que le code). L'article n'est pas assez précis sur ce point, ce qui est assez fréquent mais il l'est également que les précisions nécessaires soient alors données dans les annexes en ligne. n°3 - Il n'y a pas eu de revue par un comité d'éthique. Quoi qu'il en soit de la pertinence éventuelle de ce point (qui ne me paraît pas évidente), il n'est pas de nature à remettre en cause les résultats de l'étude. n°4 - On ne sait pas de quels hôpitaux ou au moins pays viennent les données. A moins de soupçonner les auteurs de fabrication de données ou le système de centralisation de Surgisphère d'être défectueux malgré sa certification, et de vouloir ces informations pour pouvoir tout vérifier, je ne vois pas bien l'intérêt de les demander. n°6 - Les données de l'Afrique incluses dans l'étude indiqueraient que près de 25 % des cas et 40 % de décès de tous le continent auraient été pris en charge par les hôpitaux alimentant la base Surgiphere, nécessairement dotés de systèmes sophistiqués d'enregistrement des dossiers patients et de systèmes de suivi capables de détecter les tachycardies ou fibrillations ventriculaires, ce qui parait improbable. Sur ce point, la correction de la table S3 va dans le sens d'un renforcement de la remarque sur le nombre de décès, passé de 437 à 561. Toutefois, je trouve que ce point, qui relève encore une fois du soupçon de fabrication de données ou d'énorme bug, n'est pas solidement étayé compte tenu du décalage existant entre le moment où les décès surviennent et celui où ils sont déclarés par les autorités de chaque pays, ainsi que des probables sous-déclarations par ces dernières. n°8 - La dose moyenne d'hydroxychloroquine (589 mg/j) est de 100 mg supérieure à celle recommandée par la FDA alors que 66 % des données viennent d'hôpitaux nord-américains. Alors là je ne sais pas d'où ça sort car je n'ai pas vu de dosage indiqué dans l'autorisation temporaire donnée par la FDA fin mars [6], et le site de l'IHU-Méditerranée indique quant à lui que c'est 600 mg par jour qui était recommandé. De plus, dans l'étude de Geleris et al publiée dans le NEJM, le dosage était de 1200 mg à j1 puis 400 de j2 à J6, ce qui donne une moyenne de 600 mg/j sur 4 jours, or la durée moyenne de traitement dans Mehra et al est de 4,2 jours. Pour moi, il n'y a pas de contradiction, d'autant que les médecins n'ont pas forcément suivi à la lettre telle ou telle recommandation, et qu'il n'y a pas que les Etats-unis en Amérique du nord. n°9 - Le % d'usage de la chloroquine vs hydroxychloroquine "dans certains continents" leur semble peu plausible. Il faudrait qu'ils précisent. n°10 - Les intervalles de confiance à 95 % associés aux hazard ratio leur paraissent étroits. Il faudrait là encore qu'ils précisent. [1] www.thelancet.com/lancet/article/s0140-6736(20)31249-6 [2] www.facebook.com/OdileFillod/posts/2767657350029230 [3] http://metaevidence.org [4] www.hug-ge.ch/sites/interhug/files/structures/coronavirus/documents/hydroxy-chloroquine_et_covid-19.pdf [5] www.facebook.com/OdileFillod/posts/2763346903793608?comment_id=2764635073664791 [6] www.fda.gov/media/136534/download Voir moins
  14. Je réponds juste à ça parce que c'est le plus ridicule. Quand Seralini a publié son étude et fait son gros barouf pour montrer que les OGM étaient toxiques, il s'est ridiculisé sur toute la scène scientifique. Un paquet d'erreurs dans ses publis étaient détectables, je dirais jusqu'à aller par un élève de terminale scientifique attentionné et logique. A l'époque je m'étais amusé avec ses données, il y avait moyen de montrer que les OGM augmentaient l'espérance de vie. Si je suis ta logique, le mec a raison parce qu'il sait de quoi il parle, mieux que le scientifique qui s'exprime sur Liborg. Les études que Raoult a sorti et surtout les premières ont des biais qui sont tout aussi évidents que ce que Séralini avait fait, avec des problèmes qu'on n'aurait pas accepté d'un stagiaire en centre de recherche. De manière amusante, ces biais sont pour beaucoup les mêmes que ceux que Raoult prétend critiquer chez les autres. préselection et modification des données, des méthodes de tests non fiable avec une variabilité qui dépasse la valeur, des malades et des morts qui disparaissent quand ça arrange, absence de groupe témoin et comparaison, etc etc. Si tu pars du principe que des problèmes aussi évidents ne sont pas critiquables à part par un spécialiste du même domaine, tu n'as rien compris au fonctionnement de la science, désolé. De la même manière, quand Raoult balance des chiffres qu'il a tronqués montrant que les travailleurs essentiels en Espagne sont moins touchés que le reste pour en déduire ce qui l'arrange, que la contamination du coid est très faible, on est encore au niveau des débiles des réseaux sociaux. Parce que magie, dès qu'on regarde les catégories socio-professionnellles, la jolie conclusion de Raoult explose en vol. Et qu'on parle bien ici d'une modification volontaire des données pour enlever ce qui ne l'arrange pas Et ça, pas besoin d'être chercheur de haut niveau pour le voir. Le truquage de donnée, quand on publie sur internet, ça se retourne très facilement contre l'auteur. Et c'est bien pour ça que Raoult se prend des volées de bois vert sur la gueule, pas juste parce qu'il veut croire dans la Chloroquine. Mais bon, si tu veux absolument croire dans le bonhomme, j'imagine que tu rediras encore que ça ne vaut rien?
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